Archives du mot-clé nique la police

[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

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Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

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Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

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Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

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premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

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 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

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A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

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Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

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Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Berlin] Attaques en série contre l’Etat et sa police

Tôt samedi 18 octobre 2014, plusieurs engins incendiaires ont été lancés contre le poste de police Direktion 6 sur la Bulgarische strasse dans le quartier Treptow. Il y aurait eu trois engins lancés au total, dont deux qui se sont allumés. La façade a été légèrement noircie. Malheureusement, plusieurs flics sont rapidement intervenus avec des extincteurs pour éteindre le départ de feu. Une enquête pour incendie criminel a été ouverte pour tenter d’identifier le ou les assaillants, qui se sont évaporés dans la nuit.

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La presse allemande rappelle également l’attaque aux molotovs du poste de police situé au 54 de la Sonnenallee dans le quartier de Neukölln début mai 2014.

Toujours dans la même période mais cette fois-ci au nord-ouest de la ville, un comico a été lui aussi canardé de molotovs. Un groupe informel avait revendiqué l’attaque.

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Dans la nuit de mardi à mercredi 15 octobre, 17 fenêtres du poste de police municipale de la Juliusstrasse à Neukölln ont été fracassées à l’aide de pierres. Les flics ont compté 20 petits pavés jonchant le sol à proximité.

Le sénateur de la CDU chargé à leur sécurité, Franck Enckel, a en outre déclaré suite à ces multiples coups portés à l’autorité et aux forces répressives de l’Etat: « ce n’est malheureusement plus rare que des bâtiments publics, des pompiers et des postes de police municipaux soient attaqués. Ceux qui s’occupent à maintenir l’ordre et la sécurité sont à plusieurs reprises insultés, brimés, maltraités. […]. Ainsi au cours des dernières semaines, plusieurs voitures de police ont été attaquées à coups de pierres […]« 

 Un communiqué a été publié sur indymedia linksunten, intitulé Attaque du poste municipal – Pour plus de « terreur dans le quartier » (ceci en référence aux déclarations du sénateur Henckel au sujet du tumulte nocturne à Berlin qui résonne de plus en plus forts ces derniers temps dans les oreilles des gouvernants. Voici quelques extraits du communiqué ci-dessous:

[…] Il y avait besoin d’une troupe qui effectue le travail désagréable de discriminer les gens, d’intimider et faire glisser du vélo avec le motif d’infractions administratives.

Il y avait besoin d’aide pour leur permettre d’expulser des familles roms et tsiganes des quartiers du centre-ville, lorsqu’il s’agit de criminaliser, d’humilier et de réprimer.

En même temps, d’étendre la politique raciste au Parc Görlitz pour garder le gilet de la police berlinoise propre.

En même temps, de patrouiller dans un quartier comme Neukölln ou Wedding et d’expulser les gens, de sorte que la voie pour les prochaines phases de refoulement et de réévaluation soit libre.

Bien sûr, nous sommes contre le délire de l’ordre allemand (sic!) !

Car seulement l’idée de chaos laisse libre cours à la pensée, comme un changement radical dans la pensée et la vie des gens dans ce pays peut devenir possible ici. […]

Nous devons attaquer le modèle d’organe de répression et de sécurité, du délire d’ordre et la politique raciste du sénat partout où cela nous est possible.

C’est pourquoi nous avons provoqué un peu (plus) de « terreur dans le quartier » et dans la nuit de mardi fait tomber les vitres du poste de police municipal de la Juliusstrasse à Neuköln.

Solidarité avec tous ceux qui sont harcelés chaque jour par les flics ! […]

[Durham, USA] En solidarité avec les rebelles du Missouri – 17 octobre 2014

shaw-broken-windowDans la matinée du 17 octobre, l’Arsenal de la Garde nationale à Durham a été la cible d’actes de vandalisme visant à perturber les opérations du week-end de l’établissement.

Nous avons englué cinq serrures différentes pour empêcher l’entrée ou la sortie des véhicules du terrain clôturé, avons enchaîné les portes d’entrée fermées, et laissé un message sur le mur de pierre en face du bâtiment, disant « désobéissons aux ordres. Solidarité avec les rebelles du Missouri. Fuck the police.« 

Ce geste simple a été fait en solidarité avec tous ceux qui luttent contre le harcèlement de la police et l’occupation de leurs quartiers, et en particulier avec les insurgés de Saint-Louis et Ferguson, dont la rébellion historique a abouti à une occupation de la Garde nationale de leur ville. Ils nous rappellent que lorsque la police assassine les pauvres et les gens de couleur, la réaction appropriée est de se révolter.

Nous sommes conscients que notre acte ne va probablement pas causer une perturbation majeure à cet établissement. Ce n’est pas un substitut à d’autres types d’antagonisme et de lutte combative. Néanmoins, nous voyons cela comme un geste en cette période où un tel établissement fournit des véhicules essentiels et des armes afin d’écraser les soulèvements populaires. Si l’avenir semble être la guerre civile, expérimentons le terrain maintenant que plus tard.

Pour ceux qui s’entraînent dans cette établissement, nous vous encourageons à réfléchir dès maintenant à ce que cela signifierait d’ouvrir le feu sur vos propres voisins et membres de la communauté. Certains des soldats les plus courageux de l’histoire ont été ceux qui ont désobéi aux ordres et ont refusé d’écraser un soulèvement populaire. Comment allez-vous vous remémorer cela le moment venu? De quel côté serez-vous? Si c’était ton fils ou ta fille assassiné.e par les flics, de quel côté alors ?

Dans le mépris et la fureur,

Quelques anarchistes de bull city*

Traduit d’anarchistnews, 10/18/2014 à 08:37

* »Bull City » est le surnom donné à la ville de Durham, situé en Caroline du nord

[Genève, Suisse] Feu et peinture contre la police (octobre 2014)

Dans la nuit de dimanche à lundi 13 octobre 2014, quatre fourgons banalisés de la police genevoise ont été incendiés dans la cour du centre de formation des forces de l’ordre, situé au 24 route de Veyrier, à Carouge (Genève). Aux alentours de 3h00, le feu a entièrement ravagé les véhicules servant aux transports des futurs assassins en uniforme. Paraîtrait même que, de mémoire de flics, jamais un tel acte visant à saboter leur matériel n’aurait été autant efficace. Pour l’heure, la volaille sous le choc a engagé ses services pour tenter de retrouver la cause de ce feu dévastateur.

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Reformulé de la presse genevoise, 13/10/2014

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Action décentralisée contre un poste de police

En marge des festivités de ce samedi, le poste de police municipale de la rue du Stand a été repassé à la peinture noire. Cette action anonyme fait visiblement suite à la manifestation “Dance Against Police” qui a eu lieu en ce samedi 4 octobre.

