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[Chili] Journée de blocages routiers et de désordres incendiaires à Santiago – 11 juillet 2013

Chili: grève et manifestations à l’appel des syndicats et étudiants

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans les rues de Santiago du Chili pour réclamer de meilleures conditions de travail, dans le cadre d’une mobilisation nationale à quatre mois de l’élection présidentielle.2975023_641d513fd74b35f6aaaad05636161df62d9b3c8c_640x280

Des barricades incendiées et des blocages de sites miniers ont marqué le début d’une journée de grève convoquée par le principal syndicat du pays, soutenu par de nombreux secteurs, comme les étudiants.

Les revendications portent notamment sur une réforme du code du travail, une amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois contre 380 actuellement) et un remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs.

A l’appel de la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants, une dizaine de barrages ont été dressés jeudi matin sur divers accès à Santiago, provoquant des embouteillages à l’heure de pointe, selon la police.

« De l’avis du gouvernement, les raisons aujourd’hui pour faire grève dans le pays sont inexistantes », a déclaré pour sa part dans une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Andrés Chadwick.

Il a précisé qu’à la mi-journée 26 personnes avaient été interpellées pour des désordres.

Selon l’Association nationale des employés des impôts, 90% des fonctionnaires syndiqués dans cette branche ont observé le mouvement de grève.

Au petit jour, aux abords de la Gare centrale, un groupe s’en est pris à un autobus qui a été incendié après en avoir fait descendre les passagers. De nombreuses forces de l’ordre ont été déployées dans la capitale.

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Les accès aux principaux sites miniers de la compagnie publique Codelco, plus important producteur de cuivre au monde, ont également été bloqués, selon les syndicats des travailleurs du cuivre.

Sur son compte Twitter, l’entreprise a assuré que « malgré des problèmes d’accès, tous les sites travaillent normalement », à part un, où le premier quart a été retardé.

Cette nouvelle journée de manifestations intervient à quatre mois de l’élection présidentielle du 17 novembre, dans un climat de mobilisations récurrentes du secteur étudiant en faveur d’un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l’actuel, cher et inégalitaire, hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

L’appel à la grève nationale a été relayé également par les employés du fisc, de l’état civil, des crèches, des douanes ou encore de l’aviation civile.
L’aéroport de Santiago fonctionnait toutefois normalement jeudi matin, et les majorités des commerces de la capitale étaient ouverts.

Leur presse – LeParisien.fr (AFP), 11/07/2013 à 21h42

Selon la presse chilienne,

  • Entre 30.000 (selon la police) et 150.000 personnes  (syndicats) ont pris les rues à Santiago,
  • 37 personnes ont été arrêtées sur l’ensemble de cette journée,
  • 6 policiers ont été blessées dont un a une grave fracture au pied,
  • 12 foyers d’incendies ont été recensés par les autorités.

En début de matinée vers 7h00, des petits groupes d’encapuchados ont provoqué des perturbations dans plusieurs secteurs de la capitale, monté des barricades de pneus enflammés à travers les rues, ce qui a bloqué le trafic. Un bus a également été incendié.

Pris de latercera.com & noticias.terra.cl, 11/07/2013

Quelques photos de cette journée de lutte:

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Photos prises de noticias.terra.cl, 11/07/2013

[Chili] Compte-rendu des manifs du 26 juin à Santiago

Santiago, Chili : manifs du 26 juin

Ceci est un compte-rendu fait à partir de ce que nous avons pu voir dans les rues le mercredi 26 juin, c’est donc loin d’être exaustif car il y avait trois manifestations simultanées et plusieurs lycées attaqués la nuit, nous n’avons pas pu être partout.

L’animation a commencé dès 07 heures du matin à divers points de la capitale, se matérialisant par des barricades érigées devant les universités et les lycées. Comme d’habitude l’Utem et la Usach, les deux universités les plus combattives, n’ont pas été en reste.

"Feu aux prisons avec les matons dedans. Mémoire et subversion."

