Archives du mot-clé meurtre policier

[Gaillac/Albi/Nantes] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE !

Un camarade tué au Testet

Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi, a été tué au cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre le barrage de sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur la zad du Testet après des mois d’attaques policières, de destruction de la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d’après midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s’en sont pris aux forces de l’ordre qui protégeaient le chantier. Elles souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des travaux, initialement prévue pour lundi. Elles ont été repoussées à coups de flashballs, de grenades assourdissantes, de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D’après les témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les forces de l’ordre. La Préfecture affirme ne rien vouloir déclarer à ce sujet avant le résultat public de l’autopsie lundi. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent bien que, quoi qu’ils fassent, cette mort aura des conséquences explosives.

Ce décès révoltant n’est malheureusement pas surprenant dans ce contexte. A Notre dame des landes, au Testet et partout où nous nous opposons à leurs desseins, nous avons dû faire face au déploiement crû de la violence d’Etat. Si nous avons bien compris de notre coté que nous ne pouvions nous contenter de les regarder docilement détruire nos vies, eux ont démontré qu’ils ne nous feraient aucun cadeau. Pendant les mois d’expulsion de la zad de Notre Dame des Landes, de nombreux camarades ont été blessés gravement par des tirs de flasballs et grenades. Sur la seule manifestation du 22 février 2014 à Nantes, 3 personnes, visées à la tête par des flashballs ont perdu un œil. Depuis des semaines au Testet plusieurs personnes ont été blessées elles aussi et d’autres accidents tragiques ont été évités de justesse lorsque des opposants se sont faits délogés, notamment des cabanes qu’ils avaient construites dans les arbres. Pourtant c’est bien, entre autre, parce que des milliers de personnes se sont opposées physiquement aux travaux, aux expulsions, à l’occupation policière de leurs lieux de vie que le projet d’aéroport de Notre dame des landes est aujourd’hui moribond, et que le barrage du Testet et ceux qui devaient lui succéder sont largement remis en question. C’est cet engagement en acte qui a donné une puissance contagieuse à ces luttes et qui menace partout aujourd’hui l’aménagement marchand du territoire.

Plus quotidiennement la répression s’exerce face à ceux qui luttent dans les prisons, dans les quartiers et dans les centres de rétention et entraîne là aussi son lot de morts trop souvent oubliées, plusieurs dizaines chaque année. Face aux soulèvements et insoumissions, la démocratie libérale montre qu’elle ne tient pas seulement par la domestication minutieuse des individus et des espaces de vie, ou par les dominations économiques et sociales, mais aussi par un usage déterminé de la terreur.

Nous appelons à occuper les rues et lieux de pouvoir partout dès demain, pour marquer notre tristesse, saluer la mémoire du camarade tué ce samedi et pour exprimer notre colère face à la violence d’Etat. Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites « non létales ». Réagissons avec force pour qu’il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec tous ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par les logiques de contrôle et de profit,barrage de sivens mais aussi avec tous ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de la répression partout ailleurs. Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu’ils rêvent d’anéantir, et à leur faire obstacle.

Nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons pas !

Des occupant-e-s de la zad de Notre dame des Landes

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Le dimanche 26 octobre en fin d’après-midi, plus de 1000 personnes se sont rassemblées à Gaillac pour exprimer la rage contre la mort de Rémi.

Se tenant dans une atmosphère suintant la paix sociale (une marche blanche était prévue, sic), une partie du cortège, cagoulés, s’est mis à lancer pierres et fumigènes sur les flics tout en s’attaquant aux banques: quelques militants anti-barrage pacifistes sont rapidement interposés pour préserver ces institutions de misère et de mort. Un monument aux morts a été tagué et des drapeaux tricolores brûlés.

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B0-irOECIAAdQqC.jpg smallLe lendemain dans la soirée, de nombreux rassemblements se sont tenus en France, notamment à Rennes, Albi., où quelques destructions de banques et affrontements avec la police ont été rapportés par la presse. A Nantes, près de 1500 personnes ont manifesté. Des tags ont été inscrits sur les murs du centre-ville. Au bout d’une heure, la rage a définitivement pris le pas sur la tristesse:  dans le quartier Bouffay, rue Crébillon et sur le cours des 50 Otages, des abris-bus et panneaux publicitaires ont été détruits, des caméras de surveillance mises hors d’usage ; plus d’une vingtaine de vitrines de magasins et de banques ont été défoncées par des petits groupes masqués « très mobiles« , accompagnés de feux de poubelles un peu partout dans le centre. Huit personnes ont été interpellées pour « vols et violences à agents ».

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[Saint-Louis, USA] Collecte de récits à propos des manifs sauvages suite à un énième meurtre de la police

Acte 2 : St-Louis se soulève après un autre meurtre de la police

Juste après la tombée de la nuit mercredi à Saint-Louis, un flic a tué Vonderitt « Drew » Myers, âgé de 18 ans. C’est le troisième incident de flics tuant des hommes noirs en deux mois - ce n’est malheureusement pas supérieure à la moyenne. Ce qui est supérieur à la moyenne cependant, c’est la réaction des gens à ça. Comme Mike Brown, il y a eu un débat à propos du fait s’il avait résisté, s’il était armé, s’il avait volé des cigares ou tiré sur la police, tout cela devrait être des motifs pour lesquels tu te fais buter. Pour nous, cela n’a pas d’importance. Nous sommes contre la police et tout ce qu’elle fait.

Ce qui s’est passé ces deux dernières nuits est une continuité de Ferguson à bien des égards, mais aussi quelque chose de plus. Ici, à Saint-Louis, la réponse à la police tuant des gens est maintenant de descendre dans la rue en représailles. Bien qu’il y ait chevauchement entre ceux qui ont été dans les rues de Ferguson et sud de Saint-Louis, il y a d’autres éléments en jeu. Les coups de feu se sont passés dans le quartier Shaw, près de Tower Grove Park. Le quartier s’appelle lui-même « revenu mixte«  et « diversité » comme un droit de se vanter, mais les tensions de classe et  raciales sont très répandues.

L’agent qui a tué Myers n’était pas en service mais travaillait pour une société de sécurité privée, GCI security, embauchée par les résidents de la classe moyenne et supérieure. Les marches ont été très axées sur la race et la police, mais aussi sur la classe, ciblant explicitement la classe supérieure comme la source de leur oppression. Comparé à l’atmosphère bruyante à Ferguson, ce groupe (tout aussi sauvage) était bien plus mélangé. Ce qui suit est un assemblage de compte-rendus des deux dernières nuits.

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Mercredi 8 octobre

A 22 heures, il y avait environ une centaine de personnes au croisement de Klemm et Shaw. Peu de temps après que la police ait démarqué la scène de crime, l’énergie de la foule a changé vu que ça grossissait dans les rues. Immédiatement après être descendu du trottoir et pris la rue, la foule s’est précipitée et a entouré la police se tenant au carrefour autour de leurs voitures.

La foule a commencé à roder autour des flics, à les encercler, leur criant dessus, en ne les laissant pas se déplacer. Les flics ont été clairement terrifiés. Des chants de « A qui sont les rues ?! A nous! » ont été changées en « A qui sont les rues ?! A Drew! » et ont été en fait utilisés pour chasser la police de la rue. Des petits groupes de 3-5 flics debout près ou autour de leurs voitures ont été encerclés et raillés avec des cris de « flics dégage«  et « Va te faire foutre, porc. » Les flics ont reculé nerveusement, puis ont accéléré le pas car ils ont été bousculés et poussé hors de la zone.

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Les gens ont commencé à encercler des voitures de police et à ne pas les laisser partir, donnant des coups de pied aux véhicules, et à un moment poussant physiquement un flic loin de son 4X4 et ne le laissant pas le regagner. Le même 4X4 a eu ses feux arrière et son essuie-glace arrière arrachés. Des morceaux d’un feu-arrière ont été pris comme souvenirs. Au moment de quitter les lieux, la voiture d’un policier a eu sa vitre arrière brisée.