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Paru sur RAGE, 07/10/2014

[Saint-Louis, USA] Collecte de récits à propos des manifs sauvages suite à un énième meurtre de la police

Acte 2 : St-Louis se soulève après un autre meurtre de la police

Juste après la tombée de la nuit mercredi à Saint-Louis, un flic a tué Vonderitt « Drew » Myers, âgé de 18 ans. C’est le troisième incident de flics tuant des hommes noirs en deux mois - ce n’est malheureusement pas supérieure à la moyenne. Ce qui est supérieur à la moyenne cependant, c’est la réaction des gens à ça. Comme Mike Brown, il y a eu un débat à propos du fait s’il avait résisté, s’il était armé, s’il avait volé des cigares ou tiré sur la police, tout cela devrait être des motifs pour lesquels tu te fais buter. Pour nous, cela n’a pas d’importance. Nous sommes contre la police et tout ce qu’elle fait.

Ce qui s’est passé ces deux dernières nuits est une continuité de Ferguson à bien des égards, mais aussi quelque chose de plus. Ici, à Saint-Louis, la réponse à la police tuant des gens est maintenant de descendre dans la rue en représailles. Bien qu’il y ait chevauchement entre ceux qui ont été dans les rues de Ferguson et sud de Saint-Louis, il y a d’autres éléments en jeu. Les coups de feu se sont passés dans le quartier Shaw, près de Tower Grove Park. Le quartier s’appelle lui-même « revenu mixte«  et « diversité » comme un droit de se vanter, mais les tensions de classe et  raciales sont très répandues.

L’agent qui a tué Myers n’était pas en service mais travaillait pour une société de sécurité privée, GCI security, embauchée par les résidents de la classe moyenne et supérieure. Les marches ont été très axées sur la race et la police, mais aussi sur la classe, ciblant explicitement la classe supérieure comme la source de leur oppression. Comparé à l’atmosphère bruyante à Ferguson, ce groupe (tout aussi sauvage) était bien plus mélangé. Ce qui suit est un assemblage de compte-rendus des deux dernières nuits.

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Mercredi 8 octobre

A 22 heures, il y avait environ une centaine de personnes au croisement de Klemm et Shaw. Peu de temps après que la police ait démarqué la scène de crime, l’énergie de la foule a changé vu que ça grossissait dans les rues. Immédiatement après être descendu du trottoir et pris la rue, la foule s’est précipitée et a entouré la police se tenant au carrefour autour de leurs voitures.

La foule a commencé à roder autour des flics, à les encercler, leur criant dessus, en ne les laissant pas se déplacer. Les flics ont été clairement terrifiés. Des chants de « A qui sont les rues ?! A nous! » ont été changées en « A qui sont les rues ?! A Drew! » et ont été en fait utilisés pour chasser la police de la rue. Des petits groupes de 3-5 flics debout près ou autour de leurs voitures ont été encerclés et raillés avec des cris de « flics dégage«  et « Va te faire foutre, porc. » Les flics ont reculé nerveusement, puis ont accéléré le pas car ils ont été bousculés et poussé hors de la zone.

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Les gens ont commencé à encercler des voitures de police et à ne pas les laisser partir, donnant des coups de pied aux véhicules, et à un moment poussant physiquement un flic loin de son 4X4 et ne le laissant pas le regagner. Le même 4X4 a eu ses feux arrière et son essuie-glace arrière arrachés. Des morceaux d’un feu-arrière ont été pris comme souvenirs. Au moment de quitter les lieux, la voiture d’un policier a eu sa vitre arrière brisée.

À l’autre extrémité de la rue, des personnes couraient après un autre petit groupe de policiers qui avaient été laissés à l’arrière. Des mots d’intimidation leur ont été criés: « Vous avez la trouille maintenant?! Vous savez ce que c’est que d’être effrayé maintenant ?! Allez vous faire foutre« . Un flic nerveux dans le groupe a commencé à être frénétiquement à la recherche d’un flic manquant: « Où est Joe? Où est Joe? Il n’est pas là !« , alors qu’il montait dans une voiture. Avec un esprit malin, des gens ont répondu en riant: «Joe est parti, mec! Nous ne pouvons pas le trouver. Il est probablement mort! » Les flics se sont précipités sur le siège arrière d’une voiture et ont accéléré à toute vitesse. Après que la police soit partie, les gens ont commencé à descendre le quartier Shaw, vers l’est en direction de la Grande Avenue.

Pour le reste de la nuit, la police est restée à distance. Même lorsque la police a appelé à l’aide lorsque leurs véhicules ont été attaqués ou pour des renforts sans rapport avec la marche, les agents ont répondu avec des appels à « toutes les voitures hors de la zone« . Un hélicoptère a suivi la foule pour le reste de la soirée, bien après que des coups de feu aient été tirés (peut-être à ça), c’est resté obscur*.

Après plusieurs faux départs, la marche s’est finalement rendue au croisement de Shaw et de  Grand et l’a bloqué. A ce moment, il y avait probablement 200-300 personnes bloquant la circulation et causant la fermeture de l’autoroute par la police. Durant environ 40-60 minutes, le groupe ne pouvait pas décider où aller et il y avait plus de faux départs au nord et sud. A un moment, le chef de la police, Sam Dotson, est apparu pour essayer de calmer les gens, mais un groupe d’adolescents l’a arrêté, l’un est monté sur la voiture et a commencé à le bousculer et à se moquer de lui. Dotson lui a ordonné de descendre, et le gamin lui a rendu la pareille, contraignant Dotson à partir frustré.

Finalement, le groupe s’est rendu au sud sur Grand de la zone de bars, cafés et entreprises, mais au moment où nous sommes arrivés les gens étaient épuisés et n’ont pas dit grand chose, juste marcher. A ce moment certaines personnes ont quitté la marche - d‘épuisement ou frustré par sa direction, mais d’autres avaient rejoint. Nous nous sommes finalement rendus à Gravios (environ trois miles de là où nous avions commencé). Nous avons bloqué le carrefour et arrêté la circulation clairsemée à cette heure tardive. La marche n’aurait probablement pas pu rester plus de quelques minutes, mais un automobiliste nous a ordonné de se déplacer. A ce stade, les gens se sont revitalisés et ont commencé à hurler sur le conducteur. Finalement, la police est venue avec deux véhicules pour protéger le conducteur ou l’aider à se déplacer et à entourer les gens. Réalisant que c’était une erreur, les policiers ont fait demi-tour pour repartir. Quand ils l’ont fait, deux personnes ont jeté des pierres en même temps et ont éclaté leur fenêtre arrière alors qu’ils se retiraient brusquement. Les flics, sachant qu’ils étaient moins nombreux, n’ont même pas arrêté leur trajet.