« Feu aux prisons avec les matons dedans. Mémoire et subversion. »

La manifestation commençait à 13h, mais des heures avant le centre ville était quadrillé de flics, et des jeunes jugés suspects ou qui n’avaient pas leurs papiers sur eux étaient arrêtés en prévention.

On pouvait aussi voir des hélicoptères voler au dessus de la manif, et un œil observateur pouvait déceler sur certains toits de la Alameda d’étranges photographes ou caméramans, flics ou journalistes (la même chose), malheureusement suffisamment hauts pour être hors d’atteinte des manifestants.

À 13h il y avait trois manifestations simultanées qui devaient se retrouver toutes à un même point, la place de Los Heroes. On compte plus de 100 000 personnes qui auraient assisté à la manifestation, qui n’était pas uniquement des étudiants, puisqu’il y avait plusieurs revendications, étudiantes, mais aussi laborales, ainsi que des revendications par rapport aux lois liberticides que l’État chilien s’apprête à nous sortir, entre autre la loi qui punit toute insulte sur les flics, et la loi Hinzpeter, qui parmi d’autres choses interdira le port de la capucha (la cagoule faite avec un tee-shirt)

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Sur la place de Los Heroes une partie de la manifestation a du remonter l’Alameda en direction de Republica, c’est à dire faire en sens inverse le parcours de la manif qui partait de la Usach, car les huanacos (canons à eau) et les flics à pied essayaient de mettre un terme aux attaques sur des magasins et signalétiques présents sur le parcours (À ce sujet, il est intéressant de voir qu’il y a plusieurs carrefours du centre ville qui n’ont plus du tout de feux, et que la circulation n’en est pas bouleversée, et même, les voitures font plus attention aux piétons que d’habitude). À noter plusieurs minutes de balais entre un escadron de flics et des jeunes cagoulés dans une rue adjacente à Los Heroes.

Et à un certain moment des centaines de personnes se sont retrouvées prises en tenaille entre plusieurs canons à eau, ce qui n’a pas terni la motivation des manifestants trempés sous une température de fin d’automne.

De ceux qui se sont dirigés vers Republica certains, des lycéens, ont monté des barricades devant leurs lycées présents dans le quartier, et on fait des salidas (tirer des cocktails ou des pierres, ou des chaises, ou autre, devant les lycées ou facs sur les flics), d’autres sont restés à combattre les flics sur l’Alameda, et une partie est allée se réfugier dans l’enceinte de la Usach, actuellement bloquée. Toute la journée il y a eu des affrontements sur le parvis de la Usach, les flics utilisant les canons à eau et tirant de nombreuses lacrymos, les gens depuis l’intérieur ou devant les grilles du campus tirant sur les flics tout ce qu’il leur passait sous la main. À noter un grand feu allumé qui aura servi à réchauffer les nombreux-ses qui s’était fait tremper par le huanaco, et qui a servi aussi à nettoyer l’air de la lacrymogène. Jusqu’à la tombée de la nuit et probablement plus tard il y a eu des affrontements à la Usach.

défense de la Usach

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devant l’entrée de l'Usach

devant l’entrée de l’Usach

À 19h à plusieurs endroits du centre étaient aussi organisés des cacerolazos, qui se sont soldés eux aussi par des violences policières, et l’usage du huanaco. Pendant plusieurs heures autour de la place Italia il y a eu une sorte de trappe trappe entre flics et gais lurons armés de cuillères et de casseroles. À noter quelques barricades montées par certains « musiciens », notamment une devant l’université de Chile sur la Alameda, bloquant le transit pendant plusieurs minutes, avant d’être éteinte par le huanaco.

