Archives du mot-clé Milan

[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

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Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

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Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

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Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

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premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

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 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

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A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

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Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

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Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Italie] Trois nouvelles arrestations à Milan – 11 juillet 2014

Italie : Trois nouvelles arrestations pour l’attaque du chantier de Chiomonte

NO-TAV-libresCe matin à Milan, Lucio, Francesco S. et Graziano ont été arrêtés.
Un autre compagnon, Andrea, a subi une perquisition, en tant que témoin.
Les trois sont accusés d’avoir participé, de façons différentes, à l’attaque du chantier de Chiomonte, la nuit du 13 au 14 mai 2013, les mêmes accusations pour lesquelles Chiara, Mattia, Claudio et Niccolò ont été envoyés en prison.

Les chefs d’inculpation ne sont pas encore clairs, mais les journaux parlent de dégradation, d’incendie, de violence sur agent, de possession et fabrication d’engins explosifs ou armes de guerre.
Si ces informations sont exactes, il semblerait que la sentence de la Cour de Cassation ait obligé le parquet de Turin à modifier les accusations, en laissant de côté la circonstance aggravante de terrorisme.
Bientôt des mises à jour.

Les compagnons et les compagnonnes de Milan.

[Traduit de l’italien par non-fides de informa-azione.]

Adresses pour écrire aux compagnons arrêtés :

Mazzarelli Graziano
casa circondariale
via Paolo Perrone 4
Borgo S.Nicola
73100 Lecce

Alberti Lucio
Sala Francesco

casa circondariale San Vittore
piazza Filangeri 2
20123 Milano

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Immédiatement, de nombreuses actions de solidarité ont eu lieu, notamment devant les prisons dans lesquelles sont enfermées les compagnons.

A Lecce, vendredi 11 juillet, jour des arrestations, un rassemblement solidaire s’est tenu devant la prison pour Graziano et tous les autres prisonniers, avec musique, slogans et discours au mégaphone. Il y avait aussi des membres de familles d’autres prisonniers. Le lendemain dans le secteur de Porta Rudiae, un rassemblement s’est de nouveau tenu avec les trois nouveaux arrêtés.

A Milan le 12 juillet 2014, près de 80 compagnon-nes se sont rassemblé-es devant la prison de San Vittore en solidarité avec Lucio et Francesco et, malgré la distance, avec Graziano. Aux pétards, feux d’artifice et slogans venus de l’extérieur ont répondu le fracas des prisonniers par des cris et des coups.

Repris de macerie

[Italie/France] Chronologie d’actions et d’attaques contre le TAV

Dans la nuit du 7 au 8 janvier : 3 boutiques SNCF se font péter leurs vitres à Paris, accompagnées d’un tag.

Dans la nuit du 10 au 11 janvier : deux locaux du parti démocrate sont attaqués à Milan à coups de bombes de peinture et des tags No TAV sont inscrits dessus.

27 janvier : blocage d’une autoroute à Rome à proximité d’une nouvelle gare construite spécialement pour le TAV.

29 janvier : A Rome, une chaîne avec deux briques a fini sur les lignes électriques de la ligne à grande vitesse qui traverse une zone urbaine

4 février : Manifestation contre l’ancien Premier ministre italien Romano Prodi (ancien président) lors d’une conférence à l’Université de Trente

7 février : les Transports en commun de Milan recouvert d’un slogan « Chiara, Nico, Mattia, Claudio libres »

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8 février : banderole de solidarité accrochée sur un pont au sud-est de Toulouse (France)

Dans la nuit du 9 au 10 février : une boutique SNCF est attaquée à Lyon en solidarité. Un tag est laissé sur un mur à proximité.

