Archives du mot-clé prisonniers anarchistes

[Paris] Quelques bâtons dans les roues des expulseurs et de l’enfermement…

Quelques bâtons dans les roues

Dans la nuit du 22 au 23 octobre nous avons décidé d’emmerder un peu quelques collabos en leur crevant les pneus :

- un utilitaire Challancin (nettoyage dans les CRA)

- une voiture SNCF (collabos des expulsions)

- un utilitaire Vinci (constructeur de taules)

- une voiture Orange (qui exploite les prisonniers)

- 29 vélibs de ce batard de JC Decaux qui exploite aussi les prisonniers

Nous en profitons pour saluer les compagnons récemment condamnés pour le double braquage de Velvento, Kozani.

Indy nantes, 24/10/2014 à 20h13

[Mexico] Fin de la grève de la faim pour les 4 compagnons emprisonnés – 17 octobre 2014

Le 17 octobre 2014, les compagnons Carlos López, Mario González, Fernando Barcenas et Abraham Cortés ont mis un terme à leur grève de la faim qu’ils ont commencé le 1er octobre.

Les compagnons vont bien, sans complications ou dommages physiques. Ils donneront bientôt les raisons et motifs visant à mettre fin à cette grève.

Pour l’instant c’est la seule information que nous avons pour le moment.

Liberté pour tous ! A bas les murs des prisons !

Croix Noire Anarchiste Mexico

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hungerDepuis le 1er octobre 2014, quatre prisonniers anarchistes dans différentes prisons de la ville de Mexico sont en grève de la faim illimitée: Carlos López Marín (« El Chivo« , qui est détenu dans la prison de l’Est), Mario González (dans la Tour médicale Tepepan) et Fernando Bárcenas et Abraham Cortés Ávila (dans la prison du Nord).

Ci-dessous un rapport sur leur état de santé après 15 jours de grève de la faim:

Carlos López a perdu près de 7 kilos. Le compagnon est toujours séparé de la population carcérale générale, il est détenu dans la zone des nouveaux arrivants il a été transféré depuis le début de la grève de la faim. Durant les premiers jours, il partageait une cellule avec un autre prisonnier, mais depuis le 5 octobre, il est détenu seul. Il ressent des remontées gastriques, des brûlures d’estomac, de l’affaiblissement et de légers vertiges. Ils l’ont transféré de la cellule jusqu’à 4 fois par jour pour l’emmener au service médical de la prison, surtout tôt le matin, pour prendre ses données et mesurer sa tension artérielle, étant donné que la balance ne fonctionne pas et ils n’ont pas l’équipement nécessaire pour vérifier les taux de glucose dans le sang. Le lundi 13 octobre, une infirmière de l’équipe médicale de solidarité a tenté de l’examiner, mais elle s’est vue refuser l’entrée pour ne pas avoir l’autorisation. La condamnation de Carlos López, Amélie Pelletier et Fallon Poisson, accusé-es de dommages et attaques à la paix publique dans la première affaire jugée au niveau local, devrait être prononcée dans les dix prochains jours.

Mario González est confronté à des problèmes, surtout au pancréas, ainsi que les changements observés dans les reins et le foie pendant les jours de grève de la faim. Son état est considéré comme stable par un médecin de l’équipe médicale de solidarité qui l’a examiné mardi. Il continue à présenter les mêmes symptômes qu’il avait les jours précédents (douleur abdominale, l’anxiété, irritabilité et difficultés de concentration), sauf que la douleur abdominale a augmenté. Le directeur de la Tour médicale Tepepan a entravé l’accès au dossier médical de Mario; le médecin solidaire a eu accès au dossier le 15 octobre, et demande que des essais en laboratoire soient de nouveaux faits. Le compagnon a perdu environ 10 kilos. Il est actuellement en attente de la résolution d’une requête qu’il a déposé contre la condamnation.

