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[Brésil] A l’attaque contre la coupe du monde et son monde – 15 mai 2014

Jeudi 15 mai des manifestations contre la coupe du monde étaient organisées partout au Brésil, notamment à Sao Paulo, Rio de Janeiro et Recife.

A Rio, plus de 1300 personnes sont descendues dans les rues, avec un gros cortège de cagoulées. L’avenida Presidente Varga, une des plus grosses artères de circulation reliant le nord de la ville au centre, a été bloqué pendant près de trois heures. Etudiants, profs et personnel de l’éducation ont rejoint la manif du soir, alors que les chauffeurs de bus, qui étaient en grève depuis deux jours, ont pu montrer leur véritable visage de jaunes en reprenant à la fois le travail et en se démarquant publiquement de l’appel à la manif contre le mondial par crainte d’être associés aux blacks blocs, ce qui nuirait à l’image de la lutte (sic!).

Alors que la plupart des manifestants commençaient à se disperser vers 19h, un groupe d’une cinquantaine de personnes cagoulées a décidé de partir en manif sauvage en direction de l’hôtel de ville, protégé par des dizaines de flics antiémeute. Quelques affrontements ont eu lieu avec les flics, qui ont bombardé le groupe de gaz lacrymogènes; il y a eu aussi une tentative de destruction de mobilier urbain et de panneaux de signalisation. Au final, une personne a été arrêtée pour avoir été en possession d’un masque et d’un lance-pierre. La manif s’est dispersée sans autre interpellation sur les coups de 20h30.

A Recife, la manif contre la coupe du monde a été plus agitée: dans la zone sud de la ville, à Boa Viagem, des manifestant-es ont tenté de piller un supermarché Carrefour vers 19h00. Les flics en civil ont alors encerclé le magasin et tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestant-es.

A Sao Paulo, comme dans les autres villes, la journée a commencé par la mobilisation des sans-abris, syndicalistes, étudiants et enseignants, qui ont bloqué plusieurs flux routiers reliant la périphérie au centre. Vers 17h, près de 1200 personnes selon les flics de la PM commencent à se rassembler sur la Praça do ciclista. Dans le même temps, 20 personnes sont arrêtées en préventive pour port de marteaux et de cocktails molotov. Parmi elles, 13 personnes sont relâchées et les 7 autres sont retenus au commissariat du 78è district. La manif se dirige vers le stade Pacaembu à l’ouest de la ville et, au niveau de la rua da consolaçao, des pierres pleuvent sur la tête des flics, qui répliquent par des tirs de lacrymo et des coups de matraques. Des poubelles sont renversées et incendiées, un bus des transports de la ville est vidé de ses usagers sans être incendié à temps. Toujours sur cette même rue, un concessionnaire Hyundai (sponsor de la coupe du monde) est attaqué et perd ses vitres, des manifestants réussissent à s’introduire à l’intérieur et détruisent les véhicules à coups de bâtons et de graffitis. Sur l’avenue Paulista, un stand de la police militaire est retourné et recouvert de goudron, une agence de la banque Itau – également sponsor de la coupe du monde – est attaquée, ainsi que des bars et des boutiques. Dans les rues Bela Cintra et Augusta, la circulation est coupée par des barricades.

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Voir une vidéo des affrontements à Sao Paulo ici

Traduit et reformulé depuis leur presse (15 et 16/05/2014)

[Paris] Retour sur la manif agitée du 1er mai à Belleville

« ou alors ça va péter » retour sur la manif libertaire du 1er mai 2014 à Paris

monopbellevill1La traditionnelle manif libertaire du 1er mai (appelée par FA, CNT, CNT-AIT et AL) s’est déroulée cette année sous la pluie et les bris de vitrine.

Quelques centaines de personnes y ont pris part et tout ne s’est pas passé dans le calme des slogans du camion sono. Arrivées au niveau du magasin franprix de la rue de Belleville, plusieurs personnes sont entrées à l’intérieur pour une auto-réduction. Le vigile s’est interposé et des employés ont tenté de fermer le rideau de fer. En réponse, plusieurs coups de bâton sont venus étoiler la vitrine. Peu de temps après dans la même rue, deux banques ont été attaquées. Alors qu’un RG, l’habituel coordinateur des flics en manifs, s’approchait de trop près, il a été chassé et s’est pris des coups. Le SO de la manif (principalement autocollé CNT) qui était déjà intervenu pour calmer le jeu près d’une banque, s’est interposé pour protéger le flic et empêcher la casse. Une embrouille s’en suit, les organisateurs, rageux de ne pas contrôler tout ce qui se passe, exigent que ceux/celles qui cassent quittent « leur » manif.

