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[Berlin] La lutte des réfugiés de l’école Gerhart-Hauptmann reprend suite à une nouvelle menace d’expulsion

Mise-à-jour 30/10/2014:,  

L’expulsion prévue ce vendredi 31/10/2014 a été annulée, les autorités préférant pousser les réfugiés à accepter la solution de relogement qui leur ont proposé (et ce, juste après les avoir bernés une énième fois et annoncé leur expulsion dans la presse…). La mairie mise sur le fait de négocier la paix sociale. Car une expulsion signifierait beaucoup d’agitation dans la ville (et la mairie de Kreuzberg n’a pas oublié les attaques et sabotages qui avait riposté à l’occupation policière du quartier et à la tentative d’expulsion du squat durant l’été dernier. Il semblerait donc que les appels à la résistance et la volonté des 45 occupants restants de rester unis, solidaires et de résister physiquement en cas d’expulsion ait fait reculer les politiques locaux.

D’autres infos à suivre

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Ce jeudi 30 octobre 2014, un article d’Indymedia Linksunten évoque la volonté des autorités locales de Berlin d’expulser les migrants de l’école occupée Gerhart-Hauptmann située Ohlauer Strasse. Les flics ont annoncé ce même jour d’ériger une « zone à risque » autour de l’école à partir de 6h du matin. L’expulsion serait prévue pour le vendredi 31 octobre 2014.

La veille, de nombreuses forces policières ont pris d’assaut le quartier de Kreuzberg en vue de l’expulsion.

Sans surprise, le dialogue avec le pouvoir initié par une partie des occupants ayant échoué  – en l’occurrence un accord signé il y a plusieurs mois pour un relogement des demandeurs d’asile dans certaines conditions (rester ensemble par exemple) qui a été rompu récemment – a pu une nouvelle fois montrer à tous qu’il n’y rien à demander à l’Etat et ses représentants. En échange (donc en guise de foutage de gueule), la municipalité leur a proposé un bon d’hébergement d’un mois en auberge de jeunesse).

Des appels à actions décentralisées, à se tenir informer et se rendre sur place pour enrayer l’expulsion ont été lancés.

Sans attendre, on apprend que le bureau des verts du quartier de Treptow a été attaqué dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014. Le communiqué explique ses bris de vitres par rapport aux décisions des gouvernants locaux (et en l’occurrence de la maire de Kreuzberg, Monika Hermann, du parti des verts) d’expulser les 45 réfugiés qui occupent l’école de la rue Ohlauer à l’Oranienplatz et ceux du Görlitzer Park. Quelques extraits:

« Ceci est un avertissement aux gouvernants et leurs partis de garder leurs mains loin de l’école.

Chaque expulsion a son coût ! Faisons-le grimper !

Allons devant l’école et montrons-nous solidaires ! […]

Pour une vie auto-déterminée !

Vous ne pouvez pas expulser un mouvement ! »

Dans la nuit de mercredi à jeudi 30 octobre, 160 réfugiés et solidaires ont manifesté, exprimant leur détermination à rester dans cette école, et donc à appeler à la résistance pendant l’expulsion. Un concert de soutien aux réfugiés a clôturé la soirée.

Voir toutes les infos sur la lutte des réfugiés de la rue Ohlauer et actions solidaires durant l’été 2014 à Berlin et partout à travers le pays.

[Allemagne] Suivi de la lutte des réfugiés de Berlin depuis lundi 25 août 2014

Ce jeudi 11 septembre 2014 depuis 19h00, 120 réfugiés et des solidaires occupent l’église St-Thomas de la Mariannenplatz dans le quartier de Kreuzberg à Berlin.

Cette occupation est une énième étape de la lutte des réfugiés à Berlin pour obtenir leurs droit à rester et à avoir un logement, ainsi que l’arrêt immédiat de l’enfermement dans des camps.

7 septembre 2014:

Après 13 jours de lutte, les derniers réfugiés ont quitté le toit de l’auberge du 39 de la Gurtelstrasse. Le jour suivant, 1000 personnes ont manifesté en solidarité à travers le quartier de Friedrichshain.

1er septembre 2014:

Vers 23h00, la police assiège l’auberge du 39 de la Guertelstrasse, dont le toit est occupé depuis mardi 26/08 par des réfugiés et que l’Etat veut expulser. Plutôt la semaine dernière, les occupant-es de l’école de la Ohlauerstrasse et ceux de l’Oranienplatz ont aussi été expulsé-es.

Les réfugiés appartiennent au groupe de plusieurs centaines de demandeurs d’asile qui ont été trompés par le dénommé « accord de l’Oranienplatz » mis en place par le Sénat. En avril de cette année, le pouvoir a expulsé le campement de la Oranienplatz à Berlin-Kreuzberg. En retour, il y avait un accord avec le Sénat, qui s’engageait à héberger les réfugiés pendant six mois le temps de leur demande d’asile. Toutefois, le Sénat a refusé toutes les demandes des 108 personnes logées dans l’auberge, les laissant sans logement et à l’expulsion. Cependant, 8 résidents de l’auberge ont décidé de rester dans la maison et ont occupé le toit de l’immeuble. La police refuse aux réfugiés qui luttent nourriture, eau, électricité et l’accès au soin.

En plus des appels à venir résister aux côtés des occupant-es de l’auberge, des actions en solidarité ont été appelés au niveau national et international contre les différents rouages de la machine à expulser (partis politiques, institutions, entreprises). Toutefois, le silence médiatique et étatique à propos de cette lutte – quand ce n’est pas par la désinformation – a été récemment brisé par un sabotage incendiaire contre les transports de l’est-berlinois le 28 août dernier.

linksunten indymedia

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31 août 2014:

6ème jour d’occupation du toit de la Gurtelstrasse.

demo3108-2Tout d’abord, la situation sur le toit: depuis 2 jours, les réserves de nourriture et d’eau sont épuisées. La police a déclaré aujourd’hui aux personnes: « nous voulons vous affaiblir afin que vous abdiquiez » tout en tvéhiculant le mensonge à travers les médias selon lequel les réfugiés en lutte participeraient à une grève de la faim.

Au cours d’une discussion il a été dit que la pluie les a aidés hier soir, vue qu’ils ont été en mesure d’en recueillir et d’en boire.

gurtel1La police est toujours là avec plusieurs paniers à salade, mais avec un contingent beaucoup plus petit que sur la Ohlauerstrasse. Les gens sans carte de résidents se voient toujours empêchés d‘accéder à la zone. Les flics continuent leur travail d’harcèlement, comme en perturbant à plusieurs reprises les rassemblements et en enlevant des banderoles. Puisque seulement quelques personnes s’arrêtent de façon permanente devant les barrières, les policiers ont les mains libres.

Cet après-midi, une manifestation de solidarité avec plus d’un millier de participant-es est partie de la station de métro (S Bahn) de la Warschauerstraße jusqu’à la Gürtelstraße. L’ambiance était déterminée, avec des slogans et banderoles. Tous ceux qui sont conscients de la situation ont une énorme rage contre les flics, les politiciens et la presse qui, évidemment, tentent de gagner face à cette nouvelle escalade dans la lutte de réfugiés en affamant et démoralisant. Ce qui est frappant c’est l’ignorance de la presse en relation avec les évènements. Une fois la manif arrivée à la Gürtelstraße, les réfugiés ont rappelé au mégaphone qu’ils n’avaient aucun autre choix que de migrer après que le capitalisme et les guerres aient détruit leurs maisons. Un paciflic s’est fait hué par une partie de la foule après avoir gueulé qu’il ne faut pas lancer des projectiles sur les flics car « ils sont aussi des humains et ont des enfants et des familles ». Mais à cela on peut ajouter que dans l’ensemble, la conflictualité avec les forces de répression est quasi nulle si l’on prend la foule dans son intégralité.