salle de classe dans la rue, devant le lycée d’Aplicación (Aplica)

salle de classe dans la rue, devant le lycée d’Aplicación (Aplica)

feu de joie devant l’Aplica

feu de joie devant l’Aplica

L’animation dans la capitale ne s’en est pas arrêtée là. Dans la soirée il y a eu une déclaration du gouvernement disant que dans la nuit les lycées bloqués qui sont censés être des lieux de vote pour les élections de dimanche allaient être expulsés, et la loi d’exception a même été donnée. Malheureusement il y a eu peu de soutien devant les lycées, certains ont été dégagés par la force, d’autres comme l’Aplica ou Dario Salas, ont eu la sagesse de partir d’eux-même, non sans emmerder au maximum les flics allant jusqu’à les bluffer, pour Dario Salas, attaqué vers 04:30 du matin, où les jeunes se sont échappés par une porte à l’arrière, ou à les ridiculiser pour l’Aplica, attaqué un peu après 03h du matin, où les lycéens ont sorti chaises, tables et tableau, dans la rue du lycée, allumé un grand feu, et se sont assis comme dans une salle de classe, invitant les flics à les rejoindre pour s’instruire. À part un coup de canon à eau alors que les jeunes essayaient de faire reculer les flics à coup de pierres, les flics ont finalement décidé de n’arrêter personne dans ce lycée puisqu’ils venaient pour débloquer le lycée, qui était déjà débloqué. Le scénario sera différent à Dario Salas, car lorsque les flics se sont rendu compte que le lycée était vide, ils ont lancé les motards aux trousses des lycéens, et deux jeunes ont été renversés.

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Au total la journée se sera soldé par plus d’une centaine d’arrestations pour les manifestations de l’après-midi, et 150 pour les quelques 22 lycées débloqués la nuit du 26 au 27.

Espérons que ces évènements soient les prémices d’un mouvement plus important qu’en 2011, et que les revendications des étudiants dépassent les demandes réformistes de l’éducation gratuite. De fait il n’y a rien à demander à l’État.

Et si l’État par le biais de la presse parle de délinquants, pensant insulter ceux qui agissent dans les manifs, assumons ce mot, oui nous sommes des délinquants, et oui notre but est de détruire l’État et ce qui le représente. Qu’à chaque manif il y ait des banques, des ministères, des comicos, des caméras et des journalistes attaqués. Et manifestons notre rage aussi dans les quartiers bourgeois, là où l’opulence dégoutante règne, attaquons leurs belles maisons, caillassons leurs gros quatre quatre. Que la peur change de camps !

Que des feux de joie embrasent les barricades
et  réchauffent l’hiver de Santiasko !

Source: ContraInfo, 29 juin 2013

[Chili] Les encapuchados affrontent la police lors d’une énième manif étudiante – Santiago, 26 juin 2013

Chili : des casseurs affrontent la police avant une manifestation étudiante

Quelque 100 000 étudiants sont descendus dans les rues de Santiago pour réclamer la gratuité scolaire, appuyés par les syndicats d’enseignants, de débardeurs et de mineurs, qui ont décrété une journée de grève nationale.

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Avant le début de la manifestation et pendant la durée de celle-ci, des protestataires cagoulés ont semé le désordre dans les rues de Santiago.

Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov en direction d’un commissariat de police, ils ont également jeté des pierres sur des voitures, vandalisé un restaurant et érigé des barricades à l’aide de chaises et de pneus incendiés, provoquant d’importants bouchons de circulation sur certaines artères de la capitale chilienne pendant l’heure de pointe matinale.

Au moins 102 personnes ont été arrêtées et quatre policiers blessés. 

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En conférence de presse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Andrés Chadwick, a dénoncé les comportements violents des casseurs, qui sont, selon lui, « des criminels et des extrémistes » et non des étudiants.

Le président de la Fédération étudiante de l’Université du Chili, Andres Fielbaum, a déclaré qu’il sympathisait avec les victimes de la violence, « parce qu’il n’y a aucune façon de justifier ce type d’affrontements. »

Après deux ans de protestations, la Confédération des étudiants du Chili (Confech) réclame une réforme du système d’éducation et une meilleure redistribution des richesses, notamment à travers la nationalisation des ressources naturelles.

Les Chiliens sont appelés aux urnes dimanche pour des élections primaires au cours desquelles ils devront choisir les candidats de deux coalitions pour l’élection présidentielle du 17 novembre. L’éducation devrait être un enjeu majeur lors du scrutin présidentiel.