Plus loin, toute la devanture d’un monoprix tombe et un distributeur du crédit lyonnais est détruit. Au coin de rue suivant les CRS sont amassés protégeant une autre banque et se prennent des bouteilles et des pierres.

À la sono, une bureaucrate de la CNT annonce que son organisation ne veut pas continuer à manifester dans une atmosphère de violence extrême non décidé collectivement (sic !)… À partir de ce moment, le cortège continue sur le boulevard Beaumarchais escorté par des flics en tenue anti-émeute et en civil. Alors qu’on sent la pression policière se resserrer, la manif emprunte la rue étroite du Chemin vert et se retrouve bloquée dans une nasse comme on pouvait s’y attendre. Après quelques minutes, les flics laissent repartir la manif et quelques personnes passer dans un couloir puis l’entonnoir se referme sur des personnes ciblées. D’autres s’interposent, les flics gazent, matraquent et celles arrêtées se font écraser au sol puis tirer hors des cordons de flics. La scène se reproduit à au moins trois reprises tandis que la CNT se préoccupe uniquement de ses véhicules.

Deux personnes au moins ont été arrêtés et sont actuellement en garde à vue, on ne sait pas encore pour quel motif.

Aujourd’hui, pour la respectabilité de leur organisation, certain-e-s libertaires se sont dissociés pour des vitrines de banque et de supermarchés brisées. Le SO a travaillé main dans la main avec les civils pour la « bonne tenue » de la manifestation.

Nous sommes solidaires des personnes arrêtées. Ce qui peut rompre la monotonie ambiante nous rend joyeux et la rage contre ce monde ne peut-être contenue dans le parcours d’une manifestation cogérée entre flics et SO.

Solidarité avec les personnes arrêtés !

Pillage, saccage, sabotage !

Liberté pour tou-te-s !

                                                                                                                                 Lafon, laforme ?

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[Le 2 mai à 21h03] Au moins quatre personnes en garde-à-vue, pour « violences volontaires aggravées sur agent dépositaire de la force publique ». GAV reconduites pour 24h.

[Le 3 mai à 01h07] Cinq personnes en GAV, trois d’entre elles ce soir sont sorties à 20h. Trois personnes accusées à tort de dégradations, et deux accusées de violence sur agent dépositaire de l’autorité publique.

Source: indymedia Nantes

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Paris: Des anarchistes s’invitent au cortège anarchiste du 1er mai

Le premier mai est une journée particulière pour les anarchistes puisqu’elle commémore l’exécution des martyrs de Chicago par la justice étasunienne, condamnés à tord pour l’explosion d’une bombe faisant 7 morts dans le camp de la police lors d’une manifestation de masse pour la journée de travail de 8h.

Cette journée est donc dédiée à la mémoire de ces martyrs et est supposée se passer le plus paisiblement du monde en paradant dans de nombreuses villes, drapeaux à la main et camion sono en fin de cortège, afin d’exprimer clairement un puissant sentiment d’indifférence et de passivité face aux exactions de l’État.

Cependant, lors du défilé de Paris, la fête aura été troublée par des éléments indésirables. Le cortège libertaire hétéronome organisé par la FA, AL, la CNT et la CNT-AIT (tendance Gap) aurait été infiltré par des anarchistes. Ces derniers ont fait preuve d’une violence inouïe en attaquant les vitrines d’une banque. Du jamais vu pour les libertaires présents.

« Non seulement ils portent atteinte à la propriété privée, ce qui est inadmissible, mais ils troublent la paix publique, ce qui est encore plus grave ! » confie une manifestante et militante synthésiste encore sous le choc. « C’est totalement contre-productif comme attitude. Nous nous efforçons de faire connaitre l’anarchisme à travers le vente de livres et l’organisation de foires à l’autogestion avec la participations des autorités locales. Ce n’est pas pour voir nos efforts réduits à néant par des squatteurs crasseux et des individus violents qui ne payent aucune cotisation à personne ! C’est à se demander si ce n’est pas la CIA qui les finance. »