12 février : un train à grande vitesse bloqué et peint à Rome

13 février : réunion, projections et collecte de fonds à Rome

13 février : concert pour récolter des fonds pour la lutte No TAV à la Casa Occupata (Maison occupée) de Pelliceria à Gênes

14 février : assemblée publique No TAV à Tradate en Lombardie

15 février : débat, dîner et concert pour récolter des fonds dans la salle Marzolo Occupé à Padoue

19 février : assemblée publique No TAV à Gênes pour la mobilisation du 22 Février

20 février : les transports en commun de Bergame recouverts d’une inscription No TAV

22 février : manifestation de solidarité avec la lutte NO TAV à Gênes

22 février : Sabotage de 32 distributeurs automatiques de billets de la banque Intesa San Paolo en solidarité avec les prisonniers No TAV à Turin

22 février : banderole solidaire devant le consulat italien à Berne en Suisse

22 février : banderole solidaire avec les 4 inculpé-es pour terrorisme et saccage d’une agence SNCF lors de la manif à Nantes contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

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Fin janvier 2014, au moins 4 locaux du parti démocrate ont été maculés de peinture à Bologne. Quelques nuits auparavant à Trento et à Bolzano, ce sont au moins 6 banques du groupe ‘Intesa SaoPaolo’ – bien connu pour financer le TAV dans le Piémont – qui se font saboter leurs guichets automatiques avec différents matériaux.

Traduit de l’espagnol de contrainfo et mis-à-jour avec d’autres sources

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On peut aussi ajouter la soirée de soutien au squat ‘Le Transfo’ à Bagnolet (Paris) samedi 15 mars 2014

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[Milan, Italie] Attaque contre le parti démocrate en solidarité avec les No TAV emprisonné-es – Nuit du 10 au 11 janvier

Nous apprenons que dans la nuit du 10 au 11 janvier, deux locaux milanais du P.D (Parti Démocrate) ont été attaqués avec de la peinture et des inscriptions NO TAV en solidarité avec les arrêté-es du 9 décembre dernier.

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Repris de informa-azione, 13 janvier 2014 à 22h11

Quelques affiches ont été faites pour la libération des quatre ‘no tav’ arrêté-es le 9 décembre dernier.

[Italie, No TAV] Perquisitions et incarcérations pour « activité à visée terroriste » – Milan et Turin, 9 décembre 2013

Italie – ValSusa – Turin – Milan : Perquisitions et incarcérations pour activité à visée terroriste

Le 9 décembre à 5 heures, la DIGOS (police politique italienne) a perquisitionné l’Asilo Occupato et l’occupation de Via Lanino à Turin, ainsi que l’appartement d’un compagnon à Milan. Ils recherchaient trois personnes accusées d’avoir participé à une attaque contre le chantier du TAV en Val Susa dans la nuit du 13 au 14 mai dernier. Les trois personnes ont été incarcérées à la prison des Vallette à Turin, où se trouvait déjà Niccolo’, quatrième personne mise en cause dans cette histoire. Tous les quatre sont accusés selon la presse « d’activité à visée terroriste ». Des nouvelles bientôt.

Leur écrire :

  • Chiara Zenobi
  • Niccolò Blasi
  • Claudio Alberto
  • Mattia Zanotti

c/o Casa Circondariale « Lorusso e Cutugno

Via Maria Adelaide Aglietta

35 10149 Torino

Italie

LBERTÉ POUR TOU-TE-S

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COMMUNIQUES DE SOLIDARITÉ

Que souffle encore le vent de la délivrance

Solidarité avec Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio

LogoNOTAVDans la nuit du 13 au 14 mai dernier, une trentaine d’anonymes No TAV a attaqué le chantier de la Grande Vitesse en Val Susa, endommageant des équipements. Une action rapide et précise qui avait démontré, une fois de plus, que le camp retranché de la Clarea n’est pas inviolable, en faisant flotter de nouveau le doux vent de la délivrance. L’action a été défendue publiquement, dans une assemblée populaire à Bussoleno, par le mouvement No TAV. Aujourd’hui, 9 décembre, la police politique, sur ordre des parquets de Turin et Milan, a incarcéré quatre compagnons (il y aurait trois autres inculpés) pour « attentat à finalité de terrorisme », accusés d’avoir pris part à l’action de mai. Tout cela huit ans après l’invasion et les dégradations de masse du chantier de Venaus. Comme c’est arrivé tant d’autres fois (y compris en Val Susa il y a quelques mois), l’État accuse de « terrorisme » ceux qui résistent à ses projets dévastateurs, à ses chantiers militarisés, à ses gaz, à son fil barbelé, à ses « zones rouges », à ces matraques.

