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[Berlin] La lutte des réfugiés de l’école Gerhart-Hauptmann reprend suite à une nouvelle menace d’expulsion

Mise-à-jour 30/10/2014:,  

L’expulsion prévue ce vendredi 31/10/2014 a été annulée, les autorités préférant pousser les réfugiés à accepter la solution de relogement qui leur ont proposé (et ce, juste après les avoir bernés une énième fois et annoncé leur expulsion dans la presse…). La mairie mise sur le fait de négocier la paix sociale. Car une expulsion signifierait beaucoup d’agitation dans la ville (et la mairie de Kreuzberg n’a pas oublié les attaques et sabotages qui avait riposté à l’occupation policière du quartier et à la tentative d’expulsion du squat durant l’été dernier. Il semblerait donc que les appels à la résistance et la volonté des 45 occupants restants de rester unis, solidaires et de résister physiquement en cas d’expulsion ait fait reculer les politiques locaux.

D’autres infos à suivre

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Ce jeudi 30 octobre 2014, un article d’Indymedia Linksunten évoque la volonté des autorités locales de Berlin d’expulser les migrants de l’école occupée Gerhart-Hauptmann située Ohlauer Strasse. Les flics ont annoncé ce même jour d’ériger une « zone à risque » autour de l’école à partir de 6h du matin. L’expulsion serait prévue pour le vendredi 31 octobre 2014.

La veille, de nombreuses forces policières ont pris d’assaut le quartier de Kreuzberg en vue de l’expulsion.

Sans surprise, le dialogue avec le pouvoir initié par une partie des occupants ayant échoué  – en l’occurrence un accord signé il y a plusieurs mois pour un relogement des demandeurs d’asile dans certaines conditions (rester ensemble par exemple) qui a été rompu récemment – a pu une nouvelle fois montrer à tous qu’il n’y rien à demander à l’Etat et ses représentants. En échange (donc en guise de foutage de gueule), la municipalité leur a proposé un bon d’hébergement d’un mois en auberge de jeunesse).

Des appels à actions décentralisées, à se tenir informer et se rendre sur place pour enrayer l’expulsion ont été lancés.

Sans attendre, on apprend que le bureau des verts du quartier de Treptow a été attaqué dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014. Le communiqué explique ses bris de vitres par rapport aux décisions des gouvernants locaux (et en l’occurrence de la maire de Kreuzberg, Monika Hermann, du parti des verts) d’expulser les 45 réfugiés qui occupent l’école de la rue Ohlauer à l’Oranienplatz et ceux du Görlitzer Park. Quelques extraits:

« Ceci est un avertissement aux gouvernants et leurs partis de garder leurs mains loin de l’école.

Chaque expulsion a son coût ! Faisons-le grimper !

Allons devant l’école et montrons-nous solidaires ! […]

Pour une vie auto-déterminée !

Vous ne pouvez pas expulser un mouvement ! »

Dans la nuit de mercredi à jeudi 30 octobre, 160 réfugiés et solidaires ont manifesté, exprimant leur détermination à rester dans cette école, et donc à appeler à la résistance pendant l’expulsion. Un concert de soutien aux réfugiés a clôturé la soirée.

Voir toutes les infos sur la lutte des réfugiés de la rue Ohlauer et actions solidaires durant l’été 2014 à Berlin et partout à travers le pays.

[Bâle, Suisse] Action de solidarité avec les réfugiés en lutte à Berlin et partout – 7 octobre 2014

FurEinWeltOhneGrenzenUndKnasteTôt mardi matin (07.10), une voiture de la police fédérale allemande a été incendiée à la gare Badoise* à Bâle. La voiture a été entièrement endommagée. Action en solidarité avec les réfugiés en lutte à Berlin et partout !

Là-bas comme ici en Suisse, des personnes sont relégués à des problèmes pour lesquels il est de rechercher une solution. Les solutions des flics et des autorités, ainsi que des flics comme de leurs valets, signifie toujours l’enfermement dans des camps, la répression et souvent l’expulsion vers leur pays d’origine ou des pays soi-disant sûrs.

Les luttes des migrants, qui s’opposent de manière auto-organisée contre cette oppression systématique, nous encouragent et nous montrent en même temps la nécessité de saboter ce mécanisme de répression avec nos propres contributions.

Cette action est aussi une réponse à la prochaine opération de police européenne « Mos maiorum » (du 13 au 26.10), qui va tenter avec 18.000 policiers en coopération avec Frontex, de contrôler et darrêter beaucoup de personnes sans carte de séjour.

Solidarité active avec tous les migrants en lutte à Berlin et partout !

Traduit de l’allemand de ch.indymedia.org/de, 08.10.2014 00h30

Note de traduction:

* en allemand « Badischer Bahnhof »; située au nord-est de Bâle en direction de l’Allemagne, exploitée par la Deutsch Bahn.

[Allemagne] Suivi de la lutte des réfugiés de Berlin depuis lundi 25 août 2014

Ce jeudi 11 septembre 2014 depuis 19h00, 120 réfugiés et des solidaires occupent l’église St-Thomas de la Mariannenplatz dans le quartier de Kreuzberg à Berlin.

