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[Rome, Italie] Résistance émeutière face à l’expulsion d’un squat et solidarité active avec les 6 arrêtés des émeutes du 12 avril

L’expulsion de 350 familles tourne à l’émeute à Rome

Des échauffourées se sont produites à Rome mercredi devant un immeuble abandonné transformé en squat, quand la police est intervenue pour en expulser quelque 350 familles pauvres qui y habitaient.

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Ces familles composées d’Italiens et d’immigrants occupaient le bâtiment abandonné, propriété d’une compagnie publique d’assurances, en raison du manque chronique d’offres de logements bon marché dans la capitale.

Entre 100 et 150 policiers sont intervenus à la mi-journée avec des matraques contre 200 protestataires qui manifestaient devant l’immeuble délabré, tentant d’empêcher les forces de l’ordre d’y pénétrer. Des squatteurs sur le toit tapaient sur des pots en métal, pour marquer leur solidarité avec les manifestants qui se trouvaient dehors.

sgombero-montagnola2Plusieurs personnes ont été blessées, dont un homme qui saignait de la tête et une femme qui avait une jambe cassée, a constaté un photographe de l’AFP.

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rome1604-2Tout le quartier au sud de Rome, près de la grande avenue Cristoforo Colombo, avait été bouclé par la police. « L’évacuation va continuer, et nous arrêterons tous ceux qui s’y opposent », a déclaré un porte-parole de la police romaine.

Fin mars, le gouvernement italien a lancé un vaste plan d’aides au logement pour les plus pauvres prévoyant 200 millions d’euros pour 2014 et 2015. Jugé insuffisant, il a été au coeur d’une manifestation samedi à Rome, qui a dégénéré en scènes de guérilla urbaine*.

Les militants préfèreraient que Matteo Renzi s’attaque aux logements vides pour les allouer aux familles dans le besoin. Selon une enquête du magazine Panorama parue le mois dernier, 50.000 appartements seraient sans locataire dans la seule ville de Rome.

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Leur presse – Belga via 7sur7.be, 16/04/2014 à 15h48

Note du blog:

*media_l_6656344Samedi 12 avril, des émeutes ont réveillé la manifestation rassemblant des travailleurs de partout, des chômeurs et précaires, des militant-es No TAV, des étudiant-es, des squatters … Un manifestant a perdu une main en voulant balancer un pétard sur les flics. A plusieurs moments du parcours, des cordons de flics anti-émeute ont été attaqués avec des pierres et des pétards par des manifestant-es cagoulé-es. Il y a eu des dizaines d’autres blessé-es et six personnes arrêtées. Plus de 2000 flics quadrillaient la ville.  Ce mercredi 16 avril, des solidaires se sont pointés devant la prison de Regina Coeli pour exiger la libération des six personnes arrêtées suite à la manif de samedi dernier.

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Repris de leur presse

[Lille] Contre le Forum international de la cybersécurité – 21 janvier 2014

Lille : rassemblement contre le Forum international de la cybersécurité

Contre la société de contrôle, refusons le forum de la cybersécurité

Edward Snowden nous a rappelé la surveillance planétaire de nos communications électroniques et téléphoniques. Le gouvernement français n’a pas de raison de s’émouvoir des pratiques des services de renseignement américains, la NSA, puisqu’il a recours aux mêmes procédés. Avec la loi de programmation militaire votée en décembre 2013, les possibilités de nous géolocaliser, de nous écouter, de nous espionner, ont été élargies et renforcées : les ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Économie et des finances peuvent désormais utiliser quasiment sans restriction et en temps réel les données fournies par nos mails, cartes bancaires, connexions Internet, téléphones. Les dispositifs de contrôle jusqu’ici limités aux enquêtes qualifiées d’anti-terroristes ont été ainsi étendus à l’ensemble de la population pour tous les besoins de l’administration. Tout comme l’État a imposé l’extension progressive du fichage ADN, prétextant d’abord la lutte contre la délinquance sexuelle puis l’anti-terrorisme, il utilise aujourd’hui la cybercriminalité, la pédophilie sur Internet ou la menace terroriste comme prétextes pour nous mettre toutes et tous sous contrôle.

Il n’y a rien à attendre d’un encadrement technico-légal des données personnelles qui ne servirait qu’à nourrir des illusions consolantes. Quand la tyrannie informatique, l’interconnexion des fichiers et leur sauvegarde numérique, s’étendent toujours plus dans nos vies (dans les écoles, hôpitaux, administrations, maisons de retraite, prisons, transports, etc.), on veut faire de nous des suspects à perpétuité, des robots au travail, des consommateurs dociles, des éléments quantifiables et traçables. Leurs services sont secrets mais nos vies devraient être transparentes.