Nous nous fichons de savoir si Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio ont participé ou non à l’action contre le chantier de Chiomonte. Ce que nous savons c’est qu’à l’annonce de l’attaque nous avons exulté comme tant d’autres, dans la Vallée et pas seulement. Ce que nous savons c’est que les châtaigniers centenaires abattu par les bulldozers à la Clarea sont une blessure ouverte, qui brûle. Ce que nous savons c’est que le terroriste est celui qui affame, exploite, dévaste et bombarde et certainement pas celui qui s’oppose au massacre environnemental, qui se bat pour un monde sans profit et sans pouvoir. Ce que nous savons c’est que Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio sont nos amis et compagnons, généreux et combatifs toujours en première ligne dans les luttes, à Turin, à Milan, en Val Susa et partout où leur tête et leur cœur les appellent. Ce que nous savons c’est que nous les voulons libre tout de suite, dans les rues et sur les sentiers avec nous. Ce que nous savons c’est que ces arrestations n’arrêteront pas la lutte contre la grande vitesse et le système qu’elle incorpore et défend. Dans et autour du mouvement no tav est née et s’est diffusée une solidarité qui a toujours su répondre aux manœuvres répressives (chaque fois préparées par la machine de guerre médiatique), généralisant ses propres raisons et ses propres pratiques. Ni innocents, ni coupables. Qu’aucun chantier de l’injustice – avec ses mille excroissances – ne se sente à l’abri. « Nous préférer vous fâchés ».

Troupes d’occupations, politiciens et journalistes : les terroristes c’est vous !

Liberté pour Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio !

Anarchistes de Rovereto et de Trento

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Solidarité de compagnonnes et compagnons de Milan

Lundi 9 décembre, sur mandat des procureurs Padalino et Rinaudo du parquet de Turin, des perquisitions ont été effectuées et quatre compagnons ont été incarcérés à Turin et à Milan. Les faits qui leur sont reprochés concernent l’attaque du chantier du TAV de Chiomonte qui s’est déroulée la nuit du 13 au 14 mai 2013. Les chefs d’accusations sont lourds : articles 280 et 280bis («attentat à finalité terroriste, acte de terrorisme avec engins mortels et explosifs, détention d’armes de guerre, dégradations»). Beaucoup se rappelleront de cet épisode, quand des anonymes étaient apparus dans la nuit, avaient causé des dommages significatifs au chantier puis disparu comme ils étaient arrivés. C’est bien en relation avec cet épisode qu’une assemblée publique, appelée par le mouvement No Tav à Bussoleno revendiqua le sabotage comme possibilité pratique, utile et nécessaire à la lutte No Tav. On rappela alors les classiques de la non-violence active (Capitini, Gandhi, Mandela) en faveur du sabotage, d’autres auront rappelé les différents scénari de lutte, de celle des différents peuples sous occupation militaire aux actions contre le nucléaire, de la lutte partisane à l’immense bagage de la tradition ouvrière. Malgré le terrorisme médiatique mis alors en scène, les sabotages ne s’arrêtèrent pas, recueillant une sympathie diffuse dans toute l’Italie. Les derniers remontent à quelques jours au détriment de plusieurs entreprises collabos à Turin. […]

À suivre : l’ouverture de dossiers d’enquêtes pour terrorisme à l’encontre de militants No Tav de la Vallée (avec les perquisitions qui s’ensuivent) des rencontres bien publicisées entre les «équipes antiterroristes» des parquets des différentes villes et aujourd’hui les menottes. […] Dans la ligne de mire il n’y a pas seulement quatre compagnons généreux que nous connaissont bien et que nous aimons, il y a une vallée entière qui se bat. Développer les potentialités de cette lutte est notre réponse.

A sarà düra.

Compagnonnes et compagnons de Milan.