À ce stade, le groupe essayait de se décider où aller. Nous savions que nous devions continuer à avancer, mais il n’y avait pas de bonnes options autres que de redescendre en direction de Grand vers la police qui venait juste d’être attaquée, et c’est ce que nous avons fait. Et la police a gardé leur distance. Cela en dit long sur le climat social à Saint-Louis en ce moment: qu’après avoir attaqué une voiture de police, la même marche a pu se diriger en leur direction sans représailles de la police.

La marche est finalement retournée à Shaw et Grand, et les personnes (environ 300-400) ont bloqué le carrefour. Il était 2h du matin. Les gens se sont allongés en disant qu’ils occupaient le carrefour pour la nuit et ne partiraient pas. Contrairement à d’autres nuits les assaults de la police ont restreint notre capacité à parler librement en tant que groupe, nous avons pu passer un peu de temps à parler et à plaisanter. Des débats amicaux ont été lancés au sein des groupes de la foule. A quatre heures, la plupart des gens étaient partis pour la nuit.

Jeudi 9 octobre

Les gens se sont rassemblés de nouveau à l’intersection de Shaw et Klemm pour une veillée autour de 18h30. Après environ 40-60 minutes un groupe de personnes a pris des mégaphones et lancé quelques chants qui ont agacé les gens. Le groupe a plus ou moins contrôlé la marche durant l’heure suivante. Il y avait un groupe de personnes qui tentaient de diriger les choses, mais pour la plupart, l’ambiance était turbulente et les gens faisaient eux-mêmes preuve d’imagination. À ce stade, et tout au long de la soirée, des jeunes filles ont porté le mégaphone, conduit les chants, et avaient une voix forte* dans la façon dont les événements se sont déroulés.

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La marche a fait de nouveau son chemin de Shaw à Grand et bloqué la circulation pendant un moment - c’était autour de 19h30 et davantage de trafic a été bloqué par rapport à la nuit précédente. Une voix forte nous a suggéré de se déplacer vers le nord jusqu’à Grand, vers l’interchange I-44. Lorsque le groupe est arrivé au croisement, il s’est étendu à tous les angles de l’espace énorme, bloquant les véhicules d’entrer ou de sortir de l’autoroute ou circulant vers le nord et le sud sur Grand.

Avec des chants de « Qui ferme cette merde ?! Nous fermons cette merde! » La marche a bloqué une artère importante de la ville, empêchant le flux standard du trafic qui compose la réalité quotidienne banale de la vie urbaine. Étant donné que c’était un jeudi soir, le commerce de la ville n’a pas beaucoup été perturbé par le blocus, mais des centaines de voitures ont été contraintes de faire demi-tour et de trouver d’autre routes (et, désormais pratiquée, cette tactique pourrait être employée à l’avenir d’une manière plus stratégique). Des confrontations, des débats et conversations avec des automobilistes se sont succédés durant une demi-heure, avec des manifestants expliquant aux conducteurs qu’ils allaient fermer la ville jusqu’à ce que les flics arrêtent de tuer (sic). Encore une fois, les femmes* étaient parmi les manifestants les plus présents, à la fois par la voix et la confrontation au sein du groupe, prenant l’initiative dans le blocage de la circulation et pour faire face aux voitures.

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Après environ une demi-heure, il semblait évident que la police nous laissait faire tout ce que nous voulions et avait ordre de rester en recul. Une fois de plus, la police a apparemment reçu l’ordre de rester en retrait.

Quelqu’un commençant à dire au groupe que l’une des rues les plus riches du quartier - principalement responsable de la sécurité qui a embauché le flic qui a tué Myers - est à seulement quelques pâtés de maisonset nous devons aller les réveiller et les tenir pour responsables.

Ainsi, le groupe est parti à Flora Place. La rue est fermée à une extrémité, a un grand espace d’herbe qui passe au milieu, une voie de circulation à sens unique sur chaque côté et des maisons chics. Quelqu’un s’est mis à souffler dans une corne de brume et a fait le tour pour que d’autres l’utilisent. La foule a commencé à applaudir de plus en plus fort. Les gens allaient sur ​​les deux côtés de la rue, […] chantaient des choses comme « pas de justice, pas de sommeil! », ôtant des ornements de hottes, en arrachant les drapeaux des porches des gens au moins une fenêtre d’une maison bourgeoise a été brisée. Certains ont prétendu que c’était la maison d’un flic de la ville, mais d’autres ont dit que c’était de la haine de classe aléatoire (sic).

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Après quelques mètres, des personnes se sont arrêtées au milieu de l’intersection pour brûler tous les drapeaux qui avaient été collectés. Il n’y avait qu’une personne visiblement contrariée de ce qui se passait, mais tout le monde hurlait et acclamait. Des personnes ont répondu à cette personne en disant nonchalamment qu’ils n’en ont rien à foutre du drapeau ou en criant passionnément que le drapeau ne représente pas les gens de couleur – ou que ça représente seulement le génocide et l’esclavage commis à leur encontre. Comme les drapeaux étaient en feu, quelqu’un s’est saisi du mégaphone et a rappelé pour commencer que le drapeau n’a jamais été le nôtre, et que nous sommes dans ce quartier en conflit avec les riches qui sont les plus gros soutiens de cette entreprise de sécurité qui est là pour faire respecter l’ordre et les divisions raciales.

Une autre chose impressionnante de cette soirée de jeudi a été la solidarité et la complicité au sein du cortège. Il s’est très vite répandu parmi les manifestants que les flics recherchaient quelqu’un avec un sweat-shirt rouge, et la réponse des personnes a été d’annoncer ça discrètement et de dire à la personne portant le pull en question de l’enlever et de mettre autre chose. Cela a été fait d’une manière amicale et dans l’intérêt de poursuivre l’ambiance festive et agitée sans que personne ne soit en danger. Les gens ont pu changer rapidement de vêtements, discuter et continuer.

A travers à l’ensemble de la marche, la présence policière était presque inexistante. Il y avait un hélicoptère qui suivait, mais les voitures de police étaient toutes restées à quelques pâtés de maisons. Après l’incendie des drapeaux, les gens se sont déplacés en direction de Grand-et Arsenal.

Il était clair que les flics étaient près de l’intersection de Grand Arsenal vu que la manif approchait, mais pour un court laps de temps, ils sont restés en retrait lorsque le groupe a bloqué l’intersection. Il y avait trois flics, debout le long d’un bâtiment et beaucoup de gens ont commencé à les entourer, à leur crier dessus et à les insulter. Ils étaient entourés et contre un mur tandis que la foule hurlait et les poussait. Ils étaient terrifiés. C’était très beau. En une minute, des dizaines de policiers ont commencé à partir dans toutes les directions et à travers la foule avec leurs matraques en l’air. Les flics acculés se sont finalement frayés un chemin hors de la foule et les gens sont retournés dans la rue. Ailleurs, une pierre a été jetée à travers une vitre d’un magasin.

