Archives du mot-clé Rennes

[Rennes/Paris/Brest/Barcelone] Pas de bougies et de marches blanches, VENGEANCE ! (2)

  • 3ème manif (jeudi 30 octobre 2014) à Rennes*:

Près de 200 personnes ont défilé dans une ambiance tendue ce soir à Rennes à l’appel de mouvances radicales anti-capitalistes pour protester contre la mort de Rémi Fraisse samedi lors d’affrontements sur le site du barrage controversé dans le Tarn.

Partis du quartier de Villejean, près des universités de l’ouest de Rennes, les manifestants, dont de nombreux cagoulés, se sont dirigés vers le centre ville en scandant « vengeance pour Rémi » ou « flics, porcs, assassins! » derrière une banderole « Vengeance pour tous ».

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Ils ont également tagué sur leur passage de nombreux bâtiments. Arrivés aux abords du centre-ville, vers 20H00, les manifestants ont été bloqués par un important dispositif des forces de l’ordre qui les a empêchés d’y accéder. Ils ont essayé à plusieurs reprises de contourner les CRS et gendarmes. Une voiture a été retournée et des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes.

Peu après 21H00, les manifestants, qui s’étaient rassemblés à proximité des barrages des forces de l’ordre, ont reflué vers les quartiers ouest, brisant une dizaine de vitrines (agences immobilière et bancaires notamment) et plusieurs abribus. Ils ont également mis le feu à plusieurs poubelles ainsi qu’à des conteneurs de bouteilles, poursuivis par les policiers de la BAC équipés de flashball. Vers 21H30, plusieurs feux étaient en cours dans l’artère, enfumée par les grenades lacrymogènes, dans laquelle avaient reflué les manifestants.

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Le préfet d’Ille-et-Vilaine Patrick Strzoda présent au coeur du dispositif peu après 22h a dénoncé la présence de « militants d’extrême gauche violents » avec des méthodes de « Blacks Bloc » (militants anti-capitalistes radicaux). « Leur intention était de se diriger vers le centre ville » mais le dispositif de forces de l’ordre mis en place les en a empêchés. « Les forces de l’ordre ont été agressées plusieurs fois avec des objets incendiaires », a-t-il ajouté. Trois personnes ont été interpellées au cours des heurts, a-t-il précisé. Des manifestants sur place ont indiqué aux journalistes qu’il y avait eu des blessés parmi eux sans préciser le nombre ni la gravité.

A Villejean à l’ouest de Rennes, avant le départ du cortège, les manifestants avaient commencé à distribuer un tract dénonçant la « terreur policière » qui ne « saurait survivre à la mort d’un camarade ». Le tract lance aussi l’appel suivant: « bloquez vos lycées et universités! Bloquons les villes, les gares, occupons la rue ».

[…]

Leur presse – afp, 30/10/2014 à 22h38

NdCNE:

*Lundi soir (27/10), plusieurs bâtiments ont été tagués, des barrières avaient été renversées au centre-ville, puis un feu de poubelles avait été allumé devant l’hôtel de police, avant que les manifestants ne se dispersent. La maire avait déposé plainte.

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Le lendemain soir, mardi, nouvelle manif: des tags ont recouvert du mobilier urbain. La façade d’une banque du ‘Crédit Mutuel’ de la place st-anne a été entièrement repassée à la peinture.

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premiers éléments sur la manifestation du 30 octobre 2014

premiers éléments sur le début de manif’ Dalle Kennedy

Présence de R.G depuis le matin (photos etc …)

Les magasins du quartier Kennedy ont reçu des coups de fils pour les inciter à fermer rideau, les récalcitrants ont été sermonnés.

Les transports publics (Métro et bus) ont été controlé par les CRS (fouille aléatoire etc ) puis fermés progressivement (plusieurs cars de garde mobile à l’arret villejean université). La volonté de nuire aux habitant-e-s et/ou de diviser, a été amplifié par les rumeurs et ragots des correspondant-e-s de nuits, emploi-jeunes, élu-e-s, keufs et surtout controleurs du métro et vigiles du métro etc …

Les R.G en se rendant dans les salles de prière ont incité les personnes repérés par eux comme  « bons musulmans » à prêcher la division.