Fernando Bárcenas a perdu 3 kilos et 200 grammes, tandis qu’Abraham Cortés (dont la condamnation à 13 ans et 4 mois de prison a été récemment confirmé par une cour d’appel) a perdu 3 kilos et 900 grammes. Les deux camarades restent dans la zone des nouveaux arrivants où ils sont détenus depuis leurs incarcérations respectives. Ils sont sortis des cellules pour un contrôle médical à plusieurs reprises dans les premières heures de la matinée, de sorte qu’ils ne puissent pas avoir suffisamment de repos après une bonne nuit. Ils ont une restriction d’appels téléphoniques.

solidarity-with-anarchists-on-hunger-strike-Mexico

Note de Contra Info:

Mario González et Abraham Cortes ont été arrêtés le 2 octobre 2013, au cours des commémorations combatives du massacre de Tlatelolco en 1968. Mario González a été condamné à 5 ans et 9 mois de prison, accusé d’attaques contre la paix publique, tandis qu’Abraham Cortes a été condamné à 13 ans pour tentative d’homicide.

Fernando Bárcenas Castillo a été arrêté le 13 décembre 2013 au cours des protestations contre la hausse du prix des billets de métro de la ville de México. Il se trouve depuis en prison préventive, accusé d’avoir brûlé l’arbre de Noël de l’entreprise Coca-Cola.

Carlos López Marin a été arrêté avec Amelie Pelletier et Fallon Poisson le 5 janvier 2014 pour participation à l’attaque (à coups de pierres et de cocktails molotov) des installations du Secrétariat des Communications et des Transports et d’un concessionnaire Nissan dans la ville de México. Le 17 février 2014, les accusations de terrorisme sont abandonnées, mais pas les mesures de prison préventive, puisque les accusations de dégradations et d’attaques à la paix publique restaient en vigueur. Le procès à leur encontre a débuté le 3 avril 2014, mais on a appris le 16 mai 2014 que les compagnon-ne-s devraient se présenter à deux procès en pénal distincts : l’un inclus dans la juridiction locale pour l’attaque au concessionnaire NISSAN, et l’autre au niveau fédéral pour l’attaque au Secrétariat des Communications et des Transports. Selon les dernières nouvelles dont nous disposons, la dernière audience du premier procès a eu lieu le 16 juin 2014, sans que les sentences ne soient prononcées, tandis que le second procès reste ouvert.

[Mexico] Solidarité explosive avec les prisonniers anarchistes

Mexico: solidarité explosive avec les prisonniers anarchistes

Dans le cadre des activités de solidarité avec les prisonniers, nous avons décidé d’attaquer ceux qui ont collaboré à la détention de plusieurs de nos camarades. Le travail d’espionnage menées par les organes de sécurité de l’université en collaboration avec le système judiciaire mexicain est trop connue.

En ce qui concerne les événements qui se sont produits dans la cité universitaire [campus principal de l’UNAM] le 30 Septembre 2014, nous voulons juste dire que nous n’allons pas arrêter de prendre les rues pour propager l’action anti-autoritaire jusqu’à ce que nos compagnons sortent à nouveau dans la rue et que nous détruisons cette société d’exploitation dans son intégralité.

Liberté pour les prisonniers anarchistes ! Liberté maintenant !

Mario González, Abraham Cortés, Fernando Bárcenas, Carlos López [en grève de la faim depuis le 1er Octobre], Amélie Pelletier, Fallon Poisson

Si vos lois limitent notre liberté, nos actions limiteront vos vies !

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Traduit de contrainfo, 2 octobre 2014

[Publication] Recueil de textes de compagnons incarcérés au Mexique ( janvier 2012 / août 2014 )

Sans Patrie distro anarchiste & internationaliste – nouvelle brochure

Recueil de textes de compagnons incarcérés au Mexique, (janvier 2012/août 2014), ed. Sans Patrie, août 2014 (64 p., A5)

Pour toute demande (en papier et pdf), écrire à : toujourssanspatrie [at] riseup.net

MexFaceAface

Quelques mots d’introduction

En 1994, l’insurrection au Chiapas a soudain propulsé le Mexique à la Une des milieux militants européens qui, manifestement en mal de libération nationale et de sujets révolutionnaires, se sont empressés d’apporter un soutien inconditionnel à l’EZLN [Armée Zapatiste de Libération Nationale] et à son chef charismatique, le Sous-Commandant Marcos, entérinant son rôle de représentant officiel du soulèvement. Celles et ceux qui tentaient de creuser les questions de l’auto-organisation et des perspectives de lutte contre tout Pouvoir, brûlantes dans tout contexte insurgé,se voyaient en général taxés de colons eurocentrés n’entendant rien aux problématiques identitaires, communautaires voire patriotiques des « peuples indigènes  ».