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Les flics ont séparé la foule, poussant certains vers Arsenal et d’autres vers Grand. Les gens poussaient contre les flics, leur disant de foutre le camp et hurlant sur ​​leurs visages. En quelques minutes, une foule a été poussé à la fois à l’est et à l’ouest par la police... Les gens ont commencé à se disperser sur les côtés. Dans le tumulte, plusieurs personnes qui étaient entre les mains des flics ont été extirpées puis bien cachées au sein du cortège, et ensuite des groupes de la foule ont bloqué le travail des flics qui tentaient d’interpeller d’autres personnes. Les gens sont restés dans les rues, marchant et chantant, pendant encore deux heures de plus.

Comparées à d’autres manifestations des dernières années, la réponse à ces assassinats a une continuité, une mobilité, une présence dans la rue; une analyse de classe qui va au-delà de celle d’une certaine élite mondiale inaccessible (tels que les « 99% » mystique d’Occupy**) ; allant dans les maisons de ces bâtards (riches); prenant l’espace et le défendant; pillant/redistribuant les richesses; haïssant ouvertement la police au lieu de les y inviter, etc, etc, etc…

Les médias continuent leur ligne éditoriale par « une manifestation pacifique ont tourné à la violence«  au sujet de tout cela. Soyons clair qu’à partir du moment où le groupe a quitté la veillée, le jeudi, c’était sauvage et militant. Il n’y a eu aucun « tournant » à aucun moment pour ce groupe, ni de la part d’un petit groupe dont les actions se démarque de l’ensemble du groupeIl semble que Saint-Louis est en voie d’établir une tradition de représailles pour les meurtres de la police. La plupart des gens ont un flic dans leur tête, les contrôlant. Maintenant, les flics de Saint-Louis ont un émeutier dans leur tête, les faisant réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur la gâchette.

Traduit de antistatestl, 10/10/2014

Notes des traducteurs:

* Cette précision faite avec insistance dans le texte est à mettre en lien avec les marches anti-police à Ferguson, dans lesquelles les récupérateurs réactionnaires de la cause noire (« Nation of Islam », New Black Panther Party »…) exigeaient que les femmes rentrent à la maison. Ce qui n’était pas passé sans résistance. Et ces initiatives de la part de jeunes filles montrent une fois de plus que ces larbins du pouvoir sont pratiquement inexistants et marginalisés par les opprimés noir-es.

On peut aussi préciser que ces culs-bénis occupent une large place dans les médias US, que ces derniers leur laissent aisément (parce que: organisation; ainsi que pour leurs rôles de socio-flics et de balances).

** Référence au mouvement ‘occupy’, que l’on a connu en France sous le nom des Indignés, et qui s’est illustré par des orientations pro-flics (par exemple en les acceptant en AG), citoyennistes, etc…, souhaitant améliorer ce système de dominations.

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Parallèlement, un appel anarchiste à converger sur Ferguson du 10 au 13 octobre a été lancé pour rejoindre le « week-end de résistance » afin d’aller exprimer en acte sa rage contre la police, ainsi que le monde raciste et capitaliste qu’elle défend.

[Genève, Suisse] Barricades et affrontements contre le défilé du bicentenaire de la police – 4 octobre 2014

Aujourd’hui, plus de 300 personnes ont participé à la parade festive contre le défilé des 200 ans de la police genevoise. Dans une ambiance festive et déterminée, le cortège a assiégé le défilé des forces de l’ordre qui ont entamé leur manifestation dans une ville blindée par leur confrères. La manif a traversé le quartier de la jonction entre slogans et discours qui ont fustigé le délire sécuritaire qui règne à Genève.

Plusieurs dizaines de personnes ont subi des contrôles d’identité, des fouilles préventives et des prises de photos de la part de policiers.

En dépit du dispositif policier intimidant, aujourd’hui, nous avons repris joyeusement la ville et démontré qu’à Genève il n’y a pas de place pour les parades militaires.

LES RUES SONT A CELLES ET CEUX QUI LES FONT VIVRE !

Des mises à jour suivront quant à des éventuelles arrestations…

See you soon on the barricades !

danceagainstpolice.noblogs.org

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Ce que les toutous de la police et du pouvoir en ont dit….

La parade anti-police bascule dans la violence

Plus de 300 personnes se sont réunies samedi après-midi pour protester contre le défilé historique célébrant le bicentenaire de la police et «l’état policier».

SUISSE GENEVE PROTEST POLICE

«Mais ce que t’es con! C’est pas le but!», hurle une très jeune femme à la rue Gourgas. Un homme masqué vient de briser la vitre d’une BMW pour y enfourner un fumigène. Il est 15h50 ce samedi et ce qui était annoncé comme une «parade festive» contre le défilé du bicentenaire de la police vient de basculer du côté obscur. Depuis 15h, une soixantaine d’individus sur les 300 que comptait la manifestation à son départ de la plaine de Plainpalais tentaient d’en découdre avec les forces de l’ordre. Ils y parviennent enfin, les participants s’éparpillent, les plus irréductibles construisent des ébauches de barricades dans la rue des Bains, la police tire à deux reprises des gaz lacrymogènes, c’en est finit du cortège.

«Arrêtons de glorifier la police»

En début d’après-midi sur la plaine, une quadragénaire explique que la parade, intitulée «dance against police», a pour but de «s’opposer à cet état policier. On veut la liberté de mouvement, d’expression. Arrêtons de glorifier la police.» Elle s’émeut des dizaines d’agents en tenue anti-émeute postés dans les rues adjacentes. Les forces de l’ordre tiennent à éviter tout contact entre les manifestants et le défilé officiel, qui doit arriver à la place Neuve à 16h. « Ce type de situation, c’est aberrant, risible, explique la militante. Vous voyez la disproportion des forces? C’est contre cette disproportion qu’on s’élève.»

Le cortège s’ébroue. Sound system, drapeau anarchiste, plusieurs visages masqués et slogans de rigueur. «Mort aux vaches, morts aux condés», «police partout, justice nulle part», etc. Un jeune punk explique que les photos, il n’en veut pas. «Non, on n’est pas là pour être vus! On est là pour manifester, donner notre sentiment.» La procession contourne la plaine. Dans les rues parallèles, les policiers la suivent.

Pétards, peinture, fumigènes, bouteilles

Premier face-à-face à l’angle de la rue du Stand et du boulevard Georges-Favon. Rien ne bouge. Un homme seul, charisme, épée, emphase et sarcasme, affronte verbalement la quarantaine d’agents en tenue de combat. Aucune réaction, aucun contact physique. Second face-à-face au boulevard Saint-Georges, à quelques mètres de la place du Cirque. Les manifestants accentuent la provocation. Pétards, jets de peinture, de fumigènes, de bouteilles. Les policiers ne bronchent pas.