Des voitures/équipages de la bac Rennes centre ville ont discretement protégé les journalistes présent-e-s (notamment un monospace gris stationné cours kennedy)

Des jeunes et des vieux du quartiers ont été trés trés deçu du départ vers le centre ville de Rennes en cortège (19h15/30).

Indy nantes, 30/10/2014 à 21h24

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 A Paris mercredi 29 octobre, le rassemblement était fixée en plein centre, à l’hôtel de ville pour 19h (certainement une volonté des organisateurs de s’adresser au pouvoir et de réclamer une justice pour un énième mort sous les coups de l’Etat…). Bref, toujours est-il que c’est parti en manif sauvage avec jets de pétards et caillassage sur les flics. Quelques attaques sur le mobilier urbain (dont une borne de ‘vélib’ Decaux) et des tags ont été inscrits sur les tentes du parvis. Interpellations au compte goutte, embarquées dans des paniers à salade (80 personnes, dont 3 manifestants toujours détenus ce 30 octobre à 18h au commissariat du 5ème pour port d’arme prohibé pour l’un, violence sur agent pour l’autre et outrage, dégradation et « meneur de manif » pour le dernier).

"L'Etat tue", "demain l'insurrection"

à gauche, « L’Etat tue », « demain l’insurrection »

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A Barcelone, le consulat de France a été bombardé de peinture accompagné d’un tag en solidarité mercredi 29/10.

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Le communiqué finit par: 

« Les manifestations se sont multipliées dans toute la France.
Plusieurs manifestations ont été annoncées cette semaine devant les consulats de France en Italie*.
L’action de ce mercredi est seulement le début - toutes les formes de soutien à la lutte sont la bienvenue.

Les armes de la police n’ont pas de frontière, notre solidarité non plus. »

* Notamment à Milan et Turin ce 30 octobre 2014:

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

Banderole suspendue sur le consulat de France à Milan

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Lundi 27/10, une manif était organisée à Brest contre le barrage de Sivens et le terrorisme d’Etat. En chemin, un groupe de manifestants masqués a fait irruption à l’intérieur des locaux du PS alors que deux réunions s’y tenaient. Résultat : du matériel défoncé, et une fenêtre brisée.

[Nantes] Quatre nouvelles condamnations suite à la manif du 22 février contre l’aéroport – 19 juin 2014

Ces six nouvelles arrestations ce mercredi 18 juin sont en lien avec la manif émeutière du 22 février contre l’aéroport à Nantes. Les personnes interpellées, dont deux sont originaires de Rennes, ont été transférées au commissariat Waldeck-Rousseau de Nantes. Un deuxième rassemblement en solidarité avec les inculpé-es a été organisé devant le commisssariat W-R de Nantes ce jeudi 19 juin à partir de 14h00. 

Les comparutions immédiates ont été rapportées dans la presse locale:

Au final, quatre personnes (trois hommes et une femme de 21 à 33 ans) ont été condamnées de 1 à 9 mois de prison avec sursis et 4 455 euros de dommages et intérêts à payer à la Ville de Nantes en réparation de dégradations faites sur la façade de l’hôtel de ville. Un des émeutiers rennais a écopé de 9 mois avec sursis (un mois de sursis en plus pour refus de prélèvement ADN). Tou-te-s comparaissaient aussi pour violence contre les policiers et participation à un attroupement armé

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Indymedia nantes, 18/06/2014 à 23h53:

Beaucoup d’informations ont circulé toute la journée mentionnant 6 arrestations.

Ce qui est sûr c’est qu’une nouvelle personne a été arrêtée ce matin à son domicile à Rennes, puis enmenée à Nantes pour être interrogée. Visiblement ce serait dans le cadre du 22 février.

Concernant les 5 autres personnes en garde-à-vue, rien ne laisse penser que c’est en lien avec la manifestation du 22.

La répression continue et n’est pas prête de s’arrêter!

Demain grande journée de soutien aux inculpé-e-s.
Rdv devant le tribunal (TGI) de Nantes à 14h.
Deux personnes passent en procès pour la manif, puis il est possible que certaines de ces 6 personnes passent en comparution immédiate.

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Depuis cette journée d’émeutes du 22, plusieurs arrestations ont eu lieu à Nantes (dont de la prison ferme), Paris et Rennes.

