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[Projet d’aéroport de NDdL] Lettre envoyée aux entreprises spécialisées en ingénierie écologique

Depuis plusieurs jours, des entreprises spécialisées en ingénierie écologique reçoivent par courriels et par la poste cette étrange lettre de menace à propos de l’appel d’offre relatif au suivi des mesures compensatoires.

Monsieur Alain Michelin,
Président de l’association « Du bordel pour l’Ouest »
Siège social : ZAD, bocage de Notre-Dame-des-Landes.

                                      A l’adresse des chefs d’entreprises dans le secteur de l’ingénierie écologique


Objet : Avertissement relatif à l’appel d’offre (n° 14-134622) concernant le « suivi des mesures compensatoires relatives à la restauration des fonctions liées aux zones humides ».

Madame, Monsieur,

Vous êtes susceptibles de répondre à un appel d’offre concernant le suivi des mesures compensatoires pour la déserte routière du futur Aéroport Grand Ouest. Le maitre d’ouvrage du barreau routier censé relier les 4 voies Nantes-St-Nazaire et Nantes-Rennes, est la DREAL. Le prestataire désigné commencera le travail à partir du 5 décembre 2014 pour une durée de 36 mois.

Si nous vous faisons parvenir ce courrier, c’est dans la louable intention de vous mettre en garde des risques encourus par l’entreprise qui décrochera ce marché. Vous ignorez peut-être les pertes dont les autres entreprises liées à ce projet furent précédemment l’objet. Celles qui ont travaillé sur le terrain, à la ZAD, furent confrontées à de multiples interruptions de travail, dégradations, harcèlements téléphoniques.

Les pertes et dégâts matériels infligés sont à anticiper car ils ont de graves conséquences économiques et ne se limitent pas au périmètre de la ZAD. Chaque local, siège social, où qu’il soit, est une cible potentielle. Sans parler de la mise à mal de l’image de marque des entreprises concernées. Certaines ont renoncé à leur contrat. Les travaux sur place sont au point mort.

Nous tenions donc avant le 5 décembre 2014, à avertir toute entreprise susceptible de répondre à l’appel d’offre de certains précédents notables qui sont lourds de conséquences. Nous joignions à ce courrier deux documents que nous vous invitons à lire très attentivement :

Le premier est intitulé « Rappel des incidents, sabotages, délits et perturbations dont diverses entreprises liées au projet d’aéroport ont fait l’objet ». C’est une liste qui recense les incidents par rapport aux sous-traitant sur le terrain. Le secteur de l’ingénierie écologique est en première ligne. Cette liste est non exhaustive bien sûr, elle ne répertorie pas les attaques contre Vinci ou le parti socialiste*, le dossier complet est consultable sur la ZAD sous forme de bottin que nous tenons à votre entière disposition.

Le second intitulé « Démarches à suivre pour les interventions sur le terrain », a été dérobé à Aquabio. L’arsenal de procédures préventives qui y sont décrites n’a en rien empêché ces derniers d’essuyer de multiples incidents jusqu’à renoncer au contrat.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que le mouvement d’opposition au projet d’aéroport a lancé une audacieuse campagne intitulée : « Adopte un sous-traitant ». Si vous décrochez l’appel d’offre n°14-134622, vous ferez sans doute vous aussi l’objet d’un « suivi » qu’il vous faudra compenser financièrement. Par conséquent, nous ne saurions trop vous conseiller de réfléchir à deux fois avant de répondre à cet appel d’offre, l’intégrité de votre entreprise pourrait en être gravement affectée, ainsi que celle de votre assureur.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de notre considération tenace.

                                                         Alain Michelin, Président de l’association Du Bordel pour l’Ouest

Annexe I : « Rappel des incidents, sabotages, délits et perturbations dont diverses entreprises liées au projet d’aéroport ont fait l’objet »


Exercice 2009-2010

Les interventions sur le terrain sont, déjà à l’époque, très compliquées. Forages perturbés : en
janvier 2009, une bonne centaine de personnes empêche la foreuse d’effectuer les premiers sondages. En avril 2009, une nouvelle action d’entrave aux forages est menée, avec « vol de terre », « bris de matériel ». Les opposants ont dispersé et mélangé les échantillons de terre prélevés par la foreuse. Les interventions des géomètres sont également perturbées : harcèlement, vol de matériel, arrachage de bornes et piquets. Idem pour les fouilles archéologiques. La société de géomètres CPA fait l’objet d’une visite nocturne.

Exercice 2011

Le travail de biotope sur le terrain gravement entravé : interruptions, salariés forcés à partir, dégradations, pneus crevés, tags, vol de matériel et de documents, harcèlement. Les études sont au final rendues impossibles par la destruction systématique des outils de mesure laissés sur place.

† 18 avril 2011 à Rezé : envahissement des locaux de biotope.

† Mai 2011 : Forages sur le site de la « future » tour de contrôle. Routes barrées, champs barricadés, 80 vaches et une centaine de personnes font barrage.

† Juin 2011 : Visite chez Fondasol. Ouest France du 7 juin nous explique : «Dans les locaux de Fondasol, trois camions et trois engins de forage ont été vandalisés : serrures bouchées à la colle, manettes tordues, etc. Impossible, dans ces conditions, d’intervenir pour RTE. Le Réseau de transport d’électricité a mandaté Fondasol pour l’expertise des sols, à Notre-Dame-des-Landes, pour, à terme, adapter les installations électriques à l’arrivée du nouvel aéroport. Une enquête est en cours. » Suite à cette action l’entreprise Fondasol renonce au contrat.

† 16 juillet 2011, à Meze près de Sète (34), le siège social de l’entreprise Biotope a eu ses serrures engluées et sa façade taguée « vinci bétonne, biotope cautionne, stop l’éco-labo ». Dans la même rue, le pas de porte d’un des patrons fondateurs de cette boite d’études environnementales portait l’inscription « on t’a trouvé ! ».

† Nuit du 18 au 19 juillet 2011, en Loire atlantique, Biotope, entreprise chargée d’effectuer des relevés biologiques sur la zone concernée par le projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes, et FIT conseil, agence immobilière sous-traitant les procédures de rachat des dernières maisons invendues sur la zone, ont été attaquées. Tags, pneus des voitures de fonction crevés, serrures collées..