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Restent quelque 200 personnes. Une quinquagénaire interpelle les quérulents, leur suggère de rentrer chez eux. «Pour info la rue elle est à nous, elle est pas à toi, lui rétorque un homme plus âgé que ses pairs, visage marqué et habitué de la contestation de trottoir. Nous, on dort dans la rue, toi tu dors chez toi.»

Mercedes détériorée, BMW brûlée

Dernier face-à-face à la rue Gourgas. La frange dure obtient ce qu’elle était venue chercher. Une dizaine d’activistes se porte au contact du cordon policier, banderole en main. Charge sur dix mètres. Un jeune homme saigne du visage. Des individus masqués déplacent une Mercedes bernoise pour en faire une barricade, puis éclatent sa vitre. Lourde ambiance, désaccord entre manifestants. «Arrêtez, arrêtez, c’est de la merde!, crie une jeune fille. Soit on charge la police, soit on se casse.» Quelques minutes passent, la BMW s’embrase. «C’est super, ça fout tout en l’air, s’énerve un jeune. Foutre le feu à une bagnole, ça fait peur à tout le monde, le résultat est efficace!»

rue Gourgas

rue Gourgas

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Barricades et tirs de lacrymogènes

La manifestation est morte, demeurent les excités, quelques dizaines. Ils sont dans la rue des Bains. Les barrières de chantier du Musée d’ethnographie sont dressées sur la chaussée. La rue des Maraîchers est obturée. Premiers tirs de lacrymogènes. Le boulevard Carl-Vogt est barré, puis la rue des Bains. Seconds tirs de lacrymogènes. Les derniers «manifestants» filent sur le quai Ernest-Ansermet. […]

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Une fusée blesse un passant

Outre la BMW incendiée, la police dénombre cinq autres véhicules endommagés à la rue Gourgas, et deux bus visés par des engins pyrotechniques. A la plaine de Plainpalais, un passant a été blessé à la jambe par une fusée tirée par les manifestants. Une centaine de contrôles d’identité préventifs ont été réalisés avant le départ du cortège. Eric Grandjean, le porte-parole des forces de l’ordre, parle de deux agents blessés par des jets de pierres, à la main et à l’omoplate. Il n’a été procédé à aucune interpellation directement en rapport avec les faits. « On sait qui sont les auteurs, mais on évite d’intervenir directement, car cela risque de mettre le feu aux poudres », dit l’officier.

20minutes.ch (Jérôme Faas), 04/10/2014 à 19h38

Retour au calme à Plainpalais après trois heures d’échauffourées avec les forces de l’ordre

La « parade festive » organisée ce samedi contre le défilé du bicentenaire de la police s’est achevée sans avoir atteint son but : pénétrer dans le périmètre du cortège et empêcher son bon déroulement. Les manifestants ont été refoulés loin de la place Neuve, traqués par les forces de l’ordre qui avaient reçu pour consigne de bloquer tous les accès menant jusqu’aux Bastions.

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Le quartier de Plainpalais, en revanche, a vécu trois longues heures d’échauffourées. A plusieurs reprises, des groupuscules sont allés au contact avec les policiers, sans parvenir à leur fin. A chaque fois, ils ont dû reculer. Le face-à-face a commencé sur la place du Cirque. Verbal d’abord, suivi de jets de bouteilles et de pierres arrachées aux chantiers du quartier.

Place du Cirque

Place du Cirque

A la rue Gourgas, vers 15h30, l’affrontement est monté d’un cran. Les vitres de trois voitures ont volé en éclat. Un engin pyrotechnique, allumé volontairement sur le siège passager, a provoqué un début d’incendie. Un extincteur salvateur a permis de stopper sa propagation, avant que les pompiers n’engagent leur tonne-pompe pour procéder à l’extinction.

Avant qu'un citoyen vienne éteindre le début d'incendie

Avant qu’un citoyen vienne éteindre le début d’incendie

A deux reprises, les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Notamment aux abords du nouveau Musée d’ethnographie où les fauteurs de trouble tentaient d’ériger des barrières au milieu de la chaussée. A ce moment, le gros de la manifestation s’était déjà disloqué. Ils étaient une bonne centaine en début d’après-midi, puis près de 300 au plus fort du rassemblement. Ils n’étaient plus qu’une petite cinquantaine après 17h, à converger vers la place des Volontaires pour y improviser un ultime rassemblement.

On ignore encore si la police a procédé à des arrestations. A 18h, un important dispositif était toujours en place dans le quartier de Plainpalais. Les participants au cortège officiel ont, quant à eux, quitté le parc des Bastions. Un verre de vin à la main, sans avoir goûté au gaz lacrymogène.

Tribunal de genève, 04/10/2014

[Ferguson, USA] Coups de feu sur deux flics samedi soir (27/09/2014) après un début de semaine émeutier

Dimanche 28 septembre 2014 :

Les flics se sont lancés dans une chasse à l’homme afin de retrouver les deux tireurs de la nuit passée. En vain pour le moment. Dans la soirée, 150 personnes se sont rassemblées devant le siège central de la police de Ferguson pour exiger une condamnation du flic qui a tué Mike Brown (Ce qui pour nous correspond à demander à l’ennemi de rendre justice, quand l’Etat enferme, élimine et massacre quotidiennement celles et ceux qui sont nuisibles à son équilibre économique et s’attaquent à l’ordre social, NdCNE). Les flics ont rapidement réprimé la foule, qui ne s’est pas laissée faire en ripostant par des jets de bouteilles. 7 manifestants ont été arrêtés.

samedi 27 septembre 2014 :

On apprend par la presse américaine que deux flics (un en service et l’autre en civil) ont été atteints par des tirs d’armes à feu à Ferguson et St-Louis. Tout ceci est une réponse à l’oppression de la police: entre harcèlements, tabassages et tirs souvent mortels, incarcérations au quotidien… et récemment l’assassinat du jeune Mike Brown début août à Ferguson.

Le porte-parole de la police du comté de Saint-Louis, Brian Schellman, dont dépend Ferguson, a confirmé que le premier agent avait été touché par balle, à un bras, samedi lors d’une patrouille. Voyant un homme fuir alors qu’il lui demandait ce qu’il faisait là, le policier s’est lancé à sa poursuite et «l’homme a tiré des coups de feu» sur lui, a expliqué le porte-parole. Le policier a tiré à son tour et on ignore si le suspect, qui demeurait introuvable, a été atteint.