Cette occupation est une énième étape de la lutte des réfugiés à Berlin pour obtenir leurs droit à rester et à avoir un logement, ainsi que l’arrêt immédiat de l’enfermement dans des camps.

7 septembre 2014:

Après 13 jours de lutte, les derniers réfugiés ont quitté le toit de l’auberge du 39 de la Gurtelstrasse. Le jour suivant, 1000 personnes ont manifesté en solidarité à travers le quartier de Friedrichshain.

1er septembre 2014:

Vers 23h00, la police assiège l’auberge du 39 de la Guertelstrasse, dont le toit est occupé depuis mardi 26/08 par des réfugiés et que l’Etat veut expulser. Plutôt la semaine dernière, les occupant-es de l’école de la Ohlauerstrasse et ceux de l’Oranienplatz ont aussi été expulsé-es.

Les réfugiés appartiennent au groupe de plusieurs centaines de demandeurs d’asile qui ont été trompés par le dénommé « accord de l’Oranienplatz » mis en place par le Sénat. En avril de cette année, le pouvoir a expulsé le campement de la Oranienplatz à Berlin-Kreuzberg. En retour, il y avait un accord avec le Sénat, qui s’engageait à héberger les réfugiés pendant six mois le temps de leur demande d’asile. Toutefois, le Sénat a refusé toutes les demandes des 108 personnes logées dans l’auberge, les laissant sans logement et à l’expulsion. Cependant, 8 résidents de l’auberge ont décidé de rester dans la maison et ont occupé le toit de l’immeuble. La police refuse aux réfugiés qui luttent nourriture, eau, électricité et l’accès au soin.

En plus des appels à venir résister aux côtés des occupant-es de l’auberge, des actions en solidarité ont été appelés au niveau national et international contre les différents rouages de la machine à expulser (partis politiques, institutions, entreprises). Toutefois, le silence médiatique et étatique à propos de cette lutte – quand ce n’est pas par la désinformation – a été récemment brisé par un sabotage incendiaire contre les transports de l’est-berlinois le 28 août dernier.

linksunten indymedia

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31 août 2014:

6ème jour d’occupation du toit de la Gurtelstrasse.

demo3108-2Tout d’abord, la situation sur le toit: depuis 2 jours, les réserves de nourriture et d’eau sont épuisées. La police a déclaré aujourd’hui aux personnes: « nous voulons vous affaiblir afin que vous abdiquiez » tout en tvéhiculant le mensonge à travers les médias selon lequel les réfugiés en lutte participeraient à une grève de la faim.

Au cours d’une discussion il a été dit que la pluie les a aidés hier soir, vue qu’ils ont été en mesure d’en recueillir et d’en boire.

gurtel1La police est toujours là avec plusieurs paniers à salade, mais avec un contingent beaucoup plus petit que sur la Ohlauerstrasse. Les gens sans carte de résidents se voient toujours empêchés d‘accéder à la zone. Les flics continuent leur travail d’harcèlement, comme en perturbant à plusieurs reprises les rassemblements et en enlevant des banderoles. Puisque seulement quelques personnes s’arrêtent de façon permanente devant les barrières, les policiers ont les mains libres.

Cet après-midi, une manifestation de solidarité avec plus d’un millier de participant-es est partie de la station de métro (S Bahn) de la Warschauerstraße jusqu’à la Gürtelstraße. L’ambiance était déterminée, avec des slogans et banderoles. Tous ceux qui sont conscients de la situation ont une énorme rage contre les flics, les politiciens et la presse qui, évidemment, tentent de gagner face à cette nouvelle escalade dans la lutte de réfugiés en affamant et démoralisant. Ce qui est frappant c’est l’ignorance de la presse en relation avec les évènements. Une fois la manif arrivée à la Gürtelstraße, les réfugiés ont rappelé au mégaphone qu’ils n’avaient aucun autre choix que de migrer après que le capitalisme et les guerres aient détruit leurs maisons. Un paciflic s’est fait hué par une partie de la foule après avoir gueulé qu’il ne faut pas lancer des projectiles sur les flics car « ils sont aussi des humains et ont des enfants et des familles ». Mais à cela on peut ajouter que dans l’ensemble, la conflictualité avec les forces de répression est quasi nulle si l’on prend la foule dans son intégralité.

Ici, ce n’est donc probablement pas une mobilisation aussi forte qu’en juillet à Kreuzberg. Les gens sont plus solidaires de leurs fenêtres que depuis la rue, même si on voit plus de monde qu’en début de semaine dernière et des banderoles pour le droit de rester qui fleurissent sur les balcons du quartier. Des petits groupes du voisinage ont tenté vainement de passer les barrières et cordons de police pour apporter de la bouffe aux réfugiés sur le toit. Un des groupes s’est fait raccompagner par les flics jusqu’à leurs domiciles, après avoir été contrôlés et avoir enduré les réflexions racistes routinières de ces porcs (du genre « si vous vous souciez autant de ces « sales », pourquoi vous ne les prenez pas chez vous…? »)