À l’autre extrémité de la rue, des personnes couraient après un autre petit groupe de policiers qui avaient été laissés à l’arrière. Des mots d’intimidation leur ont été criés: « Vous avez la trouille maintenant?! Vous savez ce que c’est que d’être effrayé maintenant ?! Allez vous faire foutre« . Un flic nerveux dans le groupe a commencé à être frénétiquement à la recherche d’un flic manquant: « Où est Joe? Où est Joe? Il n’est pas là !« , alors qu’il montait dans une voiture. Avec un esprit malin, des gens ont répondu en riant: «Joe est parti, mec! Nous ne pouvons pas le trouver. Il est probablement mort! » Les flics se sont précipités sur le siège arrière d’une voiture et ont accéléré à toute vitesse. Après que la police soit partie, les gens ont commencé à descendre le quartier Shaw, vers l’est en direction de la Grande Avenue.

Pour le reste de la nuit, la police est restée à distance. Même lorsque la police a appelé à l’aide lorsque leurs véhicules ont été attaqués ou pour des renforts sans rapport avec la marche, les agents ont répondu avec des appels à « toutes les voitures hors de la zone« . Un hélicoptère a suivi la foule pour le reste de la soirée, bien après que des coups de feu aient été tirés (peut-être à ça), c’est resté obscur*.

Après plusieurs faux départs, la marche s’est finalement rendue au croisement de Shaw et de  Grand et l’a bloqué. A ce moment, il y avait probablement 200-300 personnes bloquant la circulation et causant la fermeture de l’autoroute par la police. Durant environ 40-60 minutes, le groupe ne pouvait pas décider où aller et il y avait plus de faux départs au nord et sud. A un moment, le chef de la police, Sam Dotson, est apparu pour essayer de calmer les gens, mais un groupe d’adolescents l’a arrêté, l’un est monté sur la voiture et a commencé à le bousculer et à se moquer de lui. Dotson lui a ordonné de descendre, et le gamin lui a rendu la pareille, contraignant Dotson à partir frustré.

Finalement, le groupe s’est rendu au sud sur Grand de la zone de bars, cafés et entreprises, mais au moment où nous sommes arrivés les gens étaient épuisés et n’ont pas dit grand chose, juste marcher. A ce moment certaines personnes ont quitté la marche - d‘épuisement ou frustré par sa direction, mais d’autres avaient rejoint. Nous nous sommes finalement rendus à Gravios (environ trois miles de là où nous avions commencé). Nous avons bloqué le carrefour et arrêté la circulation clairsemée à cette heure tardive. La marche n’aurait probablement pas pu rester plus de quelques minutes, mais un automobiliste nous a ordonné de se déplacer. A ce stade, les gens se sont revitalisés et ont commencé à hurler sur le conducteur. Finalement, la police est venue avec deux véhicules pour protéger le conducteur ou l’aider à se déplacer et à entourer les gens. Réalisant que c’était une erreur, les policiers ont fait demi-tour pour repartir. Quand ils l’ont fait, deux personnes ont jeté des pierres en même temps et ont éclaté leur fenêtre arrière alors qu’ils se retiraient brusquement. Les flics, sachant qu’ils étaient moins nombreux, n’ont même pas arrêté leur trajet.

À ce stade, le groupe essayait de se décider où aller. Nous savions que nous devions continuer à avancer, mais il n’y avait pas de bonnes options autres que de redescendre en direction de Grand vers la police qui venait juste d’être attaquée, et c’est ce que nous avons fait. Et la police a gardé leur distance. Cela en dit long sur le climat social à Saint-Louis en ce moment: qu’après avoir attaqué une voiture de police, la même marche a pu se diriger en leur direction sans représailles de la police.

La marche est finalement retournée à Shaw et Grand, et les personnes (environ 300-400) ont bloqué le carrefour. Il était 2h du matin. Les gens se sont allongés en disant qu’ils occupaient le carrefour pour la nuit et ne partiraient pas. Contrairement à d’autres nuits les assaults de la police ont restreint notre capacité à parler librement en tant que groupe, nous avons pu passer un peu de temps à parler et à plaisanter. Des débats amicaux ont été lancés au sein des groupes de la foule. A quatre heures, la plupart des gens étaient partis pour la nuit.

Jeudi 9 octobre

Les gens se sont rassemblés de nouveau à l’intersection de Shaw et Klemm pour une veillée autour de 18h30. Après environ 40-60 minutes un groupe de personnes a pris des mégaphones et lancé quelques chants qui ont agacé les gens. Le groupe a plus ou moins contrôlé la marche durant l’heure suivante. Il y avait un groupe de personnes qui tentaient de diriger les choses, mais pour la plupart, l’ambiance était turbulente et les gens faisaient eux-mêmes preuve d’imagination. À ce stade, et tout au long de la soirée, des jeunes filles ont porté le mégaphone, conduit les chants, et avaient une voix forte* dans la façon dont les événements se sont déroulés.

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La marche a fait de nouveau son chemin de Shaw à Grand et bloqué la circulation pendant un moment - c’était autour de 19h30 et davantage de trafic a été bloqué par rapport à la nuit précédente. Une voix forte nous a suggéré de se déplacer vers le nord jusqu’à Grand, vers l’interchange I-44. Lorsque le groupe est arrivé au croisement, il s’est étendu à tous les angles de l’espace énorme, bloquant les véhicules d’entrer ou de sortir de l’autoroute ou circulant vers le nord et le sud sur Grand.

Avec des chants de « Qui ferme cette merde ?! Nous fermons cette merde! » La marche a bloqué une artère importante de la ville, empêchant le flux standard du trafic qui compose la réalité quotidienne banale de la vie urbaine. Étant donné que c’était un jeudi soir, le commerce de la ville n’a pas beaucoup été perturbé par le blocus, mais des centaines de voitures ont été contraintes de faire demi-tour et de trouver d’autre routes (et, désormais pratiquée, cette tactique pourrait être employée à l’avenir d’une manière plus stratégique). Des confrontations, des débats et conversations avec des automobilistes se sont succédés durant une demi-heure, avec des manifestants expliquant aux conducteurs qu’ils allaient fermer la ville jusqu’à ce que les flics arrêtent de tuer (sic). Encore une fois, les femmes* étaient parmi les manifestants les plus présents, à la fois par la voix et la confrontation au sein du groupe, prenant l’initiative dans le blocage de la circulation et pour faire face aux voitures.

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Après environ une demi-heure, il semblait évident que la police nous laissait faire tout ce que nous voulions et avait ordre de rester en recul. Une fois de plus, la police a apparemment reçu l’ordre de rester en retrait.

Quelqu’un commençant à dire au groupe que l’une des rues les plus riches du quartier - principalement responsable de la sécurité qui a embauché le flic qui a tué Myers - est à seulement quelques pâtés de maisonset nous devons aller les réveiller et les tenir pour responsables.

Ainsi, le groupe est parti à Flora Place. La rue est fermée à une extrémité, a un grand espace d’herbe qui passe au milieu, une voie de circulation à sens unique sur chaque côté et des maisons chics. Quelqu’un s’est mis à souffler dans une corne de brume et a fait le tour pour que d’autres l’utilisent. La foule a commencé à applaudir de plus en plus fort. Les gens allaient sur ​​les deux côtés de la rue, […] chantaient des choses comme « pas de justice, pas de sommeil! », ôtant des ornements de hottes, en arrachant les drapeaux des porches des gens au moins une fenêtre d’une maison bourgeoise a été brisée. Certains ont prétendu que c’était la maison d’un flic de la ville, mais d’autres ont dit que c’était de la haine de classe aléatoire (sic).