Plus tard dans la nuit, un autre policier a été la cible de tirs provenant d’un nombre inconnu d’assaillants à Saint Louis alors qu’il conduisait sur une autoroute et n’était pas de service. L’agent a été légèrement blessé par des éclats de verre de son véhicule touché par balle, mais n’a pas répliqué, selon la police. «On ne sait pas pour l’instant si l’agent était personnellement visé ou s’il a été la cible d’un acte aveugle de violence», a dit Brian Schellman.

Par ailleurs, la population de cette ville pauvre continue de descendre dans les rues contre la police, à crier leur rage devant les commissariats et postes de police ou encore à bloquer sporadiquement les axes routiers de la périphérie de St-Louis.

Des manifestant-es devant un poste de police de Ferguson dans la soirée de vendredi 26 septembre 2014

Des manifestant-es devant un poste de police de Ferguson dans la soirée de vendredi 26 septembre 2014

Une manifestante arrêtée (parmi les 12 arrestations pour "refus de dispersion") lors d'un blocage d'autoroute à l'Interstate 70 en périphérie de St-Louis (Mo) mercredi 10 septembre 2014.

Une manifestante arrêtée (parmi les 12 arrestations pour « refus de dispersion ») lors d’un blocage d’autoroute à l’Interstate 70 en périphérie de St-Louis (Mo) mercredi 10 septembre 2014.

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Etats-Unis : regain de tension à Ferguson, des coups de feu tirés

Un rassemblement spontané a été réprimé par la police à Saint Louis (Etats-Unis), dans la nuit de mardi à mercredi, après l’incendie d’un mémorial dressé en mémoire de Michael Brown, un jeune Noir dont l’homicide par un policier le 9 août a généré plusieurs semaines de tensions.

Tôt dans la soirée, mardi, la vitrine d’un magasin de beauté a été détruite et environ 100.000 dollars (78.000 euros) de marchandise volés, selon la télévision locale Kmov. Non loin de là, 200 manifestants se sont réunis et au moins trois personnes ont été arrêtées, rapporte le «St. Louis Post Dispatch». Sur Twitter, plusieurs témoignages font état de jets de bouteilles et de pierres sur les policiers. Dans la soirée, un incendie s’est déclaré dans un autre magasin.

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Mardi matin, un mémorial érigé en la mémoire de Michael Brown avait pris feu. La rumeur a alors rapidement couru que l’incendie avait été déclenché, la police se bornant pour sa part à dire que la cause du sinistre était inconnu. Rejetant l’hypothèse qu’une bougie ait pu provoquer le feu, des dizaines d’habitants de Ferguson ont exprimé leur colère dans la rue tout au long de la journée.

En proie à des violences depuis le 9 août, le quartier de Saint Louis connaissait une accalmie depuis plusieurs jours.

Leur presse – leparisien (G.L), 24/09/2014 à 10h53

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Selon la presse américaine, plusieurs commerces ont été pillés et un détruit par le feu. Outre des caillassages, les flics ont été une nouvelle fois visés par des coups de feu, malheureusement sans en atteindre (par contre, 4 policiers ont été touchés par des pierres). Un citoyen français résident à St-Louis a rapporté avoir entendu une partie de la foule, stationnée en face du magasin de beauté « Beauty Town » sur l’avenue West florissant, crier « Brûlons-le ». Et le patron du commerce en question de pleurnicher dans la presse qu’il s’agit de la troisième attaque depuis les émeutes début août et qu’il venait de remplacer les fenêtres il y a tout juste une semaine (l’histoire médiatique ne s’est évidemment pas étalée sur ses attaques répétées: à savoir si c’est une poukave du quartier… ou bien tout simplement une saloperie de patron à traiter telle quelle).

Il y a eu 5 arrestations à l’issue de cette nuit de révolte. 

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[Genève, Suisse] Dance Against Police – Samedi 4 octobre 2014

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Ils voulaient un défilé formidable

ils seront fort minables

Le 4 octobre, le canton de Genève prévoit un défilé historique pour « fêter » les 200 ans de la police genevoise. Quelques 500 participants dont 200 policiers suisses et français traverseront le centre-ville en costume d’époque. Ne les laissons pas parader sans marquer une opposition claire à cette propagande immonde.

Propagande

Comme c’est souvent le cas lors de ce genre d’événements, les autorités instrumentalisent l’histoire à des fins idéologiques pour justifier l’actuelle politique. Une politique du tout répressif, dont les conséquences sont dramatiques pour ceux qui les subissent. La prison de Champ-Dollon est remplie à presque 300% et compte déjà deux « suicides » de détenus cette année. Des cellules familiales pour sans-papiers vont y être aménagées. Les violences policières sont monnaie courante, causant parfois la mort comme en octobre dernier à Meyrin. On peut difficilement parler de bavures vu leur fréquence et l’absence de condamnation de la part du ministère public, des médias et de la classe politique.

République policière

En 2014, le budget annuel du département de la sécurité a augmenté d’un tiers alors que les investissements dans presque tous les autres domaines ont diminué. Le MCG, deuxième parti du canton, est un véritable parti de flics, 1/3 de ses élus sont ou étaient de la profession. Pas étonnant que des budgets énormes soient votés par le parlement. La gauche, quant à elle, ne trouve pas d’autre moyen de grappiller des voix que de calquer son discours sécuritaire sur celui de la droite.

Réaction

Nous savons que ce spectacle n’amuse pas tout le monde : ceux qui ont souffert de l’enfermement, celles qui ont pris des coups, ceux qui ont subi le racisme des policiers ou simplement celles à qui une démonstration de force de l’état répressif n’inspire rien de bon.

Pour ne pas assister passifs à ce défilé, nous appelons celles et ceux que ce spectacle dégoute à rejoindre une parade festive. Soyons plus nombreuses qu’eux et démontrons que même s’ils sont nombreux au parlement la rue ne leur appartient pas.

Parade Festive contre le défilé

du bicentenaire de la police 4.10.14 Genève

13h30 Plaine de plainpalais Genève

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L’appel en allemand, anglais, italien sur le site Dance Against Police

[USA] Bulletin anticarcéral du Missouri sur la révolte à Ferguson / Septembre-Octobre 2014)

Le bulletin d’info de la prison du Missouri est distribué à près de 150 de personnes dans les prisons à travers les États-Unis, mais en se concentrant sur ​​ceux qui sont incarcérés dans le Missouri et l’Illinois. Ce numéro se concentre spécifiquement sur les récents soulèvements de Ferguson, (Missouri) et contient des comptes-rendus personnels originaux des émeutes, d’analyse et un calendrier des soulèvements comme ils se sont déroulés.

Les cinq numéros précédents sont disponibles ici.