† Suite à ces attaques répétées, le président de Biotope, confesse à Presse Océan dans un article daté du 21 novembre 2013 : « l’agence a déjà été victime en 2011 d’une flambée d’intimidation. Des militants avaient pénétré dans nos locaux, volé quelques dossiers et versé du purin. J’avais même reçu à mon domicile un cercueil contenant de vieux ossements. A chaque fois, on a porté plainte. Mais ça n’avait pas été élucidé. » »

† En octobre 2011, lors de travaux de fouilles, les gendarmes et les techniciens de l’INRAP tombent nez à nez avec une bombe factice. Une « mauvaise surprise » commente Ouest France.

Exercice 2012- 2013

† Mai 2012 : Sabotage sur un chantier de la 4 voies, lié au projet de barreau routier.

† Mars 2013 : Des poteaux électriques de déviation de ligne installés dans le cadre du projet de barreau routier sont détruits. Les travaux sont complètement interrompus depuis.

† Printemps 2013 : Des mares de compensation sont rebouchées sur la zone.

† Juin 2013 : Campagne de forages relative au suivi du respect de la loi sur l’eau est gravement perturbée : harcèlement des employés, sabotage systématique des piézomètres. Un site de forage fût barricadé, du fumier épandu sur la parcelle à forer. Les forages sont suspendus.

† Novembre 2013 : Les locaux de biotope Nantes sont cambriolés. Presse Océan du 21 novembre 2013 précise qu’il s’agit d’un « acte de vandalisme dont le coût financier est encore difficile à estimer. « On nous a dérobé des dossiers, des ordinateurs, des disques durs, des éléments de sauvegarde, notre serveur local, détruit du matériel scientifique… », énumère Frédéric Melki (Président de Biopote). « En matériel, cela se chiffre à des dizaines de milliers d’euros. Pour les contenus, nous sommes en train de fouiller nos sauvegardes, pour estimer la perte réelle du travail perdu. » » Et le président de Biopote de poursuivre qu’il attribue ce cambriolage au mouvement de lutte contre l’aéroport « à cause de tags retrouvés dans les bureaux : « des jeux de mot de mauvais goût, comme ‘ZAD te faire foutre ». » Et de conclure : « Ce cambriolage est une vraie perte, et plombe le moral des salariés qui voient disparaître des jours ou des mois de travail. »

Exercice provisoire 2014

† 16 mai 2014 : L’entreprise Chupin espaces verts, en charge de la mise en oeuvre des mesures compensatoires, a vu son dépôt tagué et ses espaces verts dégradés.

† 26 mai 2014 : Un groupe de naturalistes de la société Aquabio (sous contrat avec Vinci) ont été surpris. Il leur a été vivement conseillé de partir, ce qu’ils ont fait, à pied… Leur matériel a été volé. Suite à cet évènement nous avons reçu le mail suivant de la société aquabio pour nous expliquer qu’en « s’en prenant à nos collègues et à notre matériel, les opposants au projet se trompent de cible ». Il n’empêche qu’ils avaient frappés juste : « AQUABIO décide d’annuler toute intervention liée à ce projet d’aéroport. »

† 5 décembre 2014 : votre entreprise fait l’objet d’une visite nocturne ?

Annexe II : Document interne Aquabio cf. PDF ci-joint…

Publié sur Indymedia Nantes, 20/10/2014 à 19h53

NdCNE:

*Une chronologie non exhaustive d’actions directes contre l’aéroport du Grand Ouest entre le 16 octobre et le 30 novembre 2012 est disponible au format PDF.

[Nantes/NDdL] Appels en solidarité avec les inculpé-es de la manif du 22 février anti-aéroport (Rassemblement vendredi 27 juin devant le palais de justice)

Répression du mouvement de lutte
contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes

Quelques éléments sur les procédures judiciaires en cours

la-zad-est-partoutDepuis le 22 février 2014, au moins 22 personnes ont été arrêtées, accusées d’avoir participé à la manifestation anti-aéroport, pro-zad, organisée à Nantes ce jour-là. Certaines l’ont été le jour même, d’autres un mois après, et les suivantes au compte-goutte, chez elles, dans la rue, sur leurs lieux de travail. Plusieurs ont été incarcérées, notamment en détention provisoire.

Tous ces inculpés ont été déférés devant le juge en Comparution Immédiate, procédure d’urgence, la plus répressive. Comme s’il fallait évacuer par le biais de l’urgence et d’arrestations individuelles la publicité sur ces enquêtes inabouties. Comme si on cherchait à éviter de se trouver en prise avec un mouvement massif, qui a réuni jusqu’à 50 000 personnes dans les rues de Nantes. Sans parler des dizaines de collectifs qui s’organisent dans et autour de la zad depuis plusieurs années.

Les dossiers utilisés pour ces jugements font apparaître clairement l’intervention des services de renseignement dans l’identification et le profilage des personnes arrêtées. En fait ils reposent essentiellement sur des photographies obscures, floues, de personnes masquées. Ici, contrairement aux enquêtes ordinaires, il semble que les photographies viennent appuyer a posteriori le profilage réalisé par la DGSI (ex-DCRI).

Lors d’un récent procès, la position du parquet fut la suivante : dans les dossiers portant sur la manifestation, il n’y aura pas d’autres preuves que ces photographies litigieuses, pas d’autres éléments d’enquête que ceux, implicites, du renseignement. La juge a donc été sommée de faire un choix partisan : se soumettre au dictat du ministère de l’intérieur pour tous les dossiers, sans jamais prendre en compte les arguments de la défense. Elle est ainsi placée devant un chantage évacuant sa capacité d’appréciation objective.

D’autre part, les dossiers d’enquête mettent en lumière les pratiques de fichage systématique dont font objet les opposants au projet d’aéroport notamment par la cellule nantaise de la DGSI. Ils démontrent l’étroite collaboration entre la police politique et la police judiciaire, ce qui permet aux pouvoirs publics de voiler au regard de la défense et des citoyens les éléments de l’enquête nécessaires à l’élaboration de la défense de tout justiciable, présumé innocent. Ces pratiques de fichage systématique entrainent ainsi une criminalisation de fait de tous les militants anti-aéroport, susceptibles d’être arrêtés et incarcérés sans autres éléments, que ceux de la DGSI, contre lesquels ils seront sans défense. Elles viennent nourrir les questionnements plus larges ouverts aujourd’hui, sur la généralisation de la surveillance et les difficultés d’accès au dossier d’inculpation.