C’est dans cette ambiance de réductionnisme volontairement confusionniste et d’anti-impérialisme à la sauce humanitaro-démocratique que se sont développés les comités de soutien rassemblant radicaux et institutionnels, le spectacle des rencontres intergalactiques, et le commerce du café solidaire.

Progressivement, le mouvement zapatiste est entré dans une démarche de négociation, ses représentants œuvrant de concert avec les organisations gauchistes de la dite « société civile » – trotskistes, léninistes etc, elles abondent au Mexique comme ailleurs– et affirmant de plus en plus ouvertement leur proximité avec la gauche institutionnelle. Ainsi l’Autre Campagne lancée suite à la Sixième déclaration de la forêt de Lacandone en 2005, outre le fait qu’elle réclame une nouvelle Constitution, non seulement n’a pas appelé à l’abstention au cours des derniers cirques électoraux, mais certains de ses leaders se sont en plus prononcés pour le vote utile en faveur du PRD [Parti de la Révolution Démocratique] dans un grand réflexe de front commun contre le PRI [Parti Révolutionnaire Institutionnel]. Ce n’est pas rien, surtout quand on sait que ces deux partis se partagent le bout de gras depuis des décennies.

Heureusement, des luttes ont continué à se développer contre le rouleau compresseur capitaliste et les désastres qu’il engendre à tous les niveaux. En différents endroits on se bat par exemple contre l’implantation des parcs éoliens et nous retiendrons aussi la vigoureuse et victorieuse bataille des paysans d’Atenco contre la construction d’un aéroport en 2001-2002.

Les années 2000 au Mexique ont aussi été marquées par des révoltes aboutissant à de véritables soulèvements dans des villes comme San Salvador de Atenco ou Oaxaca en 2006. Partant de la réaction à un énième abus (contre les vendeurs de rue à Atenco) ou de revendications partielles (comme celles des enseignants à Oaxaca), ces révoltes se sont propagées comme une trainée de poudre touchant des milliers de personnes et se sont dirigées à la fois contre les caciques locaux et les autorités fédérales. A  Oaxaca, les barricades ont recouvert la ville, les forces de l’ordre se sont repris dans la face un peu de leur violence et de nombreux bâtiments publics ont été incendiés, des groupes s’organisant à la fois pour défendre et attaquer. Ce processus n’a certes pas été exempt de mécanismes politiques, surtout lorsqu’il a commencé à durer dans le temps (plusieurs mois) – citons par exemple le rôle joué par l’APPO et ses appels à la désobéissance civile. Mais il a indéniablement marqué celles et ceux qui y ont participé directement ou qui se sont reconnu-es dans les possibles ouverts par l’auto-organisation dans le conflit.

Dans ce contexte sont aussi parvenus des échos de contributions anarchistes sous forme de textes, d’interventions dans des mouvements de rue ou d’attaques ciblées touchant les forces de l’ordre, les banques, les institutions… Ces contributions anarchistes ont ceci de particulier qu’elles critiquent en mots et en actes à la fois l’avant-gardisme des guérillas (relevant souvent du réformisme armé) et la récupération citoyenne et démocratique. Aux organisations de masse (civiles-citoyennes, maoïstes ou plateformistes) elles opposent l’activité autodéterminée des individus ou de groupes basés sur l’affinité ; à toute tentative de représentation et d’orchestration de la contestation, elles répondent par le refus du dialogue démocratique (et de toute revendication adressée au pouvoir) et l’action directe ; face à la prise de contrôle par quelques-uns, elles font le pari l’insurrection généralisée. En se mettant décidément du côté de la révolte et des révolté-es, ces contributions visent ouvertement à étendre la guerre sociale pour déborder le cadre omniprésent et oppressant que posent l’Etat et ses alliés-concurrents, dans un contexte qu’on a du mal à caractériser comme pacifié : la brutalité exacerbée (tortures, viols, assassinats…) est monnaie courante, exercée dans tous les sens par les flics, les militaires, les escadrons de la mort et les narcos mafieux, mais toujours en vue de maintenir un certain ordre, celui de l’exploitation et la domination.