[Rennes] Tags contre le nucléaire et son monde – 2 juin 2014

Bure 365, c’est parti!

En cette nuit du 1er juin 2014, à l’appel de l’Assemblée anti-nucléaire du Grand Est, débute une campagne d’actions d’un an, et plus si affinités, contre CIGEO (le centre de stockage « réversible » de déchets radioactifs en Meuse, Haute-Marne).

Si le centre d’enfouissement de Bure reste inconnu du grand public, la gestion des déchets nucléaires impacte l’ensemble de la population. Aussi, dans plusieurs villes en France, s’organisent des actions contre le nucléaire et son monde : EDF, AREVA, l’Etat, le Parti Socialiste et toute la clique dirigeante pro-nucléaire. C’est pourquoi, cette nuit à Rennes, le centre régional EDF, la boutique EDF, la préfecture de région et le local du Parti Socialiste ont été la cible de notre colère.

Bloquer CIGEO c’est désamorcer la machine atomique et forcer l’arrêt du nucléaire en France.

Notre lutte n’est pas réversible, CIGEO va se faire enfouir !
« Ce n’est que le début d’une longue série »

Riri, Fifi (Loulou avait piscine).

http://nocigeo.noblogs.org via indy nantes, 2 juin 2014

[Rennes] Manif festive et déterminée en solidarité avec Chiara, Claudio, Niccolo et Mattia – 24 mai 2014

Le samedi 25 mai à Rennes, la manifestation en solidarité avec les 4 compagnon-es No TAV emprisonné-es, dont le procès s’est ouvert le 22 mai à Turin, a été festive et déterminée avec plus de 120 personnes solidaires. Des tags ont fleuri tout le long de la manif. Arrivé dans le centre-ville où la consommation battait son plein, des distributeurs de billets ont été mis hors-service, la boutique SNCF a été recouverte de peinture sous le regard de commerçants et de con-sommateurs médusés. Aucune interpellation n’ a eu lieu.

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Repris de la presse locale, 25/05/2014

[Rennes] Communiqué à propos de l’agitation et des actions contre les expulsions de sans-papiers

Apeuré et dos au mur : « la gauche unie » face à sa politique raciste

« Tout est français, c’est-à-dire haïssable au suprême degré. » Arthur Rimbaud, mai 1871

Aly Touré, étudiant à Rennes, assigné à résidence depuis janvier, a été incarcéré en Centre de Rétention Administrative lundi dernier. Son expulsion était prévue jeudi. Grâce au rapport de force que nous avons réussi à imposer en ces trois jours de lutte, Aly est libéré.

R2prefMercredi, à l’annonce de son expulsion imminente, des étudiants se sont réunis et ont organisé les débrayages de Rennes 2 et du lycée Coëtlogon. L’objectif était d’occuper la préfecture de Beauregard pour exiger la libération et la régularisation immédiate d’Aly. Elle fut investie au cri de « Des papiers pour tous ou pas de papiers du tout », et le mobilier réorganisé afin d’y tenir une AG. Une banderole « Contre l’Etat policier » a été accrochée au plafond, celle-là même qui avait été brandie par les lycéens lors du mouvement contre les expulsions de l’automne dernier. Comme on pouvait s’y attendre, les Brigade d’Intervention et Brigade Anti-Criminalité finirent par nous repousser violemment à l’extérieur, non sans résistance de notre part.

Déterminés à ne pas en rester là, nous avons alors décidé d’amener le débat politique là où il n’est pas ; c’est-à-dire dans le simulacre de débat qui devait se tenir entre Appéré et Chavanat organisé à l’Institut d’Etudes Politiques. A une centaine, nous avons empêché ce récital électoral, consensuel dans son soutien aux expulsions et au racisme d’Etat, en scandant « Libérez Aly ». Un camarade saisit l’occasion pour interpeller Appéré et lui demander de se positionner. En vain. L’agitation a persisté jusqu’à l’annulation du « débat ».