La Stasi elle-même n’aurait pas imaginé un rassemblement de milliers d’agents pour se féliciter de ses dernières trouvailles en matière de contrôle de la population. Pourtant, les 21 et 22 janvier 2014, le Conseil régional Nord-Pas de Calais, la Gendarmerie nationale, Euratechnologies et la Compagnie européenne d’intelligence stratégique, accueilleront policiers, militaires et industriels de l’armement à Lille Grand palais pour un Forum international de la cybersécurité – l’équivalent électronique des salons militaires du Bourget ou d’Eurosatory. Six mois après la publication des capacités d’espionnage de la NSA et de la DGSE, c’est un doigt d’honneur qu’ils nous font. Leur cynisme est celui des gestionnaires d’un ordre économique qu’ils défendent par tous les moyens.

Face à l’œil inquisiteur de l’État et de ses cyber-polices, ne nous rendons pas. Nous refusons que les professionnels de la contention sociale viennent se pavaner en toute quiétude. Nous refusons leurs guerres économiques et militaires, intérieures et extérieures.

Rendez-vous le mardi 21 janvier à 18h00 sur la Grand’Place.

nofic2014(at)riseup.net


Présentation succincte des organisateurs du FIC et de leur intérêt pour la cyberdéfense

Depuis l’édition 2013, le Conseil régional du Nord-Pas de Calais est à l’initiative de l’organisation du Forum International de la Cybersécurité. [1] Et pour cause : entre Pékin et le quartier Bois Blancs où se trouve Euratechnologies, son vice-président au développement économique de Saintignon se démène sur les technologies numériques pour relancer l’économie de la région. En elle-même, la « cybersécurité » est un marché en plein boom (10 % de croissance annuelle mondiale selon le cabinet PWC). Mais surtout, afin d’obtenir la « confiance numérique » des investisseurs du monde entier, des conseils et mesures de sécurité informatique sont nécessaires. Ainsi, la Région s’adjoint les services de la Gendarmerie nationale et de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique. pour faire de Lille la « Capitale européenne et mondiale » de la cybersécurité : un pôle spécialisé est en préparation et ce forum annuel est une vitrine internationale. Société numérique, société policière.

Après les organisateurs, voici quelques « partenaires » : outre le Ministère de l’Intérieur, ce sont des industriels qui travaillent à la fois pour le « civil » et le militaire.

Le premier d’entre eux est l’entreprise SOGETI. Co-pilote d’une armée de réservistes « civils » spécialisée en cyberdéfense, elle travaille avec Thalès à l’école militaire Saint-Cyr. L’entreprise vient de débaucher le directeur technique de la DGSE (services de renseignements extérieurs), son « Monsieur Grandes Oreilles » qui écoute aux portes numériques des Français.

Cassidian cybersecurity est une filiale du constructeur aéronautique civil et militaire EADS spécialisée dans la sécurité informatique. Cassidian vend des logiciels pour sécuriser les réseaux du Ministère de la Défense, ceux de l’armée allemande, ou les informations classées « secret-défense » du gouvernement et de l’armée britannique.

Thalès, mastodonte militaire spécialisé dans l’aéronautique, les missiles et les technologies de l’information, protège les systèmes de défense de 50 pays dont 25 de l’OTAN, ainsi que des banques ou des compagnies pétrolières. Dans le « civil », Thalès répand ses logiciels d’hypervision et d’analyse de données (vidéo-surveillance, capteurs, etc).

Mobilisé contre la fraude documentaire et l’usurpation d’identité, le FIC est aussi une vitrine pour l’Imprimerie nationale et ses pièces d’identité sécurisées (passeports et titres de séjours biométriques et RFID).

Alcatel-Lucent, un autre géant des Télécoms et des réseaux, sécurise aussi bien les télécommunications des plates-formes pétrolières que des bases françaises de l’armée de l’air.

Orange cyberdéfense est chargée de la sécurité informatique de sites miniers.

Pour finir : Bull. Sa filiale Amesys ayant vendu des armes d’interception à la Libye, elle est aujourd’hui en procès pour « complicité d’actes de torture ». Ce qui ne la gênera pas pour animer une table ronde sur le thème « Comment faire face au cyber-espionnage ? ».

Voilà à quoi sert le Forum International de la Cybersécurité : soutien de la domination économique et militaire française à l’extérieur, sécurisation de connaissances scientifiques et de sites industriels nuisibles, espionnage et surveillance généralisée – bref, la cyberguerre sert au maintien d’un ordre social qui profite à quelques uns par la contention des autres.