Peu après l’attaque de la vitrine bancaire, un évènement plus dramatique se produit. Un agent de la DCRI déguisé en civil pris l’initiative d’aller stopper les fauteurs de trouble. C’est alors que les « hitléro-totos » s’en prirent à lui et le passèrent à tabac. Heureusement le Service d’Ordre de la CNT veille et parvient à extirper le policier des pattes de ses agresseurs. Un membre dudit Service d’Ordre explique que « c’était très dur à voir. Autant de haine chez des individus… J’ai presque cru qu’ils allaient sortir un flash-ball pour lui tirer au visage. C’est un coup à perdre un œil ça. D’autant plus qu’on le connait très bien le Lafon [NdlR – il s’agit du policier en question], il est toujours aux manif’ avec nous. On pourrait presque dire que c’est un intime. »

Après avoir vaillamment sauvé leur camarade des griffes autonomes, la CNT appelle au calme par le biais de leur camion sono: « Les policiers sont des travailleurs comme les autres, arrêtez d’être méchants ou sinon on arrête la manif’ ! »
Aussi surprenant que cela puisse paraître cette déclaration ne fit pas l’unanimité au sein du cortège. Les anarchistes infiltrés étaient peut-être plus nombreux que prévu.

On nous expliquera plus tard que les auteurs de ces violences sont des anarchistes « très très sectaires et très très méchants qui passent leur temps à foutre le bordel un peu partout. Ils invitent même les gens à ne pas participer aux élections que certains d’entre nous utilisent pour promouvoir l’anarcho-légalisme-électoraliste dans le respect des institutions et dans une démarche citoyenne. »

Ailleurs dans le monde il semblerait que de nombreux incidents de ce genre aient aussi eu lieu. Mais faute de cortège rassemblant des organisations libertaires, aucune critique constructive de cette violence aveugle n’aura été faite sur place et personne n’aura pu venir au secours de la police.

Anarcho-Figaro

Repris de aaa12.noblogs.org

[Santiago, Chili] Pour un 8 mars noir

Communiqué pour la journée des femmes

NdT : Cette année la manifestation pour la journée des femmes à Santiago a eu lieu le vendredi 7 mars. Il y a eu des arrestations à la fin de la manif au niveau du parc Almagro à la suite de quelques échanges “chaleureux” entre manifestant-e-s et flics. À ce moment là de la fête des cocktails ont été lancés sur les locaux de l’Université Central (ou bien sur les flics postés juste devant) et une salle a été endommagée par le feu.
La manifestation de la Journée des femmes est  en général la première grosse manif de l’année (les vacances d’été viennent de se terminer au Chili). En 2013 à cette même manifestation un flic gradé avait été la cible d’attaques, et des flics a moto avaient échappé de peu à la grillade. (voir vidéo)
Il ne faut pas oublier que l’avortement est pénalisé au Chili, ce qui veut dire que l’État met en taule des femmes pour avoir avorté, ce qui donne une autre dimension à cette journée et à la lutte des femmes en général dans cette région.

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Aujourd’hui nous voulons faire bien comprendre que nous ne faisons pas partie de la célébration que la démocratie a crée pour cacher les conflits sociaux qui nous affectent tous/toutes, une lutte annulée par la création de stéréotypes de féminité et de masculinité qui vendent une promesse vide d’indépendance et de liberté individuelle, qui victimise et criminalise et annule la diversité sexuelle.

Le pouvoir et ses laquais se chargent d’uniformiser les styles de vie au travers de lois, publicités et la morale, stigmatisant ceux qui ne sont pas dans les paramètres sociaux de “normalité”.

Le patriarcat a crée la figure de l’homme froid, supérieur, pilier économique, fort, protecteur …, ainsi que la figure de la femme soumise, tendre, dévouée …, nous transformant depuis petits en esclaves d’habitudes que nous n’avons jamais voulu prendre et qui nous empêchent de nous développer pleinement comme personnes.

Le machisme ne se terminera pas en offrant des fleurs un jour, ni avec les femmes changeant de classe en accédant au pouvoir, parce que la structure sociale continue de se reproduire de toute façon. La destruction du pouvoir, de toute autorité qui nous réprime dans n’importe quel milieu de vie et la compréhension de notre condition de classe sont des aspects fondamentaux pour affronter ensemble cette lutte, sans tomber dans le jeu des fausses libérations et stéréotypes que vend l’État et le Capital.

Pour un 8 Mars Noir.
Contre toute autorité. Autogestion et Guerre Sociale.