Ce qui peut se passer par la suite est pour le moins incertain. Les personnes présentent en haut et en bas s’encouragent mutuellement, il est peu probable qu’il y aura une évacuation volontaire du toit. Mais l‘Etat est apparemment bien décidé à épuiser le conflit et espère qu’il n’y ait pas de dynamique de masse. Il est également clair après observations que la direction de la police a besoin de faire des économies sur le personnel, depuis que leur pause estivale a été en partie annulée. Il y a l’espoir que nous puissions forcer les tortionnaires à plier. Faites donc beaucoup de pression, racontez les méthodes cruelles de faim et de déshydratation, faites au mieux des actions de solidarité non seulement à Berlin, mais à l’échelle nationale et internationale.

la banderole à droite dit: "l'expulsion c'est la torture, l'expulsion c'est la mort - Droit de rester pour tout-e-s - Vous ne pouvez pas expulser un mouvement"

la banderole à droite dit: « l’expulsion c’est la torture, l’expulsion c’est la mort – Droit de rester pour tout-e-s – Vous ne pouvez pas expulser un mouvement »

"Terreur policière, zone règlementée: c'est la politique d'asile de l'Allemagne / Droit de rester pour tou-te-s"

« Terreur policière, zone règlementée: c’est la politique d’asile de l’Allemagne / Droit de rester pour tou-te-s »

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"Chaque drapeau est une frontière, chaque frontière tue"

« Chaque drapeau est une frontière, chaque frontière tue »

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à partir d‘indymedia linksunten

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Tôt samedi 30 août, un groupe de jeunes est allé recouvrir de peinture et de slogans le bureau de recensement des étrangers situé dans le quartier Moabit de Berlin. Le communiqué en entier ici.

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28 août 2014:

Vers 20h45, près de 500 personnes ont fait irruption à la Frankfurter Tor pour soutenir la grève des réfugiés de l’auberge de la Gurtelstrasse. La police a détruit les sièges d’un restaurant qui étaient sur le trottoir et a procédé brutalement à plusieurs arrestations. Elle aurait tenté aussi de prendre d’assaut l’auberge occupée, mais a reporté cette option.

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linksunten indymedia

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27 août après 16h00 heure locale:

51671- Les réfugiés occupent toujours le toit de l’ancienne auberge de jeunesse Georgenhof de la Gürtelstraße (l’hôtel Georgenhof, les flics anti-émeutes étaient stationnés hier, est un autre bâtiment juste à côté de l’auberge).
- Les policiers contrôlent toute personne qui entrent et sortent de l’hôtel; dans l’après-midi, deux personnes qui étaient dans leurs chambres à l’intérieur de l’auberge ont été dégagés de force par les keufs.
- Les flics leur ont refusé l’accès à la nourriture, à l’eau et à tout contact avec leurs avocats; ils les privent également de médicaments (alors qu’un réfugié dans l’auberge est dans le besoin urgent de médicaments).
- Les réfugiés démentent également la version des flics comme quoi il y aurait des négociations; cette désinformation a été transmise par la police; les réfugiés insistent sur le fait de tenter de parler avec le sénateur à l’intégration Kolat du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), qui était responsable de ces accords; ils déclarent qu’ils ne partiront pas sans négociations.- Ils exigent le droit de séjour pour tous les réfugiés, y compris eux-mêmes, et ne veulent pas être davantage criminalisés.- Au croisement des Scharnweberstraße et Gürtelstraße à Friedrichshain, on estime à 15 à 20 personnes, principalement des réfugiés et des solidaires; ils informent les gens par des discours et tiennent un point d’info; les flics ont ouvert ce carrefour pour le trafic, ce qui rend difficile de suivre les discours.
- Il y a un appel à apporter un soutien physique au carrefour; en dehors de cela, nourriture, boissons, craies, de la musique et des couvertures sont également nécessaires.- Il y a maintenant moins de fourgons de police à l’intérieur des barrières, et les flics qui vérifient les gens à les obstacles sont moins nombreux par rapport à hier (26/08).
- Au moins 4 réfugiés auraient été arrêtés à Oranienplatz aujourd’hui entre 14h00 et 14h30.

A partir de linksunten indymedia

En avril dernier, le politicien du SPD Kolat a passé un accord avec un groupe de réfugiés en lutte qui avaient installé leurs tentes sur l’Oranienplatz de Berlin. Celui-ci demandait aux réfugiés d’enlever leurs tentes de la Oranienplatz en échange d’une solution provisoire de 6 mois qui comprenait le relogement dans cette auberge de la Gürtelstraße et le temps que soient examinées leurs demandes d’asile. Cela dit, il est important de préciser qu’à l’époque, plusieurs réfugiés en lutte n’attendaient rien de cet accord et souhaitaient continuer la lutte à l’Oranienplatz.

Depuis mardi 26 août, des racistes s’en prennent aux réfugiés et aux solidaires: un bar-café de la Scharnweberstraße a coupé le câble de la sono des réfugiés et solidaires. Par ailleurs, l’eau et l’électricité leur ont été coupés.