Il va de soi que ce mouvement est accompagné d’une croissance exponentielle du fichage des militants et sympathisants. Ce phénomène s’illustre notamment par leur capture vidéo ou photo en toute occasion, comme par exemple lors de l’expulsion de la “maison de la zad” le 20 juin dernier.

Et pour la première fois, il s’agit d’un fichage à usage directement répressif : il n’est plus seulement une menace distante dans le temps. Il pourrait s’agir d’une accélération de la transformation des services de renseignement, d’une instance de dialogue social en une instance répressive, telle qu’on a pu l’observer depuis la création de la DCRI.

Pour autant nous n’ignorons pas que le type d’opération menée ces derniers mois contre le mouvement de la zad cherche à provoquer parmi toutes ses composantes la crainte et la dissociation en discriminant coupables et innocents, militants légitimes et illégitimes. Ceci quand bien même les porte-paroles de tous les collectifs, formels et informels, ont réaffirmé au lendemain de la manifestation la solidarité qui a fait jusqu’à présent le succès et le caractère unique de cette lutte.

Nous appelons toute personne ou collectif, à se renseigner, enquêter, diffuser les informations afin que ces méthodes puissent être contrôlées et contestées, car nous sommes tous concernés.

À vous de jouer.

[email protected]

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ZAD – La solidarité : une « association de malfaiteurs »
Compte-rendu depuis la journée de procès du 19 juin

Suite à la manifestation du 22 février à Nantes contre les menaces d’expulsion de la zad et de démarrage des travaux de l’aéroport, nous faisons face à une campagne continue d’arrestations. Fait nouveau dans ce pays, ces arrestations se font en majorité a posteriori, sur des bases d’images vidéos, d’appels à délations et de croisements avec des fichiers politiques.

La manifestation du 22 février avait regroupé plus de 50 000 personnes et 500 tracteurs. Son parcours avait été prohibé, au dernier moment, par le Préfet. Mais des milliers de personnes ont décidé de braver la zone rouge et se sont, de fait, mises ainsi dans l’illégalité. Le jour même la répression policière, à coup de gaz, grenades et flashballs, a été particulièrement féroce. 3 personnes y ont perdu l’usage d’un œil. Dans les semaines qui ont suivi la manifestation, une campagne politico-médiatique de diabolisation s’était mise en œuvre, sans succès, pour diviser et fragiliser le mouvement. Au final le gouvernement n’a eu d’autre choix que de mettre le projet d’aéroport en stand-by pour une durée indéterminée et peut-être à jamais.

Mais 4 mois après, l’État continue à se venger de cet affront, sur le plan judiciaire : en isolant des personnes et groupes qu’il incarcère pour distiller la peur au plus grand nombre. Une vingtaine de personnes arrêtées dans les semaines et mois qui ont suivi la manif’ sont déjà passées en jugement. Une d’entre elles a été condamnée à un an de prison ferme pour avoir fabriqué et utilisé des fumigènes. Le 17 mai, une manifestation de soutien aux inculpé-e-s et blessé-e-s regroupait plus de 1500 manifestants à Nantes.

Depuis, la machine continue de s’accélérer. Le 19 juin, quatre personnes ont été condamnées pour participation à un attroupement armé, jet de canette ou encore simple possession d’un marteau pendant la manifestation. Trois personnes vont comparaître dans les semaines à venir pour des faits liés au 22 février.

Dans chacun de ces procès, les dossiers ne comportent que de simples photographies floues qui montrent des personnes masquées que l’on a bien du mal à reconnaître. Et les inculpé-e-s se voient condamner sur la base de leurs aveux, obtenus sous la pression de la garde-à-vue. L’un des accusé-e-s, contestant les faits qui lui sont reprochés, vient d’être condamné à 9 mois de sursis et 4500 euros d’amende sur la base de simples photos litigieuses. La juge a appliqué à la lettre les réquisitions de la procureur, qui avait reconnu à demi-mot que le dossier était vide, mais avait placé la décision sur un plan politique : en l’absence de preuves plus probantes, la juge devait prendre parti malgré tout entre le ministère public et la défense. Ajoutant que concernant le 22 février, il n’y aurait jamais de preuves plus solides et qu’il faut donc les accepter comme telles si l’on veut pouvoir trouver des coupables.

Une telle affirmation confirme que le rôle de tous ces procès n’est pas de punir des faits commis, que le parquet aurait besoin de démontrer, mais bien d’exercer sur la zad une pression assumée comme telle. Après le succès du 22 février, l’impossibilité d’expulser la ferme nouvellement occupée à Saint-Jean du tertre et d’empêcher l’acheminement et la construction d’un nouveau hangar au rosier, l’État se venge comme il peut face à un mouvement qui ne cesse de monter en puissance. Pour paralyser la contestation, il vise tout d’abord à faire accepter la mis en place de nouveaux dispositifs répressifs. Ceux-ci nous concernent tous et toutes car ils menacent les possibilités de lutte en général, en allant même jusqu’à s’attaquer aux manifestations de soutiens et d’amitié aux inculpés. En effet, quatre personnes se voient accusées, sous prétexte de la présence dans leur voiture d’affiches d’appel au rassemblement du 19 et du 27 juin ainsi que d’une boîte à outils, d’« association de malfaiteur », en l’occurrence « entente établie en vue de commettre un rassemblement armé devant le tribunal de Nantes ».

Nous ne nous laisserons pas gagner par la peur. Le 19 juin, deux cents personnes se sont rassemblées malgré tout devant le tribunal de Nantes. Le soir même, une maison de la zad s’est ouverte dans Nantes.

Plus que jamais, une solidarité massive doit se construire à l’échelle du mouvement contre l’aéroport et bien au-delà. Le prochain moment pour l’exprimer sera le 27 juin, de nouveau devant le tribunal de Nantes et partout ailleurs où des rassemblements et actions pourront s’organiser.

Des manifestant-e-s du 22 février, des occupant-e-s de la zad, des collectifs et personnes en lutte.