Colectivo Lucha Revolucionaria

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Traduit de controinformate par camotazo

[Lille] Contre le Forum international de la cybersécurité – 21 janvier 2014

Lille : rassemblement contre le Forum international de la cybersécurité

Contre la société de contrôle, refusons le forum de la cybersécurité

Edward Snowden nous a rappelé la surveillance planétaire de nos communications électroniques et téléphoniques. Le gouvernement français n’a pas de raison de s’émouvoir des pratiques des services de renseignement américains, la NSA, puisqu’il a recours aux mêmes procédés. Avec la loi de programmation militaire votée en décembre 2013, les possibilités de nous géolocaliser, de nous écouter, de nous espionner, ont été élargies et renforcées : les ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Économie et des finances peuvent désormais utiliser quasiment sans restriction et en temps réel les données fournies par nos mails, cartes bancaires, connexions Internet, téléphones. Les dispositifs de contrôle jusqu’ici limités aux enquêtes qualifiées d’anti-terroristes ont été ainsi étendus à l’ensemble de la population pour tous les besoins de l’administration. Tout comme l’État a imposé l’extension progressive du fichage ADN, prétextant d’abord la lutte contre la délinquance sexuelle puis l’anti-terrorisme, il utilise aujourd’hui la cybercriminalité, la pédophilie sur Internet ou la menace terroriste comme prétextes pour nous mettre toutes et tous sous contrôle.

Il n’y a rien à attendre d’un encadrement technico-légal des données personnelles qui ne servirait qu’à nourrir des illusions consolantes. Quand la tyrannie informatique, l’interconnexion des fichiers et leur sauvegarde numérique, s’étendent toujours plus dans nos vies (dans les écoles, hôpitaux, administrations, maisons de retraite, prisons, transports, etc.), on veut faire de nous des suspects à perpétuité, des robots au travail, des consommateurs dociles, des éléments quantifiables et traçables. Leurs services sont secrets mais nos vies devraient être transparentes.

La Stasi elle-même n’aurait pas imaginé un rassemblement de milliers d’agents pour se féliciter de ses dernières trouvailles en matière de contrôle de la population. Pourtant, les 21 et 22 janvier 2014, le Conseil régional Nord-Pas de Calais, la Gendarmerie nationale, Euratechnologies et la Compagnie européenne d’intelligence stratégique, accueilleront policiers, militaires et industriels de l’armement à Lille Grand palais pour un Forum international de la cybersécurité – l’équivalent électronique des salons militaires du Bourget ou d’Eurosatory. Six mois après la publication des capacités d’espionnage de la NSA et de la DGSE, c’est un doigt d’honneur qu’ils nous font. Leur cynisme est celui des gestionnaires d’un ordre économique qu’ils défendent par tous les moyens.

Face à l’œil inquisiteur de l’État et de ses cyber-polices, ne nous rendons pas. Nous refusons que les professionnels de la contention sociale viennent se pavaner en toute quiétude. Nous refusons leurs guerres économiques et militaires, intérieures et extérieures.

Rendez-vous le mardi 21 janvier à 18h00 sur la Grand’Place.

nofic2014(at)riseup.net


Présentation succincte des organisateurs du FIC et de leur intérêt pour la cyberdéfense

Depuis l’édition 2013, le Conseil régional du Nord-Pas de Calais est à l’initiative de l’organisation du Forum International de la Cybersécurité. [1] Et pour cause : entre Pékin et le quartier Bois Blancs où se trouve Euratechnologies, son vice-président au développement économique de Saintignon se démène sur les technologies numériques pour relancer l’économie de la région. En elle-même, la « cybersécurité » est un marché en plein boom (10 % de croissance annuelle mondiale selon le cabinet PWC). Mais surtout, afin d’obtenir la « confiance numérique » des investisseurs du monde entier, des conseils et mesures de sécurité informatique sont nécessaires. Ainsi, la Région s’adjoint les services de la Gendarmerie nationale et de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique. pour faire de Lille la « Capitale européenne et mondiale » de la cybersécurité : un pôle spécialisé est en préparation et ce forum annuel est une vitrine internationale. Société numérique, société policière.

Après les organisateurs, voici quelques « partenaires » : outre le Ministère de l’Intérieur, ce sont des industriels qui travaillent à la fois pour le « civil » et le militaire.