C’était décidément une sale journée pour Appéré ! Nous imaginons son visage se décomposer lorsque, plus tard dans la soirée, elle a appris que 200 personnes avaient forcé les portes d’entrée de son meeting Salle de la Cité, pour exiger l’arrêt de toutes expulsions et la destruction de tous les centres de rétention. En effet, notre camarade Aly n’est que l’un des 30 000 immigrés expulsés chaque année par les pouvoirs de droite comme de gauche. Pendant plus d’une heure, nous avons tenu la tribune, empêchant les carriéristes de la pseudo-gauche –Front de Gauche, EELV, PS et compagnie – de tenir leurs discours électoralistes. « Vous êtes de gauche, prouvez-le ! », criait-on à la salle pendant que quelques militants dépassés essayaient désespérément d’atteindre le micro. Finalement, Edmond Hervé, ancien maire de Rennes, protégé par des notables s’improvisant gros bras pour l’occasion, tentait un discours pathétique en insistant sur la supposée absence de crédibilité de notre action. Et ce alors même que la crédibilité de la gauche locale a été définitivement écornée lorsque nous avons révélé la parfaite hypocrisie de leur communication électorale ! Une fois de plus, la Gauche-Unie-de-Rennes nous accusait de faire le jeu de la droite et du FN, alors même que le gouvernement actuel se vante d’avoir expulsé d’avantage d’immigrés que son prédécesseur.

Nous affirmons au contraire que le FN n’est pas une verrue sur le beau visage de la République, mais la déclinaison la plus autoritaire et réactionnaire de l’ordre républicain. Quant à ceux qui pleurnichent sur notre peu de respect « du droit » et de « la démocratie », nous leur répondons que l’Etat de droit et la démocratie libérale se définissent précisément en établissant une extériorité dans laquelle sont rejetées les personnes jugées indigne d’avoir des droits. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de partis qui se disent proches des travailleurs tout en permettant la surexploitation des ouvriers sans papiers. Nous méprisons aussi leurs discours incantatoires à propos de « la citoyenneté », alors qu’ils n’ont même pas été capables en plus de trente ans de tenir leur promesse misérable de « donner aux étrangers le droit de voter aux élections locales ».

La constante augmentation de l’abstention prouve que, depuis longtemps, beaucoup ne croient plus aux promesses de cette fantomatique « gauche unie » ou à l’espoir d’un « front républicain ». En empêchant leur meeting d’union sacrée, il s’agissait pour nous de rappeler que ce soi-disant rempart contre la montée du FN n’est que la façade de leur politique de défense du capitalisme « en crise », et de sa nécessaire composante sécuritaire.

Malgré le chantage d’Appéré proposant un hypothétique rendez-vous en échange de notre départ, nous avons décidé de poursuivre la lutte jusqu’à la libération et régularisation effectives d’Aly, refusant de participer aux stratégies politiques habituelles. Face à notre détermination, contraints et forcés, ils ont quitté la salle. Le meeting fut annulé : Pas de négociation avec les expulseurs !

Jeudi, décidant de continuer la stratégie d’occupation des lieux de pouvoir, nous avons tenté de rentrer dans la mairie. Trouvant porte close, nous avons occupé son annexe. L’action fut animée par des discussions sur les perspectives de la lutte, sur la légitimité de nos moyens d’action et sur la condition quotidienne des sans-papiers.

Vendredi, le tribunal administratif statuait sur le cas d’Aly : il allait être libéré ! Un rassemblement regroupant une centaine de personnes s’était tenu devant un tribunal protégé par un important dispositif policier.

Ces trois jours ont une nouvelle fois montrée qu’il n’y a rien à attendre d’hypothétiques négociations avec les politicards en place. Seule la lutte paie.

Attendez-vous à de nouvelles actions tant que les expulsions continueront !

Etudiant-e-s, Lycéen-ne-s, Chômeurs/euses, Travailleurs/euses en lutte contre toutes les expulsions

Transmis par mail, 30 mars 2014

[Rennes] Manif, blocage et occupation contre les expulsions de sans-papiers (22-26 mars 2014)

[Rennes] Manifestation devant le centre de rétention

22 mars 2014. 250 personnes ont manifesté de l’aéroport de Rennes au centre de rétention de Saint Jacques de la Lande contre les expulsions et les centres de rétention. Sur les grilles du centre, des bâches ont été installées par les expulseurs afin d’empêcher les parloirs sauvages qui ont eu lieu régulièrement ces derniers temps.

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Repris de sanspapiersnifrontieres

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Un sans-papiers guinéen étudiant, Aly Touré, s’est vu refuser par la préf’ le renouvellement de son titre de séjour avec une OQTF délivrée en novembre dernier, puis confirmée par le TA en février.