A partir de linksunten

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Depuis ce lundi 25 août 2014, après des rapports dans les médias mainstream suite aux demandes d’asile de 108 réfugiés rejetées par le bureau de l’immigration, il y a eu des préparatifs en vue de l’expulsion de ces réfugiés, qui dans le passé ont occupé l’Oranienplatz (expulsés début avril 2014) et pour certains l’école Gerhart-Hauptmann de la Ohlauerstrasse à Kreuzberg. Plus tard, ils ont signé des contrats avec le Sénat de Berlin qui leur a promis entre autres des endroits pour séjourner au moins six mois et d’examiner au cas par cas de leurs demandes d’asile. Il est connu que certaines parties des accords mentionnés dans le contrat ont déjà été rompues dès le début, par exemple que certains réfugiés se sont vus leurs demandes rejetées sans examen de cas par cas promis et ont été menacés d’expulsion bien avant la période de six mois terminée. Donc 25/08, le Sénat a envoyé des agents aux réfugiés respectifs afin de les informer sur le rejet de leur candidature et de leur ordonner de quitter immédiatement leurs domiciles. 64 réfugiés vivant dans la maison de réfugié de la Gürtelstraße sont concernés.

Près d’une centaine de policiers et la presse ont fait leur apparition à proximité et en face de la maison de réfugié de la Gürtelstraße, une ancienne auberge dans le quartier de Friedrichshain. En outre, sur la Gürtelstraße, ils ont stocké les barrières de rues il y a déjà deux ou trois jours. Tout cela indique que bientôt il y aurait des opérations de police.

La police est également apparue à Oranienplatz, une de leurs voitures de patrouille a été attaquée avec des pierres par des personnes en colère. Selon les rapports, l’un des réfugiés déboutés s’est couvert d’essence et a menacé de s’immoler.

Une partie des réfugiés de la Oranienplatz ont été à Marienfelde, un quartier de la périphérie de Berlin. Il n’y a pas encore de rapports indépendants sur ce qui leur est arrivé (seulement des rapports de médias mainstream, indiquant qu’ils sont partis sans manifestations visibles).

La situation actuelle ce 26 août (après 16h00 heure locale) à la Gürtelstraße (Friedrichshain) est qu’au moins 2 des réfugiés sont sur le toit de la maison. Selon les récits depuis la rue, plusieurs réfugiés ont déjà quitté l’ancienne auberge où ils vivaient. Il y a plusieurs centaines de flics qui assiègent le secteur. La presse est aussi là en grand nombre. Ce qui manque, ce sont des gens en solidarité avec les réfugiés. Il y a seulement quelques personnes, qui sont tout à fait passives. Pas de banderoles, pas encore de slogans, quelques slogans écrits à la craie sur le trottoir. Le secteur n’est pas fermé; des personnes solidaires peuvent atteindre le lieu depuis toutes les directions. Les flics anti-émeute se trouvent dans les ​​Gürtelstraße, Dossestraße et Scharnweberstraße. Il y a aussi beaucoup de flics en civil dans la région. En ce moment, la police attend les ordres de leurs chefs. Tout type d’action en solidarité avec les réfugiés et aussi pour distraire les flics du secteur est plus que bienvenue !

la maison des réfugiés à la Gürtelstraße

la maison des réfugiés à la Gürtelstraße

banderole solidaire sur un bâtiment du quartier

banderole solidaire sur un bâtiment du quartier

Sources: linksunten.indymedia.org « (1, 2) et la rue

Mis-à-jour (à environ 17h30 heure locale):

Il y a actuellement trois réfugiés sur le toit de l’auberge de la Gürtelstraße à Friedrichshain (voir la carte). Plusieurs barrages de flics sont positionnés aux carrefours de la Dossestrasse et Oderstrasse, Gürtelstrasse et Oderstr., Gürtelstr. et Scharnweberstr. Entrée de la zone bloquée est autorisée uniquement pour les résidents avec carte d’identité, ou des membres de la presse. On a pu entendre de loin des slogans scandés en faveur des réfugiés, ainsi que les sirènes de flics.

Mise à jour (vers 19h00, heure locale):

Il y a un petit rassemblement avec sit-in à la barrière au croisement des gurtelstr. et Scharnweberstr. Il n’y a pas de gens derrière les autres barrières de flics. Les pompiers sont dans la dossestr. avec deux matelas gonflables (ils utilisent ces choses quand les gens sautent pour diverses raisons de la fenêtre, etc).

Un appel à une manifestation à la Frankfurter Tor (Friedrichshain) pour le 26 août à 20h00

Mise-à-jour (vers 20h00, heure locale):

Il y a toujours au moins trois réfugiés sur le toit de l’auberge de la Gürtelstraße. Les soutiens sont encore un peu passif et en attente. Des flics anti-émeute sont stationnés sur le toit de l’hôtel Georgenhof, qui est le bâtiment à côté de l’ancienne auberge (les deux toits ne sont pas reliés). Au croisement de la gurtelstr. et de la Scharnweberstr., il y a environ 50 personnes (passants curieux y compris).