Ici, ce n’est donc probablement pas une mobilisation aussi forte qu’en juillet à Kreuzberg. Les gens sont plus solidaires de leurs fenêtres que depuis la rue, même si on voit plus de monde qu’en début de semaine dernière et des banderoles pour le droit de rester qui fleurissent sur les balcons du quartier. Des petits groupes du voisinage ont tenté vainement de passer les barrières et cordons de police pour apporter de la bouffe aux réfugiés sur le toit. Un des groupes s’est fait raccompagner par les flics jusqu’à leurs domiciles, après avoir été contrôlés et avoir enduré les réflexions racistes routinières de ces porcs (du genre « si vous vous souciez autant de ces « sales », pourquoi vous ne les prenez pas chez vous…? »)

Ce qui peut se passer par la suite est pour le moins incertain. Les personnes présentent en haut et en bas s’encouragent mutuellement, il est peu probable qu’il y aura une évacuation volontaire du toit. Mais l‘Etat est apparemment bien décidé à épuiser le conflit et espère qu’il n’y ait pas de dynamique de masse. Il est également clair après observations que la direction de la police a besoin de faire des économies sur le personnel, depuis que leur pause estivale a été en partie annulée. Il y a l’espoir que nous puissions forcer les tortionnaires à plier. Faites donc beaucoup de pression, racontez les méthodes cruelles de faim et de déshydratation, faites au mieux des actions de solidarité non seulement à Berlin, mais à l’échelle nationale et internationale.

la banderole à droite dit: "l'expulsion c'est la torture, l'expulsion c'est la mort - Droit de rester pour tout-e-s - Vous ne pouvez pas expulser un mouvement"

la banderole à droite dit: « l’expulsion c’est la torture, l’expulsion c’est la mort – Droit de rester pour tout-e-s – Vous ne pouvez pas expulser un mouvement »

"Terreur policière, zone règlementée: c'est la politique d'asile de l'Allemagne / Droit de rester pour tou-te-s"

« Terreur policière, zone règlementée: c’est la politique d’asile de l’Allemagne / Droit de rester pour tou-te-s »

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"Chaque drapeau est une frontière, chaque frontière tue"

« Chaque drapeau est une frontière, chaque frontière tue »

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à partir d‘indymedia linksunten

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Tôt samedi 30 août, un groupe de jeunes est allé recouvrir de peinture et de slogans le bureau de recensement des étrangers situé dans le quartier Moabit de Berlin. Le communiqué en entier ici.

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28 août 2014:

Vers 20h45, près de 500 personnes ont fait irruption à la Frankfurter Tor pour soutenir la grève des réfugiés de l’auberge de la Gurtelstrasse. La police a détruit les sièges d’un restaurant qui étaient sur le trottoir et a procédé brutalement à plusieurs arrestations. Elle aurait tenté aussi de prendre d’assaut l’auberge occupée, mais a reporté cette option.

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linksunten indymedia

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27 août après 16h00 heure locale:

51671- Les réfugiés occupent toujours le toit de l’ancienne auberge de jeunesse Georgenhof de la Gürtelstraße (l’hôtel Georgenhof, les flics anti-émeutes étaient stationnés hier, est un autre bâtiment juste à côté de l’auberge).
- Les policiers contrôlent toute personne qui entrent et sortent de l’hôtel; dans l’après-midi, deux personnes qui étaient dans leurs chambres à l’intérieur de l’auberge ont été dégagés de force par les keufs.
- Les flics leur ont refusé l’accès à la nourriture, à l’eau et à tout contact avec leurs avocats; ils les privent également de médicaments (alors qu’un réfugié dans l’auberge est dans le besoin urgent de médicaments).
- Les réfugiés démentent également la version des flics comme quoi il y aurait des négociations; cette désinformation a été transmise par la police; les réfugiés insistent sur le fait de tenter de parler avec le sénateur à l’intégration Kolat du SPD (Parti social-démocrate d’Allemagne), qui était responsable de ces accords; ils déclarent qu’ils ne partiront pas sans négociations.- Ils exigent le droit de séjour pour tous les réfugiés, y compris eux-mêmes, et ne veulent pas être davantage criminalisés.- Au croisement des Scharnweberstraße et Gürtelstraße à Friedrichshain, on estime à 15 à 20 personnes, principalement des réfugiés et des solidaires; ils informent les gens par des discours et tiennent un point d’info; les flics ont ouvert ce carrefour pour le trafic, ce qui rend difficile de suivre les discours.
- Il y a un appel à apporter un soutien physique au carrefour; en dehors de cela, nourriture, boissons, craies, de la musique et des couvertures sont également nécessaires.- Il y a maintenant moins de fourgons de police à l’intérieur des barrières, et les flics qui vérifient les gens à les obstacles sont moins nombreux par rapport à hier (26/08).
- Au moins 4 réfugiés auraient été arrêtés à Oranienplatz aujourd’hui entre 14h00 et 14h30.

A partir de linksunten indymedia

En avril dernier, le politicien du SPD Kolat a passé un accord avec un groupe de réfugiés en lutte qui avaient installé leurs tentes sur l’Oranienplatz de Berlin. Celui-ci demandait aux réfugiés d’enlever leurs tentes de la Oranienplatz en échange d’une solution provisoire de 6 mois qui comprenait le relogement dans cette auberge de la Gürtelstraße et le temps que soient examinées leurs demandes d’asile. Cela dit, il est important de préciser qu’à l’époque, plusieurs réfugiés en lutte n’attendaient rien de cet accord et souhaitaient continuer la lutte à l’Oranienplatz.

Depuis mardi 26 août, des racistes s’en prennent aux réfugiés et aux solidaires: un bar-café de la Scharnweberstraße a coupé le câble de la sono des réfugiés et solidaires. Par ailleurs, l’eau et l’électricité leur ont été coupés.

A partir de linksunten

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Depuis ce lundi 25 août 2014, après des rapports dans les médias mainstream suite aux demandes d’asile de 108 réfugiés rejetées par le bureau de l’immigration, il y a eu des préparatifs en vue de l’expulsion de ces réfugiés, qui dans le passé ont occupé l’Oranienplatz (expulsés début avril 2014) et pour certains l’école Gerhart-Hauptmann de la Ohlauerstrasse à Kreuzberg. Plus tard, ils ont signé des contrats avec le Sénat de Berlin qui leur a promis entre autres des endroits pour séjourner au moins six mois et d’examiner au cas par cas de leurs demandes d’asile. Il est connu que certaines parties des accords mentionnés dans le contrat ont déjà été rompues dès le début, par exemple que certains réfugiés se sont vus leurs demandes rejetées sans examen de cas par cas promis et ont été menacés d’expulsion bien avant la période de six mois terminée. Donc 25/08, le Sénat a envoyé des agents aux réfugiés respectifs afin de les informer sur le rejet de leur candidature et de leur ordonner de quitter immédiatement leurs domiciles. 64 réfugiés vivant dans la maison de réfugié de la Gürtelstraße sont concernés.