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Après quelques mètres, des personnes se sont arrêtées au milieu de l’intersection pour brûler tous les drapeaux qui avaient été collectés. Il n’y avait qu’une personne visiblement contrariée de ce qui se passait, mais tout le monde hurlait et acclamait. Des personnes ont répondu à cette personne en disant nonchalamment qu’ils n’en ont rien à foutre du drapeau ou en criant passionnément que le drapeau ne représente pas les gens de couleur – ou que ça représente seulement le génocide et l’esclavage commis à leur encontre. Comme les drapeaux étaient en feu, quelqu’un s’est saisi du mégaphone et a rappelé pour commencer que le drapeau n’a jamais été le nôtre, et que nous sommes dans ce quartier en conflit avec les riches qui sont les plus gros soutiens de cette entreprise de sécurité qui est là pour faire respecter l’ordre et les divisions raciales.

Une autre chose impressionnante de cette soirée de jeudi a été la solidarité et la complicité au sein du cortège. Il s’est très vite répandu parmi les manifestants que les flics recherchaient quelqu’un avec un sweat-shirt rouge, et la réponse des personnes a été d’annoncer ça discrètement et de dire à la personne portant le pull en question de l’enlever et de mettre autre chose. Cela a été fait d’une manière amicale et dans l’intérêt de poursuivre l’ambiance festive et agitée sans que personne ne soit en danger. Les gens ont pu changer rapidement de vêtements, discuter et continuer.

A travers à l’ensemble de la marche, la présence policière était presque inexistante. Il y avait un hélicoptère qui suivait, mais les voitures de police étaient toutes restées à quelques pâtés de maisons. Après l’incendie des drapeaux, les gens se sont déplacés en direction de Grand-et Arsenal.

Il était clair que les flics étaient près de l’intersection de Grand Arsenal vu que la manif approchait, mais pour un court laps de temps, ils sont restés en retrait lorsque le groupe a bloqué l’intersection. Il y avait trois flics, debout le long d’un bâtiment et beaucoup de gens ont commencé à les entourer, à leur crier dessus et à les insulter. Ils étaient entourés et contre un mur tandis que la foule hurlait et les poussait. Ils étaient terrifiés. C’était très beau. En une minute, des dizaines de policiers ont commencé à partir dans toutes les directions et à travers la foule avec leurs matraques en l’air. Les flics acculés se sont finalement frayés un chemin hors de la foule et les gens sont retournés dans la rue. Ailleurs, une pierre a été jetée à travers une vitre d’un magasin.

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Les flics ont séparé la foule, poussant certains vers Arsenal et d’autres vers Grand. Les gens poussaient contre les flics, leur disant de foutre le camp et hurlant sur ​​leurs visages. En quelques minutes, une foule a été poussé à la fois à l’est et à l’ouest par la police... Les gens ont commencé à se disperser sur les côtés. Dans le tumulte, plusieurs personnes qui étaient entre les mains des flics ont été extirpées puis bien cachées au sein du cortège, et ensuite des groupes de la foule ont bloqué le travail des flics qui tentaient d’interpeller d’autres personnes. Les gens sont restés dans les rues, marchant et chantant, pendant encore deux heures de plus.

Comparées à d’autres manifestations des dernières années, la réponse à ces assassinats a une continuité, une mobilité, une présence dans la rue; une analyse de classe qui va au-delà de celle d’une certaine élite mondiale inaccessible (tels que les « 99% » mystique d’Occupy**) ; allant dans les maisons de ces bâtards (riches); prenant l’espace et le défendant; pillant/redistribuant les richesses; haïssant ouvertement la police au lieu de les y inviter, etc, etc, etc…

Les médias continuent leur ligne éditoriale par « une manifestation pacifique ont tourné à la violence«  au sujet de tout cela. Soyons clair qu’à partir du moment où le groupe a quitté la veillée, le jeudi, c’était sauvage et militant. Il n’y a eu aucun « tournant » à aucun moment pour ce groupe, ni de la part d’un petit groupe dont les actions se démarque de l’ensemble du groupeIl semble que Saint-Louis est en voie d’établir une tradition de représailles pour les meurtres de la police. La plupart des gens ont un flic dans leur tête, les contrôlant. Maintenant, les flics de Saint-Louis ont un émeutier dans leur tête, les faisant réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur la gâchette.

Traduit de antistatestl, 10/10/2014

Notes des traducteurs:

* Cette précision faite avec insistance dans le texte est à mettre en lien avec les marches anti-police à Ferguson, dans lesquelles les récupérateurs réactionnaires de la cause noire (« Nation of Islam », New Black Panther Party »…) exigeaient que les femmes rentrent à la maison. Ce qui n’était pas passé sans résistance. Et ces initiatives de la part de jeunes filles montrent une fois de plus que ces larbins du pouvoir sont pratiquement inexistants et marginalisés par les opprimés noir-es.

On peut aussi préciser que ces culs-bénis occupent une large place dans les médias US, que ces derniers leur laissent aisément (parce que: organisation; ainsi que pour leurs rôles de socio-flics et de balances).

** Référence au mouvement ‘occupy’, que l’on a connu en France sous le nom des Indignés, et qui s’est illustré par des orientations pro-flics (par exemple en les acceptant en AG), citoyennistes, etc…, souhaitant améliorer ce système de dominations.

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Parallèlement, un appel anarchiste à converger sur Ferguson du 10 au 13 octobre a été lancé pour rejoindre le « week-end de résistance » afin d’aller exprimer en acte sa rage contre la police, ainsi que le monde raciste et capitaliste qu’elle défend.

[Tract] Du centre de rétention de Vincennes à Ferguson, Solidarité face à la police et à l’État !

Du centre de rétention de Vincennes à Ferguson, Pouvoir assassin !

Toujours la même histoire. L’État ne dira sans doute jamais ce qui c’est exactement passé ce 21 août 2014 dans la voiture de flics de l’unité d’escorte qui emmenait Abdelhak Goradia du centre de rétention de Vincennes à l’aéroport de Roissy d’où il devait être expulsé. Abdelahak est mort. Les flics lui ont fait croire qu’il allait voir l’infirmière, ils lui ont mis des menottes, un casque sur la tête et l’on saucissonné pour être sûr qu’il ne résiste pas. Il est mort asphyxié, étouffé. La police a déclaré qu’il était mort naturellement, d’une crise cardiaque, puis ils ont dit qu’il s’était fait volontairement vomir. C’était la deuxième tentative d’expulsion ; lors de la première les flics s’étaient déjà montrés violents et acharnés et c’est le commandant de bord qui avait refusé de le prendre à bord de l’avion.

Au centre de rétention, en apprenant la mort d’Abdelhak des retenus ont cassé du mobilier et une grève de la faim a commencé.

Il y a 6 ans et deux mois, le 21 juin 2008, Salem Souli est mort au centre de rétention de Vincennes. Malade il avait demandé à voir un médecin ce qui lui avait été refusé. Il s’est allongé et ses compagnons l’ont retrouvé mort quelques heures plus tard. Le lendemain une révolte collective a éclatée et le centre totalement incendié.

Les techniques d’expulsion dans les prisons pour étrangers sont toujours les mêmes. Les retenus qui ont déjà résisté à une expulsion où qui ne se laissent pas faire sont appelés dans le micro pour un faux prétexte, une visite, aller chez le juge ou à l’infirmerie, ou embarqués au milieu de la nuit. Ils sont menottés dans le dos, jambes entravées, cagoule et casque sur la tête, étranglé pour empêcher de crier, ligotés avec du scotch… Plusieurs sans papiers sont déjà morts assassinés par la PAF (police de l’air et des frontières) : Ricardo Barrientos en décembre 2002 ou Mariame Getu Hagos en janvier 2003.