Leur presse de l’ordre – Radio Canada & AP, 26/06/2013 à 16h44

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[Chili] 116 arrestations lors de la manif étudiante – Santiago, 28 mai 2013

Chili: une manifestation d’étudiants s’achève en affrontements avec la police

Une manifestation d’étudiants chiliens réclamant un changement du système d’éducation pour un enseignement gratuit et de qualité s’est achevé mardi en affrontements avec la police dans les rues de la capitale chilienne.

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La marche, convoquée par la Confédération des étudiants du Chili (Confech), regroupant les principales universités du pays, avait été autorisée par la police mais avec un parcours n’incluant pas la principale artère de la capitale, la Alameda, qui passe notamment devant le Palais de La Moneda, siège de la présidence chilienne.

Sous des trombes d’eau qui ont provoqué des inondations, la fermetures des écoles primaires de la région et des coupures d’électricité, quelque 2.000 étudiants selon les médias – 600 selon la police – se sont massés sur une place de Santiago pour demander une restructuration du système éducatif.

Les heurts se sont produits lorsque la police a refusé au cortège l’accès de la Alameda et a fait usage de gaz lacrymogènes et de lances à eau.

«Ils veulent rendre invisible notre mobilisation pour cacher l’échec du gouvernement», s’est plaint sur Twitter Andres Fielbaum, président de la Fédération des étudiants de l’Université du Chili.

Les étudiants chiliens ont réalisé plus de 40 marches depuis 2011 pour demander au gouvernement de Sebastian Piñera (premier président de droite depuis la fin de la dictature en 1990) une réforme du système éducatif, cher et inefficace, selon eux.

Le système actuel, faisant la part belle au privé, est hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

Le gouvernement chilien a présenté plusieurs projets de loi à destination du système universitaire, prévoyant notamment de diminuer le coût des crédits contractés par les étudiants pour financer leurs études, mais sans parvenir à calmer la fronde.

La gratuité des études fait d’ores et déjà partie du programme électoral de l’ex-présidente socialiste Michelle Bachelet, candidate à la présidentielle du 17 novembre prochain.

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Leur presse – Liberation.fr (AFP), 28/05/2013 à 21h01

Santiago du Chili, 28 mai (EFE) -. La police a aujourd’hui dispersé avec des jets d’eau et des gaz lacrymogènes une manifestation d’étudiants qui est passée par l’avenue principale de la capitale (Ave. Alameda), alors que les autorités n’en avaient pas donné l’autorisation.

La police a dispersé des centaines de lycéens et étudiants qui s’étaient rassemblés sur la Plaza Italia dans le centre-ville, mais ensuite, de petits groupes de manifestants (environ 200 au total), pour la plupart cagoulés, se sont déplacés en direction de l’université de droit de Santiago.

Depuis le centre universitaire, des jeunes encapuchados ont jeté des pierres, des bombes de peinture et même un cocktail Molotov sur la police. De temps à autre, des petits groupes sont sortis de la faculté et ont bloqué la circulation routière dans le centre-ville en montant des barricades.

Un rapport publié par la police ce soir à la suite des incidents indiquent que 116 personnes ont été arrêtées dans la capitale et 28 dans d’autres régions.

Selon le même rapport, 15 policiers ont été blessés, dont trois grièvement.

Le mouvement étudiant a appelé à une grève nationale le 13 Juin afin de renforcer leur lutte pour une éducation publique, libre et de qualité dans tout le pays. 

Traduit de l’espagnol de leur presse – EFE, 28/05/2013

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[Chili] La rage étudiante ne faiblit pas: la manif pour la gratuité scolaire se termine en émeute – 8 mai 2013

Ce 8 mai 2013, environ 80.000 étudiant.e.s chilien.ne.s (37.500 selon les flics) sont de nouveau descendu.e.s dans les rues en criant entre autre « l’éducation chilienne n’est pas à vendre » pour exiger une éducation gratuite et publique.

Le maire de Santiago, Antonio Peribonio, a déclaré lors d’une conférence de presse que 73 manifestant.e.s avaient été arrêté.e.s, dont 4 pour possession d’engins incendiaires et 1 autre pour avoir transporté un récipient qui semblait contenir de l’acide.  3 policiers auraient été blessés.