[Repris de Indymedia.]

Source: non-fides.fr, 17 janvier 2014

[Angleterre] Bilan répressif lors de la marche de l’EDL – Londres, 7 septembre

Samedi 7 septembre l’organisation fasciste de l’EDL (English Defense League) et ses sympathisantEs racistes ont défilé  à travers les rues de l’est londonien sous protection policière (en marchant notamment sur Tower Bridge).

Plus de 280 militant.e.s antifascistes et opposant.e.s à l’EDL ont été arrêté.e.s par les flics. Un rassemblement contre ces crétins nationalistes – appelé par le Réseau Antifasciste* – qui a rassemblé plus de 600 personnes au Altab Ali Park, a été encerclé par les forces de l’ordre, de manière à maintenir les antifascistes hors de vue de la marche fasciste. Après plus de cinq heures de détention en plein air, les flics ont commencé à faire des arrestations de masse parmi les manifestant.e.s. Toutes les personnes arrêtées ont été conduites vers des comicos situés aux quatres coins de la ville (Colindale , Sutton et ailleurs…) pour être relâchées au milieu de la nuit (le but des keufs était de les relâcher sans qu’elles galèrent à rentrer chez elles).

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Plusieurs militant.e.s arrêté.e.s ont été libéré.e.s avec comme condition de ne plus participer aux mobilisations antifascistes.

Toutes ces arrestations se sont déroulées alors que les racistes de l’EDL avaient déjà terminé leur déambulation. De plus, les flics ont pris plus de 286 noms, adresses, empreintes et ADN et donc procédé à une vaste opération de flicage.

Cette répression contre les antifascistes est à mettre en parallèle aux arrestations de masse qui se sont déroulées en mai dernier en marge d’une marche du parti néo-nazi du BNP**

Note:

* L’AFN, l’AntiFascist Network, est un réseau d’antifascistes et de groupes anti-racistes autonomes du Royaume-Uni, sans partis ni portes-parole et ayant comme bases l’action directe et la lutte des classes.

    Pour contacter le réseau: afncontact[at]riseup.net

** British National Party, parti fasciste britannique créé au début des années 80

Source: 325, 11 septembre 2013 à 10h38

[Rotterdam, Pays-Bas] Semaine ‘No Border’ du 2 au 10 août 2013

Le No Border Camp 2013 prend place à Rotterdam du 02 au 10 août. Le dernier jour, nous clôturerons le camp avec une grande manifestation à travers la ville ! Le No Border Camp a été organisé par un groupe de militants/tes liés/es au Réseau No Border aux Pays-Bas.

Qu’est-ce que le Réseau No Border ?

antifrontexLe Réseau No Border est un réseau d’organisations autonomes, de groupes et d’individus/es qui sont actifs/ves dans une partie du monde. Il y a également des groupes actifs en Europe. Le Réseau existe depuis 1999. Leur résistance se fait principalement sur l’organisation de No Border Camps, des manifestives, des actions directes, la mise en place de listes noires et de campagnes anti-expulsion.

Un aspect important du Réseau No Border est l’idée que la liberté de mouvement ne peut-être obtenue que dans un système anticapitaliste, à travers une base, un mouvement extra-parlementaire. L’autogestion, la décentralisation et l’autonomie sont des concepts cruciaux du No Border Camp. Le No border Camp n’accepte aucune forme de hiérarchie ou de pensée/agissement centraliste. Nous voulons faire des choses différentes dans la société ; ce No border Camp pourrait inspirer un mouvement allant en ce sens.

Précédents No Border Camps

Des No Border Camps ont été organisé en des lieux significatifs pour les migrants/tes en Europe depuis 2000. L’année dernière (2012) il y a eu des No Border Camps à Stockholm (avec un mouvement No Border puissant) et à Cologne (avec beaucoup d’actions de grévistes de la faim). Auparavant, il y a eu des camps à la frontière turco-grecque, la frontière Pologne-Ukraine, à Calais (où beaucoup de migrants/tes tentent de traverser la mer pour les Royaumes-Unis) et en 2010, un camp pris place à Bruxelles.

A l’été 2012, il y a eu une action à la mer Méditerranée pour attirer l’attention sur l’énorme quantité de migrants/tes qui coulèrent durant leur voyage vers l’Europe. En 2013 il y aura un autre voyage, et le projet Voices from the Borders ira à plusieurs pays de la Mer du Nord. Il commencera à Rotterdam le 03 août, où il rencontrera le No Border Camp. Les buts de ce voyage sont de montrer que les frontières européennes sont une violation des droits de l’homme et de la femme, et d’obtenir des discussions approfondies sur la situation politique et sur comment construire une résistance contre la politique migratoire européenne. Cette tournée débarquera aux ports néerlandais, belge et français et, après un mois, se terminera à Calais.