Entre 2000 et 2014, plus de 130 personnes ont été tuées par la police.

Mort en prison comme Gordana Jovanovic à la maison d’arrêt des femmes de Fleury le 2 novembre 2012 ; mort au mitard comme Éric Blaise le 13 novembre 2005 à la prison de Fleury-Merogis ; mort dans un fourgon comme Lamine Dieng le 17 juin 2007 ; mort du TASER comme Loïc Louise le 3 novembre 2013 ; mort du Flashball comme Mostefa Ziani le 13 décembre 2010 ; mort au commissariat, mort lors d’une course poursuite comme Baba Traoré le 4 avril 2008 qui tentait d’échapper à un contrôle de police et qui s’est noyé dans la marne ; mort d’une balle dans le dos comme Amine Bentounsi le 21 avril 2012.

Mort aux frontières de l’Europe comme 14 000 migrant-e-s depuis 1988.

mutineriemodif-300x212Partout c’est la même. Qui n’a pas entendu parler de cette histoire à Ferguson, dans le Missouri aux États-Unis, où Mike Brown a été tué de plusieurs balles dans le dos et à la tête par les flics le 9 août dernier. Il est mort parce qu’il était noir, parce qu’il était pauvre. En réaction, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour manifester et s’affronter avec la police. Pendant plusieurs nuits des émeutes ont éclaté malgré le couvre-feu instauré par l’État.

La violence des flics est toujours la même. C’est celle de l’État, de la société. La police, comme la justice et la prison, est là pour garantir son bon fonctionnement basé sur l’exploitation économique, la domination sociale, l’oppression raciste. Il s’agit de tous nous soumettre et de protéger les riches, et pour cela la police réprime, tue et mutile, la justice condamne et enferme. Face à cette violence, la solidarité est nécessaire et doit s’exprimer partout.

Du centre de rétention de Vincennes à Ferguson, Solidarité face à la police et à l’État !

Le tract en format pdf

Repris de sans papiers ni frontières

[Missouri, USA] Solidarité avec les émeutiers de Ferguson – 11, 12 et 14 août 2014

fergus_mikeDans l’après-midi du samedi 9 août 2014, un adolescent noir de 18 ans, Mike Brown dit « Mike Mike », a été assassiné par un flic du service de police de la ville de Ferguson, située à 12 miles environ au nord-ouest de la ville de S-Louis (Missouri, centre des Etats-Unis). Il a été abattu de plusieurs balles (6 dans le dos et 2 dans la tête)*. Des centaines de résidents se sont immédiatement rassemblés autour du lieu de l’assassinat, débordant sur la rue principale, W. Florissant, et en la bloquant partiellement. Des gens et proches en pleurs se sont rendus sur le lieu du meurtre et ont été accueillies avec des fusils d’assaut et des chiens policiers, tandis que la police fermaient l’accès à la ville en bloquant la rue principale (Florissant). La nuit suivante, le dimanche 10 août, une autre veillée aux chandelles a été appelée par la famille de Mike et des multiples garants de la paix sociale (paroisses diverses et associations, dont la NAACP**). Cet événement, qui a réuni plus d’un millier de personnes, a pris rapidement et naturellement une toute autre tournure. Les larmes de tristesse se sont transformées en actes de rage. Un résumé de récits d’anarchistes ayant participé à cette nuit de révolte :

fergus12Les manifestant-es se sont rassemblé-es dimanche soir dans une atmosphère pacifique et de peur, où des personnes ont défilé dans les rues et devant la police avec les mains en l’air (en référence avec l’attitude que Mike Brown a eu face aux flics). Mais peu de gens étaient calmes, et très rapidement des centaines de personnes ont convergé massivement en allant en direction des lignes de flics aux cris « assassins », « nique la police » (le nombre de participant-es oscillant entre 600 et 1000)… Quelques objets pleuvent sur les flics, des véhicules de police passent à travers la foule tout doucement mais la quatrième voiture est bloquée par des manifestant-e-s, qui montent sur le capot, donnent des coups de pieds sur la carrosserie: des vitres sont pétées, et des manifestant-es ouvrent de force une portière mais la voiture part brusquement avant que les flics à l’intérieur puissent y être extraits. Beaucoup de monde renonce à avoir peur.

Suite à ce réveil de la foule, la police bloque aux manifestant-es les accès sud et nord de la ville de Ferguson. Il se trouve que depuis l’avenue Ferguson, axe pris par la manifestation, de nombreuses petites rues vers l’est mènent à des entreprises, des magasins… La police, trop craintive de ce qu’il pouvait se passer et en infériorité numérique pour investir une zone résidentielle bouillonnante de colère, n’étaient pas en mesure de bloquer ces rues. Les gens, entendant parler de ce qui se passait, sont sortis dans le quartier commerciale à pied, en voitures et en motos tout au long de la nuit. Pour une fois, la géographie de cette foutue banlieue était de notre côté. Apparemment, un nombre incalculable de gens en colère ont pu rejoindre les émeutes en entrant par la protection d’un quartier résidentiel uni contre la police (qui elle ne pouvait pas entrer). 

FergusCagouleJ’ai continué à essayer d’encourager les gens à se couvrir le visage. Je dirais que pour dix personnes auxquelles je me suis adressé, neuf m’ont dit qu’elles en avaient rien à cirer et étaient fiers, mais beaucoup de gens se sont masqués. Certains commentaires ont été faits sur le fait que nous ressemblions à un groupe de ninjas. […]

ferguson-kmovEn passant à côté d’une camionnette des médias garée à côté de la route, j’ai entendu un homme dire derrière moi « Mec, j’aime pas ces putains de médias ». Et ensuite lui et ses amis ont couru et ont commencé à faire basculer le van. Plus tard, un autre van de la presse mainstream avait eu sa fenêtre brisée pendant la nuit

À un certain moment, quelqu’un a tiré quelques coups de feu de célébration en l’air. Plus tard les gens ont tiré sur l’hélicoptère de la police circulant au-dessus de nos têtes. […]

Une grande enseigne qui affichait les prix du gaz a été déchiré et tagué. D’autres graffitis que j’ai vu dans la rue: «Vengeons Mike Mike », « Nique la Police » « Tuons les flics » « Le seul bon flic est un flic mort », « les balances ont des points de suture » « oeil pour oeil rendons nos maîtres aveugles, » et « Mike Brown, c’est pour toi. »

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L’énergie dans les rues était à la fois enragée et festive. Les gens partaient du centre commercial avec les bras chargés de cigarettes, de bières, de nourriture et transmettaient tout ça à leurs amis. Les gens ouvraient des bières et buvaient avec des amis dans une atmosphère chargée en cannabis, au milieu de la musique, des voitures qui crissaient leurs pneus….

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Des gens ont arraché un distributeur automatique de billets de la zone commerciale, l’ont fracassé avec un marteau et obtenu l’argent à l’intérieur et d’autres personnes sont repartis avec. Les billets de la loterie ont été jetés en l’air en chantant « Faites en pleuvoir! »

Le DAB en question....

Le DAB en question….

Le marchand de viande « Sam »et le magasin de vins et spiritueux sont les autres endroits, d’après ce que tout le monde dit, à avoir appelé la police contre « Mike Mike ». Des dizaines de gamins de douze ans ont commencé le pillage de ces commerces. Les gens ont couru et fait des va-et-vient à travers les portes défoncées et débloquées des commerces durant des heures. Les gens ont sorti des couches pour bébés, de la nourriture, et pleins d’autres trucs dont nous avons tou-te-s besoin pour survivre- pour ne pas mentionner l’alcool, les cigarillos et d’autres choses pour se faire plaisir et faire la fête. Une petite fille de dix ans qui passait par là et portant un grand sac plein de nourriture a dit: « on va bien manger à l’école demain ». L’enseigne de Sams a été tagué avec un « Nique les balances ».