Vers la fin de la manifestation, des affrontements ont éclaté entre encapuchados et la police anti-émeute. Une barrière de sécurité a été brûlée et un journaliste de CNN Chili s’est fait agressé. Des commerces ont également été pillés.

Des manifs ont eu lieu dans plusieurs villes à travers le pays, comme à Temuco, Concepcion, Valparaiso…

Une vidéo de la manif (via @rsumen on twitter):

[youtube=http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=jDxjppWRTxA]

La veille, mardi 7 mai, des encapuchados ont monté des barricades à travers les rues dans le secteur de l’université de Santiago (USACH).  Ils ont bloqué la rue Alameda (artère commerciale de Santiago) en mettant le feu à des barricades. Les flics sont intervenus en utilisant gaz lacrymo et canon à eau. S’étant réfugiés dans les locaux de la faculté, les émeutiers leur ont ensuite balancés différents projectiles.. On ignore s’il y a eu des arrestations.

Les 11 et 25 avril dernier, étudiant.e.s et lycéen.ne.s étaient également descendu.e.s dans la rue et les manifs s’étaient également terminées en affrontements.

Traduit librement de la presse chilienne, 07 & 08/05/2013

[Chili] Protestations étudiantes à Santiago (21/12/2012) et résistance mapuche

Ce vendredi 21 décembre, les étudiant.e. chilien.ne.s sont descendu.e.s dans la rue: la manifestation a été déclarée illégale par les autorités chiliennes dès le début de la journée. La situation a viré à l’émeute vers midi, durant laquelle des encapuchados se sont affrontés avec les policiers anti-émeute à coups de cocktails molotov et de barricades dans les rues (notamment dans le secteur de la rue Alameda), ce qui a paralysé le trafic.

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Les affrontements ont duré pendant plus de trois heures.

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« La vraie « fin du monde » est de voir le Chili sans éducation »

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8293982551_41974aeb20_z-287x190Par ailleurs, des affrontements se sont déroulés entre la police et des lycéen.nes, qui s’étaient rassemblé.e.s à la Plaza Los Heroes de Santiago: deux manifestant.e.s ont été arrêté.e.s selon terra.cl, alors que biobiochile.cl a annoncé qu’à la fin de la journée, au moins 25 manifestant.e.s ont été interpellé.e.s.

Résumé rédigé à partir de la presse chilienne, 21/12/2012

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Des affrontements se sont déroulés ce samedi matin /22/12/2012) entre les flics et des encapuchados mapuches dans la région de l’Araucanie, sur la route entre Carahue et Imperial. Un flic aurait été blessé suite aux émeutes.

Selon RBB, les manifestants ont érigé des barricades sur les routes du secteur. Un peu plus tard, lorsque la police est intervenue pour rétablir la circulation, la volaille s’est fait canardée de cocktails molotov et visée par des tirs de fusil.

Des tracts se référant aux revendications mapuche ont été retrouvés sur la zone d’affrontements.

Résumé rédigé par nos soins à partir d’un article en espagnol de leur presse – Biobiochile.cl, 22/12/2012

[Montréal] « Une université libre au milieu d’une société capitaliste s’apparente à une salle de lecture dans une prison » – 22 novembre 2012

Dans le cadre de la grève étudiante internationale une journée de grève fut voté dans plusieurs asso pour le 22 novembre et une manifestation regroupant plusieurs milliers de personnes s’est tenu à Montréal.

Source: Sabotage Media, 25 novembre 2012

[Québec] «La libération des savoirs passe par la critique de nos institutions» – Université de Montréal, nuit du 21 au 22 novembre 2012

Un pavillon de l’UQAM est la cible des graffiteurs

Le pavillon Hubert-Aquin de l’Université de Québec à Montréal (UQAM) a été la cible de vandalisme, dans la nuit de mercredi à jeudi. Des graffitis ont été dessinés sur plusieurs murs près du café des étudiants en sciences humaines. Les dommages matériels atteignent plusieurs milliers de dollars, affirme la direction de l’établissement.