Vision

Le réseau No Border a constaté une tendance au durcissement en Europe des lois vis-à-vis des migrants. Toujours plus de politiciens veulent limiter l’immigration au minimum. Le réseau veut travailler avec les migrants et créer de fortes affinités pour protester contre le système des frontières.

Les militants du réseau No Border pensent que le capitalisme est l’une des causes principales des migrations forcées. Ainsi en 2013, il y a déjà plus de 40 millions de réfugiés/es, dont l’immense majorité fuient les guerres, les persécutions, la famine. La limitation des flux migratoire est un aspect important de la pensée capitaliste : les frontières sont seulement ouvertes pour les multinationales et pour les riches, alors que les gens qui sont dans le besoin sont sauvagement stoppés/es et réprimés/es.

Le No Border Camp 2013 de Rotterdam

En tant que militants/es du réseau No Border des Pays-Bas et organisateurs/trices du No Border Camp 2013, nous voulons exprimer notre entière solidarité avec tous/tes celles et ceux qui doivent endurer les conséquences des politiques migratoires, mais aussi avec celles et ceux qui résistent contre cet état de fait. En plus de ces pensées solidaires, qui nous semblent très importantes, nous pensons que nous, personnes privilégiées puisque ayant des papiers en règle, avons la responsabilité de combattre une politique qui peut sembler ne pas être dirigée contre nous. Nous devons continuer à lutter de manière collective ou individuelle contre les institutions ou les entreprises qui réalisent du profit avec l’industrie des expulsions.

Nous attendons de la part des participants du camp qu’elles/ils acceptent les points de vue politiques différents, les différentes tactiques d’action et les différents modes opératoires.

Les buts du No Border Camp 2013

Le but ultime du réseau est la liberté de mouvement pour toutes et tous, évidemment, l’abolition de toutes les frontières! Pour le No Border Camp, nous avons plusieurs buts particuliers :

  1. Attirer l’attention aux Pays-Bas sur la situation des migrants ici et en Europe. Depuis 2011, les migrants/es résistent publiquement contre les politiques migratoires, par exemple en montant des villages de tentes. Le No Border Camp supporte cette lutte.
  2. Le No Border Camp a l’intention de propager la résistance contre les politiques migratoires aux Pays-Bas et en Europe.
  3. Durant le No Border Camp, il y aura beaucoup d’espaces pour des discussions approfondies, des brainstormings, pour organiser des actions et faire des plans pour le futur.
  4. Pour attirer l’attention du public et de la presse sur la politique migratoire barbare de l’Europe.
  5. Pour prêter une attention toute particulière aux institutions responsables et aux entreprises faisant profits sur l’industrie de l’expulsion, avec la demande urgente de stopper la collaboration à l’exclusion, l’enfermement et l’expulsion des migrants/tes.

Nous encourageons fortement tous les groupes, organisations, individus/es à organiser des actions autonomes et autres initiatives pendant le No Border Camp!

Toutes les infos: nobordercamp.nl

[Etats-Unis] Vengeance pour Trayvon Martin – 14/15 juillet 2013

Trayvon Martin, assassiné par le vigile Zimmerman dans la nuit du 26 février 2012

Trayvon Martin, assassiné par le vigile Zimmerman dans la nuit du 26 février 2012

L’assassin du jeune Trayvon Martin a été innocenté samedi 13/07 par la justice américaine. Trayvon Martin a été tué par balles par le vigile bénévole Zimmerman dans la nuit du 26 février 2012 alors qu’il rendait visite à son père à Sanford, en Floride

Après les manifs spontanées durant la soirée de samedi 13/07, de nouveaux rassemblements se sont déroulés un peu partout aux Etats-Unis ce dimanche.

A Los Angeles, l’autouroute 10 sur Crenshaw Bld. (où il y a quotidiennement un traffic dense) a été fermée pendant une demi-heure après une occupation des manifestant.e.s réclamant ‘Justice pour Trayvon’. La police est rapidement intervenue pour disperser la foule et en réponse, des projectiles ont été lancés sur les flics: 7 personnes ont été arrêtées à l’issue de la journée, selon la LAPD. Plus de 100 policiers ont été mobilisés au total.