Ci-dessous deux textes traduits de l’anglais du numéro 6 de septembre-octobre 2014:

Hello

Comme la chaleur de l’été s’intensifie ici à Saint-Louis, nous nous réadaptons lentement à la vie après la houle de nuits incontrôlables passées dans les rues de Ferguson à exprimer notre rage et notre mécontentement avec d’innombrables autres personnes. Beaucoup d’entre vous ont probablement entendu parler à la radio ou à la TV ou lu dans un journal que le 9 août, un jeune de dix-huit ans du nom de Mike Brown a été abattu par la police à Ferguson dans le Missouri.

Nous sommes habitué-e-s des tirs de la police, mais dans ce cas, des personnes ont mobilisé leur rage dans les rues et pendant dix nuits consécutives, les gens se sont battus et ont tenu l’espace que la police n’a pas pu contenir.

Ils ne nous l’ont pas donné. Nous l’avons pris. Minute après minute, nous avons réalisé notre pouvoir et les possibilités semblaient infinies. C’était comme si le temps cessait d’exister et que rien d’autre ne comptait car cette perturbation du commerce et du contrôle de la police a brisé la normalité de la vie quotidienne.

Nous avons passé des jours et des nuits à Ferguson, et nous voulons vous raconter nos histoires de ce que nous avons vécu.

Comme c’est souvent le cas, les médias rapportent les voix et points-de-vue des politiciens et de la police. Nous espérons vous donner un aperçu de ce que c’était vraiment à travers les rues dans l’espace autonome que nous avons tous créés ensemble. La plupart d’entre nous n’ont jamais expérimenté quelque chose comme les deux semaines passées. Ces nuits de révolte ont créé des possibilités que nous avons espéré mais nous avons à peine pensé être tangible. Nos esprits filent sur ​​ce qui est possible. Les rues semblent s’être apparemment calmées pour le moment, mais le refus de la violence et du contrôle de police continueront. Un soulèvement contre la police à travers le monde est palpable et s’est réalisé ici dans notre ville. Nous pouvons encore le goûter dans nos bouches et le sentir dans nos os.

Quand vous sortez et passez devant des visages familiers et à la fois inconnus, il n’est pas rare d’entendre quelqu’un vous dire, « Mains en l’air«  et instantanément vous répondez: « Ne tirez pas ». Un lien social s’est fait, une compréhension immédiate d’une volonté commune pour un monde complètement différent. Bien que ces événements peuvent sembler lointain, d’autres à travers le monde, qui ont ressenti la même chose, ont répondu par la solidarité (des marches, des actions et des attaques) sur vos propres sols sont un moyen d’exprimer du soutien à ceux qui résistent à d’autres endroits et de répandre la résistance au-delà des limites de lieu. La police ne ruine pas seulement nos vies à Ferguson et à Saint-Louis, mais partout.

La race a été un facteur majeur dans les événements des dernières semaines à Ferguson. Une ville à majorité noire avec des forces de police à majorité blanche, un autre jeune homme noir assassiné par un policier blanc, des générations de suprématie blanche et de violence raciale venant d’une tête.

Les rues de Ferguson hurlaient de tensions raciales, et ceux d’entre nous qui sont blancs ont souvent eu à justifier notre haine de la police aux rebelles noirs qui n’avaient jamais entendu parler d’une telle chose sortant d’une bouche blanche. Heureusement, face à une ligne de flics anti-émeute et au coude à coude avec les personnes noires et brunes et refusant de reculer, nos actions ont remplacé le besoin des mots. « Nous saignons tous le même sang » est une tentative de répondre à certaines de ces tensions raciales et un appel à l’unité raciale contre la police et les prisons.

Il y a eu plusieurs mois depuis le dernier numéro de ce bulletin. Nous avons apprécié correspondre avec vous et faire sortir du matériel de lecture. Que ces histoires inspirent  connexion et collaboration entre vous contre l’ennemi et pas l’un contre l’autre.

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Nous saignons tous le même sang

« Il n’est pas question de noir et blanc, il s’agit du peuple contre le gouvernement. Si je te coupe, ça ressemble au même que moi. Nous saignons tous le même sang « .

Un rebelle anonyme de W.Florissant à Ferguson (Missouri)

En 1968, quand Martin Luther King a été assassiné, une vague de protestations et de révoltes, connues sous le nom du « soulèvement de la Sainte Semaine« , a balayé le pays. De grandes émeutes ont éclaté à Washington DC, Baltimore, et plus localement à Kansas City, Louisville et Chicago. Cette effusion de rage a finalement été maîtrisée par la police locale, la promesse de réformes législatives et surtout, la mobilisation de la garde nationale et de l’armée. Le déploiement de l’armée américaine et des marines sur le sol américain a été particulièrement significatif dans la capitale nationale où des émeutes ont progressé à deux blocs de la Maison Blanche.

Les centres urbains n’ont pas été les seuls lieux de cette puissante révolte. À Saint-Louis, des détenus de la prison de la ville ont riposté contre un système raciste meurtrier et de pauvreté brutale en essayant de détruire la prison dans laquelle ils ont été encagés et y ont mis le feu.

En 1971, le prisonnier rebelle George Jackson a été abattu alors qu’il tentait de s’échapper de la prison de San Quentin en Californie. En réponse, 1000 prisonniers de l’autre côté du pays à Attica de New York ont pris le contrôle de la prison et ont retenu en otage 42 gardiens afin d’obtenir l’amnistie et les réformes nécessaires au système carcéral. Agissant en solidarité, des rebelles à l’extérieur ont organisé des manifestations en faveur de la rébellion à Attica afin de mettre la pression sur les autorités et empêcher le massacre des prisonniers révoltés. Malheureusement cet effort n’était pas suffisant pour empêcher les autorités d’écraser les prisonniers par la force brute.

Quelles sont les leçons que nous pouvons tirer de cette histoire?
Quelles sont les limites des émeutes dans les rues et lutter au sein des murs de prison? Comment pouvons-nous répandre des révoltes à travers ces murs tout en étant capables de vivre et de combattre un autre jour? Quelles sont les différences en agissant dans les rues et à l’intérieur de la prison et comment ces différences affectent sur ce que nous pouvons faire?

Cette société des extrêmes (pauvreté et richesse, accès et exclusion, la concentration du pouvoir dans les mains d’une élite) est maintenue en permanence par la force. La police, le système pénitentiaire, les tribunaux et le racisme qui est une partie importante d’entre eux, servent à maintenir le déséquilibre entre ceux qui ont et ceux qui n’ont rien. En opposant les pauvres les uns aux autres, blancs contre noirs, latinos, asiatiques et autochtones, le racisme sert à nous maintenir divisés, à se battre entre nous au lieu de chercher une cause commune contre la classe dirigeante, les politiciens et leurs serviteurs.