Mercredi 26 mars, une centaine d’étudiant-e-s de Rennes II ont occupé le hall d’entrée de la préfecture à Beauregard pour protester contre la menace d’expulsion visant Ali. La veille, Ali a été placé en rétention et les expulseurs lui ont annoncé une déportation dès le lendemain depuis l’aéroport de Roissy.

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Mercredi 26 dans la soirée, une cinquantaine de solidaires a fait irruption au début du meeting de la « gauche unie » de Nathalie Appéré, candidate au second tour des municipales à Rennes, aux cris de « Libérez Ali »; « so-so-so, so-li-da-ri-té avec les sans-papiers… » Vu la détermination des manifestant-e-s à ne plus entendre les expulseurs de gôche se succéder à la tribune, les organisateurs n’ont pas eu d’autre choix que d’annuler leur meeting.

Contre toutes les expulsions, résistance et sabotage !

Une vidéo de l’occupation des compagnons est visible ici

Reformulé depuis des articles de ouest-france des 26 et 27 mars 2014

[Rennes] Saboter la sécurité de l’Etat…

Rennes : Trois caméras de surveillance dégradées place Saint-Anne

Hubert Chardonnet, adjoint en charge de la sécurité, a annoncé, hier, que les trois caméras de surveillance situées aux abords de la place Sainte-Anne (rue Saint-Michel et rue de Penhoët) avaient été détruites, samedi dernier, lors des violences urbaines : « Ils ont notamment coupé les fils et dégradé les caméras. Elles sont en cours de remplacement.

Samedi soir, place Sainte-Anne, en marge d’un meeting du FN, près de 200 militants anti-FN avaient affronté 200 CRS. Plusieurs vitrines avaient été brisées et le commissariat de police de la rue de Penhouët avait été dégradé.

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Leur presse – ouestfrance.fr, 18/02/2014

[Rennes] Les identitaires prennent l’eau : Bienvenue en terre antifasciste

smashfascismCe mercredi 5 février 2014, pour la deuxième fois en deux mois, Gwénolé Labéy-Guimard, enseignant à Rennes 2, avait invité Philippe Perchirin, pour que celui-ci anime une conférence dans son Université « populaire » Celtique. Rappelons que les propos celtisants de Philippe Perchirin ne servent qu’à entretenir le mythe d’un « choc des civilisations » où l’Occident chrétien et démocratique s’opposerait à un Islam forcément tyrannique. Ce discours est celui des groupes pour lesquels Perchirin milite, notamment le Bloc Identitaire (il était l’invité spécial de leur université d’été en septembre 2011) et Riposte Laïque (il a publié plusieurs articles islamophobes sur leur site internet en 2013). Il est par ailleurs revendiqué par le Bloc Identitaire comme l’un penseur du mouvement identitaire.

Ce genre de conférence contribuant à la normalisation de l’extrême-droite, nous revendiquons avoir mis fin aux élucubrations mystiques de Perchirin ce mercredi. Nous avons déversé de l’ammoniac sur la moquette de l’amphi – histoire de rappeler à l’administration de Rennes 2 qu’aider l’extrême-droite à tenter de s’implanter aura toujours un coût -, puis jeté plusieurs seau d’eau à la gueule de Perchirin et Labéy-Guimard.

Le militantisme raciste et sexiste de Perchirin ne fait aucun doute. Son article du 2 novembre 2010 publié sur le site de Riposte Laïque ne prône ni plus ni moins que … l’interdiction de la pratique de l’Islam en France. Affirmant que tous les critères de définition d’une secte s’appliquent à l’Islam, Perchirin se demande : « Le fait que des femmes se mettent un sac de pommes de terre sur la figure pour « se rapprocher de Dieu » ne correspond-il pas à une évidente « déstabilisation mentale » de « personnes en état de faiblesse ou d’ignorance » ?». Puisque nous sommes nombreux à mépriser ses élucubrations, c’est pour lui le signe que « des sectes terroristes occupent des pans entiers de l’Etat et de la justice afin de mener une guerre de religion en France avec les moyens de l’Etat ».