Los Angeles, 14 juillet 2013

Los Angeles, 14 juillet 2013

Occupation d'une autoroute et échauffourrée avec les flics, Los Angeles, 14 juillet 2013

Occupation d’une autoroute et échauffourrée avec les flics, Los Angeles, 14 juillet 2013

Los Angeles, 14 juillet 2013

Los Angeles, 14 juillet 2013

Occupation d'une autoroute à Los Angeles, 14 juillet 2013

Occupation d’une autoroute à Los Angeles, 14 juillet 2013

Los Angeles, 14 juillet 2013

Los Angeles, 14 juillet 2013

Occupation d'une autoroute et échauffourrée avec les flics, Los Angeles, 14 juillet 2013

Occupation d’une autoroute et échauffourrée avec les flics, Los Angeles, 14 juillet 2013

Crenshaw Boulevard, à côté de l'autoroute - Los Angeles, 14 juillet 2013

Crenshaw Boulevard, à côté de l’autoroute – Los Angeles, 14 juillet 2013

Toujours à Los Angeles ce lundi matin (15 juillet), la police a arrêté plusieurs personnes après qu’environ 80 manifestant.es se soient réuni.es à Hollywood sur Sunset Bld.

A New-York, plus de 1000 manifestant.es ont marché dimanche soir jusqu’au petit matin et ont bloqué de nombreuses routes à travers Manhattan. Le parcours de la marche n’était pas déclaré, et les manifestant.es zigzaguaient à travers les rues pour esquiver les barrages policiers. De nombreu.x.es habitant.es des quartiers populaires comme Harlem, Brooklyn ont participé à la marche.

A Chicago, plus de 200 personnes ont défilé à travers les rues. Une manifestante de 63 ans a dit que le meurtre de Trayvon lui rappelait l’assassinat en 1955 d’un adolescent noir âgé de 14 ans, Emmitt Till, originaire de Chicago, alors qu’il se trouvait dans le Mississipi.

A Miami, 200 personnes ont également déambulé. On pouvait lire une pancarte disant ‘ »Don’t worry about more riots. Worry about more Zimmermans.’ [« Ne vous inquiétez pas davantage à propos des émeutes. Inquiétez-vous plutôt à propos des Zimmermans »].

A Philadelphie, 700 personnes ont marché en scandant le nom de Trayvon Martin et aux cris de « Pas de justice pas de paix!« 

Des rassemblements ont également eu lieu ce dimanche 14/07 à Atlanta, San Francisco ou encore à Oakland, où la veille des tags anti-police ont été inscrits et des vitrines de commerces et de banques ont été défoncées. Une voiture de police avait aussi été vandalisée.

Traduit librement de la presse américaine, 15/07/2013

Ce lundi soir à Seattle, une manif est annoncée pour 21h sur le site Pugetsoundanarchists.

Voir une vidéo des massmedia sur les mobilisations spontanées qui se déroulent partout aux USA depuis ce nouvel acquittement d’un énième crime raciste.

En mars dernier, un flic avait tué le jeune Kimany Gray (voir ici et ) et Kayla Moore succombait aux coups de la police à Berkeley.

Il y a un peu plus d’un an, deux personnes sont mortes sous les coups de la police à Anaheim, dont Manuel Diaz (voir ici et )

[Chiapas, Mexique] 9 prisonnier.e.s libéré.e.s – 4 juillet 2013

CHIAPAS: Libres 9 prisonnier-e-s des organisations La voix de l’Amate et Solidaires de la voix de l’Amate !

Rosario Díaz Méndez de l’organisation de la Voix de l’Amate ; Rosa López Díaz, Pedro López Jiménez, Alfredo López Jiménez, Juan Collazo Jiménez, Enrique Gómez Hernández, Juan López Gonzalez, Benjamin López Aguilar et Juan Díaz López de l’organisation des Solidaires de la Voix de l’Amate ont été libéré-e-s le 4 juillet dernier.  

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Rosario Díaz Méndez et Alberto Pathistan Gómez font partie de  la Voix de l’Amate organisation de prisonniers appartenant à la Sexta, qui dénoncent le fonctionnement arbitraire du système judiciaire mexicain, la torture physique et psychologique que les matons leur font subir, ainsi que la corruption qui sévit dans les prisons de l’État du Chiapas.

L’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate » regroupe des jeunes exposé-e-s aux mêmes injustices et manifestant un engagement équivalent dans la lutte des prisonnier-e-s, et qui ont été arrêté-e-s sans fondement parce qu’ils et elles sont pauvres, indigènes ou pour des motifs politiques. Comme Díaz Méndez et Patishtán, ils et elles sont devenu-e-s une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas.

Ils et elles tracent depuis de nombreuses années une radiographie du système carcéral où devient évident le mépris total de la dignité humaine. Ils et elles  l’ont fait en défiant les menaces des autorités de la prison, en mettant leurs noms et leurs corps en danger.