Près d’une centaine de policiers et la presse ont fait leur apparition à proximité et en face de la maison de réfugié de la Gürtelstraße, une ancienne auberge dans le quartier de Friedrichshain. En outre, sur la Gürtelstraße, ils ont stocké les barrières de rues il y a déjà deux ou trois jours. Tout cela indique que bientôt il y aurait des opérations de police.

La police est également apparue à Oranienplatz, une de leurs voitures de patrouille a été attaquée avec des pierres par des personnes en colère. Selon les rapports, l’un des réfugiés déboutés s’est couvert d’essence et a menacé de s’immoler.

Une partie des réfugiés de la Oranienplatz ont été à Marienfelde, un quartier de la périphérie de Berlin. Il n’y a pas encore de rapports indépendants sur ce qui leur est arrivé (seulement des rapports de médias mainstream, indiquant qu’ils sont partis sans manifestations visibles).

La situation actuelle ce 26 août (après 16h00 heure locale) à la Gürtelstraße (Friedrichshain) est qu’au moins 2 des réfugiés sont sur le toit de la maison. Selon les récits depuis la rue, plusieurs réfugiés ont déjà quitté l’ancienne auberge où ils vivaient. Il y a plusieurs centaines de flics qui assiègent le secteur. La presse est aussi là en grand nombre. Ce qui manque, ce sont des gens en solidarité avec les réfugiés. Il y a seulement quelques personnes, qui sont tout à fait passives. Pas de banderoles, pas encore de slogans, quelques slogans écrits à la craie sur le trottoir. Le secteur n’est pas fermé; des personnes solidaires peuvent atteindre le lieu depuis toutes les directions. Les flics anti-émeute se trouvent dans les ​​Gürtelstraße, Dossestraße et Scharnweberstraße. Il y a aussi beaucoup de flics en civil dans la région. En ce moment, la police attend les ordres de leurs chefs. Tout type d’action en solidarité avec les réfugiés et aussi pour distraire les flics du secteur est plus que bienvenue !

la maison des réfugiés à la Gürtelstraße

la maison des réfugiés à la Gürtelstraße

banderole solidaire sur un bâtiment du quartier

banderole solidaire sur un bâtiment du quartier

Sources: linksunten.indymedia.org « (1, 2) et la rue

Mis-à-jour (à environ 17h30 heure locale):

Il y a actuellement trois réfugiés sur le toit de l’auberge de la Gürtelstraße à Friedrichshain (voir la carte). Plusieurs barrages de flics sont positionnés aux carrefours de la Dossestrasse et Oderstrasse, Gürtelstrasse et Oderstr., Gürtelstr. et Scharnweberstr. Entrée de la zone bloquée est autorisée uniquement pour les résidents avec carte d’identité, ou des membres de la presse. On a pu entendre de loin des slogans scandés en faveur des réfugiés, ainsi que les sirènes de flics.

Mise à jour (vers 19h00, heure locale):

Il y a un petit rassemblement avec sit-in à la barrière au croisement des gurtelstr. et Scharnweberstr. Il n’y a pas de gens derrière les autres barrières de flics. Les pompiers sont dans la dossestr. avec deux matelas gonflables (ils utilisent ces choses quand les gens sautent pour diverses raisons de la fenêtre, etc).

Un appel à une manifestation à la Frankfurter Tor (Friedrichshain) pour le 26 août à 20h00

Mise-à-jour (vers 20h00, heure locale):

Il y a toujours au moins trois réfugiés sur le toit de l’auberge de la Gürtelstraße. Les soutiens sont encore un peu passif et en attente. Des flics anti-émeute sont stationnés sur le toit de l’hôtel Georgenhof, qui est le bâtiment à côté de l’ancienne auberge (les deux toits ne sont pas reliés). Au croisement de la gurtelstr. et de la Scharnweberstr., il y a environ 50 personnes (passants curieux y compris).

Les mots de Badra Ali Diarra, qui a signé un accord avec le Sénat de Berlin et qui est maintenant emprisonné: Quelques déclarations de notre ami en camp de rétention

Plus de mises à jour à venir

Compte-rendu basé en grande partie sur ce résumé en anglais de contrainfo

Solidarité internationale avec la révolte contre la coupe du monde FIFA au Brésil

Action contre la coupe du monde dans le quartier de Kreuzberg à Berlin, vendredi 4 juillet 2014:

Solidarité avec la lutte au Brésil – un message de Berlin

Tandis que d’autres regardaient le match de football entre le Brésil et la Colombie nos pensées étaient ailleurs. Nous n’encourageons aucune équipe, surtout quand on sait qu’il y a des gens à l’extérieur des stades, dans les rues et dans les quartiers qui ont perdu leurs maisons ou même perdu leurs amis et membres de leur famille. Nous ne pouvons pas regarder un match en sachant que les gens qui ont construit ces stades ont été exploités ou se sont même morts. Nous sommes pleins de rage de voir ce jeu et sachant que le gouvernement a déjà un plan pour ces stades, ces géants blancs: les transformer en prisons.

Tandis que d’autres regardaient le match, nous avons accroché une banderole en solidarité avec le peuple qui lutte au Brésil. C’est un petit message, mais des centaines de personnes marchent tous les jours, ce qui est à l’origine de ce message se trouvant dans le centre de Görlitzer Park à Berlin-Kreuzberg.

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La banderole dit:

Contre l’exploitation et l’oppression !
Contre la FIFA et le football moderne !

Solidarité avec les combattants au Brésil ! Pour révolte sociale !
Não Vai Ter Copa – Il n’y aura pas de Coupe du Monde.

-Des anarchistes en solidarité

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A Niš en Serbie, fin juin 2014 :

Niš, Serbie : solidarité mondiale contre la Coupe du Monde

L’équipe antifasciste de Niš ne reste pas silencieuse tandis que l’Etat brésilien mène la terreur dans les rues. Une banderole a été accrochée à l’un des viaducs de la ville, disant: “solidarité mondiale contre la Coupe du Monde – soutien aux émeutes des favelas – AFA Niš”.

AFAnis

Alors que les entreprises, les Etats et les médias font la promotion de la Coupe du monde, qui conduit directement aux malheurs de beaucoup (plus de 50 000 familles ont été expulsées, des dizaines de morts, des centaines de blessés), et donne un faux bonheur à ceux qui la regardent de leur chambre et encouragent «leur» équipe, nous appelons à la solidarité mondiale et à la rébellion !

Courage à nos frères et sœurs qui sont frappé-es dans les rues et s’affrontent avec les flics et les fascistes – les chiens de garde du capitalisme et de l’État.

Que la lutte continue, même après le dernier match (mais nous espérons que la finale ne sera jamais jouée).

Soutenons les personnes enragées !
FIFA va te faire foutre !