APTOPIX Police Shooting Missouri

De nombreux policiers se pressaient sur le côté sud de la rue probablement pour essayer de garder les gens dans les chaînes de gros magasins (notamment dans le centre commercial Northland), mais en vain. En coupant à travers les quartiers résidentiels, les petits groupes de personnes ont cassé les fenêtres des magasins Walmart et Foot Locker, puis ont pris ce qu’ils voulaient. Marcher à travers les quartiers, les gens couraient dans la rue avec des piles de chaussures; des boîtes à chaussures vides jonchaient les rues.

Les gens n’arrêtaient pas les émeutes et les pillages pendant une longue période. Il a même étendu à des endroits pas directement dans la zone, y compris les magasins d’accessoires de beauté, magasins d’accessoires automobiles et au moins une banque. […] Tout ce que nous avions à faire était de prendre ce que nous voulions. […]

A QuikTrip convenience store burns during a night of rioting in Ferguson, Missouri

Après le pillage, l’incendie….

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Malgré l’intervention rapide des pompiers

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Les une après les autres, les bennes à ordures derrière les entreprises brisées ont été incendiées. A un moment, j’ai pu voir cinq de ces incendies et la fumée qui s’en échappaient de loin. Plus tard, le commerce QT a été incendié et totalement détruit, et une énorme fumée s’échappait dans l’air et il était difficile de respirer. Finalement, vu que la présence policière augmentait et que des porcs provenant d’autres municipalités arrivaient, les lignes de flics anti-émeutes ont commencé à déplacer lentement leurs lignes vers l’avant, malgré le fait d’être la cible de jets de pierres et de bouteilles, au milieu de cris de rage des gens dans les rues.

Tout au long de la soirée, la destruction qui a lieu dans le quartier commerçant est contrastée par un calme étonnant dans les zones résidentielles. Les gens se sont déplacées vers les zones commerciales… Les gens n’étaient pas dans leur putain de quartier, ils ont attaqué les entreprises qui pratiquent la délation à leur encontre, les emploient dans des tâches sans intérêts, s’accaparent les ressources dont ils ont besoin pour vivre et profiter de la vie.

De même, la destruction infligée à ces entreprises a été réalisée en l’absence totale de violence entre les manifestant-es. Les tensions entre les gens sont restés verbales, avec parfois des mots dures échangés, mais l’absence de violence entre les gens contredit les mythes de «manifestants violents»…. 

C’est là que notre histoire se termine, mais cela ne nous fait pas dire que c’est la fin. Les habitant-es de Ferguson ont été debout toute la nuit: en fêtant, se vengeant contre les flics et le monde dans lequel ils ont été exclus, obtenant la merde dont ils ont besoin pour survivre, détruisant la merde des gens riches pour le plaisir, se racontant des histoires …

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le gérant du magasin d’accessoires automobiles compte ses pertes (vitres pétées et marchandise expropriée)

resto rapide 'Taco Bell', avec vitres cassées et contenus pillés

la visite dans le resto rapide ‘Taco Bell’ a laissé des traces…

Il y aurait eu lors de cette soirée d’émeutes entre 30 et 40 interpellations. Il y aurait plus d’une vingtaine d’entreprises et commerces prises pour cibles (vitres pétées, pillages et incendies all inclusive), voitures dégradées et deux keufs blessés. 

Tôt lundi 11 août, un poste de police de Philadelphie a été tagué en solidarité avec les émeutiers de Ferguson et toutes les personnes qui ne se résignent pas face à la terreur capitaliste et étatique.

Rien que cet été, plusieurs personnes ont perdu la vie suite à une intervention policière. Comme ce jeune qui n’avait pas la thune pour se déplacer dans Seattle et qui a eu le malheur de croiser ces brutes en uniforme.

Dans la soirée de lundi 11 août au sud de Los Angeles, soit deux jours après l’assassinat de Mike Brown, un homme de 24 ans a été tué par les flics. Après que la police se soit rendue à l’intersection West 65th Street et South Broadway où a eu lieu un peu plus tôt une fusillade, elle a arrêté par balles la vie d’Ezell Ford. Il est mort de ses blessures à l’hôpital. La routine médiatique et raciste consiste à savoir « si ce jeune noir faisait partie d’un gang » tout en vomissant leurs ignominies (comme quoi il était « mentalement attardé »). Ce que l’on sait surtout, c’est que les porcs ont refusé de dire où avait été hospitalisé Ezell. D’après la mère, Ezell était couché au sol quand les agents de police lui ont tiré trois balles dans le corps.

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Lundi 11 août 2014, les manifs se sont poursuivies dans le secteur. Des centaines de personnes se sont rassemblées à proximité du magasin d’alimentation générale de la chaîne QuickTrip, pillé et incendié la veille. Les flics étaient davantage déployés dans les environs et ont tiré des des coups de flashball et de grenades lacrymo après avoir entendu des coups de feu émanant de la foule. Malgré les appels au calme de la famille de Mike Brown et à la condamnations des événements de la veille par des ennemis de classe du NAACP** et d’autres associations (qui font parler le mort afin d’imposer une paix criminelle, en affirmant que « Mike n’aurait jamais souhaité des émeutes et des pillages… »), une partie des contestataires ont attaqué les flics à coups de pierres et de bouteilles. Les affrontements ont débuté lorsque la police a lancé des appels à la dispersion au mégaphone. Selon les portes-parole de la police, 12 à 15 arrestations ont eu lieu. 

Alors que dans un premier temps la police de la ville avait déclaré faire la transparence en public en annonçant publiquement l’identité du flic, ce mardi après-midi (12/08/2014), elle vient de faire machine arrière en affirmant à travers les médias que l’agent en question était l’objet depuis quelques jours de menaces de mort sur les réseaux sociaux (comme si c’était une surprise), et donc que son nom ne sera pas publié. 

Mercredi 13 août 2014. Les manifestants-es ne se sont pas laissés terroriser par le déploiement incalculable de flics en tous genres, plaçant la ville de Ferguson en état de siège. Des robocops surarmés dans et devant leurs camions blindés sillonnaient la ville, pointant les protestataires avec leurs fusils, procédant à de nombreuses fouilles juste après le meurtre de Mike Brown. Le chef de police avait prié les organisateurs des manifs d’appeler à la dispersion avant la nuit tombée par crainte d’émeutes… Mais en vain. La rage a pris le dessus de tous ces divers appels au calme, qu’ils viennent de la part des religieux ou des travailleurs sociaux. Lors de cette nuit du 13 au 14/08, la cible principale était la police (contrairement à la première nuit où les attaques visaient principalement les commerces et grandes surfaces, banques, etc…): des pierres, bouteilles et cocktails molotov ont été balancés sur les lignes de police suite à la tentative des autorités de disperser les manifestant-es par des tirs de grenades lacrymo, bombes fumigènes et tirs de balles en caoutchouc. (une vidéo de la bataille urbaine est visible ici). D’après le chef de police du comté, Jon Belmar, il y aurait eu une vingtaine de véhicules de police vandalisés. Les médias ont rapporté une dizaine d’interpellations. Plus tard, des dizaines de manifestant-es se sont rassemblé-e-s devant le commissariat pour exiger la libération des personnes arrêtées. Une centaine de flics protégeait le bâtiment.