Nous sommes heureux d’apprendre cette nouvelle, c’est grâce à la solidarité que les compagnons et compagnes peuvent embrasser leurs familles, leurs amies, qu’ils peuvent marcher dans leurs villages, saluer leurs compagnon-e-s, leurs voisin-e-s….finalement ils peuvent dormir, se réveiller à côté de leurs enfants et de leurs familles… la lutte continue pour tou-te-s ceux et celles qui sont encore enfermé-e-s : Alberto Patishtán Gómez, Alejandro Díaz Santiz, Antonio Estrada Estrada, Miguel Demeza Jiménez, Alvaro Sebastián Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández, Justino Hernández José, Abraham García Ramírez, Zacarías Pascual García López, Máximo Mojica Delgado, María De los Ángeles Hernández Flores, Santiago Nazario Lezma et notre compagnon anarchiste Braulio Durán.

À bas les murs de toutes les prisons !

Liberté à tou-te-s les prisonnier-e-s !

La lutte continue !

Les trois passants

 Voir plus d’infos sur les prisonnier.e.s du Chiapas

Voir les vidéos ici et

[No TAV] Marche de Modane à Villarodin – Samedi 29 juin 2013

Contre le train à grande vitesse, ses tunnels géants, ses chantiers monstres, contre ce grand projet mégalo, ses tonnes de déblais et ses dangers, contre les intérêts des financiers, leurs conteneurs et leurs profits:

Marche des No Tav de Modane à Villarodin-Bourget

Samedi 29 Juin 2013

13h Rassemblement en gare de Modane

14h Départ en musique

16h Goûter& apéro au Bourget

18h Concerts et soirée festive

Depuis 1991, les lobbies de l’industrie tentent d’obtenir la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) entre Lyon et Turin. Alors que le chômage et la précarité enflent, il faudrait dépenser 30 milliards d’argent public pour gagner quelques minutes entre les grandes villes ? Et percer un tunnel de 53 km sous la vallée, au risque d’assécher les sources et d’exposer la population à l’amiante?

L’avenir des vallées n’est pas dans la multiplication des infrastructures, mais dans le maintien des activités les plus utiles, notamment l’agriculture et l’élevage. Si l’on veut diminuer encore le nombre de camions, et vivre d’une économie locale, il faut préserver la terre !

En Val de Susa, devant les risques de pollution et de destruction, les habitants s’opposent à la même LGV (en italien “TAV”, pour treno alta velocità) par de grandes manifestations populaires et en occupant les terres, malgré une violente répression. Grâce à leur mouvement, les NO TAV ont empêché le début des travaux et révélé la corruption de cadres de Lyon Turin Ferroviaire (le maître d’oeuvre franco-italien), dont certains ont été mis en examen. En France, trois descenderies ont été creusées et déjà, des habitants ont subi les premiers dommages (sources assêchées, maisons fisurées, bruits, déblais), et LTF projete de commencer les travaux du tunnel en 2014. Il est temps que tout le monde sache, il est temps de s’informer et de se réunir pour montrer notre opposition, faire pression sur les élus, soutenir les habitants les plus menacés, en Maurienne comme en Val de Susa.

Du Val de Susa à la Maurienne, nous sommes liés par des idées communes, pas par des foreuses. Défendons la vie dans les vallées, défendons les activités dignes et durables,   

Défendons notre futur !

Comités No Tav de Chambéry et de Maurienne
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Sourcenotav-savoie.org via NoTavFrance.noblogs.org

[Grasse/Flics porcs assassins] Bilan de la mobilisation pour Abdelhakim Ajimi de ce samedi 11 mai 2013

*Compte-rendu de la mobilisation du samedi 11 mai 2013 à Grasse en mémoire d’Abdelhakim Ajimi, mort le 9 mai2008 lors d’une interpellation policière*

La famille Ajimi et une centaine de personnes se sont réunies en mémoire d’Abdelhakim samedi 11 mai dernier à Grasse. La mobilisation visait principalement à rendre hommage à Abdelhakim et à réclamer la révocation des 3 policiers (Jean-Michel Moinier, Walter Lebeaupin et Jim Manach) jugés coupables de sa mort, ainsi que l’interdiction de la clé d’étranglement qui lui a coûté la vie. Cette mobilisation s’est déroulée avec calme et détermination, en toute visibilité sur un parcours qui n’avait pas été convenu avec les autorités locales. L’impact sur les Grassois et touristes présents dans les rues empruntées et le sentiment d’une force commune réelle produit sur les personnes participant au cortège ont été des plus marquants.