Enfin, nous affirmons que la création d’une « Université populaire celtique » à Rennes 2 n’est pas louable en soi, et que tout dépend de la définition que l’on donne au projet. En l’occurrence, que trois des quatre conférences sur les « Mythes et symboles celtes » soient celles d’un militant fasciste nous semble assez clair quant aux intentions de l’organisateur. Si Perchirin défend la tradition et la pensée celtiques contre le centralisme de l’État français, ce n’est pas pour garantir le respect de la pluralité des cultures. Au cas où nous ne l’aurions pas compris, il a pris soin d’affirmer que « Si des peuples n’ont pas de civilisation commune, il faut les séparer pour avoir la paix », et ce dans un article intitulé … « Face à l’Islam, votre jacobinisme n’est pas la solution ».

N’en déplaise à Gwénolé Labéy-Guimard, l’université n’est pas un îlot situé en dehors des rapports de force qui traversent le corps social, et aucune vision du travail universitaire n’est neutre. Cette conférence d’extrême-droite s’inscrivait dans un contexte où plusieurs groupes fascistes ont, depuis le début de l’année, tenté d’intimider des militants anticapitalistes. Nous continuerons de combattre ces groupes autant que l’administration de l’université, qui veut livrer le campus aux entreprises privées et assume sa politique de répression syndicale à l’université.

Fac fermée aux intérêts privés, fac ouverte aux enfants d’ouvriers !

Ni ailleurs ni ici, pas de fachos dans nos amphis !

Cellule souterraine Wilhelm Wicki.

Reçu par mail, 14 février 2014

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Le blog FailFaf a aussi fait un article sur le sujet: le consulter ici

[Rennes] Manif émeutière contre le meeting du FN (8 février 2014): la gôche antifasciste travaille

Rennes : la manifestation antifasciste contre le FN dégénère

Hier soir, une réunion publique du Front national dans le cadre des élections municipales se tenait à la salle de la Cité, à Rennes. La manifestation qui tentait de s’y opposer a dégénéré laissant place à des dégradations et des heurts avec les forces de l’ordre.

Plusieurs organisations de gauche, comme le Parti de gauche, Europe Écologie, le NPA, la CGT, Solidaires mais aussi le collectif antifasciste, la fédération anarchiste, ou encore le Collectif rennais autonome contre l’extrême droite (Craced) avaient appelé à différents rassemblements.

Vers 18 h 30, c’est sur la place de la Mairie que les partis politiques et les syndicats se sont regroupés. Environ 150 manifestants étaient, notamment, venus dénoncer la réunion de ce meeting « dans la maison du peuple un lieu emblématique du mouvement ouvrier et syndical rennais ».

Vitrines brisées et voiture incendiée

Les différents groupes antifascistes, environ 500 personnes au départ, s’étaient eux donnés rendez-vous, à la même heure, en bas de la place des Lices, non loin de la salle où se tenait le meeting du FN, rue Saint-Louis. Pour éviter d’éventuels heurts, 200 policiers avaient été déployés dans ce secteur.

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Les premiers accrochages avec les forces de l’ordre se sont déroulés vers 19 h 30, rue de la Chalotais, alors que les manifestants d’extrême gauche marchaient vers le local de campagne du Front national, situé boulevard de la Liberté. Le cortège est ensuite remonté en direction de la place des Lices. Sur son passage plusieurs vitrines d’agence immobilière, rue de la monnaie, place Saint-Michel ont été brisées ainsi que celle d’une banque place des Lices. Un poste de police, situé rue de Penhouët, a également été pris pour cible et une voiture a été incendiée rue de Saint-Malo.

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Des interpellations

Vers 20 h environ 350 personnes, pour la plupart le visage dissimulé, se sont regroupées place Sainte-Anne. Là des bouteilles de verre, des pierres, des pavés, des bouts de bois ont été lancés en direction des CRS qui bloquaient l’entrée de la rue d’Échange. Un canon à eau et des jets de gaz lacrymogène ont été utilisés pour repousser les manifestants qui voulaient en découdre. La manifestation s’est finalement dispersée vers 20 h 30.

De son côté, le FN a finalement tenu son meeting devant quelques dizaines de personnes.

Hier soir, au moins trois manifestants ont été interpellés et cinq policiers ont été légèrement blessés.