Le premier d’entre eux est l’entreprise SOGETI. Co-pilote d’une armée de réservistes « civils » spécialisée en cyberdéfense, elle travaille avec Thalès à l’école militaire Saint-Cyr. L’entreprise vient de débaucher le directeur technique de la DGSE (services de renseignements extérieurs), son « Monsieur Grandes Oreilles » qui écoute aux portes numériques des Français.

Cassidian cybersecurity est une filiale du constructeur aéronautique civil et militaire EADS spécialisée dans la sécurité informatique. Cassidian vend des logiciels pour sécuriser les réseaux du Ministère de la Défense, ceux de l’armée allemande, ou les informations classées « secret-défense » du gouvernement et de l’armée britannique.

Thalès, mastodonte militaire spécialisé dans l’aéronautique, les missiles et les technologies de l’information, protège les systèmes de défense de 50 pays dont 25 de l’OTAN, ainsi que des banques ou des compagnies pétrolières. Dans le « civil », Thalès répand ses logiciels d’hypervision et d’analyse de données (vidéo-surveillance, capteurs, etc).

Mobilisé contre la fraude documentaire et l’usurpation d’identité, le FIC est aussi une vitrine pour l’Imprimerie nationale et ses pièces d’identité sécurisées (passeports et titres de séjours biométriques et RFID).

Alcatel-Lucent, un autre géant des Télécoms et des réseaux, sécurise aussi bien les télécommunications des plates-formes pétrolières que des bases françaises de l’armée de l’air.

Orange cyberdéfense est chargée de la sécurité informatique de sites miniers.

Pour finir : Bull. Sa filiale Amesys ayant vendu des armes d’interception à la Libye, elle est aujourd’hui en procès pour « complicité d’actes de torture ». Ce qui ne la gênera pas pour animer une table ronde sur le thème « Comment faire face au cyber-espionnage ? ».

Voilà à quoi sert le Forum International de la Cybersécurité : soutien de la domination économique et militaire française à l’extérieur, sécurisation de connaissances scientifiques et de sites industriels nuisibles, espionnage et surveillance généralisée – bref, la cyberguerre sert au maintien d’un ordre social qui profite à quelques uns par la contention des autres.

[Repris de Indymedia.]

Source: non-fides.fr, 17 janvier 2014

[Zürich, Suisse] Manif et actions contre les centres fermés et la machine à expulser

Ce samedi 11 janvier 2014 à Zürich a été appelé une manifestation contre les camps pour demandeurs d’asile et la politique d’asile raciste. Cette marche fait suite à l’ouverture lundi dernier (6 janvier 2014) d’un nouveau camp de rétention pour demandeurs d’asile à la Luchstrasse à Zürich.

Près de 500 personnes solidaires avec les sans-papiers ont répondu à l’appel bruyamment, avec fanfares, slogans contre la machine à expulser et les camps de rétention, banderoles…

Pas de camps - Ni frontière ni nation

Pas de camps – Ni frontière ni nation

Zurich11012014

Contre le racisme et la répression - Solidarité internationale !

Contre le racisme et la répression – Solidarité internationale !

Les flics quadrillaient la ville et ont bouclé le centre avec de nombreux escadrons et canons à eau. Les manifestant.es se sont arrêté.es devant le secrétariat du Parti Socialiste du canton de Zürich à Gartenhofstrasse, un discours au mégaphone a été dit contre leur politique raciste sur la restriction du droit d’asile.

Voir l'appel à la manif 'Keine Lager' en plusieurs langues

Voir l’affiche d’appel à la manif  (traduit en plusieurs langues)

Repris de ch.indymedia/de

De nombreuses photos de la manif sont visibles ici

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Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2014, les locaux de la SIP (Prévention Intervention de Sécurité) de la Selnaustrasse ont été attaqués à la peinture. Cette action a été faite en réponse aux politiques racistes envers les demandeurs d’asile de Zürich, la répression policière et les camps de rétention.

Par ailleurs, le 8 janvier 2014 on pouvait voir sur les murs de Zürich quelques tags et graffitis:

"Destroy All Borders" ("Détruisons Toutes les Frontières")

« Destroy All Borders » (« Détruisons Toutes les Frontières »)

"let's attack the deportation machine, the police, the state!" (Attaquons la machine à expulser, la police, l'Etat)

« let’s attack the deportation machine, the police, the state! » (Attaquons la machine à expulser, la police, l’Etat)

[Grèce] Affrontements en marge des manifs commémoratives du 40ème anniversaire de la révolte étudiante contre la dictature des colonels – 17 novembre

Dimanche 17 novembre 2013, des manifestations ont eu lieu partout à travers le pays en mémoire des victimes du soulèvement étudiant contre la dictature militaire il y a 40 ans.