Cette distinction entre les races privilégiées et ciblées se réalise par les différences en matière de maintien de l’ordre dans les quartiers pauvres vus qui sont principalement noirs et latinos et le maintien de l’ordre dans les quartiers riches vus qui sont à prédominance blanche. Elle peut également être perçue dans les différences des peines de prison pour des crimes semblables donnés à des gens qui tombent de chaque côté de la blancheur. Dans les rues, le racisme répressif est effectué par le profilage racial, le harcèlement de la police et l’utilisation de la force létale. Dans les prisons, le racisme se présente sous la forme de blancs ruraux étant embauchés pour garder une population carcérale majoritairement urbaine, principalement minoritaire. On peut également voir cela à travers le gang et les divisions raciales entre prisonniers, qui sont favorisées et encouragées par les administrations pénitentiaires afin de garder les prisonniers divisés.

En 1992, les gangs de Los Angeles avaient négocié une trêve dans les semaines avant que le verdict Rodney King eut été annoncé. Ce gang et l’unité raciale a aidé à contribuer à la plus grande révolte aux États-Unis depuis 1971. Et en dépit de quelques cas regrettables et largement rapportés de violence de noir sur blanc, la  rébellion Rodney King contenait une quantité remarquable d’unité et de coopération inter-raciale. Certains coréens ont été la cible de pillages, précisément parce qu’ils géraient en tant qu’individus des entreprises d’exploitation et de parasites dans les quartiers pauvres noirs. D’autres coréens ont choisi de se tenir debout avec les rebelles contre la violence de la police. Lorsque nous nous rebellons contre le système de la police a imposé la pauvreté et d’unir à travers les lignes raciales ou ethniques, nous luttons contre la stratégie répressive du racisme. Dans le même temps, l’unité à travers les divisions artificielles est une condition nécessaire pour une révolte qui ne puisse pas être facilement contenue. Lorsque nous nous rebellons, nous redessinons les lignes qui ont été écrites sur nos corps et dans nos vies. Nous décidons nous-mêmes de quel côté nous nous situons.

Dans les moments où se dressent les races privilégiées avec des races ciblées contre un ennemi commun, le sens et l’importance des différences raciales commencent à s’estomper. Cela peut être confirmé par des expériences dans les rues de Ferguson (Missouri) un nombre relativement faible de personnes blanches ont résisté avec les noirs contre la terreur de la violence policière et de l’occupation du quartier par la police militarisée. Ce que cela signifie d’être blanc et noir dans la vie de tous les jours (sécurité relative et risque relatif) commence à être moins significatif quand tout le monde est gazé de lacrymo et se fait shooter avec des balles en caoutchouc, lorsque les rebelles blancs viennent en aide aux rebelles noirs blessés, quand les gens partagent l’expérience et des tactiques, se faisant mutuellement confiance malgré une différence de couleur qui n’est que superficielle.

Ce processus de surmonter simultanément le racisme interne et institutionnelle est interrompu par ceux qui tentent d’utiliser les tensions raciales à leurs propres fins. De la police et des médias aux dirigeants autoproclamés de la «communauté» qui tentent de surfer sur cette vague de troubles à l’intérieur d’un bureau politique, ceux qui bénéficient du maintien des divisions raciales ont brossé un tableau de l’extérieur et des agitateurs qui sert seulement à nous diviser. Dans un retournement ironique du récit racial normale, les politiciens actuels et futurs ont choisi les rebelles blancs comme boucs émissaires, les accusant de violence, de pillage et de destruction qui leur est hors de contrôle et non favorable à leurs agendas politiques. Cette opération répressive fournit une cible facile pour la police depuis que les blancs dans les rues de Ferguson sont une minorité visible, tandis que dans le même temps, il supprime le pouvoir des mains de rebelles noirs qui, en réalité, ont initié chaque escalade dans la rébellion jusqu’à présent.

Dans le but de brouiller des lignes pour devenir plus complet, afin de réellement supprimer le racisme, d’abolir la pauvreté et disperser le pouvoir, nous avons besoin de créer une situation à partir de laquelle il n’y a pas de retour, une révolte qui est si répandue et approfondie qu’elle ne peut pas être contenue et pacifiée. Une façon d’aller en ce sens consiste à nous voir nous-mêmes et nos vies dans les luttes initiées par d’autres qui peuvent apparaître différentes à première vue. Quand certaines personnes là-bas commencent à bouger, d’autres ici peuvent se déplacer avec eux, distrayant et divisant l’attention des autorités et de tous ceux qui souhaitent conserver leurs positions de pouvoir et de privilège. D’un côté des murs à l’autre, ensemble, nous avons le pouvoir de tous les abattre.

newsletter-6-image1issus de antistatestl.noblogs.org, 5 septembre 2014

[Angleterre] Véhicules de police incendiés à Bristol et Brighton (2 et 3 septembre 2014)

Deux attaques visent la police

Bristol: Arrestation après l’incendie criminel présumé au poste de police Keynsham (3 septembre)

policeburnsUn homme a été arrêté après que deux véhicules de police aient été endommagés par un incendie au poste de police de Keynsham.

Les véhicules de force Avon et Somerset - un fourgonnette de caméra de sécurité et un minibus pour renforts - ont été endommagés par le feu dans les premières heures de la matinée de ce mercredi 3/9.

Un officier de police a découvert le petit feu dans la cour sur le site de Bath Hill à environ 03h20 et a appelé Avon Fire et Rescue Service.

Personne n’a dû être évacué de la station de police à cause de l’incendie.

Un homme, qui était dans le secteur au moment de l’attaque, a été arrêté et est interrogé ce soir.

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Brighton: voiture de police incendiée lors d’un double incendie criminel rue de l’église (2 septembre)

Les policiers enquêtent sur un incendie criminel qui a embrasé un de leurs véhicules.

La voiture de police semble avoir été volontairement incendiée une demi-heure après l’incendie dans la même rue d’une poubelle contenant du papier et du recyclage.

Les deux incendies se sont produits dans la rue de l’église à Brighton, dans les premières heures du 2 septembre.

La voiture était garée et sans surveillance à l’angle de la Tichborne street à Brighton, à environ 50 mètres seulement du feu de poubelle, qui était à l’extérieur du Mash Tun à l’angle de la nouvelle route.

Une équipe de pompiers de Preston circus est arrivé pour s’attaquer à la première flamme à environ 02h30, avant de retourner à leur poste.

À peine dix minutes plus tard, ils ont de nouveau été appelés pour éteindre la voiture de police en utilisant des extincteurs à mousse et des tuyaux.

La moitié arrière de la voiture de police a été détruite.

Pas un pas en arrière, incendions les flics !

sources: nos ennemis continus du Bristol Post & médias locaux de Brighton. via inthebellyofthebeast.noblogs.org