«Nous évaluons la situation afin de déterminer les actions que nous prendrons. Ce qui est certain, c’est que ces actes sont inacceptables et que les personnes qui ont fait ces graffitis auront des sanctions», a dit la porte-parole des communications de l’UQAM, Jenny Desrochers.

Les messages des graffitis sont multiples: «Libérez les prisonniers politiques», «Autogestion de notre université», «L’État, c’est juste une entreprise corrompue», ou «La libération des savoirs passe par la critique de nos institutions».

«En général, il y a toujours eu des graffitis près des locaux des associations étudiantes, a expliqué le secrétaire à la coordination de l’Association facultaire des étudiants en sciences humaines (AFESH). Nous à l’AFESH, on ne joue pas à la police. On considère que ce qui a été fait est légitime. Il faut se demander à qui appartient l’UQAM. C’est une question politique.»

Plusieurs associations étudiantes de l’Université, dont l’AFESH, ont voté cette semaine pour la levée des cours afin de participer à un mouvement international qui conteste, notamment, la marchandisation du savoir et le capitalisme. C’est dans ce contexte qu’une grande manifestation a rassemblé jeudi plus de 2000 étudiants dans les rues du centre-ville de Montréal.

Selon un étudiant de l’UQAM qui termine sa maîtrise, certains membres des associations étudiantes croient qu’il est légitime de faire des graffitis dans l’université parce qu’elle leur appartient.

«Je suis personnellement contre la hausse des droits de scolarité et pour la grève, mais il faut que ça se fasse dans le respect des lois. Si la désobéissance civile est une technique, il faut alors en accepter les conséquences. Il faut assumer son geste», croit cet étudiant, qui désire rester anonyme.

Dans un courriel envoyé hier à l’ensemble de la communauté universitaire, que La Presse a obtenu, l’UQAM écrit: «Faut-il le rappeler, il s’agit de biens publics appartenant à la population québécoise qui les a payés de ses taxes et impôts.»

Une enquête interne est en cours, afin de trouver les auteurs de ces graffitis.

Leur presse – LaPresse.ca, 23/11/2012 à 16h15

[Chili] Le cirque électoral n’arrêtera pas la révolte étudiante et la solidarité avec les prisonnier.e.s mapuche – Santiago, 25 octobre 2012

Ce 25 octobre 2012, les étudiant.e.s et personnel éducatif sont descendu.e.s dans les rues de Santiago, alors que le cirque électoral se déroule actuellement au Chili et que le président Pinera vient de dévoiler le budget 2013 prévu pour l’éducation, qui est de 12,8 millions de dollars et qui est jugé insuffisant par les étudiant.e.s et le reste du personnel éducatif.

D’après les médias de masse chiliens, des affrontements violents se sont déroulés à Santiago, entre des groupes de jeunes cagoulés (encapuchados) et la police anti-émeute: les émeutier.e.s ont utilisé pierres, bouteilles et de nombreux cocktails molotov, alors que les flics ont répliqué avec des canons à eau et lacrymo.

Les jeunes ont aussi manifesté en soutien au peuple mapuche, dont plusieurs d’entre elles/eux sont incarcéré.e.s actuellement: cette journée du 25/10/2012 est marquée du 60ème jour de grève de la faim des prisonniers mapuche (grève de la faim qui a débuté le 27/08/2012).

Ensuite, les policiers ont envahi les locaux de l’Université Métropolitaine des Sciences de l’Education (UMCE) et ont raflé tou.te.s étudiant.e.s qui se trouvaient dans les bâtiments. L’intervention policière à l’intérieur de la faculté a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, qui ont dénoncé plusieurs cas de violences policières. Les flics ont prétexté que leur intrusion a été faite pour interpeller les encapuchados, qui sont accusés d’avoir lancer des cocktails molotov.

De plus, une coordination de lycéen.ne.s organise en ce moment des assemblées populaires pour appeler la population chilienne à s’abstenir durant les élections municipales.