La position courageuse et offensive qui rompt avec l’idée qu’il y aurait quelque chose à défendre ou à améliorer dans ce système –voire même qu’on pourrait en profiter quand clientélisme et corruption règnent à toutes les échelles–, en affirmant qu’il faut au contraire le détruire en entier a donc de quoi attirer bien des ennemis.

En 2009, suite à un grand nombre de sabotages incendiaires ou explosifs contre des banques, des grands magasins, des concessionnaires automobiles, des véhicules de police, dans le District Fédéral, comme dans d’autres régions (Guadalajara, León…) –ce que les flics ont qualifié de Septembre Noir–, plusieurs services de police ont reçu pour mission de surveiller les groupes anarchistes (leurs locaux, leurs publications, leurs activités) sur l’ensemble du territoire. Le 24 septembre 2010, Braulio Duran, qui se définit comme anarchiste végan, est arrêté, accusé d’avoir incendié deux DAB de la banque HSBC. Il sera condamné à 3 ans, 1 mois et 15 jours de prison qu’il a fini de purger.

En 2012, de fortes mobilisations se succèdent : un mouvement étudiant, le rejet de la hausse des prix des transports publics et surtout l’investiture de Peña Nieto [PRI] à la présidence, donnent lieu à des émeutes avec de gros affrontements contre les forces de l’ordre, des pillages et des attaques d’ hôtels de luxe, d’agences bancaires, de grands magasins, d’institutions etc.. Le Pouvoir relance une campagne médiatique contre l’ «anarco-terrorisme» et depuis, l’Etat et ses laquais pointent régulièrement les anarchistes comme fauteurs de troubles, notamment dans les manifestations du 1er Mai ou du 2 Octobre (date anniversaire du massacre étudiant en 1968 sur la place des Trois cultures).

En décembre 2013, une rencontre anarchiste internationale est organisée à Mexico. A son arrivée et après de longues heures d’interrogatoires à l’aéroport, le compagnon Alfredo Bonnano est refoulé et renvoyé au point de départ. Le 29 décembre, dernier jour de la rencontre, c’est Gustavo Rodríguez, résidant au Mexique, qui disparaît. Trois jours plus tard, il informe les compagnons sur place qu’il a été séquestré, interrogé et tabassé par la police fédérale, avant d’être expulsé vers les Etats-Unis.

Ces quelques exemples sont aussi des signes qui ne trompent pas sur le fait que les anarchistes se retrouvent dans la ligne de mire de l’Etat mexicain, qui travaille bien entendu en étroite collaboration avec ses homologues continentaux et européens (signalons au passage que Bonnano s’est aussi vu refuser l’entrée au Chili).

Le fait que les anarchistes qui affirment des positions absolument irréconciliables avec le Pouvoir aient les Etats contre eux n’ a en soi rien de bien étonnant ni de bien nouveau d’ailleurs. La question qui se pose plutôt est celle de la solidarité entre celles et ceux qui partagent ces désirs et ces aspirations de liberté. Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité qu’en janvier derniers trois compagnon-nes, Carlos,Amélie et Fallon ont été arrêté-es à Mexico, accusé-es de deux attaques incendiaires et que deux autres, Mario et Felicity sont dans la nature pour une affaire antérieure.

Les lettres qui constituent le corps de cette brochure ont été écrites par ces compagnons et compagnonnes en prison ou en cavale. Certains sont mexicains, d’autres pas, ce qui montre une fois de plus que la révolte n’a pas de nationalité et que l’horizon des idées anarchistes se moque des frontières. Au travers de ces lettres, ils et elles dépeignent leur situation, sans jamais cesser de la relier aux idées et perspectives qu’ils défendent et continuent d’approfondir. En cela, ils ouvrent un espace de réflexion et de dialogue sur des questionscomplexes qui nous concernent toutes et tous : Qu’est-ce que la solidarité ? Comment et sur quelles bases peut-elle s’exprimer ? Quelles peuvent être les perspectives de lutte contre la prison – particulièrement lorsqu’on n’idéalise pas les prisonnier-es comme potentiels sujets révolutionnaires et que l’on refuse le concept de « prisonnier politique » ? Comment lier ce qui se passe à l’intérieur avec le combat à l’extérieur des murs ? Ces questions sont posées dans une perspective révolutionnaire qui vise à détruire les prisons avec la société qui les produit, parce qu’elles ne disparaitront vraiment toutes que dans un monde qui n’en a plus besoin et rejette entièrement l’autorité et le Pouvoir. En ce sens, nous sommes amené-es plus largement à réfléchir en pratique aux angles d’attaque qui nous paraissent pertinents pour œuvrer à détruire ce qui nous détruit. A chacun, chacune de chercher et d’expérimenter les réponses qui peuvent être apportées, toujours dans une continuité offensive insurgée. C’est aussi à cela que nous invitent les compagnon-nes.