Reçu par mail, 12 décembre 2013

[Italie] Un local fasciste détruit par les flammes – Milan, nuit du 14 au 15 juillet 2013

Milan : un local d’extrême-droite cramé par d’audacieux noctambules

Traduit de l’italien d’un journal local (15 luglio 2013 13.03) par Brèves du Désordre

« Cette nuit, un attentat a presque entièrement détruit le local de Lealtà e Azione à Milan. Mais comment pouvez-vous penser que du feu puisse arrêter le cours d’un fleuve ? » : voilà ce qu’on écrit sur leur page facebook les activistes du mouvement d’extrême-droite qui ont rapporté l’info de l’acte de vandalisme contre leur siège situé via Govone 35. Ils venaient de déménager en avril dernier. La police a été avertie à l’aube par des habitants de l’immeuble à côté du local. Vers 4h du matin, deux personnes cagoulées sont entrées dans la cour, ont brisé une fenêtre et sont entrées dans le local, avant de s’enfuir en vélo. Peu après, il y a eu une explosion puis un incendie… Les pompiers ont retrouvé un sac calciné avec un pied de biche, une torche et une bonbonne de gaz qui a causé l’explosion.

Il n’y a pas eu de blessés ni de revendication du geste. « Entière solidarité aux camarades de Lealtà e Azione [Loyauté et Action] » a déclaré Roberto Jonghi Lavarini, président du comité du parti Destra [la Droite] de Milan. « C’est exactement comme pour le local du Cuore Nero, la haine et la violence de l’extrême-gauche communiste et anarchiste tente d’empêcher à la droite (radicale, sociale et identitaire) avec de vils attentats terroristes de mener une bonne politique sur le territoire, parmi les gens ».

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[Italie] Emeute suite à l’expulsion d’une fête sauvage à Milan: une jeune dans le coma – 27 octobre 2012

Italie : La Rave Party finit mal – 50 blessés, un coma, une saisie

Nuit de tension avec des scènes de guerre à Milan. La police est intervenue pour faire évacuer un entrepôt désaffecté où avait lieu une Rave Party illégale ou été présent plus d’un millier de personnes. Pendant les émeutes, une jeune femme de 22 ans a chuté sur la tête… Elle est maintenant dans le coma à San Carlo.

Plus de cinquante blessés – vingt d’entre eux appartenant à la police – dont quarante toujours hospitalisés, c’est le bilan (non officiel) de l’expulsion effectuée dans un entrepôt dans la zone industrielle de Cusago (Milan), où se déroulait une rave. On estime que 1.700 jeunes sont venus de toute l’Italie et d’Europe pour prendre part à la rave illégale. Ainsi, hier soir 150 policiers et policières ont fait leur entrée dans la structure pour des contrôles. Cela a été l’étincelle qui a déclenché les affrontements. Selon les informations de la préfecture de police de Milan, les agents ont été visés par des jeté des bouteilles et ont alors décidé d’intervenir. Dans la mêlée une jeune fille de 22 ans aurait trébuché, taper fortement sa tête, comme en témoignent des amis de la même jeune femme. Transporté à l’hôpital San Carlo à Milan, elle a subi une intervention chirurgicale pour une hémorragie cérébrale. Elle est actuellement dans un coma artificiel.

Au cours des affrontements (une jeune a Twitter au sujet d’un « scénario de guerre » réelle) vingt officiers ont été meurtris, un fonctionnaire a été blessé par une bouteille de bière sur le visage, et ont été pris à parti par n’importe quel moyen.

Quatre personnes ont été arrêtées. Il a également été saisi quatre fourgons remplis de différents matériaux nécessaire à l’organisation de la soirée.

Il est probable que les incidents de cette nuit soient en lien avec la rave déjoué par la police vendredi soir à Trezzo d’Adda, toujours dans le Milanais. Environ 3000 personnes s’était donnés RDV dans une zone industrielle (propriété que la Ville a vendu.) La descente que la police a mené hier soir a conduit  à une plainte envers au minimum 26 personnes, dont beaucoup d’entre eux sont français.

Cette soirée concerne les Sound System  : Nonem – Hazard Unit – Teknomotive qui étaient réunis pour fêter les 10 ans de la tribe Hazard Unit. Les Nonem n’était toutefois pas présent lors des échauffourées le Samedi soir.