- Action Antifasciste Niš

Repris de contrainfo

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Vu à Genève (Suisse), fin juin 2014 :

fuckfifa1bis fuckfifa2bis fuckfifa3bis

[Berlin] Suivi de la lutte des réfugiés qui occupent l’école rue Ohlauer / Actions de solidarité (24 juin – 5 juillet 2014)

Depuis mardi 24 juin 2014 midi à Berlin, plus de 900 unités de police, armées de fusils mitrailleurs, se sont positionnées autour du quartier de Kreuzberg dans l’optique d’expulser les réfugiés sans-papiers qui ont réquisitionné l’école Gerhart Hauptmann, sur la Ohlauerstrasse. Si la majorité des occupant-es a accepté une proposition de relogement de la part du sénat (et en l’occurrence du sénateur écolo Panhoff ), près de 40 squatteurs déterminé-es sont monté-es sur les toits de l’école afin de ne pas rentrer dans la négociation avec le pouvoir. Le quartier de Kreuzberg est occupé par les forces de l’ordre, tandis que des agents de police venant de plusieurs régions d’Allemagne encerclent le squat avec l’aide de vigiles de boîte de sécurité privée. Un appel à la solidarité avec les réfugiés expulsés de l’école a été publié en anglais ici et en français sur contrainfo.

En réponse à la répression, des actions et manifs sont depuis organisés avec les réfugiés de l’école:

  • Le soir même, à Friedrichshain et Kreuzberg, des bennes à ordures sont incendiées, tandis qu’un immeuble récemment construit a eu une de ses vitres double-vitrage par le lancé d’un pavé: des poukaves qui traînaient dans le secteur ont immédiatement fait appel aux flics. Mais les vandales ont réussi à prendre la fuite avant leur arrivée.
  • Dans la nuit du 24 au 25 juin, un immeuble de luxe récemment construit rue Samplon s’est fait fracasser ses vitres du rez-de-chaussée.
  • Toujours durant la même nuit à Prenzlauerberg, les bureaux du parti des verts de la Raumerstraße se mangent des tags en solidarité avec les réfugiés sur sa façade. Les flics ont ouvert une enquête.
  • Dans la journée du 25 juin, les bureaux du maire Herrmann (verts) de Kreuzberg ont été occupés par des personnes solidaires.
  • Plus tard vers 22h30, une manifestation de solidarité s’est tenue dans Kreuzberg: outre des slogans et banderoles contre les frontières (« no border no nation stop deportation »), des barricades sont érigées à travers les rues et des vitres d’immeubles du processus de gentrification sont défoncées.
"le problème se nomme racisme"

« le problème se nomme racisme » (d’autres photos ici)

  • Le 26 juin 2014 dans le quartier de Neuköln, une manifestation sauvage part de la Reuterplatz vers 22h00. 60 personnes y prennent part: des barricades fleurissent dans les rues, tandis qu’un immeuble du quartier d’affaires perd quelques vitres et des manifestant-es s’affrontent avec les keufs.
  • Dans la nuit du 27 juin 2014, une attaque incendiaire vise le tribunal de Tempelhof-Kreuzberg en solidarité avec les occupant-es de l’école. Le communiqué dit entre autre « Des balles pour la maire Hermann, le sénateur Henkel, le conseiller municipal Panhoff – Liberté pour tous les prisonniers – Droit de rester pour tous !

TribunalKreuzberg

  • Tôt dans la nuit du 28 juin à Berlin, un véhicule de l’entreprise de sécurité Dussmann est incendié. L’attaque est réalisée en solidarité avec les réfugiés, contre les « mercenaires de l’agence Frontex » (la revendication de l’attaque est lisible en allemand ici)

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Samedi 28 juin 2014, 5000 personnes ont manifesté à Berlin contre l’expulsion de l’école occupée et en solidarité avec les sans-papiers qui restent à l’intérieur du bâtiment. Le cortège, parti de Herrmannplatz, est passé par Oranienplatz jusqu’à l’école de la rue Ohlauer. Les flics étaient toujours en masse dans la ville, avec des unités de flics venant de toute l’Allemagne (de Bavière,  Thuringe, Rhénanie du Nord-Westphalie et du Brandebourg).

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"Solidarité avec les réfugiés"

« Solidarité avec les réfugiés »

2806-03 Voir d’autres photos de cette manif

  • Dans la nuit du 28 au 29 juin à Cologne, les locaux du parti des verts, situés en plein centre-ville Ebertplatz 23, s’est fait refaire sa façade à la peinture en réponse à l’expulsion des occupant-es de l’école Gerhart Hauptmann et à l’état de siège policier du quartier de Kreuzberg.
  • Dans la nuit du 29 au 30 juin 2014, des tags ont recouvert le bureau fédéral des verts dans le centre-ville de Bonn. On pouvait lire « les verts envoient les réfugiés à la mort », « solidarité avec les occupant-es de l’école à Berlin »…

Bonn

[Mardi 01/07/2014]

La confusion règne au sein du pouvoir local ces dernières heures: lundi 30 juin, le chef de la police berlinoise Klaus Kandt a lancé un ultimatum à la maire de Kreuzberg Monika Herrmann (verts) pour savoir si les flics expulsaient ou se retiraient avant midi mardi 1er juillet 2014 du quartier. Les embrouilles internes chez les verts sont multiples, mais aussi entre le sénateur à l’intérieur Henkel (CDU) et les verts. Le conseiller municipal Panhoff a clairement fait la demande d’expulser les occupant-es, ce qui a ramené d’office les flics en masse dans Kreuzberg – ce qui ne signifie pas qu’ils ont arrêté le siège de l’école – et laisser planer la menace d’expulsion. Les démocrates (parti de gauche « die Linke », parti pirate et une partie des verts et des jeunes SPD), voulant acheter la paix sociale, ont lancé une pétition (« Tenir sa parole ») pour résoudre le conflit sans la police, mais par le biais de négociations avec des psychologues et des forces civiles. Toujours est-il que le pouvoir ne souhaite pas immédiatement l’expulsion vue la mobilisation massive de ces derniers jours.

0107-1Du côté de la rue, on maintient la pression avec détermination: lycéen-nes et étudiant-es ont manifesté ce mardi 1er juillet pour le droit de rester des réfugiés. Durant une bonne partie de l’après-midi, il y a eu des affrontement sporadiques avec la police, accompagnés de slogans anti-police, avant que la manif se termine rue de Vienne à proximité de l’école G-H dans l’après-midi. Des sit-in pour empêcher une possible expulsion se sont également tenus à proximité de l’école.

Les bureaux politiques des verts (conseil municipal et mairie) ont été occupés par des solidaires. 20 personnes ont investi le conseil municipal dans l’après-midi: il y a eu trois arrestations et un-e occupant-e s’est fait casser le nez par les flics. Les autres ont été pris dans une nasse policière.

Des appels à accentuer les actions de solidarité circulent en ce moment contre la menace d’une nouvelle expulsion. Les réfugiés qui sont présents dans le bâtiment rapportent qu’ils sont privés de vivres par les barrages des flics. Les réfugiés de l’école menacent de se suicider en cas d’expulsion.