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2-466e4Reçu par mail, 24 janvier 2014

[NDdL/Nantes] Pillage des données au siège de l’agence ‘Biotope’ et attaque contre les locaux de la CGPME

Notre-Dame-des-Landes. Les vitres d’un syndicat patronal favorable à l’aéroport vandalisées

Les locaux de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME), syndicat patronal représentant 1.700 entreprises en Loire-Atlantique, ont été pris pour cible dans la nuit de vendredi à samedi.

 Situées au premier étage, trois vitres ont été endommagées par des jets de projectiles. Sur ces trois vitres, étaient apposées des affiches en faveur du transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. Pour la CGPME, ces actes de vandalisme ont été prémédités. «Nous sommes situés dans une zone d’activités, il faut vraiment nous chercher pour nous trouver», assure-t-on au sein de l’organisation patronale qui a porté plainte. « Cette attaque marque le début d’un escalade de la violence pour des opposants qui n’ont plus d’arguments que ceux de l’agression morale et physique », a réagi pour sa part Christophe Desarthe, président de la CGPME de Loire-Atlantique.

Leur presse – letélégramme.fr, 25/11/2013 à 16h28

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Des anti-aéroport revendiquent le vol des données

L’agence Biotope, qui travaille sur le dossier du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, a été cambriolée à Nantes. 500 000 € d’ordinateurs ont disparu. À leur place : des messages sans équivoque.

Un boulot considérable passé par pertes et profits

C’est un salarié de Biotope (1) qui, le premier, a constaté que l’agence nantaise avait été consciencieusement fouillée. Il ramenait une voiture, dimanche soir, lorsqu’il a trouvé les bureaux débarrassés de leurs matériels informatiques. Rapidement, les responsables ont recensé la disparition d’une quarantaine d’unités centrales, d’une vingtaine d’ordinateurs portables et de leurs disques durs externes, mais aussi de tous les outils de sauvegarde.

Lapin zadiste

Il était 18 h. Très vite, la police judiciaire s’est déployée dans ces locaux au premier étage de la rue Paul-Ramadier, sur l’Île-Beaulieu. Les constatations ont duré des heures. Et pour cause : Biotope intervient pour le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Notamment pour étudier l’impact de la zone aéroportuaire sur les espèces protégées.

Qui avait intérêt à faire main basse sur des années de collecte d’informations ? Ou à faire disparaître ces données ? Selon une première estimation, le préjudice pourrait avoisiner les 500 000 €. Auxquels il faut ajouter quelque 40 000 € : le prix du matériel volé.

Quelques indices, et pas des moindres, ont été laissés. Sur place, les enquêteurs ont trouvé des messages griffonnés, voire signés. « Prends Zad dans ta gueule », ont-ils ainsi pu lire à côté du dessin d’un lapin armé d’un arc bandé. Zad, comme zone à défendre, l’acronyme détourné par les anti-aéroport pour la Zone d’aménagement différée, celle de l’aéroport du grand Ouest.

Une piste, certes. Mais elle embrasse large, les militants anti-aéroport ne se regroupant pas sous une seule et même bannière. Beaucoup sont même en total désaccord sur les moyens. Impossible donc, pour l’heure, d’incriminer quelqu’un en particulier. Toujours est-il que le vol pourrait faire perdre du temps. Et que le temps reste une arme utile contre Vinci, le concessionnaire. Sans compter que, dans les données récoltées, des informations confidentielles pourraient être exploitées, notamment des échanges avec Vinci et les pouvoirs publics.

Détail troublant : les cambrioleurs n’ont pas eu besoin, a priori, de casser quoi que ce soit pour s’introduire dans les locaux. Biotope n’est protégé que par un digicode. Pas de système de vidéosurveillance, ni d’alarme. Mais un bureau anonymisé, dans un immeuble immense. Il fallait être connaisseur pour savoir que les experts en ingénierie écologique y faisaient mouliner leurs informations sensibles.

Leur presse – ouestfrance.fr, 19/11/2013

(1) L’entreprise, qui compte 19 implantations en France et à l’étranger, se présente comme « leader sur le marché de l’ingénierie écologique ».

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Notre-Dame-des-Landes : les partisans impatients

Une première. Les entreprises qui réclament la construction de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) ont manifesté, samedi, à Nantes. Elles étaient une bonne centaine. Et ont demandé au préfet d’être ferme.

Le rassemblement de samedi, à Nantes (Loire-Atlantique), a été organisé en 48 heures, raconte Alain Mustière, président de l’association Des Ailes pour l’Ouest. L’association qui milite pour le transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes voulait d’abord réagir au cambriolage dont a été victime l’entreprise Biotope le week-end dernier.

Pour l’association et les chefs d’entreprises présents, devant la préfecture, ce « pillage » est lié à l’activité de Biotope dans le dossier Notre-Dame-des-Landes (1). «Scandalisés», dix responsables de syndicats patronaux, fédérations et chambres consulaires ont signé une lettre de soutien au président de Biotope.

«Il faut tout faire pour que cessent ces violences», insiste Alain Mustière, montrant aussi la photo de purin déversé devant une entreprise de Puceul, dans le nord du département de Loire-Atlantique. Elle aurait été visée pour avoir fabriqué des panneaux pour les pro-aéroport.

Demande de fermeté des manifestants

Second message aux autorités : plus question d’attendre pour lancer le chantier du futur aéroport. Cela implique la signature des arrêtés Loi sur l’eau et destruction des espèces protégées. «Nous demandons au préfet de prendre ces arrêtés dans les meilleurs délais, et avant les fêtes.» Dans la foulée, insiste Alain Mustière, «le préfet doit faire évacuer de la Zad (zone d’aménagement) tous ceux qui n’ont rien à y faire».

Cette demande de fermeté est relayée par Bruno Hug Delarauze, président de la Chambre de commerce et d’industrie des pays de la Loire. «Le débat politique est terminé. Maintenant, il faut engager au plus vite les travaux dans l’intérêt de nos entreprises. La démocratie doit être respectée, et les acteurs économiques pris en compte.» Et à l’intention des pouvoirs publics, et des ministres concernés : «Il ne faut pas trouver de nouveaux prétextes à d’autres reculades.»

Les manifestants étaient une bonne centaine : responsables d’entreprises, mais aussi des élus nantais de droite, deux candidates de droite aux municipales, et une élue du Parti radical de gauche. Une délégation a été reçue par le directeur de cabinet du préfet. Rassuré Alain Mustière, à la sortie ? «J’ai ressenti une volonté d’avancer le plus rapidement possible, mais je n’ai pas de date. Je pense que rien ne sera annoncé avant la dernière réunion de concertation, mercredi.»