Les mots de Badra Ali Diarra, qui a signé un accord avec le Sénat de Berlin et qui est maintenant emprisonné: Quelques déclarations de notre ami en camp de rétention

Plus de mises à jour à venir

Compte-rendu basé en grande partie sur ce résumé en anglais de contrainfo

[Allemagne] Feu et flammes pour Berlin – 28 août 2014

S-bahn_kaputtJeudi 28 août vers 4h00 du matin à Berlin, un sabotage incendiaire a paralysé une partie du réseau de la S-bahn, principalement le secteur sud-est de la ville. Un conduit de câbles entre Ostkreuz et Treptower Park (qui est situé à quelques pas de la Gürtelstraße) a été incendié à l’aide d’un mélange d’essence commercialisé et de deux détonateurs à retardement. Les dégâts sont sérieux (5 lignes sont à l’arrêt) et l’entreprise a annoncé mener des travaux jusqu’à dimanche 31 août 2014 afin de rétablir le traffic entre le sud-est et le centre-ville. Les liaisons avec l’aéroport de Schönefeld n’ont pas été épargnées. 

Cette attaque a été revendiquée par des groupes autonomes contre la politique raciste menée envers les réfugiés, qui luttent actuellement pour obtenir le droit de séjour, et qui attendent que soient examinées leurs demandes d’asile par les autorités. Le communiqué dénonce l’existant raciste et son acceptation par la population berlinoise, préoccupée par son propre confort et qui se fout du sort des milliers de personnes qui tentent de fuir la guerre/la misère et traversent les frontières de l’Europe au péril de leurs vies. 

Le communiqué se termine par « Henkel*, Kolat* et leurs laquais devraient être conscients que leur acte a des conséquences, leur politique prive les gens d’une vie sûre, leurs mensonges et leur propagande de cupidité et de haine sont acceptés sans objection, cette société et ses représentants en économie et en politique sont vulnérables chaque jour et chaque seconde ». 

Note:

* Deux gouvernants de la ville de Berlin: Henkel (CDU) est sénateur à l’intérieur; Kolat est un social-démocrate du SPD.

[Berlin, Allemagne] Feu à Sodexo – 31 juillet 2014

La société de services Sodexo est depuis près de 20 ans dans le collimateur des gens comme nous qui luttons contre le système raciste et néo-colonialiste. Cela a commencé avec le fait que Sodexo s’est proposée en 1997 pour prendre en charge la gestion de rationnement de repas et de produits pour les réfugiés, malgré l’augmentation en masse de critiques et après que le chiffre d’affaire colossal se précise. Depuis, Sodexo est perçue dans le monde comme une entreprise de gestion bon marché, ainsi par cela une motivation raciste de réduction du facteur de coût de la vie humaine, qui est devenue une grande société avec des filiales dans de nombreux pays.

En Grande-Bretagne, Sodexo exploite sous sa propre direction cinq prisons depuis la privatisation de la justice. Ici aussi: des gens qui n’ont aucun statut civil sont laissés à l’Etat juridictionnel du secteur privé. Pour cela, les entreprises reçoivent d’énormes sommes d’argent en guise de remerciement et disposent en vertu de la législation des pleins pouvoirs pour exploiter leurs ressources (se reporter à ce texte avec ces passages surlignés en rouge, qui explique ces principes à travers l’exemple berlinois).

116869Les salutations vont en ce moment aux mutins des prisons de Sodexo de mars dernier au Royaume-Uni, avec 50 encagés d’une aile pour longues peines qui ont pris le contrôle et à un groupe qui nous a apporté également le message d’une explosion au gaz et carburant devant le tribunal à Yate. Mais même ici, il y a eu récemment des actions contre Sodexo: le 29/10/2013, un inconnu a mis le feu à un véhicule sur un parking  (le lien est mort, NdT) et le 17/06 de cette année un van a été livré aux flammes à Prenzlauer Berg, à Berlin. Tandis que se tenait le camp No Border à Bruxelles, un bâtiment Sodexo s’est fait défoncer ses vitres et recouvrir avec de l’huile. 

A ceux qui veulent contrôler les flux migratoires à Berlin et ailleurs, nous croyons qu’il est nécessaire d’élargir de nouveau cette pratique et d’élaborer une stratégie sur la façon dont les dommages peuvent être causés à la machine, au-delà des aspects financiers et symboliques.

Puisque nous avons été rattrapé par l’histoire avec l’arrestation de Bernhard du K.O.M.I.T.E.E*, nous devons tous saisir l’opportunité pour y puiser force et savoirs. Nous apportons une contribution dans cette belle nuit [du 30 au 31 juillet, NdT]: nous dédions la combustion de véhicules Sodexo à Neuköln à Bernhard, Peter et Thomas qui avaient presque fait sauter la prison pour expulsions à Grünau en 1995**, mais qui, en raison d’une erreur, ont du se mettre en fuite vers l’inconnu. Jusqu’à présent, et dans le cas de Bernhard, malheureusement jusqu’à début juillet 2014.

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Nous sommes d’accord avec « les 3 compagnons » et citons la lettre publiée récemment

« Les morts quotidiens aujourd’hui aux frontières de l’Europe, l’appareil lourdement armé qu’est Frontex, les conditions inhumaines dans les camps allemands mais aussi la lutte des réfugiés contre ça, montrent comment, aussi courageusement que visionnaire, la tentative des compagnons était de mettre fin en un endroit à cette pratique du système ».