22 août 2014

[Portland, USA] Chantier d’un MacDonalds saboté en solidarité

Plus tôt cette semaine, plusieurs pièces d’équipements lourds, y compris un camion à benne et une pompe à eau, située sur le chantier d’un restaurant McDonalds à la 29ème et Powell à S.E. Portland, ont été sabotés se sont faits pourrir leurs réservoirs de carburant.

Grâce à l’exploitation de la main-d’œuvre hyper précaire sans cesse croissante, le massacre de milliards d’animaux vivants, et la destruction des écosystèmes et des espaces sauvages – Mcdonalds a toujours été un symbole mondial de l’exploitation capitaliste et de la destruction écologique. Mcdonalds a également agi en tant que sponsor de la Coupe du Monde de la FIFA au Brésil qui a conduit au déplacement forcé de milliers de personnes et la mise en œuvre de l’austérité économique sur une zone déjà hyper-pauvre du monde. Nous agissons en solidarité avec tous ceux qui luttent au niveau international contre l’austérité et l’impérialisme; pour un monde sans frontières, sans prisons et Etats nations.

Cet acte simple, facilement reproductible, est dédié aux prisonniers 5E3 Amélie, Carlos, et Fallon et celles et ceux qui sont silencieu-ses-x en cavale et en exil forcé. 

Quelques anarchistes

Traduit d’anarchistnews, 14/08/2014

 

[Espagne] Un compagnon arrêté et placé en détention à Madrid (6 juillet 2014)

Le 6 juillet, notre compagnon a été arrêté, accusé de dégradation, de tentative d’incendie, et crimes contre les droits fondammentaux [1].

Cette détention s’inscrit dans la vague répressive contre l’anarchisme, un cas de plus parmi ceux que nous affrontons ces derniers temps, qui nous pointent comme les coupables de tous les maux de la société, et qui ont abouti, en plusieurs occasions, au ridicule.

Il nous est bien égal, à nous ami.e.s et compagnon.nes, de savoir s’il est coupable ou innocent. Il est notre compagnon et aura tout notre soutien.

Le 7 juillet, il a été mis à disposition de la justice avec pour résultat une mise en détention préventive sans possibilité de caution et a été transféré à la prison de Soto del Real (au Nord de Madrid). Un rapport policier, le décrivant comme un dangereux anarchiste, a beaucoup pesé dans cette décision. Ce rapport a été émis comme une vengeance particulière contre lui de la part de la Brigade d’Information intégrée au Corps National de Police, étant donné que notre compagnon se refusait de collaborer avec eux, en décidant de rester digne.

Nous voulons lancer un appel à la solidarité et à la diffusion de cette affaire pour contrer le lynchage médiatique qui s’est déclenché.

Que la solidarité ne soit pas qu’un mot écrit…

Mort à l’Etat et vive l’anarchie
A bas les murs des prisons

NdT:

[1] Plus précisément, le compagnon est accusé d’une attaque sur un siège local du parti de gauche Izquierda Unida réalisée le 27 avril dernier, en pleine campagne pour les élections européennes. Les vitres du local avaient été brisées, avant une tentative de mettre le feu à l’intérieur.

Traduit de l’espagnol par non-fides de Instincto Salvaje

Source: indymedia barcelona

 Les dernières grosses vagues de répression en Espagne,

[Espagne] Confirmation de la juridiction anti-terroriste par Monica et Francisco, non lieu pour les autres inculpé-es (4 juillet 2014)

Espagne : la juridiction anti-terroriste confirmée pour Francisco et Mónica, non-lieu pour les autres inculpé-e-s

Ce vendredi 4 juillet, l’arrêté confirmant que le procès contre Mónica Caballero et Francisco Solar aurait définitivement lieu sous juridiction anti-terroriste a été publié. Le juge, la police et la presse, qui travaillent côte à côte dans cette affaire, affirment que les deux inculpé-e-s « sont reliés à la FAI/FRI, une organisation terroriste à caractère international ’crée à partir de l’idéologie anarchiste insurrectionnaliste’ ».