(1) Ce sera à l’enquête de dire si l’accusation, sur la base de graffitis, est fondée. Le vol a été commis sans effraction.

Leur presse – ouestfrance-entreprises.fr (Marc Le Duc), 25/11/2013

[NDdL] Bientôt débarassé.e.s d’EELV…

Trahison j’écris ton nom!

Pouvoir quand tu nous tiens…

Les verts prêt à lâcher prise à NDDL!

Qu’ils s’en aillent, depuis des années ils pourrissent la lutte!

Propos tenus par un camarade de lutte à ce sujet: « Les « institutionnels » d’EELV, toujours si ambiguë, un pied au gouvernement d’Ayrault, un autre à la lutte contre l’aéroport d’Ayrault »… avec bien sûr l’ambition rêvée d’arriver à un compromis « honorable », c.a.d. une capitulation camouflée… »

Lire l’article paru aujourd’hui dans la presse régionale

Cette nouvelle « prise de position » d’Europe Ecologie-Les Verts coïncide étrangement, avec leur implication dans les actes d’intimidation exercées sur les résistants de la ZAD-Est et, un membre du CLCA.

Des membres du CLCA, 27 juin 2013

[NDdL] Forages en cours sur la ZAD (10 et 11 juin 2013) ! Appel à résistance !

Ce lundi 10 au matin, des flics se sont positionnés vers 9h pour protéger des forages visant à priopi à poser des piézomètres (tubes permettant la mesure du niveau d’eau dans le sol) au lieu-dit La Noë Verte (carte) entre La Noë Bernard et la ferme de la Noë Verte (au bord de la D326 de la Paquelais à Grandchamps).

Des camarades présents sur place appelaient vers midi à les rejoindre.

Soyons vigilant-e-s et prêt-e-s à se mobiliser demain et dans les jours qui suivent si illes reviennent !

Mardi 11 juin 2013:

9h00 : les forages continuent : deux fourgons blancs d’experts, un bulldozer, une foreuse, protégés par 2 fourgons de gardes mobiles sont signalés, sur la route de la Noé : 2 à 4 fourgons et 1 estafette.

D’après des informations de personnes ayant croisé leur véhicule les semaines précédentes, c’est l’entreprise Aquabio qui se charge de cette étude. Une entreprise formidable, coopérative, avec plein de valeurs … alors si vous avez envie de leur dire qu’il ne suffit pas de se préoccuper de comment on s’organise pour travailler, mais aussi s’interroger sur à quoi sert le travail en question, n’hésitez pas : [email protected]

Source: zad.nadir.org

[Toulouse/ZAD de NDdL] Tags et fumier pour la fédération du PS – Nuit du 16 au 17 avril 2013

Vandalisme : tags et fumier à la fédération du PS

201304182054-full«Notre Dame des Landes on récolte ce que l’on sème !» «Vinci + PS = mafia». Hier matin, sur les murs de la fédération du Parti Socialiste de la Haute-Garonne, rue Lancefoc à Toulouse, de grosses lettres noires. Et à terre, contre le portail de l’entrée, du fumier et des déchets verts. Une nouvelle fois, profitant de la nuit, des opposants au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes, près de Nantes, ont pris pour cible les locaux du PS, à Toulouse. Des tags et du fumier photographiés largement distribués pendant la nuit et dont la présence, avant un rapide nettoyage, a été constaté par les services de police.

Le PS a bien sûr porté plainte mais l’enquête risque de ne pas déboucher sur grand-chose comme celles qui ont porté ces derniers mois sur d’autres dégradations. Déjà sur les murs du parti de la majorité présidentielle régulièrement pris pour cible mais également sur les murs centenaires de l’Hôtel-Dieu. En décembre, les opposants avaient réussi à écrire à l’encre fluo et en lettres géantes un autre slogan contre le projet d’un aéroport qui se situe quand même à plus de 580 km de la place du Capitole.

Leur presse – LaDépêche.fr, 18/04/2013 à 07h37

[ZAD/NDdL] Les jaunes de l’ACIPA travaillent – 15 avril 2013

Les opposants dépassés à Notre-Dame-des-Landes 

RÉCIT Des heurts ont eu lieu hier sur le site du futur aéroport. Les militants de la première heure déplorent l’action de radicaux éloignés de leur cause.

000-par7531216Dans la voix de Julien Durand, 66 ans, producteur laitier à la retraite et opposant de toujours au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la colère le dispute à l’amertume. «C’est de la provocation ! Une petite équipe de manipulateurs tente de faire dégénérer le mouvement d’opposition !» s’insurge-t-il. Des affrontements se sont à nouveau produits, hier, sur le site du futur aéroport de Nantes, après plusieurs mois de trêve hivernale et alors qu’une journée de remise en culture des terres s’était déroulée samedi sous forme de manifestation joyeuse et pacifique pour fêter le printemps. Trois gendarmes ont été légèrement blessés ; et il y aurait trois blessés parmi les manifestants, selon ces derniers.

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«Discrètes». Les heurts ont éclaté très tôt hier, non loin du carrefour dit de Fosses-noires. Un lieu jugé stratégique dans la zone d’aménagement différé (la ZAD), que les forces de l’ordre occupaient depuis fin novembre, mais qu’elles avaient quitté vendredi, à la veille de la manifestation. «Les forces de l’ordre s’étaient faites discrètes samedi pour l’opération baptisée « Sème ta ZAD », confirme Julien Durand, également porte-parole de l’Association des citoyens opposés à l’aéroport (Acipa). Et tout s’est bien passé, dans la bonne humeur. Mais dimanche matin, lorsque nous sommes retournés sur place pour pique-niquer et tenir l’assemblée générale des comités de soutien, nous avons constaté qu’une petite équipe de radicaux avait commencé à percer la route et à édifier des chicanes.» Les opposants historiques ont alors tenté d’expliquer que cette route, la seule restant en circulation libre dans la ZAD, est indispensable au travail des riverains et des paysans.«Manipulés par quelques agitateurs irresponsables, ils n’ont rien voulu entendre», déplore le porte-parole.