Surtout dans l’accalmie perçue après la lutte des réfugiés au squat de la rue Ohlauer, il est temps de retenir le passé: non seulement du K.O.M.I.T.E.E mais aussi des Cellules Révolutionnaires (RZ) qui ont donné des contributions à cette lutte par des réflexions approfondies. Laissons-nous le temps de réfléchir, d’imaginer de nouveau,  d’élaborer des stratégies pour combattre le racisme institutionnel et la logique d’exploitation de l’Etat. Augmentons la pression sur les gouvernants et faisons de la place pour un monde nouveau et libéré. Jusque là, ça peut signifier: ouvrir le feu sur Sodexo et tous les autres bénéficiaires de l’ordre universel inhumain. 

Quand les gens meurent, nous sommes obligés d’agir, ainsi nous luttons contre ceux qui accentuent le fait que profits et richesses sont plus importants que les vies humaines. Les voitures brûlées peuvent être une petite lumière dans le ciel de la résistance, plusieurs petites étoiles donnent ensemble une constellation, qui ensembles donnent une nuit éclairée.

Komitee Galaxias

Traduction de l’allemand de linksunten

Notes de traduction:

* Le K.O.M.I.T.E.E était une organisation autonome dans les années 90 qui a mené plusieurs attaques, notamment contre les intérêts économiques de l’Etat allemand dans le commerce d’armes avec l’Etat turc, alors en pleine période d’assauts militaires au Kurdistan. Le 27 octobre 1994, un bâtiment de l’armée (la Bundeswehr) est attaqué avec des engins incendiaires. Elle a annoncé sa dissolution le 18 septembre 1995 par communiqué à la presse suite à l’attaque avortée du lager de Grünau (cf ci-dessous).

** Dans la nuit du 10 au 11 avril 1995, le centre de rétention et d’expulsion de Berlin-Grünau est attaqué. Malheureusement, l’action échoue rapidement: les trois compagnons sont pris en flag’ par une patrouille de police, mais réussissent malgré tout à s’échapper tout en laissant pas mal d’indices sur place. Les 3 sont mis immédiatement sur les listes des personnes criminelles recherchées par l’Etat allemand. 

Début juillet 2014, un des trois, Bernhard, est arrêté à Merida au Venezuela par les forces spéciales locales: Bernhard était suivi depuis de nombreuses années par les enquêteurs du BKA (service de police allemand). L’Etat allemand souhaite l’extrader, mais pour l’instant rien n’a été communiqué par l’Etat vénézuelien.

[Allemagne] Occupations et attaques en solidarité avec les réfugiés de Kreuzberg et d’ailleurs

[Gießen] Occupation du local des verts

Près de 25 personnes solidaires avec la lutte des réfugiés ont investi les bureaux des verts aux cris de « Personne n’est illégal; Droit de rester pour tou-tes » vendredi 4 juillet. Outre le fait de dénoncer la politique d’asile raciste des verts, c’est une action en solidarité avec les réfugiés de l’école rue Ohlauer à Berlin qui ont été cernés par la police pendant plusieurs semaines.

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Combattons le racisme – Contre l’Europe forteresse

Traduit de linksunten

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[Berlin] Attaque d’une patrouille de police à coups de pierres à Gleisdreieckspark

Dans la soirée de dimanche 6 juillet à Berlin, un véhicule de patrouille de police a été attaqué avec des pierres. Cette attaque a été une réponse à la répression policière pendant des semaines contre les occupant-es de l’école de la rue Ohlauer et plus globalement contre la police en tant qu’institution d’Etat.

Le communiqué de l’attaque se termine par

« Droit de rester pour tout le monde, partout et immédiatement !

En solidarité avec tous les réfugiés, de l’école Ohlauer et de tous les autres endroits qui continuent à lutter ! »

Traduit de linksunten

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[Leipzig] Attaques solidaires contre le pouvoir

Dans la nuit de dimanche à lundi 7 juillet, les bureaux de Bettina Kudla du parti de la CDU situés dans le quartier Gohlis au niveau de la Stockenstrasse, ont été attaqués avec des pierres et de la peinture. Un grand graffiti a recouvert la façade, faisant référence à l’école occupée par les réfugiés. Les bruits de fissuration de la paix sociale ont réveillé un citoyen du secteur vers 1h30 qui a immédiatement appeler les keufs. Heureusement, les assaillants ont réussi à prendre la fuite avant leur arrivée.

Dans la nuit de vendredi 27 juin 2014, la mairie située rue de Prague avait déjà été attaquée par le même procédé. Il s’agit plus précisément d’une attaque contre le bureau de l’immigration en solidarité avec les réfugiés de la rue Ohlauer à Kreuzberg (Berlin). 22 fenêtres ont été pétées au total. La nuit précédente, c’est le bureau des verts qui étaient pris pour cible.

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[Hambourg] Bureau du SPD attaqué

Les bureaux de la politicienne soce-dém’ Monika Scheel (SPD) situés à Hambourg-Niendorf ont reçu une visite à dans la nuit du 8 au 9 juillet 2014. Des récipients de verre remplis de peinture ont été balancée sur la façade, cassant des vitres au passage. Un message sur papier « droit de rester pour tous » laissé devant l’entrée du local explique le motif de cette irruption sauvage.