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Sources:

Notes

*Mike était avec une autre personne, Dorian Johnson, quand il a croisé la police; il en fait un rapide compte-rendu: le porc, qui était dans son véhicule, leur a sommé de marcher sur le trottoir et non pas sur la route… Les deux copains ont continué leur chemin et l’agent de l’ordre s’est excité, a failli les écraser avec son véhicule sérigraphié police. Mike s’est fait choper par le flic au niveau du coup qui tentait de le mettre dans la voiture. L’officier a alors sorti son arme et a dit: «Je vais te tirer dessus», ou «Je vais tirer», a dit Johnson. Lorsque l’agent a ouvert le feu, Mike Brown a été touché, a déclaré Johnson qui s’est caché derrière une voiture. Mike continua de courir, tout en étant pourchassé par l’officier qui lui a de nouveau tiré dessus. Lorsque Brown a senti le coup de feu, il s’est retourné, a mis ses mains en l’air et a commencé à s’aplatir sur le sol. L’agent tirait toujours, a témoigné Dorian Johnson.

Comme dit plus haut dans le texte, une autre version est aussi sorti: la direction du magasin de la chaîne QuickTrip a appelé la police pour arrêter Mike, le soupçonnant de vol. Lors de cette nuit de révolte, ce même restaurant a fait les frais de cette délation en étant pillé puis incendié par les émeutiers. 

** Le NAACP, « association nationale pour la promotion des gens de couleur » en français, a été créée au début du XXè sc. par des notables afro-américains. Cette association se place aux côtés des familles des victimes lors des procès afin de réclamer justice, avec cette illusion répandue au sein des manifs qu’il faudrait faire confiance à cette société esclavagiste qui tue et affame les pauvres et indésirables (noir-es qui plus est).

Aux Etats-Unis, les dernières grosses révoltes ont eu lieu l’été dernier en réaction à l’acquittement du vigile privée, G. Zimmerman, qui avait tué un an auparavant un jeune noir.

Voir aussi la rage qui s’est exprimée dans les rues (malgré la volonté affichée des organisateurs de jouer les pompiers de la révolte) suite à l’assassinat d’un jeune noir par la police à Brooklyn (NYC) en mars 2013

[Seattle, USA] Sabotage d’un distributeur de tickets de transport en solidarité – 18 juillet 2014

Vendredi 18 juillet 2014, nous avons attaqué la station de tramway Rainier Beach de Seattle, en brisant les écrans du distributeur automatique de tickets et engluant les fentes à carte. Le tramway est l’une des plus récentes transformations des stratégies de déplacement urbain et le lieu d’un récent meurtre policier.

Il y a eu six incidents distincts d’harcèlement du FBI envers les anarchistes durant les 6 derniers mois. Les compagnon-nes ont été arrêté-es, interrogé-es et menacé-es. Apparemment les arrêts découlent des enquêtes en cours visant les anarchistes dans le nord-ouest américain, dont le récent Grand Jury a été une stratégie.

Notre intention est de rappeler autant à l’Etat qu’aux anarchistes, que nous sommes attentifs aux modèles de formation de répression. Ils ne seront pas ignorés et que nos compagnon-nes ne sont pas seul-es.

S’ils continuent à rendre difficile à nos ami-es et compagnon-nes de vivre, de se déplacer – nous continuerons à monter des attaques de la sorte qui rendent la pareille.

Traduit de pugetsoundanarchists

[Albuquerque, USA] Manifs et actions sauvages contre la police à la suite du meurtre d’un SDF

BkBY4c9CQAAdoTz-jpgDans l’Etat du Nouveau-Mexique, des manifs sauvages contre la police secouent la normalité de la ville d’Albuquerque. Dimanche 31 mars, plus de 500 personnes sont descendues dans les rues contre la police et le récent meurtre d’un sans-abri. La manif a débuté à 12h pour se terminer aux environs de minuit, après plusieurs moments durant lesquels des affrontements sporadiques avec les flics ont eu lieu.

Un long sit-in a eu lieu devant le poste de police de la ville, qui a été réprimé à coups de lacrymo par les flics. Les manifestants scandaient « Police d’Albuquerque, vous êtes coupables; Nous sommes tous James Boyd (nom de la dernière personne butée par les flics d’Albuquerque); »

Au moins un flic a été blessé à l’issue de la journée par une pierre qui lui est arrivée en pleine face (parmi les pluies sporadiques d’objets sur les cordons de police). A en croire le maire de la ville, Richard Berry, ce même minable de keuf (qui n’a décidément pas eu de chance!) aurait également reçu un crachat directement dans la tronche. Un autre flic a été pris au piège dans une voiture de patrouille. Plusieurs tags contre la police ont été inscrits sur le mobilier urbain et le long des murs du trajet de la manif. D’autres affrontements ont eu lieu lorsque les flics sont intervenus à coups de gaz contre les manifestants qui ont tenté de bloquer une deuxième autoroute. 

Au final, six personnes ont été arrêtées à l’issue de la journée pour « désordre public« . 

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Le 16 mars dernier, James Boyd, SDF, a été abattu par les flics. Après avoir reçu des tirs de flash-bang et des coups de taser, il a succombé aux tirs des porcs. Les meurtriers assermentés ont justifié leur intervention en disant que l’homme les avait menacé avec deux couteaux et campait illégalement. (On peut aller mater cette vidéo qui revient sur le meurtre, ainsi que sur les manifs qui ont suivi)

Le dimanche suivant (6 avril), des citoyens et autres collabos de la police ont marché en soutien aux policiers mis en cause dans l’assassinat de James. La déambulation était organisée par des associations d’anciens flics, familles et proches telles que « L’ordre fraternel de la police » et le club de motards, les Blue Knights, connu pour ses liens très étroits avec la police.

Juste après cette déambulation puante, on apprend par la presse que dans la nuit du 7 au 8 avril, au moins quatre postes de police de la ville ont été attaqués à la peinture. Les vandales ont aspergé de peinture rouge les murs, vitres et enseignes de police des commissariats de Central and Rio Grande (cf photos 1, 2 & 3), Central and Girard (cf photos 4 & 5), Tramway and Montgomery (cf photo 6) et le poste à côté du centre communautaire de South Broadway.  

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Suite à cette attaque picturale, les agents de nettoyage de la ville ont passé la matinée à nettoyer ces immondes bâtiments, aidés par des citoyens d’un club de bagnoles.

Il est important de mentionner le fait que les médias, en bons portes-parole et auxiliaires de police, n’ont pas hésité à balancer dans leurs torchons les portraits-photos des six personnes arrêtées à l’issue de la manif du 31 mars 2014. 

Reformulé de leur presse via anarchistnews.org (le lien vidéo de @le_réveil)

[Flics porcs assassins] 2 ans après la mort de Wissam El-Yamni

Lire le dossier en entier au format PDF

QUAND LES POLICIERS GACHENT LA FETE…

Aux premières heures de l’année 2012, dans le quartier clermontois de la Gauthière, Wissam El Yamni fêtait la nouvelle année avec quelques amis d’enfance, sur le parking du coccimarket. Un autoradio diffusait de la musique, on se partageait une bouteille de vodka, l’atmosphère était détendue. Pas d’excès, pas de tapage, juste un moment convivial aux pieds d’une cité HLM ordinaire1.

Vers deux heures trente du matin, la police reçut semble-t-il un appel provenant du téléphone portable de Wissam et signalant la présence d’un corps inanimé sur la chaussée. Deux (ou peut-être trois) voitures se rendirent sur place, où un véhicule de pompiers les rejoignit également.

Les véhicules, parmi lesquels au moins deux équipages de l’unité cynophile, arrivèrent à proximité du parking par la rue de l’Aiguillade. Tandis que les pompiers étaient renvoyés à la caserne, l’un des véhicules de police essuya un jet de pierre qui rebondit sur la vitre. Wissam, identifié comme l’auteur du jet de projectile, fut alors pris en chasse par des agents de police, fuyant en direction de l’école Jean de la Fontaine. La suite reste confuse et le déroulé des faits varie selon les témoignages, bien qu’un certain nombre d’éléments concordent.