[Mise-à-jour 03/07/2014]

Suite aux déclarations du conseiller municipal des verts Panhoff qui exigeait l’expulsion immédiate des occupant-es de l’école de la rue Ohlauer, des manifs et occupations se sont tenues aux quatre coins du pays. Un petit récapitulatif:

  • Le 1er juillet 2014 à Francfort, plus de 300 personnes ont manifesté vers 21h en solidarité avec les occupant-es de l’école Gerhart Hauptmann. Parties de la Merianplatz, des flyers sur la situation dans le quartier de Kreuzberg ont été distribués aux passant-es. 
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« Solidarité est notre arme – Feu et flamme à la répression »

  • A Hambourg mardi 1er juillet, 200 personnes se sont rassemblées malgré une forte présence policière. La manif, qui n’a pas été déposée, a été déterminée et sauvage: en plus des slogans multiples contre la police et les expulseurs (verts, spd…), des pétards et des pierres ont été lancés sur les flics, et un bleu qui s’est mangé une pierre a du être hospitalisé. Les flics ont rapidement dispersé la marche à Schanzenviertel, et des panneaux de signalisation ont été arrachés et utilisé pour bloquer les rues du quartier, notamment sur la Schanzenstrasse. Des barricades ont été érigées à travers le quartier de Sankt-Pauli. Au total, 19 manifestant-es ont été interpellé-es. Samedi 5 juillet est prévu une grande manifestation en solidarité avec les réfugiés du groupe « Lampedusa à Hambourg » afin d’exiger immédiatement le droit de rester pour tous les réfugiés ainsi qu’une autorisation de travail.
  • Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2014,  dans le quartier de Kreuzberg (Berlin), il y a eu quelques gestes incendiaires : à l’angle de la Cuvrystraße  et de la Görlitzer Straße, des barricades ont été érigées puis incendiées, et un véhicule auto-service a été en proie aux flammes. Les pompiers sont rapidement intervenus mais les émeutiers ont réussi à disparaitre dans l’obscurité.

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  • A Lübeck dans la nuit du 1er au 2 juillet, des tags ont recouvert le bureau des verts avec les inscriptions « Refugees Welcome – Fight Racism ». Le communiqué dit à la fin « Pour le droit de rester ! Contre les expulsions ! Contre les zones de danger et les zones restreintes ! Contre la police paramilitaire ! »

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  • A Münich mercredi 2 juillet, un groupe d’une soixantaine de personnes solidaires a occupé le bureau du parti des verts. Des banderoles ont été accrochées au bâtiment en solidarité avec les réfugiés.

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Mise-à-jour, 5 juillet 2014

Quelques impressions de compagnons actifs dans les rues de Kreuzberg ce mardi 1er juillet 2014. A lire sur contrainfo

  • On apprend tardivement que dans la nuit du 26 au 27 juin, le parti des verts a reçu une visite à son QG d’ un groupe solidaire avec les réfugiés du quartier de Kreuzberg à Berlin. Ces dernier ont pris le temps de toquer aux vitres du local à coups de pavés et de prendre la fuite.
  • Le 3 juillet, les verts du quartier Haslach à Fribourg ont reçu la visite d’une poignée de solidaires.

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  • Toujours ce jeudi 3 juillet, 150 personnes ont manifesté à travers les rues de la ville de Darmstadt (Berlin) en solidarité avec les réfugiés de l’école. Le compt-rendu de la mobilisation se termine par « droit de rester pour tou-te-s – Personne est illégal – la solidarité doit être pratiquée … »: il est lisible en intégralité en allemand ici.
  • Près de 50 personnes se sont rassemblées à proximité d’une église à Berne (Suisse) ce jeudi 3 juillet et ont déambulé dans les rues en solidarité avec les migrants de la rue Ohlauer à Kreuzberg (Berlin), mais également pour les sans-papiers de Calais (arrêté-es mercredi 2 juillet et enfermés dans plusieurs centres de rétention sur l’ensemble du territoire)

Bern

Jeudi 3 juillet, on apprend via les médias du pouvoir que la police s’est en partie retirée du quartier de Kreuzberg, même si 200 flics continuent à surveiller le quartier. Les barrages de flics sont moins nombreux aux alentour de l’école occupée. Par ailleurs, les autorités ont passé le relais à une entreprise de sécurité privée pour s’assurer qu’aucun autre réfugié viennent rejoindre celles et ceux présent-es dans l’école Gerhart Hauptmann. Les dix jours de siège policier auraient coûté plus de 5 millions d’euros à l’Etat.

BerlinDemo05072014Un appel à une grande manif pour le droit de séjour des réfugiés et contre une éventuelle nouvelle expulsion des occupant-es de l’école de la rue Ohlauer a été lancé ce samedi 5 juillet sur la Hermannplatz à Neukoln. En ce début d’après-midi, plusieurs milliers de personnes (entre 2200 et 2300 selon les médias, 5000 selon les organisateurs) ont répondu présent. 850 flics antiémeute ont été mobilisés pour l’occasion. Au départ de la manif, des pétards et des feux d’artifice ont été allumés par un groupe de personnes solidaires depuis le toit d’un immeuble tout en tenant une banderole, tandis que résonnait depuis les rues le slogan « Feu et flammes aux expulsions ».

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Berlin05072014-3Le cortège a fait une courte halte sur la OranienPlatz, lieu où s’étaient installés avec leurs tentes il y a quelques temps plusieurs réfugiés de Berlin en lutte. Certain-es ont tenté de grimper aux arbres et se sont heurté-es à la police, qui a cependant interpellé plusieurs manifestant-es malgré la résistance déterminée d’une partie du cortège (on ignore le nombre d’arrestations). Par la suite les flics ont encerclé les arbres de la place… La manif, qui a diminué quasiment de moitié en nombre, s’est ensuite dirigée vers l’école occupée, où les unités de police ont quadrillé le secteur et remis pour l’après-midi des barrières tout autour du squat. La manif s’est dispersée vers 19h. Il a été rapporté sur linksunten que les porcs en uniforme ont procédé à des contrôles et arrestations après la dispersion.

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« Combattons l’Europe forteresse – Droit de rester pour tous »

Mis-à-jour 07/07/2014:

Jeudi 3 juillet à Brême, près de 80 personnes se sont réunies en début de soirée au Ziegenmarkt pour exprimer leur solidarité avec les réfugiés et les occupant-es de l’école de Kreuzberg (Berlin). La manif a été de courte durée mais bruyante, avec pas mal de slogans comme « no border no nation stop deportation !, Personne n’est illégal, Droit de rester n’importe où! ». Des tracts détaillant la situation là-bas ont été distribués. Après la dispersion à Domshof, les keufs ont contrôlé plusieurs participant-es à la manif sans qu’il n’y ait d’arrestation.

Potsdam1Le lendemain (4 juillet) à Potsdam, une quarantaine de personnes solidaires s’est retrouvée dans le centre-ville. Deux manifestant-es sont monté-es sur les piliers de la porte de Brandebourg afin d’étendre une banderole qui disait « Pas de mur pour l’Europe – Droit de rester pour tou-te-s », tandis que d’autres ont informé les passant-es de la motivation de l’action, à savoir montrer la solidarité avec les réfugiés qui occupent l’école Gerhart-Hauptmann dans le quartier de Kreuzberg. Bien que la menace d’expulsion qui pesait sur les squatteurs de la rue Ohlauer ait été retirée suite aux nombreuses manifs et actions de solidarité de partout, les principales revendications des réfugiés – à savoir le droit de séjour en général, la permission de travailler, l’abolition du système de bon et de l’obligation de devoir résider et de dormir dans les lager (camps pour réfugiés en Allemagne)) – n’ont pas été abordées par le pouvoir vert (Toutes ces revendications ont émergé lors d’une marche revendicative des réfugiés Würzburg à Berlin initiée en 2012). Les flics se sont ramenés peu de temps après le début de l’action suite à l’appel d’une citoyenne qui braillait sur les solidaires…