Pour expliquer les heurts d’hier, les manifestants affirment que les gendarmes ont voulu reprendre leur position au carrefour. De leur côté, la préfecture et les forces de l’ordre avancent que leurs hommes ont été pris à partie et ont riposté. Effectuant plusieurs charges précédées de sommations, puis de tirs nourris de grenades lacrymogènes, les gendarmes ont essuyé des tirs de cailloux et de cocktails Molotov, selon des journalistes de l’AFP. Hier après-midi, ils contrôlaient de nouveau le carrefour de Fosses-noires. «Les forces de police ont été l’objet de provocations et puis cela a dégénéré», tranche Julien Durand. «Ils étaient là pour agresser des gendarmes, assurait aussi, hier, le colonel Frédéric Boudier, commandant du groupement de Loire-Atlantique. Un gendarme mobile a été bousculé par un groupe dans un fossé, il a fait l’objet d’un jet à tir tendu et à bout portant d’un cocktail Molotov alors qu’il se trouvait à terre.»

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«Dialogue». Julien Durand – qui mène la fronde depuis 1973 – veut faire le lien entre les opposants historiques et les squatteurs arrivés il y a quelques années sur le site. Selon lui, le groupe d’extrémistes à l’origine des affrontements n’a rien à voir avec les opposants de la première heure. L’Acipa condamne ces «comportements violents et inutiles qui vont entraver l’amorce de dialogue qui se dessinait avec les pouvoirs publics». Dans un communiqué, le préfet de Loire-Atlantique, Christian de Lavernée, a lui aussi regretté ces incidents qui interviennent alors qu’il engage des discussions «avec les différentes catégories d’opposants au projet, pour évoquer les modalités de mise en œuvre des préconisations des différentes commissions qui ont rendu leurs conclusions la semaine dernière».

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Les opposants avaient d’autant plus retrouvé espoir que les rapports commandés à trois commissions par le gouvernement, remis mardi dernier, s’étaient révélés plutôt de bon augure pour leur combat. La commission de dialogue, celle scientifique sur la compensation des zones humides et la commission agriculture demandaient en effet chacune des aménagements substantiels au projet de plateforme aéroportuaire qui doit remplacer l’actuel aéroport Nantes-Atlantique.

Selon Julien Durand, ces instances ont validé «nombre des arguments développés par les opposants depuis le débat public en 2003»,notamment sur les infractions potentielles au droit environnemental et sur les chiffrages des terres agricoles amenées à disparaître. «Nous avions réussi à retrouver une vie plus calme à Notre-Dame-des-Landes et nous allions aborder plus sereinement l’avenir. Maintenant, on repart de zéro à cause d’une poignée d’activistes irresponsables !»regrette-t-il.

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Leur presse de l’ordre – Libération.fr (Eliane Patriarca), 15/04/2013 à 22h51

Ci-dessous le communiqué de presse de l’ACIPA suite aux affrontements de la veille:

Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 15 avril 2013

L’opération « Sème ta ZAD » fut une belle réussite malgré les conditions climatiques, avec une ambiance conviviale et familiale, témoignage d’une réelle complicité entre les divers mouvements de la lutte contre le projet d’aéroport.

Les gardes mobiles s’étaient retirés des carrefours des Ardillères et du chemin de Suez, dit la Saulce, permettant le bon déroulement de cette manifestation d’installation de projets paysans.

La journée fut paisible et la circulation fluide.

Les forces de police sont revenues aux Ardillières et au carrefour de Suez. En ce dernier lieu, des affrontements ont dégénéré dans une violence réciproque, ce que nous déplorons.

L’ACIPA et l’ADECA regrettent que des tranchées aient été creusées sur la seule route encore utilisable normalement, offrant un prétexte à l’affrontement et entraînant l’escalade de la violence de part et d’autre.

Elles déplorent la présence policière à ces deux carrefours et n’en comprennent pas la raison, puisque suite aux conclusions des différentes commissions, les travaux seront inévitablement retardés de plusieurs mois.

Elles réaffirment leur soutien aux actions créatives de projets porteurs d’avenir pour de nombreux habitant-e-s et paysan-ne-s sur la ZAD, dans un climat de dialogue et de partage entre tous les opposants.

Contact presse :

Julien Durand : 06 33 51 01 25

Les amis des flics – ACIPA, 15/04/2013

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Communiqué de l’équipe médic 15.04.2013

Dans la presse vous entendrez beaucoup parler des trois gendarmes blessés mais, peu des personnes subissants les violences physiques et psychologiques de cette opération militaire.

En tant qu’équipe medic on voulait transmettre ce que l’on a vu aujourd’hui. Alors qu’hier on célébrait la libération du carrefour de la Saulce deux jours plus tôt par un pique-nique festif sans autres blessures que des coups de soleil, ce matin les gendarmes sont revenus en nombre reprendre le carrefour, réinstaurer leur occupation militaire. Dans ce cadre là, on a vu de nombreux tirs tendus de flashball et grenades assourdissantes a courte distance, qui ont infligé de nombreuses blessures dont certaines pris en charge par l’équipe médic :

- impacts par flashball :

  • oedèmes et hématomes :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans le bras
    – une personne dans les épaules
    – trois personnes dans le thorax
    – une personne dans le dos
  • un impact dans la tête entrainant une plaie ouverte du crâne nécéssitant cinq points de suture
  • un impact dans le visage provocant un arrachement important de l’arcade et un enfoncement des sinus accompagné par une hémorragie importante nécessitant une prise en charge par les pompiers

- impacts par des grenades assourdissantes :

  • plaies, brûlures et corps étrangers faits par les éclats de grenade :
    – trois personnes dans les jambes
    – une personne dans une fesse
  • blaste :
    – multiples personnes choquées (désorientations, acouphènes)
    – une personne plus gravement atteinte malgré la présence d’une palette la protégant des impacts des éclats

- des nombreuses intoxications liées à l’emploi massif de gaz lacrymogène et poivré

Les pompiers ayant évacué la personne ont été bloqué par les gendarmes qui leur ont refusé l’accès et ne les ont laissé passer qu’après l’insistance d’occupants présents. Ils ont de nouveau empêché leur départ afin de contrôler la personne blessée, retardant en tout plus de vingt minutes la pris en charge des secours.