A Athènes, 16.000 personnes ont défilé dans le centre-ville, puis ont brûlé des drapeaux nazis et américains en face de l’ambassade des Etats-Unis*. Des groupes de manifestant.es cagoulé.es ont attaqué la police avec des cocktails molotov peu après que le cortège se soit dispersé. 7.000 flics étaient mobilisés dans le centre d’Athènes pour assurer l’ordre.

A Patras, outre la marche pacifiste qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, environ 200 manifestant.es ont lancé des pierres à proximité des bureaux du parti fasciste Aube Dorée: les flics anti-émeute les ont dispersé par des tirs de gaz lacrymogène. Des images de la télévision grecque ont également montré des cocktails molotov exploser dans les rues.

Reformulé depuis la presse anglophone, 17/11/2013

* A noter que l’Etat américain a soutenu activement le régime fasciste des colonels. Cependant, il est toujours aussi navrant de voir ces marches accompagnées de drapeaux nationaux et de slogans patriotiques…. Tous les  drapeaux des Etats, qu’ils soient fascistes ou démocratiques, sont tâchés du même sang.

[Rennes] Récit de la manifestation contre toutes les expulsions – 5 novembre 2013

Mardi 5 Novembre à 12h30, une centaine de jeunes, lycéen-nes, étudiant-es et précaires s’est rassemblée Place de la Mairie, à Rennes afin d’exiger l’arrêt immédiat des expulsions ici et ailleurs. Ce rassemblement fait suite à la vague de protestation qu’a soulevée dans les lycées l’arrestation et l’expulsion d’une collégienne lors d’une sortie scolaire.

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Photo du torchon ouest-france

A l’appel des lycéens, la manif est allée débrayer le Lycée Bréquigny, au sud de Rennes. Le trajet a été l’occasion de voir fleurir sur les murs des tags contre les expulsions et contre toutes formes d’enfermement, tandis que la puissance des slogans hurlés ont eu raison des vitres de publicité jalonnant le parcours.

En repartant de Bréquigny, le cortège avait doublé de volume, malgré la présence accrue de la BAC et de la Police Nationale. La manifestation s’est ensuite heurtée aux grilles closes du Lycée Sainte-Thérèse, obligeant les lycéen-nes enfermés à emprunter la sortie du collège voisin pour rejoindre le rassemblement.

Derrière la banderole « contre toutes les expulsions », la manif s’est dispersée Place de la République annonçant la suite de la fête pour jeudi 7 Novembre. Depuis, quelques BACeux profitant de la dispersion ont interpellé 3 camarades pour une vérification d’identité heureusement sans suite…

ARRÊT IMMÉDIAT DES EXPULSIONS !

DES PAPIERS POUR TOUS-TES OU PLUS DE PAPIERS DU TOUT !

DÉTRUISONS l’EUROPE FORTERESSE !

Source: indymedia nantes, 5 novembre 2013

[Avignon] Manif de solidarité avec les expulsé.e.s de la lutte contre la LEO – Samedi 9 novembre 2013

Manifestation de solidarité avec les expulsé-e-s de la lutte contre la LEO
Samedi 9 novembre 2013 16h à AVIGNON place Pie
Ramenez de quoi faire du bruit, la fête…

Ci-dessous le communiqué des expulsé-e-s :

Violente expulsion de la GangGraine et de la Vis-la-Résistance à Avignon

Depuis février 2013, nous occupions deux maisons à la périphérie d’Avignon en ceinture verte : la GangGraine, un collectif d’habitant-e-s, et la Vis-la-Résistance, un espace autogéré d’activités. Elle avaient été rachetées par l’état en 2007 dans le cadre du projet autoroutier LEO (Liaison Est-Ouest).