Rattrapé à l’angle des rues du Colombier et Grande Combaude (200m plus loin), Wissam fut frappé une première fois au visage par un policier de l’unité cynophile avant de chuter au sol, puis reçut un second coup dans le thorax. Dans un laps de temps très court et alors que Wissam était déjà au sol et menotté, au moins huit autres véhicules de police (deux voitures de police secours, trois de la BAC, deux de la section d’intervention et deux autres de l’unité cynophile) vinrent stationner sur le parking de l’école Jean de la Fontaine. Quand les amis de Wissam arrivèrent alertés sur les lieux, ils y trouvèrent un grand nombre de policiers (l’analyse des faits en révélera près de vingt-cinq) visiblement rigolards, fumant et écoutant de la musique funk. L’explication la plus plausible étant qu’ils avaient eux aussi fêté la nouvelle année au commissariat avant de partir en intervention. Depuis les immeubles avoisinant, d’autres témoins décriront une scène similaire. Les policiers évoqueront l’utilisation de chiens pour interrompre Wissam dans sa course. Et d’autres témoins diront que les policiers lancèrent un décompte à haute voix avant de frapper Wissam : d’humeur festive, certains policiers semblaient vouloir se défouler sur le jeune homme.

Finalement menotté et visiblement inconscient, il fut placé sur la banquette arrière de la Ford Mondeo blanche de la brigade canine. Au cours du transport, qui dura entre 3 et 5 minutes, le policier présent à l’arrière avec Wissam le redressa dans un premier temps pour libérer de la place, puis le plaqua contre la vitre pour le maintenir tranquille. Trouvant cette posture inconfortable et cherchant à immobiliser totalement Wissam, le policer appliqua alors, si l’on en croit la version policière, la bonne vieille méthode du « pliage » enseignée autrefois à l’école de police, mais interdite depuis par une circulaire du 17 juin 2003 (suite à la mort par étouffement de Getu Hagos, un jeune Ethiopien sans-papiers, lors d’une expulsion le 16 janvier 2003). Voir plus loin les conclusions du légiste.

[Etats-Unis] Attaques contre la police à Olympia

Le poste de police de l’ouest d’Olympia attaqué (nuit du 24/12/2013)

Tôt ce matin, nous sommes montés sur le toit du poste de police d’Olympia et fracassé 8-10 caméras de surveillance. Ce sous-poste de police existait sans caméras depuis longtemps, et était un lieu de nombreuses attaques anarchistes. Quand nous avons vu qu’ils avaient enfin mis en place des caméras… nous avons décidé qu’elles devaient être démolies.

Nous avons fracassé 3-4 fenêtres comme nous sommes partis, et nous avons ri dans la nuit. Cet acte a été accompli en solidarité avec tous les prisonniers, avec tous ceux qui font face à la répression, pour les silencieux et ceux en cavale, et pour nous – afin de garder notre sang bouillant.

Parce que c’est amusant. Parce que c’est facile. Parce que nous détestons la police et la société qu’elle maintient.

Niqqqueee llaaa ppolliiicccceeeee !

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Traduit de l’anglais de anarchist news, 24 décembre 2013 à 17h07

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Trois voitures de police fracassées à l’extérieur du palais de justice d’Olympia

Dans la nuit du 16 décembre, trois voitures de police garées à l’extérieur de Palais de Justice Creighton d’Olympia (de la maison de détention municipale d’Olympia et du tribunal municipal) ont eu leurs fenêtres fracassées.

Ce jour a été choisi en accord avec l’appel international de solidarité avec les 5 de Barcelone, accusé.e.s de l’ attentat à la bombe contre la cathédrale catholique romaine de Saragosse, en Espagne.

Deux, qui restent en détention préventive, Monica Caballero et Francisco Solar, étaient récemment la cible de poursuites dans l’affaire des bombes (Caso Bombas) des anarchistes chiliens (2010-2012). Ils ont tous deux été confronté.e.s à ce procès et ont fait neuf mois d’emprisonnement avec dignité. Ils ont inspiré la communauté anarchiste internationale et maintenant nous voulons montrer notre soutien pour eux et notre haine des forces répressives de cet acte de rébellion.

La solidarité, c’est l’attaque ! La police Olympia est une manifestation du même appareil de répression qui tente de contrôler nos camarades d’outre-mer. Ce contrôle et cette répression existe aux États-Unis en abondance aussi. Par exemple, le 19 Novembre à Durham, en Caroline du Nord, la police a été brutalement assassiné Chuey Huerta âgé de 17 ans, alors qu’il était détenu dans le siège arrière de leur voiture de patrouille.

Avec notre action, nous envoyons également un message sincère de solidarité à tous ceux qui souffrent de la perte d’un être cher des mains de la police, en particulier ceux à Durham, en Caroline du Nord.

Traduit de l’anglais de Act for freedom now, 19 décembre 2013

[Guyane] Deux nuits d’émeute contre la police à Cayenne (16 et 17 décembre 2013)

Un homme tué par des policiers en Guyane

« C’était chaud, très chaud », confie au Monde le magistrat de permanence au parquet de Cayenne. Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 2 h 30 du matin, un homme d’une trentaine d’années a été expulsé par un vigile d’un dancing brésilien du chemin Troubiran, un quartier populaire partagé entre Cayenne et Rémire-Montjoly. « Il était armé, le vigile l’a signalé à une patrouille de police qui passait par là », explique le magistrat. « Les policiers sont descendus de voiture pour le contrôler, mais il aurait sorti un revolver pour le pointer sur eux, et les fonctionnaires ont répliqué », précise le parquet.

Selon les premiers éléments de l’enquête, deux policiers – sur les trois de la patrouille – ont fait usage de leur arme de service. « L’homme est tombé au sol et il a continué à pointer son arme vers les fonctionnaires, qui ont tiré à nouveau. Il y plusieurs impacts de balles à l’abdomen et aux jambes », précise Olivier Le Cardinal, directeur départemental de la sécurité publique de Guyane.

VÉHICULES CAILLASSÉS

« Les gens qui étaient dans le dancing sont sortis et s’en sont pris aux policiers », ajoute le magistrat du parquet. Plus d’une centaine de personnes, selon des témoins, ont lancé des bouteilles de bière et des pierres sur les policiers et les secours venus porter assistance au blessé. « Les véhicules des policiers, du Samu et des pompiers ont été caillassés », explique Ivan Auriel, le procureur de la République, sur la chaîne publique Guyane Première.

Arrivés sur place, des renforts de police et de gendarmerie ont lancé des grenades lacrymogènes et opéré des tirs de semonces pour faire reculer les émeutiers et permettre l’évacuation du blessé et des policiers pris à partie. La victime est décédée à son arrivée à l’hôpital, vers 4 heures du matin.

Deux policiers – les deux tireurs présumés – ont été placés en garde à vue au service régional de police judiciaire dans le cadre d’une enquête ouverte pour homicide par agent de la force publique, et un homme soupçonné d’avoir participé aux violences contre les fonctionnaires a été mis en garde à vue au commissariat de Cayenne. Les deux policiers ont été relâchés lundi en début de soirée et la garde à vue de l’émeutier présumé a été prolongé

« QUARTIER SENSIBLE »

Le quartier de Troubiran a été classé fin 2012 en Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP), en même temps qu’une partie de Cayenne, Matoury et toute la commune de Kourou, mesures élargies cette année à l’ensemble de Matoury et Rémire-Montjoly, dans la banlieue de Cayenne.

Secteur d’habitat souvent illégal et précaire, Troubiran est « un quartier sensible, particulièrement surveillé dans le cadre de la ZSP », explique t-on au parquet. Si les Zones de Sécurité Prioritaire ont permis d’infléchir la hausse de certains paramètres de l’insécurité en Guyane, rapporté au nombre d’habitants, ce département français d’Amérique du sud – où un habitant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté, avec un taux de chômage de 22 % et une forte immigration clandestine – reste l’une des régions les plus criminogènes de France.