Traduit de l’italien par bassexpression.com, à partir d’un article de leur presse italienne reproduit ci-dessous: 

Rave party finisce male a Cusago: 50 feriti, una ragazza è in coma

Notte di tensione con scene di guerriglia nel milanese. Le forze dell’ordine sono intervenute per sgomberare un capannone dismesso dove si stava tenendo un rave party abusivo con più di mille persone. Durante i tafferugli una 22enne è caduta, battendo la testa. Ora è in coma all’ospedale San Carlo.

Oltre cinquanta feriti – venti dei quali appartenenti alle forze dell’ordine – e una quarantina di fermi. E’ questo il bilancio (non ufficiale) dello sgombero effettuato in un capannone nell’area industriale di Cusago (Milano), dove nel weekend si è svolto un rave abusivo. Secondo le stime, 1.700 giovani provenienti da ogni parte d’Italia e d’Europa si sono dati appuntamenti per questo party destinato ad entrare nella storia (proprio per l’alto numero di partecipanti) dei rave abusivi. Così, nella tarda serata di ieri 150 tra poliziotti e carabinieri hanno fatto il loro ingresso nella struttura per dei controlli. E’ stata la scintilla che ha innescato gli scontri. Stando alle informazioni diffuse dalla Questura di Milano, gli agenti sono stati bersagliati da un fitto lancio di bottiglie e sono intervenuti. Nel parapiglia una ragazza di 22 anni sarebbe inciampata battendo la testa, come confermato da alcuni amici della stessa giovane. Trasportata all’ospedale San Carlo di Milano, è stata sottoposta ad un intervento chirurgico per un’emorragia cerebrale. Attualmente si trova in coma farmacologico.

[Italie] L’émeute est générale: banques et bâtiments d’Etat attaqués, barricades et batailles de rues – 5 octobre 2012

Ce vendredi 5 octobre 2012, des manifestations et des actions contre les coupures budgétaires dans l’éducation publique ont eu lieu dans la quasi-totalité du pays.

Les étudiant.e.s et et lycéen.ne.s sont descendu.e.s en masse dans les rues, comme à Turin, où les manifestant.e.s étaient environ 500: ils ont lancé des pétards, feux d’artifice et des oeufs sur les flics et les bâtiments symbolisant le capital. Entre 12 et 30 manifestant.e.s ont été blessé.e.s et 15 arrêté.e.s pour « désordre ».

Un étudiant a été sérieusement blessé à la tête.

Certains magasins de luxe ont reçu des oeufs de peinture. Auparavant, des manifestant.e.s masqué.e.s ont attaqué la porte d’entrée d’un hôtel et ont tagué à la bombe de peinture la façade à proximité du siège du ministère de l’éducation.

Des photos des cortèges de manifestant.es dans les rues de Turin:

Environ 2000 étudiant.e.s et lycéen.ne.s ont défilé dans les rues de Milan pour s’opposer à la saignée de l’éducation prévue par le gouvernement italien.

Deux marches ont été organisées dans Milan, dont une s’est dirigée vers la préfecture régionale. Des tracts, des affiches et des tags ont été posés sur des vitrines de banques. Le siège de la société SIAE a été vandalisé avec des tags posés sur la façade. Des fumigènes et des pierres ont été lancés sur les flics.

A Venise, des manifestant.e.s masqué.e.s ont lancé des oeufs sur la Banque Populaire de Milan* . La police anti-émeute a chargé suite à deux pétards lancés sur le siège régional de Lombardie par un.e manifestant.e.

Les sièges de Citigroup et Intesa Sanpaolo près de la Piazza Cordusio ont également été colorés à la peinture rouge. 

A Rome, la police a déclaré être intervenue pour disperser une marche non-autorisée à proximité du ministère de l’éducation.

La police de Rome a déclaré avoir arrêté une quinzaine de manifestant.e.s.

Selon certains médias de masse, 4 policiers ont été blessés dans les affrontements, même si le ministre de l’intérieur n’ a pas communiqué sur le sujet.

Les manifestations étudiantes contre les coupes budgétaires ont bloqué la circulation routière à plusieurs endroits dans Rome, Palerme, Florence (2000 personnes dans les rues), ce qui a considérablement bloqué l’économie. Les No-TAV étaient également visibles dans plusieurs cortèges.