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le comico s'est mangé quelques coups aussi...

le comico s’est mangé quelques coups aussi…

une agence immobilière en chemin

une agence immobilière en chemin

Leur presse – letélégramme.fr, 09/02/2013 à 13h35

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Manif anti-FN à Rennes : les quatre interpellés ont été relâchés

Les quatre personnes interpellées samedi soir à Rennes lors de la manifestation violente contre une réunion du Front national ont été relâchées. Une enquête est en cours. A Rennes, la tension est grandissante entre anti-fascistes et membres de groupuscules d’extrême-droite.

« Tout le monde a été remis dehors« , a-t-on indiqué à la police d’Ille-et-Vilaine, en précisant qu’une enquête était en cours après les incidents qui ont fait cinq blessés légers dans les rangs des forces de l’ordre.

Quelque 600 à 700 manifestants ont protesté dans le centre-ville de Rennes contre la tenue d’une réunion électorale du FN dans une salle qui a accueilli une centaine de militants.

Bloqués par les forces de l’ordre à l’approche de la salle, des casseurs s’en sont pris à des vitrines et à un commissariat, avant d’incendier un véhicule. Des policiers ont été atteints par des jets de pavés, avant de faire usage de gaz lacrymogènes et d’un canon à eau. « Des enquêtes vont suivre sur ces événements« , a indiqué la police. Dans un communiqué, le FN 35 s’étonne de la remise en liberté de ces personnes et parle d’impunité.

« Mensonges et esprit polémique qui ne sauraient duper personne »

Le maire PS de Rennes, Daniel Delaveau, a condamné ces violences, tout en accusant le FN d’avoir choisi la provocation en organisant la réunion dans un lieu symbolique des luttes sociales à Rennes. « Le Front national, qui n’est pas un parti comme les autres, a choisi de tenir un meeting salle de la Cité, avec le sens de la provocation dont il est coutumier. Ses mensonges et son esprit polémique ne sauraient duper personne« , a estimé M. Delaveau. De son côté, le FN a accusé dimanche le ministre de l’Intérieur Manuel Valls de « protéger les voyous +antifas+ » qui déploient une « violence inouïe » comme à Rennes, et l’a enjoint de dissoudre ces groupes qu’il compare à des « milices du pouvoir« .

Tension grandissante à Rennes

La tension a augmenté depuis plusieurs mois à Rennes. En juin dernier déjà, des patrons de bar étiquetés à l’extrême gauche nous ont décrit des scènes de bagarres très violentes entre anti-fascistes et membres de groupuscules d’extrême droite. En fait, à Rennes, à chaque fois, que ces militants d’extrêmes droite se réunissent, ceux de l’extrême gauche organisent des contre manifestations.
Le 9 mai dernier lors d’un rassemblement d’une dizaine de militants d’extrême droite, une bagarre à coup de marteaux a éclaté dans un bar de Rennes, plusieurs personnes ont été blessées. Des plaintes ont été déposées.

Leur presse – Fr3 bretagne avec AFP (Sylvaine Salliou), 10/02/2014 à 16h53

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Les partis et organisations de gôche, en bon chiens de garde du capitalisme, n’ont pas tardé à condamner les émeutiers à travers un communiqué (comme ils en ont toujours eu l’habitude…). Ces saloperies s’étonnent qu’il n’y aient pas eu assez de flics !

PG 35 / Ensemble (FASE+GA+GU)

La fin de la manifestation du samedi 8 février contre la tenue d’un meeting du Front National, salle de la Citée, a été marquée une série d’incidents majeurs.

Le Parti de Gauche et Ensemble tiennent a rappeler que pour eux ce meeting en ce lieu symbole du mouvement ouvrier et social sur Rennes est et restera une insulte à la mémoire de générations de militants, de syndicalistes, qui ont consacré leurs combats à l’universalisme, à la solidarité, à la lutte contre le racisme, à l’égalité femmes/hommes.

Le Parti de Gauche et Ensemble ont affirmé lors du rassemblement ce jour là place de la Mairie leur totale solidarité avec les organisations syndicales, associations, organisations politiques alors présentes pour dénoncer la tenue de ce meeting.

Le Parti de Gauche et Ensemble s’étonnent de la préparation des conditions de sécurité qui ont prévalues, autour de la salle de la Citée, de la part de la ville de Rennes et des forces de sécurité. Le risque était évident, malgré cela, les matériaux des chantiers de la place St Anne sont par exemple restés accessibles.