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Sources: indymedia linksunten et plusieurs articles de leur presse

[Berlin] Les responsables de la gentrification ont un nom, un numéro de téléphone et une adresse

A Berlin, la lutte contre la gentrification menée dans plusieurs quartiers rendent la vie des promoteurs et agents immobiliers de moins en moins tranquille…

Il y a quelques jours, des affiches visant de nombreuses crapules responsables de projets d’habitation de luxe ont été collées dans plusieurs quartiers populaires de Berlin en proie à la spéculation d’investisseurs et de promoteurs – comme celle-ci dans le quartier de Friedrichshain:

l'affiche dit: "cet homme* veut détruire votre espace de vie"  *Il s'agit de l'agent immobilier Klaus-Peter Hoer

l’affiche dit: « Avertissement – cet homme* veut détruire votre espace de vie »
*Il s’agit de l’agent immobilier Klaus-Peter Hoer

Ces affiches donnent toutes les infos pour s’adresser ou rendre visite à ces spéculateurs avec numéros de téléphone, adresses, etc… 

Cette crapule nommée Hoer est responsable des ventes d’appartements de luxe pour un nouveau projet de développement dans le quartier de Friedrichshain: il s’agit de 47 appartements/lofts de luxe construits sur un terrain vague, qui seront vendus entre 3500 et 4100 euros le mètre carré. Ce qui suffit pour de nombreux habitants de ce quartier à déclarer la guerre à ce projet de gentrification.

Les vagues d’attaques contre ces projets urbanistes de la ville se sont multipliés depuis plusieurs années dans les quartiers populaires de Kreuzberg et Friedrichshain. Il y a un peu plus d’un an apparaissait la Berlinerliste, répertoriant ces projets pour riches et les attaques qui en ont découlées. En 2009, une résidence de luxe construite récemment s’est fait incendier (que partiellement à cause de l’intervention des riverains). Depuis, les agents de la gentrification et nouveaux bobos habitant ces quartiers montent la garde devant les bâtiments une bonne partie de la nuit.

Les murs d’une usine désaffectée en cours de rénovation ont été tagués d’un « Porcs de yuppies – coups de feu dans les jambes« 

A Kreuzberg, le projet d’habitation de luxe Carloft a été attaqué à plusieurs reprises à coups de pierres et de peinture. Bien évidemment, les attaques ne se limitent pas aux constructions d’appartement luxueux, mais visent également les bars, les restaurants et commerces qui participent activement à la gentrification.

Mais la lutte contre la gentrification prend une autre forme en visant individuellement les responsables, ce qui fout la trousse aux urbanistes et autres agents immobiliers qui reçoivent entre autre des lettres de menace de mort. Et ainsi de permettre aux habitants de s’adresser directement à ceux qui détruisent l’âme de leur quartier.

Autre exemple, l’entrepreneur Maik Uwe Hinkel, constructeur d’un projet de logements de luxe à l’East Side Gallery et qui est vivement contesté, a reçu personnellement des menaces de mort à son domicile. Il bénéficie aujourd’hui de protection policière.

Mobilisation sur l'espace East Side Gallery à Berlin

Mobilisation sur l’espace East Side Gallery à Berlin – la pancarte dit « personne n’a l’intention de construire des appartements de luxe

Reformulé à partir d’un article en allemand de leur presse – die Welt, 08/03/2014

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Un article publié sur slate.fr à propos de la Berlinerliste et des attaques menées, 22/07/2013 à 16h12:

La liste de Berlin: les adresses de luxe à attaquer pour lutter contre la gentrification

Depuis quelques mois, des activistes d’extrême gauche qui se revendiquent de la mouvance autonome ont décidé d’en venir aux mains pour lutter contre la hausse des loyers à Berlin, rapporte le quotidien Berliner Zeitung. Dix-sept délits ont été recensés par la police depuis le début de l’année, qui a mis en place une équipe de six enquêteurs pour retrouver la piste des coupables.

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La dernière cible à laquelle s’en sont pris les activistes est une résidence de luxe située au cœur du quartier de Mitte, les Choriner Höfe. Dans la nuit de lundi à mardi dernier, un groupe de personnes a brisé des vitres et lancé des bombes de peintures sur les façades, et ont défoncé le pare-brise d’une Porsche garée à proximité de l’immeuble, rapporte le Berliner Morgenpost.

Quelques heures plus tard, les auteurs des dégradations postaient un message de revendication sur la page Indymedia d’un collectif d’extrême gauche:

«Nous en avons marre de vos ghettos de luxe, de vos voitures de luxe, de vos magasins de luxe! C’est pourquoi les Choriner Höfe, un café et une Porsche ont été attaqués la nuit dernière. En outre, des chausse-trapes ont été mis en place contre les flics. Dans un quartier qui est connu pour être complètement gentrifié, cette résidence de luxe est comme la cerise sur le gâteau de la restructuration de la ville.»

Le message a rapidement été recopié sur le blog Berliner Liste (la liste de Berlin), qui recense une centaine d’adresses de lieux à attaquer: sièges de société immobilières, bureaux de société de gérance d’immeubles, de promoteurs, de courtiers, mais aussi commissariats, tribunaux, services sociaux, centres de recherche d’emplois… Sur Indymedia, les auteurs du blog mettent en garde tous ceux qui figurent sur la liste:

«Celui qui s’illustre comme faisant partie de la restructuration antisociale de la ville atterrit sur la liste. Tous ceux qui sont sur cette liste doivent s’attendre à recevoir de la visite

La liste publiée sur le blog est également complétée par les internautes. L’un d’eux donne par exemple le nom et l’adresse professionnelle d’un courtier «spécialisé dans les investissements lucratifs dans les bien immobiliers d’habitation» qui «tyrannise les locataires de ses immeubles».

La police a essayé en vain de fermer le blog, comme l’explique le Berliner Zeitung, celui-ci étant hébergé sur un serveur à l’étranger. Les auteurs du blog recommandent d’ailleurs aux utilisateurs d’utiliser Tor avant de laisser un commentaire, afin que l’anonymat soit garanti.

Dans un éditorial paru ce 22 juillet, le journaliste du Tagesspiegel Gerd Nowakowski s’insurge contre cette réponse violente à la gentrification et à la bienveillance qu’elle suscite chez les Berlinois:

«Un tel appel à la haine prend de l’importance à cause du fait qu’aucun sujet n’agite autant les Berlinois que les loyers en hausse et la crainte de ne plus pouvoir payer l’appartement acquis dans un quartier familier.»

Et y oppose l’argument fréquemment avancé par ceux qui voient dans la gentrification de Berlin une bonne nouvelle pour la capitale «pauvre et sexy»:

«Berlin peut être contente si des personnes à hauts revenus qui créent des emplois ou participent via leurs impôts à faire en sorte que Berlin ne reste pas la capitale du chômage s’installent ici

[Berlin, Allemagne] Petite chronologie d’attaques contre le projet de résidences de luxe ‘Carloft’ à Kreuzberg

Lundi 17 février 2014, un groupe cagoulé a fait irruption tôt dans la nuit au coin des rues Reichenberger et Liegnietzer dans le quartier de ‘Kreuzberg’ à Berlin, où sont situés les appartements ‘CarLoft’, un projet de résidences de luxe. La visite éclair s’est faite à coups de pierres et de peinture, contre les façades vitrées des lofts luxueux ainsi que sur les voitures et le parking. Quelques dégâts aussi pour un restaurant du rez-de-chaussée. On peut noter aussi que les promoteurs de ce projet gentrificateur ont mis les moyens sécuritaires en embauchant un vigile de nuit. Mais aucun vigile n’était heureusement (pour lui!) présent lors de cette attaque et quand les flics sont arrivés sur les lieux, tout le monde s’était volatilisé (comme l’indique le communiqué publié sur linksunten indymedia).