Une vidéo des affrontements à Palerme (en l’occurrence des bulletins de vote cramés par un groupe d’étudiant.e.s):

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=-wzKK4Bul44&feature=player_embedded]

500 personnes sont descendues dans les rues de Livourne et certaines ont jeté des bombes de peinture contre des banques, qui ont été symboliquement fermées par un ruban adhésif.

A Pise, environ 200 étudiant.e.s ont essayé d’entrer dans la mairie, mais ont été repoussées par la police.

A Bologne, des affrontements entre manifestant.e.s et force de l’ordre ont éclaté dans les rues du centre-ville: des banques ont été attaquées à la peinture et le drapeau grec a été arraché du siège du consulat de la Grèce par un manifestant au visage masqué qui s’est aidé d’une échelle. Le consulat a ensuite essuyé plusieurs jets d’oeufs de peinture sur sa façade.

*: Banca Populare di Milano

Résumé des articles de leur presse – Reuters et presse italienne, 05/10/2012

 [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=4tQ4ZWTFR6c&feature=player_embedded]

Voir d’autres vidéos des émeutes qui se sont déroulées ce vendredi 5 octobre dans tout le pays.

[Italie] Révolte antifiscale à travers le pays

En Italie, la colère monte contre les hausses d’impôts

La colère monte en Italie. Des cocktails Molotov ont été lancés, dans la nuit de vendredi 11 à samedi 12 mai, contre un bureau de l’agence italienne de collecte d’impôt Equitalia, dans la ville portuaire de Livourne (centre de l’Italie). Selon l’agence de presse italienne Ansa, les bombes artisanales ont endommagé la façade du bâtiment. La police n’a fourni aucun détail supplémentaire.

Des contribuables italiens affrontent les forces de l’ordre, devant le bureau de l’agence nationale de collecte d’impôts, le 11 mai 2012 à Naples. 

Désarroi, suicides et violents heurts

Depuis quelques jours, la colère monte en Italie et se cristallise autour des mesures prises par le gouvernement de Mario Monti. Le président du Conseil italien a décidé d’augmenter les impôts pour réduire son déficit budgétaire. Une décision qui a entraîné le suicide de plusieurs salariés et petits patrons, soumis à une fiscalité de plus en plus lourde.

C’est pour cette raison que des heurts entre contribuables et policiers ont éclaté, vendredi, devant plusieurs agences du Trésor public, et notamment à Naples. Les manifestants napolitains ont protesté contre le refus d’Equitalia de fermer ses locaux en signe de deuil pour le suicide de contribuables qui venaient de recevoir des avis de recouvrement, selon eux.

La tension est vite montée comme vous pouvez le voir dans cette vidéo.

Le même jour, deux inspecteurs d’Equitalia ont également été agressés à Milan par un entrepreneur du bâtiment.

Dans le viseur de certains anarchistes

L’agence italienne est aussi visée par des groupes anarchistes, depuis quelques mois. Ces derniers ont envoyé des lettres piégées à Equitalia. Vendredi, un colis suspect contenant une poudre blanche, mais pas de détonateur, a été reçu par l’antenne romaine.

En décembre, le directeur général d’Equitalia avait été blessé au doigt par une lettre piégée. En janvier, trois engins explosifs avaient sauté devant une succursale de l’entreprise à Naples.

Presse bourgeoise – FranceTVi (avec AFP et Reuters), 12/05/2012 

Italie: inspecteurs des impôts agressés à Milan, incidents à Naples et Rome

ROME – Deux inspecteurs de l’agence italienne de collecte des impôts, Equitalia, ont été agressés vendredi à Milan tandis que des échauffourées ont éclaté lors d’une manifestation à Naples devant des bureaux Equitalia, dont un bureau à Rome a reçu un faux colis piégé.

A Milan, un entrepreneur du bâtiment s’en est pris à coups de poing à deux inspecteurs qui se trouvaient dans les bureaux d’un conseiller fiscal à Melegnano en Lombardie.

Presque au même moment à Naples, deux agents de police ont été blessés lors d’affrontements devant des bureaux d’Equitalia où une manifestation non autorisée régulièrement avait été organisée.