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[Berlin] Attaque de l’office central des étrangers en solidarité

Dans la nuit du 8 au 9 juillet, des pierres ont pété les vitres de sécurité des autorités centrales pour étrangers situées à Friedrich-Krause-Ufer 24. De la peinture a également été balancée sur la façade grise du bâtiment. C’est notre réponse à la politique d’asile actuelle de l’union européenne, de l’Allemagne de l’ouest et plus précisément de Berlin. Avec cette action militante, nous rendons hommage aux réfugiés de la rue Ohlauer et de Bruxelles qui se battent pour leurs droits, indique le communiqué.

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[Berlin] Occupation d’une tour de télévision

Le 9 juillet 2014 à Berlin, la tour de télévision a été occupée par des réfugiés et des solidaires. Près de 36 réfugiés (venant pour la plupart de l’Oranienplatz et de la rue Ohlauer) ont réussi à pénétrer à l’intérieur du bâtiment et à occuper jusqu’en fin d’après-midi la cafétéria du bâtiment. Plus de 115 flics ont été envoyés sur place par la société d’exploitation pour les expulser. L’accès a été fermé au public une bonne partie de la journée. Des manifestant-es solidaires étaient présent-es avec des banderoles dans le bâtiment.

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[Berlin] Occupation du musée Chek point Charlie en solidarité avec la lutte des réfugiés

Vendredi 11 juillet, le musée Check-point Charlie de Berlin a été occupé par des migrant-es et des solidaires. Le thème du moment exposé retrace l’histoire des migrants réfugiés. Seulement, ça n’a rien d’historique… les frontières de l’Europe tuent en permanence des migrants qui tentent de fuir les guerres et les ravages du capitalisme (pour exemple, plus de 25000 morts dans les 25 dernières années). Des tracts ont été jetés depuis le toit du bâtiment, des banderoles ont été accrochées tandis qu’un rassemblement se tenait devant le musée.

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Voir les récits depuis l’assaut policier de l’école Gerhart Hauptmann du 24 juin 2014.

[Valence, Espagne] Grève de la faim au CIE de ‘Zapadores’ contre les expulsions et les conditions de rétention

Mardi 15 avril, plus de 100 sans-papiers enfermés au CIE de Zapadores à Valence se sont mis en grève de la faim contre les conditions de rétention merdiques et les récentes vagues d’expulsions.

La veille, lundi 14 avril vers 20h00, les flics ont fait irruption en masse et à l’improviste au centre de rétention de Zapadores pour expulser onze migrants d’origine malienne et les embarquer de force dans un vol de Barajas (Madrid) en direction de Bamako. Le 7 mars dernier déjà, il y avait eu une vague d’expulsions de migrants d’origine malienne et nigériane vers le Mali, avec un arrêt à Lagos.

En Espagne, la loi espagnole stipule que les flics doivent annoncer aux sans-papiers toute procédure d’expulsion à l’avance, ce qui laisse un minimum de temps pour s’organiser afin d’enrayer/retarder l’expulsion.

Le collectif de soutien aux migrants sans-papiers CIEs No pointent notamment les méthodes de plus en plus immondes utilisées par la police pour expulser les sans-papiers, à l’arrière de vols commerciaux gérés par Air Europa. Les migrants sont embarqués menottés et enchaînés au niveau des chevilles avec camisole de force.

Le collectif a organisé plusieurs manifestations devant le CIE et appelle au boycott (sic!) des sociétés Air Europa, Globalia et de leurs filiales pour protester contre les expulsions.

Dimanche 20 avril, onze migrants étaient toujours en grève de la faim.

Les migrants tentent régulièrement de rejoindre l’Espagne en passant par les villes à la frontière avec le Maroc, faisant face aux uniformes assassins des gardes-frontières et de la police des deux pays.

Sabotons la machine à expulser !

Reformulé de plusieurs articles de la presse espagnole

[Etats-Unis] Nouvelles du centre de rétention de Tacoma (Washington)

Tôt dans la matinée du 15 avril 2014, près de 130 migrants ont été expulsés du centre de rétention nord-ouest de Tacoma sous les yeux de personnes solidaires à l’extérieur du centre. Parmi les personnes expulsés, cinq sans-papiers étaient en grève de la faim. De nombreux solidaires se sont enchaînés afin de bloquer les départs d’au moins cinq bus et un fourgon utilitaires de « GEO Transports ». Mais depuis l’action de blocage réussie contre les expulsions devant le centre le 24 février dernier, les expulseurs prennent leur précaution pour avoir le moins d’entrave à leur sale travail en utilisant des bus. Malgré cela, les manifestants ont pu entrer en communication avec les migrants à l’intérieur des véhicules en criant « vous n’êtes pas seuls« , « la lutte continue« … 

Plusieurs sans-papiers enfermés en centres de rétention sont toujours en lutte à travers les Etats-Unis contre les expulsions et les conditions à l’intérieur, notamment à Tacoma, où de nombreux migrants continuent la grève de la faim entamée depuis plusieurs semaines, tout en étant pour la plupart placés sous assistance médicale par l’administration. 