Le repas partagé ensuite dans la rue par une quarantaine de personnes a contribué à l’occupation de l’espace urbain au nom de notre lutte pour la vérité et la justice. Il faut noter que ce repas de rue militant est une première pour nous à Grasse et n’avait fait l’objet d’aucune demande d’autorisation. Les personnes attablées ont mangé et discuté en toute tranquillité et convivialité, des enfants et jeunes du quartier nous ont aussi rejoints. Nous remercions chaleureusement Zohra Ajimi, la mère de Hakim, pour avoir préparé ce délicieux repas.

Enfin, la projection du documentaire « Souvenir de Grasse » et le débat qui a suivi, en présence du réalisateur Jean-Jacques Béryl et de Mogniss H. Abdallah (agence IM’media) ont été l’occasion de dégager une perspective historique et le lien évident entre les luttes menées à Grasse contre l’oppression par le pouvoir et ses représentants : celle, en 1973, de travailleurs sans-papiers victimes d’une ratonnade couverte par le maire de l’époque (Hervé de Fontmichel) et celle menée depuis 5 ans tant sur le plan judiciaire qu’administratif par la famille Ajimi, entourée de militants toujours présents. D’autres témoignages ont pu émerger durant la discussion, comme par exemple celui d’une ratonnade des jeunes du centre ville par la police en 1999. Les enfants et jeunes présents ont aussi été très impressionnés par le documentaire et ont pu poser des questions politiquement très pertinentes auxquelles J.-J. Béryl ou M. H. Abdallah ont répondu au mieux. Cette nouvelle génération s’avère prometteuse!

La famille Ajimi et le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi remercient donc les personnes ayant participé et contribué à cette commémoration en mémoire d’Abdelhakim, temps de lutte important dans le combat en cours.

Une prochaine étape sera certainement liée à la réponse favorable ou défavorable donnée à la famille Ajimi par Claude Baland, Préfet directeur général de la police nationale. Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls lui a récemment transmis le courrier de demande de révocation des 3 policiers coupables. La famille Ajimi avait écrit au ministre en mars et formule cette demande de révocation depuis 2012.

Par ailleurs Monsieur Bouchakour, grassois, est aussi en procédure judiciaire contre Jean-Michel Moinier, un des policiers de la BAC jugés coupables de la mort de Abdelhakim Ajimi. M. Bouchakour fait appel d’une décision de justice de deux mois de prison ferme pour « outrage », et il recherche actuellement un avocat pour le défendre contre J.-M. Moinier.

Le comité Vérité et Justice appelle également au soutien de Dorsaf et Walid, deux de ses membres convoqués *mercredi 22 mai à 8h30* au Tribunal de Grasse. Ils sont accusés d’outrage personnel à des policiers pour des propos qu’ils auraient tenus lors du procès en janvier 2012. L’accusation n’émane d’aucun des 7 policiers impliqués dans la mort de Hakim, mais de policiers dont les noms ne nous sont pas familiers, qui étaient présents en soutien à leurs collègues lors du procès. Cette plainte avait déjà valu à Walid et Dorsaf une première convocation à la gendarmerie de Cannes il y a quelques mois. Pour eux, comme pour d’autres membres de famille victimes de violences policières ou d’organisations luttant contre ces violences, ce type de convocation correspond à une stratégie d’intimidation à laquelle une réponse collective doit être donnée. N’hésitons donc pas à soutenir Dorsaf et Walid au Tribunal de Grasse et à leur adresser un message de solidarité.

À noter enfin une émission diffusée demain *mardi 14 mai de 20 heures à 21 heures*, sur Radio Canut (102.2 FM sur l’agglomération lyonnaise) : retour sur le récent procès en appel des meurtriers d’Abdelhakim Ajimi, ainsi que sur la sale histoire du maintien de l’ordre en fRance…

Le combat continue !

Elise et Ivora pour le comité Vérité et Justice pour Abdelhakim Ajimi

Transmis par mail, 13 mai 2013

[Limoges/La Zad est Partout] Rassemblement de soutien aux inculpé.e.s suite à l’expulsion du jardin potager – Vendredi 24 mai à 10h devant le tribunal

Bonjour à tout.e.s,

Procès des 3 Camille qui ont protesté contre l’expulsion du jardin de la LimoZAD (lieu de vie et de lutte contre la LGV, l’aéroport de NDDL et son monde mortifère), le 24 mai à 10h devant le tribunal de Limoges (Place d’Aine), Repas de soutien sur place à prix libre et Vegan.

Certain.e.s des Camille risquent des peines de prison et condamnations. Venez pour apporter votre soutien ! Diffusez l’information autour de vous.