L’utilisation de ce sigle, bien que n’ayant rien à voir avec la revendication de l’attaque dont ils sont accusés, a clairement pour but de justifier le procès pour terrorisme, puisque l’UE reconnaît ces sigles dans sa liste d’organisations terroristes. Toujours selon la presse et le réseau juridico-policier, « à l’intérieur de cette organisation [FAI/FRI], les deux appartiendraient supposément aux dits Groupes Anarchistes Coordonnés (GAC ». La presse, parfois même la presse « alternative », n’a cessé de relier cette coordination à la FAI/FRI, bien que cela ne soit qu’une fantaisie policière. « Une superstructure de groupes violents indépendants du style du jihad islamiste » affirme le Journal d’Aragón, au cas où les adjectifs manqueraient.

Le reste des compagnons mis en cause dans la même affaire ont obtenu un non-lieu. Mónica et Francisco vont bien, et même si la presse le montre comme quelque chose de nouveau, nous savions tous que l’accusation de terrorisme serait maintenue. La situation est la même, et au final cela signifie que le juge d’instruction Velasco a accepté les hypothèses policières comme valides pour les porter en procès.

Nous savons aussi que les compas incarcéré-e-s apprendront avec courage que le reste des personnes poursuivies soient mises hors de cause. Nous envoyons une accolade chaleureuse et du courage à Mónica et Cariñoso.

La solidarité est plus forte que leurs barreaux !

Pour leur écrire :

Mónica Andrea Caballero Sepúlveda
Ávila-Prisión Provincial
Ctra. de Vicolozano s/n Apdo. 206
05194 Brieva (Ávila)

Francisco Javier Solar Domínguez
C.P. de Villabona Finca Tabladiello
33480 Villabona-Llanera (Asturias)

Traduit de Voz como arma par non-fides.fr

Voir la liste d’articles sur cette affaire ici

 

[Espagne] Soutien au prisonnier anarchiste Gabriel Pombo Da Silva

Depuis le 17 juin, le compagnon Gabriel Pombo Da Silva se trouve en isolement total dans la prison de A Lama pour avoir refusé d’être placé dans un module de respect maximum et d’accepter les contraintes qui en découlent, ainsi que pour avoir refusé d’être mis en cellule avec un autre prisonnier, ce qu’ils ont déjà essayé de lui imposer à plusieurs reprises. Nous attendons maintenant de voir ce qu’ils lui réservent … Des recours juridiques ont été faits contre cette situation, mais nous considérons important d’exprimer et de démontrer qu’il n’est pas seul en exigeant cette fois par des fax (ainsi que par des appels téléphoniques ou des courriers postaux si c’est plus pratique pour certains) que cesse le harcèlement contre le compagnon de la part de l’administration pénitentiaire.

Nous proposons donc le modèle de texte suivant à envoyer aussi bien aux Institutions Pénitentiaires qu’à la prison de A Lama. Les envois peuvent être faits dès maintenant (vu que des décisions peuvent être prises à son encontre très rapidement). Cependant, nous proposons aussi comme dates communes afin de faire sentir davantage de pression le vendredi 27 juin, le lundi 30 et le mardi 1.juillet.

Secretario General de Instituciones Penitenciarias

Ángel Yuste Castillejo

Dirección postal

C/ Alcalá, 38-40 , 28014 , Madrid ( Madrid) Espagne

Teléfono (0034) 913354700

Fax (0034) 913354052

Centro Penitenciario A Lama (Pontevedra)

Monte Racelo s/n 36830

A Lama (Pontevedra)

Espagne

Teléfono (0034) 986 75 80 00

Fax (0034) 986 75 80 11

PD : Il est possible d’apporter aussi du soutien à Gabriel en lui écrivant :

Gabriel Pombo Da Silva

C.P A Lama

Monte Racelo s/n

36830 A Lama (Pontevedra)

Espagne

Modèle de fax:

En agosto del 2013 Gabriel Pombo Da Silva fue trasladado al Centro Penitenciario de A Lama en Galicia dónde está cumpliendo condena en este momento. Desde el principio (incluso antes de haber llegado físicamente) el Subdirector de Seguridad de dicha cárcel le puso en régimen Fies a pesar de la decisión anterior de la Justicia y de Instituciones Penitenciarias (unos meses antes, cuando él se encontraba en el CP de Villena), de sacarle de este régimen por falta de motivos. Desde entonces se le ha aplicado de forma totalmente arbitraria varias medidas de seguridad, como echarle de repente de la escuela, cuando ya hacia tiempo que acudía a clase, no entregarle gran parte de la corespondencia sin ni siquiera notificarle lo que ha sido retenido ni porqué, así como secuestrarle en su ausencia material escrito de la celda. A esto se añadieron varios cambios de módulo sin ningún fundamento ni lógica: por ejemplo, mientras insisten con razones de seguridad, le sacan de un módulo conflictivo y al mismo tiempo que se está usando el argumento de“peligrosidad”para intentar justificar la aplicación del régimen Fies y la intervención de todas las comunicaciones se le pretende imponer compartir celda con otro preso en un módulo de máximo respeto … Por el mero hecho de haber rechazado esta última imposición Gabriel Pombo Da Silva ha sido puesto directamente en aislamiento provisional desde el 17 de junio del 2014, dónde todavía se encuentra a la espera de saber lo que le está esperando. Todas estas medidas sólo se pueden interpretar como un constante e intolerable acoso en su contra. Esta situación tiene que ser solucionada con el cese de todo tipo de hostigamiento y del chantaje de compartir celda después de que le hayan impuesto años de aislamiento a lo largo de su estancia en las cárceles españolas. También reclamamos y exigimos que sea levantado el régimen Fies, más cuando la OEDE (euro-orden) emitida en su contra por las autoridades italianas y utilizada para argumentar el repentino cambio de régimen fue cancelada por la justicia italiana ya el 18 de abril.

Transmis par mail

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Espagne : Sortie de l’isolement pour Gabriel Pombo Da Silva

Le dimanche 20 Juillet, Gabriel est sorti du module d’isolement, où il a été retenu pendant près d’un mois. Il va être transféré à la prison de Topas, à Salamanca, avec des conditions de détention moins dures.

[Besançon] Slogans anarchistes et anti-FIFA sur la citadelle Vauban (14/15 juin 2014)

[Besançon] Action anarchiste en solidarité avec les révolté-es au Brésil et ailleurs

BesakNiklEtat16juinDes slogans anarchistes et solidaires avec les insurgé-es au Brésil ont été peints à la bombe en grosses lettres durant le week-end des 14 et 15 juin 2014.

Le 15 juin au matin, les touristes, bourgeois et promeneurs du dimanche se sont réveillés éblouis par quelques slogans anarchistes et tags contre la coupe du monde FIFA au Brésil sur les murs de la citadelle vauban et des rues alentours.

Les messages bilingues (en français et en anglais) disaient « Solidarité avec les insurgés au Brésil, Fifa Dégage, Fuck World Cup, Fuck Fifa, Contre l’Etat soyons sauvages (A), Ni classe ni Etat (A), Liberté pour les prisonniers anarchistes en Italie (A), La meilleure défense c’est l’attaque… »

Au parc Granvelle, des slogans contre les prisons et la gentrification («les prisons en feu , Fuck the gentrification») étaient clairement visibles en gros format au milieu des bars et brasseries friqués, ainsi que des lieux de consommation culturel pour bobos. A quelques pas de ce tag contre les prisons, un distributeur de la BNP était mis hors-service. Rappelons que cette banque s’est fait la sale réputation de financer et tirer profit de la répression et de l’enfermement, comme elle le fait actuellement en Belgique en collaborant à la construction de nouvelles prisons.

Ceci reste une action modeste par rapport aux offensives constantes de l’Etat et du capital sur celles et ceux qui luttent et résistent à travers le monde…

Rendons coups pour coups face aux attaques de la domination !

Source: indymedia Nantes, 18 juin 2014 à 11h13