Leur presse – LeMonde.fr (Laurent Marot), 17/12/2013 à 09h01

Un contrôle d’identité qui vire au drame

La nuit a été marquée par les violences sur la piste Tarzan à Cayenne. Un homme est décédé après des échanges de coups de feu avec la police lors d’une patrouille. Plusieurs centaines de personnes, se sont ensuite interposées violemment à l’intervention des forces de l’ordre.

Ce matin un homme est mort suite à un échange de coups de feu avec les forces de l’ordre. S’en est suivi une émeute : 200 à 300 personnes, se seraient opposés violemment à la police en jetant divers projectiles.

Un simple contrôle d’identité tourne au drame

A l’origine des violences, une patrouille de police qui, vers 2h30 dans la nuit de dimanche à lundi, a dit être menacée par une personne armée qui a refusé un contrôle d’identité. S’ensuit un échange de coups de feu qui se transforme en véritable émeute lorsque 200 à 300 personnes, selon les premières déclarations, se sont interposées et auraient, pour la plupart ouvert aussi le feu et jeté des projectiles. Le renfort de la gendarmerie a été nécessaire.

L’intervention des secours n’a pu être possible qu’après sécurisation des lieux par les forces de l’ordre. L’individu contrôlé par la police a été transporté, inconscient, au centre hospitalier. Il a reçu sept balles. Il est mort des suites de ses blessures, tôt ce matin.

Ouverture de deux enquêtes par le parquet

Deux procédures sont en cours nous informe le parquet : une enquête pour homicide à l’encontre de la victime confiée à la police judiciaire et une autre enquête pour le commissariat de Cayenne suite aux violences urbaines.
Un personne soupçonnée d’avoir participé à celles-ci est placée en garde-à-vue depuis ce matin .

Leur presse – Guyane la 1ère (Franck Leconte), 16/12/2013 à 12h24

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Nuit de violence au quartier la Mâtine à Cayenne

Des affrontements ont eu lieu cette nuit dans le quartier de la Mâtine à Cayenne. Une vingtaine de jeunes s’en sont pris aux forces de l’ordre par des jets de projectiles. L’homme abattu, piste Tarzan, par des policiers après les avoir menacé de son arme habitait la Mâtine.

Après la piste Tarzan la veille, des incidents ont enflammé le quartier de la Mâtine à Cayenne. L’homme décédé hier sur la piste Tarzan était originaire de ce quartier réputé sensible de Cayenne.

Le calme rétabli au bout de 3h00

La plupart des jeunes impliqués dans ces affrontements, une vingtaine au total sont des personnes qui connaissaient l’homme abattu par les policiers. Ils réclament justice pour leur ami tué, pour eux, sans raison. Il était 22h00 quand les bagarres avec la police ont commencé. Les forces de l’ordre ont pu rétablir le calme vers 1h00 du matin.

Trois personnes dont le frère de la victime ont été interpellées.
S’agissant des faits de la veille survenus sur la piste Tarzan, les deux enquêtes se poursuivent. Une est menée par la police judiciaire à l’encontre des deux gardiens de la paix pour homicide puis une deuxième du commisariat de Cayenne pour violences urbaines.

Leur presse – Guyane la 1ère (Franck Leconte), 17/12/2013 à 08h40

Un autre article de la presse guyanaise précise que cette nuit d’émeute dans le quartier La Mâtine a débuté par trois feux de poubelles et l’incendie d’une carcasse de moto. Suite à l’intervention des pompiers et aussi des flics, ces derniers ont essuyé des jets de pétards et de bouteilles puis ont répliqué par des tirs de grenades lacrymo. Lors d’une charge policière, trois personnes ont été interpellées.

On apprend également que la personne tuée a reçu sept tirs de la police: les deux flics soupçonnés des tirs sont rapidement sortis de leur garde-à-vue. Celles des trois émeutiers présumés ont été prolongées de 24h.

[Suède/Flics porcs assassins] La banlieue nord de Stockholm brûle pour la deuxième nuit consécutive

Mise-à-jour 21/05/2013:

SUÈDE • Les émeutes continuent dans la banlieue de Stockholm

« Les émeutes continuent », titre le quotidien après la deuxième nuit consécutive de troubles à Hosby, dans la banlieue de Stockholm.

Des voitures ont été incendiées et des jeunes masqués ont jeté des pierres sur les forces de l’ordre.

Ces évènements font suite à un incident survenu à Husby le 13 mai, quand des policiers ont abattu un homme de 69 ans qui les menaçait. Dagens Nyheter ajoute que ces troubles s’expliquent également par la ségrégation et le chômage, dans ces zones où la majorité des habitants sont des immigrés ; la police est notamment accusée de propos racistes envers les jeunes de banlieue.

« On nous a traité de ‘nègres’ et de ‘singes' », déplore Rami Al-Khamisi, porte-parole de l’organisation Megafonen [« Le mégaphone »], qui lutte pour plus de justice sociale et qui emploie des jeunes de la banlieue de Stockholm.

Leur presse – Courrier international (Dagens Nyheter), 21/05/2013

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L’agitation s’est poursuivie mardi soir à Husby dans la banlieue nord-ouest de Stockholm.

Des individus cagoulés ont attaqué les policiers et les pompiers à coups de pierres. Quatre personnes ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir participé aux émeutes.

Entre 50 et 100 personnes ont été impliquées dans les attaques contre la police et les services d’incendie, selon la police. A quatre heures, les incendies ont été éteints et le quartier de Husby était redevenu relativement calme, selon l’attachée de presse de la police Diana Sundin.

Traduit librement de la presse, 21/05/2013

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Photos prises de aftonbladet.se, 21/05/2013

Dans la nuit du 19 au 20/05/2013:

Nuit d’émeute dans une banlieue de Stockholm

De nombreux véhicules ont été brûlés dans la nuit de dimanche à lundi à Husby, une banlieue du nord de Stockholm. Les troubles auraient comme origine la mort d’un homme abattu par la police.

Des émeutes ont éclaté dans un quartier du nord de Stockholm aux alentours de 22 heures dimanche alors que la police intervenait pour des incendies de véhicules. Selon les forces de l’ordre, des jeunes ont commencé à leur jeter des pierres à leur arrivée.

Environ 50 personnes ont dû être évacuées d’un immeuble d’habitation, incommodées par la fumée d’un garage en feu.

Des témoignages font état de plusieurs dizaines de véhicules incendiés, parmi lesquels des camions.

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Pas d’arrestations

Selon les médias suédois, l’origine des troubles serait la mort d’un homme de 69 ans, abattu lundi dernier dans le quartier par la police alors qu’il menaçait des passants avec une arme blanche.

Le calme est revenu dans le quartier tôt lundi matin. La police n’a procédé pour l’heure à aucune arrestation, mais a annoncé qu’elle allait enquêter à l’aide des images de caméras de sécurité.

Leur presse – RTS.ch, 20/05/2013 à 13h11

Dans la presse anglophone, on apprend que les vitres de deux écoles ont volé en éclats (dont un début d’incendie a été constaté dans une école à Trondheim Way), que plusieurs entreprises ont été la cible des émeutiers, que le centre commercial local a également été vandalisée, et que trois policiers ont été blessés dans la bagarre. La police estime qu’entre 50 et 60 jeunes ont participé à l’émeute et qu’une centaine de véhicules a été incendiée, dont une large partie des camions de chantiers. Les affrontements ont débuté à l’arrivée des flics et des pompiers lors des premiers feux de véhicules: une soixantaine de jeunes cagoulés a attaqué la police avec des pierres. Entre autre, un flic a été passé à tabac par la foule.

Youths riot in Stockholm 2839181_520_292 SWEDEN-RIOT

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