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C’est loin d’être la première attaque contre ‘Carloft’…

  • En mars 2009, une bouteille remplie de fougères était lancé contre la façade du bâtiment.
  • Peu de temps avant, c’est une façade vitrée d’un appart qui tombait en miettes.
  • En décembre 2008, ce sont douze vitres qui pétaient sous les lancés de pavés et de bouteilles de peinture.

Reformulé et traduit depuis leur presse.

[Allemagne] Vague de perquisitions dans plusieurs quartiers de Berlin – 14 août 2013

Berlin: La police perquisitionne Rigaer 94 et plusieurs appartements dans différents quartiers de la ville

berlin-passion-for-freedom-400x193Hier, mercredi 14 août, une grosse opération de police a mené à huit perquisitions visant des “house projects” berlinois, dont Rigaer 94. Les flics seraient à la recherche de gens responsables de diverses actions directes, entre autres des attaques contre des agences pour l’emploi ou en en solidarité avec le récent mouvement social turc.

Un appel à manif de solidarité a été lancé dans la foulée, pour le soir-même, à Kreuzberg:

Ce matin, 14 août 2013, les flics ont perquisitionné plusieurs appartements dans les quartiers de Mitte, Kreuzberg et Neukölln, à Berlin.

À Friedrichshain, plus d’une centaine de flics, dont les troupes des forces spéciales, ont envahi le “house project” de Rigaer Straße 94.

Ce qui sert de prétexte à ces perquisitions: des actions contre plusieurs agences pour l’emploi (JobCenter) qui ont eu lieu le 2 mai dernier, ainsi qu’une action de solidarité avec la révolte en Turquie après l’expulsion du parc Gezi à Istanbul.

Rassemblement ce soir, 14 août, à 20h, pour une manifestation non autorisée, rendez-vous: Spreewaldplatz, à Kreuzberg.

Notre passion pour la liberté est plus forte que n’importe quelle autorité!

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Ci-dessous, le communiqué de Rigaer 94:

Les flics mercredi matin (14/08/2013) dans le rue 'Rigaer' à Berlin

Les flics mercredi matin (14/08/2013) dans le rue ‘Rigaer’ à Berlin

Aujourd’hui, juste après 6h du matin, plusieurs sections de police (la 13e unité de flics anti-émeutes, des sections techniques, la police criminelle LKA et les forces spéciales) ont pris d’assaut notre maison et mené un raid motivé par deux avis de recherche sous mandat d’arrêt. Les flics ont attaqué nos portes à la meuleuse d’angle, toutes les pièces ont été visitées par les flics, et tou-te-s les occupant-e-s interpellé-e-s pendant six heures.

Étonnamment, cette fois les flics se sont retenus de mettre à sac la maison. Une pièce a été fouillée en relation avec une action de solidarité avec le soulèvement en Turquie (avec une accusation de tentative d’homicide) et une autre pièce a été fouillée en relation aux actions contre l’exploitation et l’esclavage salarié (avec une accusation d’incendie contre un JobCenter).

Un des accusés a été forcé de donner son ADN. Si les flics ont cherché pas mal par eux-mêmes, ils ont aussi mis au travail quelques chiens pour trouver d’éventuels explosifs et autres matériaux inflammables. Les flics ont aussi occupé le toit avec un hélicoptère et les forces spéciales SEK.

Au même moment, les flics ont perquisitionné d’autres “house projects”, lieux de vie collectifs et appartements de camarades. Vers 12h30, les flics ont quitté notre maison, après avoir réparé nos portes dans un effort incroyable (mais pas de la manière la plus intelligente et efficace…). Avant de partir, les flics se sont emparé d’un certain nombre de conneries trouvées dans le grenier, notamment une X-box (dont nous exigeons le retour) – peut-être qu’ils voulaient nous empêcher de jouer à Grand Theft Auto en masse dans la vraie vie nocturne, et de détruire la ville.

Blagues à part, nous sommes très énervé-e-s, nous vous haïssons et vous n’êtes pas les bienvenus! Nous voyons tout cela, non seulement comme une attaque contre nos projets (et pas que du fait de notre refus de ce système de merde), mais aussi comme une attaque contre tous les projets de vie collective autogérés et autonomes comme antithèses de l’aliénation et de l’isolement du capitalisme.

À 20h, il y aura une manif spontanée qui partira de Spreewaldplatz pour traverser X-berg*.

Cette manif ne sera pas légalisée! 
Nous serons là le 14 août 2013* – et vous vous en souviendrez! A.C.A.B!

Ici, quelques photos de la manif spontanée du 14 août 2013…

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[Traduction/adaptation d’un article paru en anglais au matin du 15 août 2013 sur Contra Info par Squat!net.]

Note:

*: selon leur presse allemande, environ 130 personnes se sont rassemblés mercredi soir à Spreewaldplatz dans le quartier de Kreuzberg. La manif n’a pas été autorisée par les flics. Avant, un keuf a pris quelques coup et a été légèrement blessé. Il n’y a eu aucune arrestation. Les flics/journalistes ajoutent que la nuit sur Kreuzberg a été calme.

[Allemagne] Résistance et émeute contre les expulsions de logement dans le quartier de Kreuzberg – Berlin, 14 février 2013

Jeudi matin (14/02/2013), la police anti-émeute a débarqué dans le quartier de Kreuzberg à Berlin pour expulser une famille d’origine turque de leur appartement, dans lequel vivait les parents et leurs trois enfants depuis une vingtaine d’années.

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Des centaines de militant.e.s et habitant.e.s du quartier se sont rassemblé.e.s devant le logement et ont montré leur détermination aux huissiers qui se sont pointés à 6h00 du mat’. Les flics ont utilisé gaz lacrymo pour disperser les manifestant.e.s et des échauffourées se sont déroulées.

Une première tentative d’expulsion en octobre 2012 avait échoué grâce à la mobilisation du quartier. La justice a demandé l’expulsion suite aux loyers impayés. De plus en plus de locataires se retrouvent à la rue pour ne pas avoir payé le loyer dans les temps.

De nombreux groupes se mobilisent contre la multiplication de ces expulsions forcées, les pénuries de logement et la hausse des loyers. (Voir le blog ZwangsraeumungVerhindern)

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Dans la soirée de ce jeudi 14 février, des émeutes se sont déroulées dans le quartier de Kreuzberg, de Friedrichshain et de Mitte à Berlin: containers, poubelles et feux de signalisation ont été incendiés, des voitures de flics ont été vandalisées et des affrontements sporadiques ont eu lieu entre des groupes de jeunes cagoulés et la police.

Dans le secteur de Neuköln un cortège sauvage s’est formé et est rapidement passé à l’action en démolissant une banque et une voiture de police: bilan, une dizaine de keufs blessés et au moins 10 personnes arrêtées.