Une occupation militaire ne s’installe jamais sans violence. Cette liste non-exhaustive ne voudrait pas oublier toute la violence psychologique d’un tel déploiement policier ainsi que celles subies au quotidien dues à leur présence permanente et leurs agissements.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour voir/télécharger (au format PDF) un récit des affrontements au carrefour de la Seaulce

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Source: zad.nadir.org, 15 avril 2013

[ZAD/NDdL] Affrontements suite à l’assaut militaire au carrefour de la Seaulce – depuis 7h00 ce lundi 15 avril 2013 [Mise à jour]

Le suivi des événements sur zad.nadir

16h45 : Des machines sont arrivés à la Saulce pour réparer la D81

15h30 : La situation est calme au carrefour de la Saulce. Les flics sont assez avancés dans les 4 directions : Chemin de Suez, les deux cotés de la D81 et la route vers les Fosses Noires. 4 personnes sont toujours en GAV et nous comptons 3 blessés parmi les camarades : 2 impacts de flashball au thorax et à l’arcade, une personne ayant reçu des éclats de grenades dans les jambes. Aux Ardinières, les flics contrôlent et fouillent les caisses qui arrivent sur la zad. Un convoi de la zad s’organise pour rejoindre le rassemblement à Nantes. Les comités de soutien appellent à rassemblement devant les lieux du pouvoir un peu partout en France.

Info legal team : 4 arrestations depuis ce matin, il est probable que quelques uns soient juste des contrôles d’identité.

13h45 : Commentaire du préfet d’après D’après france 3 pays-de-la-loire, Les premiers incidents ont débuté ce matin au carrefour de la Saulce, un carrefour « libéré » samedi pour laisser passer les manifestants mais que les gendarmes « n’avaient pas l’intention de reprendre ce matin ».mais en même temps : « Les gendarmes conservent leurs positions et ne quitteront pas le carrefour » précise le Préfet. Super langue de bois, Christian Galliard de Lavernée !

Selon la préfecture, deux cent-cinquante hommes sont partis de Nantes vers 12h30, en renfort des 60 gendarmes mobiles déjà sur place.

13h34 Si des gens des alentours ont envie d’aller se dégourdir les jambes en soirée (plus tôt serait trop tôt) sur les sentiers champêtres longeant les hotels pouvant héberger quelques uniformes, n’hésitez pas à sortir prendre un bon p’tit bol d’air et d’infos (à faire circuler ensuite) !

13h15 Des précisions sur la situation sur place pour ne pas que les informations soient mal interprétés de l’exterieur. Il n’est à priori pas question d’expulsions ou de prise de contrôle de lieu de vie collectif mais d’une volonté de reprise de contrôle du carrefour. Il n’empêche que cette action est vécu comme une attaque comme l’explique très bien ce texte : Soit ils nous virent, soit ils se cassent ! (et s’ils nous virent, on revient !)

12h35 Des cabanes en feu sur le site de la Chataigne selon France 3. En réalité, il ne s’agit pas d’une attaque de la Chateigne mais de la cabane/barricades sur le chemin qui y mène, entre le moulin de Rohanne et St Antoine. Ca fait mal au coeur parce qu’il s’agit d’un lieu de vie, d’une barricade joliment transformée avec de belles energies et on est triste pour les copains qui y ont participé et qui y vivaient…

12h33 : De nombreuses offensives policières sur le chemin de Suez. La 1ère cabane/barricades des Lascars est en feu… Il semble qu’ils soient vraiment déterminés à reprendre leur place sur le carrefour et à contrôler les axes qui y mènent

La situation est sur le chemin de Suez si des personnes proches peuvent venir en renfort, ce sera bienvenu !

Appel à rassemblement mardi 16/04 à 10h devant le commisariat de Blain en soutien à un paysan convoqué pour « violence sur gendarme », « utilisation d’arme par destination » et « non respect des sommations d’arrêter son véhicule ».

VU  : 9 fourgons sirènes allumées sur la 4 voies de Vannes, en direction de la ZAD

11h08 : Une nouvelle arrestation après une charge des flics dans la forêt…

11h : Une dizaine de véhicules de flics est aux ardillères avec maitres chien et physionomiste. Côté carrefour de la Saulce : une vingtaine de fourgons.

10h22 : Les flics sont au niveau de la foret en direction de la Rolandière, 3 blessés de notre côté. Du leur aussi apparement…

10h07 : les grenades résonnent toujours. Les flics sont avancés sur le chemins de suez… Pour les nouvelles plus douces : petites revues de presse des beaux moments partagés ce week end pour Sème Ta Zad

L’intégralité du fil-info de ce lundi 15 avril 2013

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Wqauy1PuLeE]

Notre-Dame-des-Landes. Affrontements entre opposants et gendarmes

Des affrontements ont éclaté ce lundi matin entre une centaine de « zadistes », opposants au projet d’aéroport, et les gendarmes mobiles, à Notre-Dame-des-Landes, sur le futur site d’implantation de ce projet.

Les forces de l’ordre ont pour mission de dégager la route entre Vigneux-de-Bretagne et Notre-Dame-des-Landes, que les opposants ont essayé de réoccuper après un week-end festif de semailles dans la «Zone à défendre», nom donné par les anti-aéroport à cette zone d’aménagement différé.

Lacrymos et barricades

Dans une atmosphère saturée de gaz lacrymogène, on entend éclater des grenades assourdissantes. Les opposants harcèlent les forces de l’ordre avec divers projectiles et des cocktails molotov. Ils ont échafaudé des barricades et creusé des tranchées.

Plusieurs blessés

Deux blessés ont été transportés à l’hôpital : un « zadiste » touché au visage, un gendarme touché à la nuque. On compte d’autres blessés dans les deux camps mais ne nécessitant pas d’hospitalisation. Il y aurait deux interpellations, non confirmées encore.

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Leur presse – Ouest France, 15/04/2013

Voir l'article du Jura Libertaire sur la manif Sème ta ZAD et la reprise par les occupantEs du carrefour de la Saulce dans la nuit du 12 au 13 avril 2013 (après de nombreux mois de harcèlement militaire à cet endroit)

Voir l’article du Jura Libertaire sur la manif Sème ta ZAD et la reprise par les occupantEs du carrefour de la Saulce dans la nuit du 12 au 13 avril 2013 (après de nombreux mois de harcèlement militaire à cet endroit)

Ce lundi 15 avril, de nombreux comités locaux d’un peu partout appellent à se rassembler en réaction à l’intervention militaire au carrefour de la Seaulce

Limoges sème sa ZAD : dimanche 14 avril 2013 à 14h au pied du Jardin de l’ Évêché, carrefour du Pont-Neuf

Le Collectif ZAD 87 organise une action : Sème ta ZAD à Limoges en lien avec la situation en Haute-Vienne et le Limousin

Nous vous donnons rendez-vous pour un moment bucolique et festif (jardinage, musique, etc.)