Ce mardi 5 novembre à 6h du matin, pour expulser ces deux maisons, des machines de démolition, ainsi que plus d’une centaine de représentant-es des forces de l’ordre ont débarqué : huissier-es, policier-es, gardes mobiles, RG, agent-es municipal-es, déménageur-euses, ouvrier-es, dépanneur-euse, et autres représentant-es de l’État. Alors qu’à ce moment là, nous n’étions que 6 personnes, 2 poules et un chat… cet arsenal était complètement démesuré. Les flics ont forcé violemment la porte au bélier et nous ont sorti-es de la maison. Il-elles ont donné l’ordre de quitter les lieux immédiatement ; dans un second temps seulement, nous avons obtenu de prendre quelques objets, mais pas la totalité. Alors qu’on rassemblait des affaires, les keufs s’amusaient à casser des vitres en se foutant de nos gueules ouvertement. Afin de nous empêcher de prévenir du monde, un brouilleur d’ondes rendait les téléphones inutilisables. Toute la ceinture verte étaient encadrée de flics. En fin d’après-midi, les deux bâtisses, le jardin, les cabanes, le poulailler et les arbres environnants n’étaient plus qu’un tas de gravats.

Cette expulsion était totalement inattendue : un procès en appel devait avoir lieu en février (demandé par la DREAL, Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement). Au moyen d’une magouille particulièrement vicieuse (mais légale), l’expulsion s’est faite au titre d’ «occupants non identifiables» alors qu’il suffisait de lire les noms présents sur la boite aux lettres depuis plus d’un mois.

Le traitement médiatique de cette expulsion a été déguelasse et ridicule. Nous sommes révoltés d’avoir vu des photos de mises en scènes de l’expulsion avec la complicité des gendarmes mobiles. Aussi, le lendemain, une photo non floutées d’un des habitants a été publiée (évidemment) sans son accord en première page d’un quotidien local. Une fois les occupant-e-s expulsé-e-s, le préfet en a profité pour se pavaner devant la maison se positionnant comme garant irréprochable du maintien de l’ordre. Il a insisté sur l’aspect strictement légal de cette expulsion alors qu’il-elles manipulent les lois et les faits à leur avantage par ommission. Cette expulsion arrive à point nommé pour les élu-e-s locaux, à quelques mois de la mascarade électorale des municipales, dans une période teintée de scandales et de pressions politiques pour la LEO.

Cette ocupation s’est réalisée dans le cadre de la lutte contre le projet autoroutier LEO. Ce dernier prévoit de rejoindre les autoroutes A7 et A9, en passant par la ceinture verte, l’une des dernières zones agricoles extrêmement fertiles, en périphérie d’Avignon. Le 27 avril 2013, une manif-occup a eu lieu pour faire connaître la lutte, suivie de 5 jours d’occupation sur la zone. Depuis février, nous étions une quinzaine d’habitant-e-s à la GangGraine, et depuis l’inauguration de la Vis-la-Résistance, début mai, le collectif organisait de nombreux événements : projections, concerts, cantines, débats, réunions… Le collectif l’Horta cultivait des terres dans la zone. La particularité de ce lieu était de se situer à 15min à vélo de la ville, tout en étant en zone rurale. De nombreux liens avaient été tissés avec les voisin-e-s de la zone.

Alors que les financements de la LEO n’arriveront qu’en 2030-2050, des maisons sont rasées. En effet, cet été, une commission gouvernementale a décidé de retirer les financements de l’état pour ce projet, le jugeant non prioritaire, jusqu’à 2030 à 2050. Les élu-e-s locaux restent malgré tout fermement attaché-e-s à ce projet. Terres agricoles et bâtiments sont désormais expropriés alors que peut-être la LEO ne verra jamais le jour. Une maison avait déjà été rasée en juillet 2013. Malgré le report des financements, à coup de bulldozers, le tracé de la LEO se dessine, anéantissant tout sur son passage.

Cette expulsion, malgré sa violence, ne sonne pas le glas de notre collectif. On garde la patate !!!

le collectif la GangGraine

[Besançon] Enrayons la valls des expulsions – Jeudi 7 novembre 2013 à 10h place de la Révolution

Enrayons la valls des expulsions

Le 9 octobre à Pontarlier, une jeune fille de 15 ans d’origine rom, Léonarda, scolarisée au collège ‘André Malraux’ de Pontarlier, a été interpellée par la police aux frontières en pleine sortie avec sa classe. Cette rafle est loin d’être une exception: Khatchik Kachatryan, âgé de 19 ans, élève au lycée Camille-Jenatzy (18e arrt.) de Paris a été expulsé samedi 12 octobre vers l’Arménie, où il avait l’obligation d’effectuer son service militaire au début du mois de novembre. Lors de la rentrée scolaire 2013 à Belfort, onze enfants scolarisés ont été déportés rien que durant l’été, selon RESF.