Traduit librement via PSA, 15 avril 2014

[New-York, Etats-Unis] Manifestation bruyante et solidaire avec les sans-papiers en lutte

photo-4Une caravane de militant-e-s de New-York – en solidarité avec la résistance des migrants – a rejoint le « Tour pour la liberté : cortège d’automobiles internationaliste anti-expulsions » afin de se rendre au centre de rétention au 182-22 150 Avenue, Queens, NY par une manifestation bruyante. 

La manifestation a été un succès. Il n’y a eu aucune arrestation et nous avons fait entendre nos voix haut et fort contre la cruauté du complexe carcéral et les expulsions ayant eu lieu récemment. La manif a aussi été faite en solidarité avec les grévistes de la faim: « ce mois-ci, 1000 migrants retenus dans l’Etat de Washington ont lancé une grève de la faim contre les conditions inhumaines et les expulsions. A l’extérieur, les manifestant-e-s se sont enchaîné-e-s ensemble et ont bloqué les bus d’expulsion en direction de la frontière. »

Nous avons été rejoints par des traîtres de classe comme: la police anti-émeute de la prison, les matons (qui, dans leur confusion et ne sachant quoi faire, ont commencé à nous filmer bien que nous étions pleinement conscient-e-s qu’il y a des caméras partout à l’extérieur de la prison). Il y avait aussi une camionnette blanche apparemment utilisée pour le transport carcéral, quelques voitures de flics et un fourgon de police pour transférer les personnes arrêtées. 

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Ci-dessous l’appel à la manif:

« Les migrants de partout à travers le pays sont debout: ce mois-ci uniquement, 1000 migrants retenus dans l’Etat de Washington ont lancé une grève de la faim contre les conditions inhumaines et les expulsions. A l’extérieur, les manifestant-e-s se sont enchaîné-e-s ensemble et ont bloqué les bus d’expulsion en direction de la frontière. À San Diego, 150 migrants mexicains précédemment expulsés ont de nouveau franchi la frontière américano-mexicaine pour rejoindre leurs familles dans un acte de désobéissance civile. Et au Texas, les détenus migrants ont déclaré une deuxième grève de la faim contre la détention et les expulsions.

À New York, le rêve américain reste un cauchemar. Après avoir traversé les frontières militarisées, les migrants n’arrivent qu’à trouver uniquement l’exploitation brutale, les flics racistes, les patrons cruels, et des logements délabrés. Le gouvernement de l’État refuse de fournir une aide financière aux étudiants sans-papiers, privant les jeunes migrants d’avenir.

Contre ces obscénités, la récente vague de résistance des migrants donne de l’espoir à tou-te-s ce-lles-ux qui sont pauvres, exploité-e-s, contrôlé-e-s ou incarcéré-e-s. Debout avec les rebelles à Washington, en Californie et au Texas!

Ensemble, nous pouvons démolir toutes les prisons et toutes les frontières, et partager la richesse et la liberté qui appartiennent à nous tou-te-s.« 

FTP

Traduit de l’anglais nycantifa, 6 avril 2014

[Etats-Unis] Grèves de la faim dans les centres de rétention et solidarité à l’extérieur (mars 2014)

Les sans-papiers enfermés en centres de rétention sont en lutte depuis début mars aux Etats-Unis.

Selon les organisations des droits de l’homme, près de 1200 retenus du centre de Tacoma*, dans l’Etat de Washington, sont entrés en grève de la faim contre les conditions de détention et la bouffe dégueulasse qui leur est servi. 

Les gestionnaires de ce centre fermé privé** ont tout de suite menacé d’avoir recours à l’alimentation forcée si les retenus continuaient leur grève de la faim, tandis que les services US des douanes et de l’immigration (Immigration and Customs Enforcement – ICE) tentaient de minimiser l’ampleur de la lutte. Plusieurs sans-papiers sont actuellement dans un état de santé critique et ont été placés sous assistance médicale. Fin mars, 70 autres retenus ont rejoint la lutte en se mettant en grève de la faim.

Les sans-papiers d’un centre de rétention au Texas, qui est géré par la même société**, sont depuis peu en lutte et refusent de s’alimenter contre leur enfermement et les expulsions menées par le gouvernement américain (qui atteignent des chiffres records sous la présidence Obama).

Avant cette lutte de l’intérieur, de nombreuses manifs et actions ont été menées à l’extérieur en février, notamment devant Tacoma et en Arizona, contre les expulsions et l’existence même de ces prisons pour sans-papiers.

A noter qu’au petit matin du 28 mars à Seattle, une banque Wells Fargo a été attaquée à coups de pierres à Madison Park en solidarité avec la lutte des sans-papiers du centre de rétention de Tacoma.

reformulé de leur presse US via anarchistnews, 28 mars 2014

Notes du blog:

* Le centre de Tacoma enferme près de 1.300 sans-papiers en attente d’expulsion.

**L’entreprise GEO Group est spécialisée dans l’enfermement (des mineurs, des sans-papiers, etc…) à travers les Etats-Unis, en Angleterre et en Australie. Elle gère également des hôpitaux psychiatriques.