Le Parti de Gauche et Ensemble condamnent clairement la casse et les détériorations commises.

Le combat contre l’extrême droite est un combat politique sans concession qui repose sur la défense des idées et des valeurs, la mobilisation de tous et surtout par un changement radical et sans faiblesse de la politique sociale actuelle. Ce n’est qu’à ces conditions que nous réussirons à vaincre l’extrême droite.

Via rennes-infos.org, 10 février 2014

[Rennes] Saboter pour la gratuité – Nuit du 15 au 16 janvier 2014

 Rennes : 150 horodateurs vandalisés dans la nuit

Les automobilistes du centre-ville de Rennes (llle-et-Vilaine) n’auront pas à payer pour leur stationnement ce jeudi. La veille au matin, la police municipale a eu la drôle de surprise de constater que 150 horodateurs avaient été vandalisés. Dans la nuit de mardi à mercredi, les fentes pour insérer la ont été remplies de mousse polyuréthane, rapporte France Bleu Armorique.

«Ce n’est sans doute pas le fait d’une personne isolée, sans doute prémédité», a déploré l’adjoint chargé des transports et de la voirie, Eric Berroche. «Et c’est inacceptable, autant que la destruction de portiques écotaxe ou de radars», s’est-il insurgé.

L’action n’a pas été revendiquée et va coûter cher à la ville qui a indiqué qu’elle allait porter plainte.

Les automobilistes qui n’ont pas pu payer ne seront donc pas inquiétés.

parcmètres à la mousse

Leur presse – leparisien.fr, 16/01/2014 à 12h39

Rennes. 200 parcmètres sabotés à la mousse

En quelques heures, près de la moitié des parcmètres rennais ont été mis hors d’usage par l’injection de mousse polyuréthane. Une action de sabotage organisée et concertée, selon l’adjoint au maire Éric Berroche.

Dans la nuit de mardi à mercredi, 200 appareils sur les 438 que compte la ville de Rennes, situés principalement dans le centre-ville, ont été vandalisés. Chacun d’entre eux a été neutralisé sans coup férir : le produit, de la mousse polyuréthane sous pression, a été introduit par la fente du monnayeur, le logement d’insertion de la carte bleue, la sortie de l’imprimante du papillon et le godet de restitution de monnaie. Injecté sous forme liquide, le polyuréthane a aussitôt occupé tout l’espace disponible où il a pu se répandre en gonflant avant de durcir.« Pour réparer chaque parcmètre, il faut compter plus d’une demi-heure de travail », commente Jean-Pierre Pageot, chef d’équipe au service des parcs de stationnement de la ville. « Ici, j’ai dû casser le panneau soudé par la mousse et il faut ensuite procéder à un nettoyage délicat des mécanismes internes ».

Un coût de 20.000 euros

Aucune revendication n’était parvenue à la mairie, hier après-midi. « Ce n’est pas le fait d’un groupe de noctambules en goguette », estime Éric Berroche, adjoint délégué aux transports, à la circulation et au stationnement. « C’est une opération organisée, pour laquelle il a fallu du monde et des moyens », dénonce-t-il en pestant contre les auteurs de ces sabotages inédits. « Il arrive parfois que quelques appareils soient abîmés mais il s’est toujours agi de vandalisme ponctuel, sans commune mesure avec l’ampleur de ce que nous venons de connaître ».Un acte qui a un coût. « Le préjudice est estimé à 20.000 euros de réparation et de manque à gagner (pièces de rechange, mobilisation des agents, pertes de recettes) », précise l’élu. « C’est inadmissible, rien ne justifie la casse des biens, qu’ils soient publics ou privés ». Une plainte devait être déposée, hier, au commissariat.

Retour à la normale aujourd’hui

Dès mercredi, une dizaine d’agents techniques a été mobilisée pour remettre le matériel en état de marche. Hier, selon la mairie, la police municipale devait être indulgente vis-à-vis des automobilistes dans l’impossibilité de payer leur stationnement. Tous les appareils devraient être à nouveau opérationnels cet après-midi.

Leur presse – letélégramme.fr (Alain Le Bloas), 17/01/2014 à 07h21