Résumé d’articles des médias chiliens, 25/10/2012

Quelques photos prises de leur presse – elobservatodo.cl, 25/10/2012 à 22h10:

Feu aux élections…

Une affiche anti-carcérale publiée sur Liberacion Total et traduite de l’espagnol par Contra-info (la traduction en français juste en-dessous de l’affiche):

Chili : Parce qu’en votant tu deviens esclave…

Si tu votes tu acceptes volontairement de participer à ce système de domination en élisant tous les 4 ans celui qui sera le dominateur de service de la commune, du pays et de ta vie. Que ce soit à droite, à gauche ou indépendant, en votant tu ne fais que maintenir et reproduire les conditions de misère et d’exploitation dans lesquelles tu vis.

Si tu votes tu crois illusoirement que la réalité se changera d’un simple trait sur le papier et qu’un candidat stupide résoudra tes problèmes.

NE SOIS PLUS UN PION DE PLUS DANS LEUR JEU D’ÉCHEC. DÉTRUIS TES CHAÎNES, LIBÈRE-TOI !

Toi seul es capable de changer ta réalité de façon autonome, en rompant avec tout système électoral, démocratique et toute autorité.
Parce que la fête des élections c’est bon pour les esclaves. Il n’y a rien à célébrer.

RÉCUPÉRONS NOS VIES POUR LA LIBÉRATION TOTALE.
PEU IMPORTE QUI GOUVERNE, NOUS SERONS TOUJOURS INGOUVERNABLES !

[Chili] Luttes dans les lycées et les facs: émeutes à Santiago et à Valparaiso – 11 octobre 2012

Jeudi 12/10/2012, une manifestation pour une éducation publique, laïque et gratuite a eu lieu dans le centre-ville de Santiago. Cette mobilisation a été convoquée en début de soirée (18h) par la centrale étudiante chilienne, la Confédération  des Etudiants Chiliens. Environ 60.000 personnes ont défilé dans les rues de la capitale chilienne selon les organisateurs (la police, à côté de la plaque comme à chaque fois, annonce 5.000 participant.e.s).

A la tombée de la nuit, des jeunes cagoulés (les encapuchados) ont commencé à attaquer des flics anti-émeute avec des pierres et des cocktails molotov. Les flics ont répliqué par des tirs de lacrymos et des canons à eau.

A 20h00, au moins 12 manifestant.e.s ont été arrêté.e.s selon les sources policières. Au même moment, plusieurs groupes d’encapuchados ont détruit du mobilier urbain près du parc Bustamante, afin de monter des barricades en feu à travers les rues du centre-ville.

Peu avant, vers 19h00, un groupe de 30 jeunes cagoulés ont défoncé des panneaux de signalisation routière et ont lancé des pierres sur les flics, ce qui a déclenché la riposte de la police et qui a fait que la manifestation débutée peu de temps avant (18h-18h30) a tourné à l’émeute assez rapidement.

De longues coupures de trafic routier a également été constaté, car les interventions des flics et des pompiers ont été multiples et ils ne pouvaient pas s’occuper de tous les foyers d’incendie et des barricades montées dans de nombreuses rues de Santiago.

Les affrontements continuaient aux environs de 22h, avec des gens qui étaient à un concert punk hardcore ont reçu des gaz lacrymogènes.

Traduit de l’espagnol de leur presse chilienne, 13/10/2012

La mobilisation ne s’est pas limitée à Santiago: à Valparaiso, des affrontements ont également éclaté :

2000 personnes ont manifesté à travers la ville de Valparaiso.

Organisée par la CONFECH, la marche s’est soldée par des batailles de rues entre des encapuchados et les forces de l’ordre: un échaffaudage en bois a été incendié à la fin de la manifestation et les flics sont intervenus.

Les flics ont chargé la manif avec des canons à eau et des jets de lacrymos et ont notamment passé à tabac des danseurEUSEs et des jeunes qui faisaient de la batucada présentEs au sein du cortège.

La manif en images:

Sur la pancarte: « Hinzpeter (député de droite Ndlr), ta loi je me la fous à la raie »

…action antipub…

Traduit de leur presse via Alain Bertho (Anthropologie du Présent)

De nombreuses photos sur Liberacion Total