Les manifestants ont protesté contre le refus d’Equitalia de fermer ses locaux en signe de deuil pour le suicide de contribuables qui venaient, selon eux, de recevoir des avis de recouvrement.

Ils ont lancé des oeufs et de la peinture rouge sur la façade de l’agence de collecte des impôts qui a abaissé ses rideaux de fer et interrompu la réception du public. Les policiers ont été blessés en refoulant les manifestants qui ont annoncé un autre rassemblement pour le 18 mai.

A Rome, un faux colis piégé contenant de la poudre pyrique (de feux d’artifices et d’explosifs) mais sans amorce a été découvert devant la direction générale d’Equitalia. Le parquet de la capitale italienne a ouvert une enquête. En décembre, un groupe anarchiste avait envoyé un colis piégé au patron d’Equitalia, le blessant aux yeux et aux mains.

Avec la crise économique, beaucoup de salariés perdent leur travail et les faillites augmentent dans un contexte de pression fiscale très forte. Plusieurs dirigeants de PME se sont suicidés de façon spectaculaire ces dernières semaines.

Chargé de collecter les impôts et les charges sociales, l’organisme public Equitalia est impopulaire en Italie. Des citoyens ont manifesté dans le passé devant ses agences, l’accusant de commettre des erreurs alors que l’évasion fiscale est très répandue dans le pays.

Le gouvernement de Mario Monti a placé aux premiers rangs de ses priorités la lutte contre l’évasion fiscale. Le fisc a procédé au recouvrement de 12,7 milliards d’euros en 2011, enregistrant une hausse de 15,5% sur un an.

La semaine dernière, un homme avait pris en otages des employés d’Equitalia à Bergame (nord). Cet homme, qui avait menacé de se suicider, voulait attirer l’attention sur le problème de l’endettement des ménages.

Le chômage a atteint un niveau record à 9,3% en février en Italie.

Presse bourgeoise – AFP , 11/05/2012 18h17 

Colis suspect reçu au Trésor public à Rome 

ROME, 11 mai (Reuters) – Un colis suspect contenant une poudre blanche mais pas de détonateur a été reçu pour les services du Trésor public italien vendredi à Rome.

Cet envoi a coïncidé avec des heurts devant des perceptions impliquant des contribuables mécontents de la politique fiscale du gouvernement de Mario Monti.

Le paquet a été remis aux bureaux romains d’Equitalia, entreprise publique chargée de la perception des impôts et des contraventions en Italie. La police a ouvert une enquête.

En décembre, le directeur général d’Equitalia avait été blessé au doigt par une lettre piégée. En janvier, trois engins explosifs avaient sauté devant une succursale de l’entreprise à Naples.

Le président du Conseil, Mario Monti, a exprimé sa solidarité avec les agents du fisc et doit rencontrer la direction d’Equitalia.

L’entreprise est de plus en plus souvent la cible du mécontentement de contribuables alors que la politique de rigueur imposée par la crise touche les petits commerçants.

Des incidents ont été signalés à Naples où des étudiants, des syndicalistes et des militants de gauche ont lancé des bouteilles, des oeufs et des pétards contre la perception après avoir bloqué la rue à l’aide de poubelles.

A Melegano, près de Milan, deux inspecteurs d’Equitalia ont été agressés par un homme d’affaires lors d’un contrôle fiscal.

La semaine passée, un entrepreneur de 54 ans avait pris en otage un responsable de l’entreprise sous la menace d’une arme à feu avant de se rendre à la police quelques heures plus tard.

Des inquiétudes s’expriment dans le pays face aux risques de manifestations violentes. Des cas de suicides sont largement médiatisés. Le dernier en date est celui d’un plombier sicilien qui s’est immolé vendredi.

Certaines victimes ont expliqué leur geste par l’incapacité dans laquelle elles se trouvaient d’acquitter leurs impôts après les hausses imposées par le gouvernement l’an passé pour réduire les déficits publics.

Presse bourgeoise – Reuters (Antonella Cinelli, Pierre Sérisier pour le service français, édité par Gilles Trequesser), 11/05/2012