Toute forme de solidarité est la bienvenue, ici ou ailleurs la ZAD est partout !

Ne laissons pas les flics, l’Etat et la justice nous dicter nos vies ! Non à la répression, aux violences policières et à l’aéroport de Notre- Dame-des-Landes et à son Monde !!!

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Transmis par mail, 12 mai 2013

[Avignon/La ZAD est partout] Face à la LEO et son monde, semons le FLEO – 11 & 12 mai 2013

CONTRE LA LEO, OCCUPONS LE FLEO

GRAINE DE RESISTANCE

A la suite de l’appel lancé par des individus luttant contre la LEO et son monde, des collectifs locaux et du réseau Reclaim the Field, 300 personnes environ ont participé à une manif-occupation du 27 avril au 1er mai 2013. Durant ces rencontres, ont eu lieu : la construction d’un poulailler, l’installation d’un rucher et d’une serre, la plantation d’un champ de patates, le défrichage d’un terrain pour la réinstallation d’une maraîchère déplacée par le projet de la LEO, la taille d’un verger abandonné à cause de la LEO, la préparation de la terre pour des jardins potagers.

Plusieurs discussions se sont déroulées sur des thèmes variés tels que « l’occupation comme pratique de lutte », « les mouvements sociaux en Grèce » ou encore des échanges avec les acteurs des luttes locales. Un chantier de rénovation de la maison de la lutte, baptisée maison LEOpart, s’est déroulé dans une ambiance de partage de savoirs faire. De nombreux habitants de la ceinture verte ont réagi positivement face au mouvement d’occupation. Des voisins sont venus donner un coup de main et ont fait des dons de nourriture, de matériel, d’un âne, d’un bouquet de muguet, de fumier pour les culture et ont proposé des douches aux occupants.

LE FLEO PREND DU TERRAIN

Suite à la manif-occupation, nous avons décidé d’occuper un terrain d’un hectare que nous avons baptisé le FLEO – Fabuleux Laboratoire d’Expérimentation et d’Occupation. Ce lieu se veut une zone d’accueil des nouveaux occupants et un espace de création de nos utopies. Une yourte dortoir, une serre et un poulailler sont déjà installés. Une deuxième yourte, une cuisine collective, des cabanes et une salle de bain sont en chantier.

Parallèlement la maison LEOpart qui se veut être une base d’organisation de la lutte accueillera un dortoir, une cuisine et une salle de réu/concert/projections/infokiosk… Elle sera inaugurée le 25 Mai. Enfin, la GanGGRaine, une maison squattée depuis février abrite un collectif d’habitants.

D’autres lieux sont potentiellement squattable, d’autres maisons sont en phase d’être expropriés.

APPEL A OCCUPATION

Le samedi 11 mai aura lieu la première Assemblée Générale du mouvement LEOpart. Cette assemblée sera ouverte à toutes et tous celleux qui souhaitent s’investir dans le mouvement. Elle sera suivie d’une journée de chantier collectif le dimanche 12 mai.

Ici, la résistance s’organise avec enthousiasme. Nous appelons les individus qui se reconnaissent dans la lutte contre les projets inutiles et leur monde à nous rejoindre pour construire, faire vivre et grandir cette occupation.

Face à la LEO, semons le FLEO.

Les LEOpartes et LEOparts – 5 mai 2013 à 11h06

Des nouvelles fraiches …

Salut, la manif s’est bien déroulée même avec le mauvais temps nous étions environ 300 personnes bien motivé_es. Une parcelle de patates a été plantés, le poulailler collectif prend forme, une petite serre a été construite et pleins de réflexions ont germées.

Nous avons commencé_es a prendre racine sur le camps et tout se déroule bien…..vous êtes invité_es a prendre racine a notre coté de façon provisoire….ou pas.

Pour les plantes d’entre vous les plus sensibles a la pluie nous avons des abris (chapiteaux,tentes,…)ou nous nous rassemblons pour discuter…(il y fait presque chaud, enfin presque….).

Mercredi, il y a une présence au marché au quartier Rocade, une initiation a l’arboriculture (cours théoriques et cours pratiques); différents chantiers, ateliers et discussions.
A 13h on vous invite pour un Apéro. Amenez, si possible, de quoi partager.

L’aprèm il y a une présentation du dernier n° de la revue “Z” sur les luttes urbaines et rurales en Grèce et pour les petit-es et grand-es un jeu de piste guidé par les castors et pleine d’autres choses.

Le soir il y a un concert.

Pour trouver le campement cliquer ici.

On vous attend de racine ferme…..

A bientôt.

Le tract en PDF d’appel à mobilisation du 27/04/2013

Source: leopart.noblogs.org