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Traduit de leur presse allemande (Süddeutsche.de & Bild.de), 14/02/2013

[Allemagne] Brèves du désordre d’août 2012

Un véhicule de police incendié à Rottweil – 27 août 2012

Des inconnus ont tenté d’incendier avec un projectile incendiaire un véhicule de police police banalisé. La police a annoncé lundi, que le véhicule était garé sur le parking protégé du commissariat. L’auteur a jeté un engin incendiaire sur la voiture par-dessus une clôture.

L’incendie n’a pas été suffisant.

Traduit de l’allemand de directactionde (d’un article de leur presse du sud-ouest) 

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Berlin: Attaque à la peinture d’un pôle-emploi:

Reçu et transmis par DirectActionde:

« Nous avons attaqué, dans la nuit du 21 au 22 août 2012, le pôle-emploi de la Berlichingenstrasse à Berlin avec de la peinture rouge. Nous voulons sensibiliser le public sur le rôle des centres d’emploi dans le système capitaliste.

Ils sont un outil de la classe dirigeante, afin d’exploiter la majorité des gens et à les supprimer.

Nous sommes utilisés par la pression de l’agence pour l’emploi parce que nous nous soumettons à l’oppression capitaliste.

Leurs moyens sont les délocalisations forcées, le travail forcé dans des emplois sans avenir à 1 euro et un harcèlement humiliant. Les jeunes sont contraints sous la menace de privation de pouvoir dans les relations de formation inférieurs.

Défendez-vous ensemble!
Organisons la lutte des classes par le bas! « 

De la presse de la police: 

Des inconnus ont endommagé la nuit dernière la façade d’un centre pour l’emploi à Moabit. Un gardien de sécurité a alerté la police vers 05h00 lorsqu’il a vu la peinture rouge sur le bâtiment de la Berlichingenstrasse. Selon les constatations, les agresseurs ont jeté plusieurs bombes de peinture sur la façade. La police criminelle a lancé une enquête pour « attaque contre une propriété d’Etat »

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Attaque contre des bâtiments de télécommunication – Hambourg, 23 août 2012

Dans la nuit de jeudi, des inconnus ont endommagé un des immeubles de bureaux de télécommunication dans le quartier Neustadt à Hambourg.

Les auteurs ont détruit cinq vitres du premier étage de l’immeuble et jeté des projectiles remplis de peinture rouge sur les portes et le mur du hall d’entrée.

La police soupçonne une motivation politique derrière cette attaque et a lancé une enquête et un appel à témoin.

Traduit de l’allemand de directactionde (de leur presse)

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Pneu de voiture crevé – Berlin, 17 août 2012

Un employé de 41 ans d’une société de gestion a alerté ce matin à 11h15 la police à la Friedrichstrasse à Kreuzberg, suite à un dommage criminel sur un véhicule de société.

La voiture « Peugeot » a été taguée sur la porte à l’avant avec un slogan d’extrême-gauche et un pneu a été crevé. Le caractère politique n’est pas exclu et la police mène l’enquête pour « attaque criminelle »

Traduit de l’allemand de directactionde (de leur presse), 17 août 2012

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Attaque contre l’Office central de l’immigration – Dortmund, 17 août 2012:

Publié sur indymedia.linksunten, le 17 août 2012 :

« La nuit dernière l’entrée de l’Hôtel de Ville de la Friedensplatz a été attaqué  à Dortmund avec des pierres et des bombes de peinture. Des slogans supplémentaires ont été peints à la bombe sur la façade.

L’Hôtel de Ville héberge l’Autorité Centrale des Etrangers, à partir d’une semaine avec la police locale, le Ministère de l’Intérieur et d’une délégation de la Sierra Leone, qui tentent de baser sur des critères racistes tels que la prononciation ou réfugiés comme « apatrides » de l’Etat ​​du Sierra Leone et de les expulser directement dans leur pays d’origine. Ces méthodes s’intègrent parfaitement dans la politique d’asile et les réactions racistes des militants du BRD.

La solidarité doit être pratiquée !

[1er MAI EN ALLEMAGNE] Affrontements avec les forces de l’ordre

Echauffourées à Berlin après les manifestations du 1er mai

© reuters
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© afp
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  Des échauffourées entre militants d’extrême gauche et les forces de l’ordre ont eu lieu dans les rues de Berlin dimanche soir après les manifestations du 1er mai, a indiqué la police.Une manifestation pacifique a dégénéré dans l’un des quartiers populaires de la ville: des casseurs ont jeté des bouteilles et des pierres sur deux banques et des boutiques, brisant leurs vitrines, et ont incendié des poubelles. La police a riposté avec des canons à eau et interpellé plusieurs personnes, sans vouloir préciser leur nombre.

Dans le quartier de Kreuzberg, l’un des hauts lieux de la contestation à Berlin, une manifestation pacifique de plusieurs dizaines de milliers de personnes a été troublée par une centaine de militants d’extrême gauche protestant contre l’augmentation des loyers.

Plus de 6.000 policiers étaient mobilisés pour la nuit du 1er au 2 mai à Berlin, le double de la veille, où aucun dégât majeur n’a été signalé, même si 58 personnes ont été interpellées.

A Hambourg, autre théâtre traditionnel de batailles de rue le 1er mai en Allemagne, 4.000 manifestants d’extrême gauche avaient protesté parfois violemment samedi, face à 2.500 représentants des forces de l’ordre, dont dix ont été blessés, pour la plupart très légèrement.

L’an passé, huit policiers et un pompier avaient été blessés à Berlin, où les manifestants avaient brûlé voitures et poubelles. A Hambourg (nord), cinq policiers et un pompier avaient été victimes des bagarres. (belga/chds)

Leur presse – 7sur7.be, 1er mai 2011

1er mai: échauffourées à Berlin

Des échauffourées entre militants d’extrême gauche et les forces de l’ordre ont eu lieu dans les rues de Berlin ce soir après les manifestations du 1er mai.

Une manifestation pacifique a dégénéré dans l’un des quartiers populaires de la ville: des casseurs ont jeté des bouteilles et des pierres sur deux banques et des boutiques, brisant leurs vitrines, et ont incendié des poubelles. La police a riposté avec des canons à eau et interpellé plusieurs personnes, sans vouloir préciser leur nombre.

Dans le quartier de Kreuzberg, l’un des hauts lieux de la contestation à Berlin, une manifestation pacifique de plusieurs dizaines de milliers de personnes a été troublée par une centaine de militants d’extrême gauche protestant contre l’augmentation des loyers.

Déjà des blessés l’an dernier

Plus de 6000 policiers étaient mobilisés pour la nuit du 1er au 2 mai à Berlin, le double de la veille, où aucun dégât majeur n’a été signalé, même si 58 personnes ont été interpellées.

A Hambourg, autre théâtre traditionnel de batailles de rue le 1er mai en Allemagne, 4000 manifestants d’extrême gauche avaient protesté parfois violemment samedi, face à 2.500 représentants des forces de l’ordre, dont dix ont été blessés, pour la plupart très légèrement.

L’an passé, huit policiers et un pompier avaient été blessés à Berlin, où les manifestants avaient brûlé voitures et poubelles. A Hambourg, cinq policiers et un pompier avaient été victimes des bagarres.

Leur presse – LeFigaro.fr, 1er mai 2011

De belles photos du 1er mai 2011 à Berlin ici