A Paris dans le quartier populaire de Barbès, les flics procédaient à une rafle de dizaines de sans-papiers le 17 octobre en début d’après midi. Le pouvoir socialiste y avait déjà mené une rafle semblable le 6 juin dernier.

Par ailleurs, une rafle est passée inaperçue cet été à Besançon: deux migrants de l’est ont été interpellés alors qu’ils se trouvaient au parc des Glacis (situé au-dessous de la gare ‘Viotte’), pour être incarcérés dans la foulée au CRA de Metz (et ce avec l’aide précieuse des caméras de surveillance récemment installées par la municipalité PS).

Bien entendu, il est hors de question de se limiter à s’opposer aux expulsions de jeunes scolarisés. Nous ne pouvons pas non plus nous satisfaire de remplir ou signer des pétitions, à continuer de se rassembler devant les préfectures, à attendre une éventuelle réponse du préfet.., Bref, nous avons assez perdu de temps à vouloir nous en remettre à ceux qui votent ces mêmes lois, qui appliquent ces mêmes décrets racistes …

Lutter contre la machine à expulser

Depuis fin octobre à Paris, de nombreux lycées sont bloqués afin d’exiger le retour immédiat des deux jeunes expulsés. Ces blocages ont vite débouché sur des manifs incontrôlées, avec des CRS qui se font chargés et du mobilier urbain qui se fait défoncer par la foule… (En résumé, une manif hors de contrôle pour flics, partis et syndicats).
Et la lutte contre la machine à expulser commence à s’étendre à plusieurs lycées de province comme à Lyon, Marseille, La Rochelle…

Il s’agit dès à présent d’enrayer la machine des expulsions, par exemple en prévenant les passants lorsque les flics raflent dans le quartier ou en sabotant leurs infrastructures de communication. Les institutions et entreprises (publiques ou privées, telles que Sodexo, BNP Paribas, Adecco, Randstad, Air France…) – qui se font du fric avec les expulsions – sont loin d’être inattaquables ! Les multiples filiales de tous ces collabos nous donnent que l’embarras du choix quant à nos cibles.

Manifestation
Jeudi 7 novembre 2013
10h place de la Révolution

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Vu sur les murs de Besançon, 06/11/2013

[Québec] Compte-rendu de la journée du 1er mai anti-capitaliste à Montréal

Cette année pour le 1er mai, deux marches, une partant de l’ouest avec comme banderoles de tête  « Pour un monde sans patrons, ni flics, ni prisons » ainsi que « sud-ouest contre le capitalisme, le 1er mai et tous les jours« , et une autre menée par une banderole « sabotage / grève sauvage« , devaient se rejoindre devant l’hôtel de ville à 18h00 pour ensuite marcher uni jusqu’au club privé 357c, où la lie de l’Etat, de la mafia et des affaires se réunissent pour planifier secrètement la manière par laquelle ils vont tou.te.s nous baiser.

L’ambiance était très festive que des centaines de personnes se sont rassemblées Place Jacques-Cartier à côté de la mairie. Il y a eu un petit discours et la tension a commencé à augmenter à mesure que les charges de flics ont commencé à provoquer la foule, en attaquant au hasard les gens avec des matraques et bloquant l’accès à la rue. Les gens ont finalement fait leur chemin à travers et se sont dirigés dans le vieux Montréal. La marche a pris fin 20 minutes plus tard quand les flics ont chargé et encerclé quelques 450 personnes avant même d’avoir pu s’approcher de Club 357c.

447 personnes ont reçu 635 $ d’amendes du règlement antiprotest P6, après avoir été menottées et détenues pendant huit heures, ambiance électrique au moment où ils/elles sont sorti.e.s du bus à la station de police Langelier. Six personnes ont également été arrêtées et font face à diverses accusations criminelles, de voies de fait contre un agent de police pour violation des conditions.

Des personnes se sont réunies pour une veillée nocturne à l’extérieur du poste de police Langelier, attendant leurs proches et/ou en solidarité avec les détenu.e.s. Le rassemblement a été poussé loin de l’entrée par les flics mais est resté proche jusqu’à ce que la dernière personne souffrant de déshydratation soit libérée.

Une vidéo de la manif de CUTV:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=ZgZi19MJV4U&feature=youtu.be]

Un résumé de la Convergence des Luttes Anti-Capitalistes

Traduit de l’anglais de sabotage media, 6 mai 2013