Dimanche 14 avril à 14 heures au pied du Jardin de l’ Évêché, carrefour du Pont-Neuf.

Venez avec outils de jardin et plantations.

Cliquer sur l'image pour voir/télécharger le tract du collectif 87 au format PDF

Cliquer sur l’image pour voir/télécharger le tract du collectif 87 au format PDF

Transmis par mail, 12 avril 2013

[NDdL/Sème ta ZAD] Manif de mise en culture – Samedi 13 avril 2013

Accéder au matériel militant mis en ligne

Accéder au matériel militant mis en ligne

Appel

Depuis le 16 octobre, la résistance déterminée à l’opération d’expulsion de la ZAD incarne un espoir : celui que nos vies, nos habitats, nos champs ne soient plus broyés par les logiques marchandes et par les visions stériles de l’aménagement du territoire. Plus de 200 comités locaux de solidarité ont fleuri ces derniers mois, et ici où là, du bocage nantais aux autres zones à défendre, nous voulons de nouveau envisager des victoires.

Le 17 novembre, nous avons montré que malgré l’invasion policière, ils ne pourraient pas vider la ZAD de ses habitant-e-s et que nous pouvions être 40 000 à revenir et reconstruire. Début janvier, une assemblée agricole lançait un appel à projets sur les terres de la ZAD expropriées par Vinci pour remettre en place les potagers détruits et les démultiplier avec l’arrivée de nouveaux et nouvelles paysan-ne-s. Vergers, blés, légumineuses, poules et potagers…une dizaines d’initiatives s’élaborent d’ores et déjà.

Le début du mois d’avril sera un moment charnière : la fin de la « commission de dialogue » proposée par le gouvernement pour « mieux expliquer la nécessité de l’aéroport » signifiera le retour possible d’opérations d’expulsions de grande ampleur. En face, la dynamique d’occupation de la ZAD, relancée le 17 novembre dernier, se tourne à présent vers des projets agricoles destinés à s’implanter dans la durée. La remise en culture, en masse, des terres expropriées sera notre manière de tirer le trait sur un dialogue fantoche – et de célébrer les quelques mois passés à (re)construire, malgré l’incessante occupation militaire des routes du bocage. Cette manifestation sera aussi une manière de prendre de l’avance sur d’éventuels travaux en allant s’installer sur une partie des terres menacées à court terme.

Cette manifestation sera le fruit de ce qui se compose progressivement entre des paysans et des occupant-e-s venu-e-s s’installer pour défendre la zone : défrichage et occupation des terres maraîchères du Sabot en mai 2011, défense de la ferme du Rosier puis de la Châtaigne à l’aide de plusieurs dizaines de tracteurs enchaînés en novembre, occupation in extremis avant sa destruction de la ferme de Bellevue fin janvier… Au-delà de ces quelques dates emblématiques, la régularité des assemblées agricoles ainsi que les complicités nouées au quotidien, aussi bien autour d’un repas que derrière une barricade, ne cessent d’invalider les catégories fermées dont use le pouvoir pour qualifier et diviser les opposant-e-s au projet d’aéroport.

Ce qui se joue aujourd’hui à NDDL rappelle et renouvelle l’histoire dense de certains mouvements paysans locaux au cours des décennies passées : liens forts avec les grèves et mouvements de 68, actions directes face aux diktats de l’industrie, occupations de terre contre les « cumulards »…

Forte de ce terreau, la manifestation du 13 avril, en écho à la journée mondiale des luttes paysannes en appelle à une communisation des terres et des pratiques. Nous entendons par là:

  • une forme de partage en porte à faux avec les grandes concentrations agricoles et les freins posés à l’accés au foncier pour les projets d’installation paysanne.
  • l’entraide, la mutualisation de moyens, d’outils, mais aussi les possibilités d’installations collectives
  • un dialogue fécond entre savoir-faire agricole traditionnel et pratiques expérimentales, entre professionnel-le-s et paysan-ne-s hors-cadre.
  • des réflexions communes autour de la question alimentaire : sur une production autonome en rupture avec les logiques agro-industrielles, sur les liens possibles avec Nantes et ses habitant-e-s.
  • la capacité de relier la question agricole à des formes de vie, d’habitat et à des luttes sociales.

En pratique il s’agira, le 13 avril, de partir outils en mains en plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours et de converger sur la ZAD pour se redéployer en direction des différents projets et chantiers agricoles. Au programme et suivant les facteurs hydrométriques : plantation de vergers, de haies et de bosquets aromatiques, pose de ruches, défrichage, repiquage de semis, installation de structures (serres, cabanes à outils…), drainage des terrains, nettoyage des fossés, réparations des clôtures détruites durant les affrontements et balisage des chemins forestiers… Seront aussi prévus des foires aux semences, des expositions de variétés anciennes et aujourd’hui clandestines, des discussions et ateliers autour des pratiques agricoles – et en soirée, des fêtes, bals et banquets.

Nous invitons donc à cette occasion tou-te-s les opposant-e-s au projet d’aéroport à se mobiliser. Venez fêter le retour du printemps et montrons-leur qu’ici comme ailleurs, nous ne voulons ni de leur aéroport ni du monde qui va avec. Rendre fertile ce qu’ils veulent rendre stérile, là est notre force.

(Une liste de besoins plus précis liés aux diverses installations sera transmise quelques semaines avant la manifestation)

En résumé :

  • 10h00 RDV fourche en main pour plusieurs cortèges depuis les bourgs alentours pour aller occuper les terres et commencer les chantiers
  • à midi, chacun-e est invité à amener une tarte à partager.
  • le soir, bal et banquets

(plus d’infos pratiques, sur les RDVs, besoins matériels, l’accueil et autres à venir sur le site : zad.nadir.org/semetazad)

 contact : semetazad[At]riseup[point]net