Archives du mot-clé sabotez le monde pour la gratuité

[Rennes] Saboter pour la gratuité – Nuit du 15 au 16 janvier 2014

 Rennes : 150 horodateurs vandalisés dans la nuit

Les automobilistes du centre-ville de Rennes (llle-et-Vilaine) n’auront pas à payer pour leur stationnement ce jeudi. La veille au matin, la police municipale a eu la drôle de surprise de constater que 150 horodateurs avaient été vandalisés. Dans la nuit de mardi à mercredi, les fentes pour insérer la ont été remplies de mousse polyuréthane, rapporte France Bleu Armorique.

«Ce n’est sans doute pas le fait d’une personne isolée, sans doute prémédité», a déploré l’adjoint chargé des transports et de la voirie, Eric Berroche. «Et c’est inacceptable, autant que la destruction de portiques écotaxe ou de radars», s’est-il insurgé.

L’action n’a pas été revendiquée et va coûter cher à la ville qui a indiqué qu’elle allait porter plainte.

Les automobilistes qui n’ont pas pu payer ne seront donc pas inquiétés.

parcmètres à la mousse

Leur presse – leparisien.fr, 16/01/2014 à 12h39

Rennes. 200 parcmètres sabotés à la mousse

En quelques heures, près de la moitié des parcmètres rennais ont été mis hors d’usage par l’injection de mousse polyuréthane. Une action de sabotage organisée et concertée, selon l’adjoint au maire Éric Berroche.

Dans la nuit de mardi à mercredi, 200 appareils sur les 438 que compte la ville de Rennes, situés principalement dans le centre-ville, ont été vandalisés. Chacun d’entre eux a été neutralisé sans coup férir : le produit, de la mousse polyuréthane sous pression, a été introduit par la fente du monnayeur, le logement d’insertion de la carte bleue, la sortie de l’imprimante du papillon et le godet de restitution de monnaie. Injecté sous forme liquide, le polyuréthane a aussitôt occupé tout l’espace disponible où il a pu se répandre en gonflant avant de durcir.« Pour réparer chaque parcmètre, il faut compter plus d’une demi-heure de travail », commente Jean-Pierre Pageot, chef d’équipe au service des parcs de stationnement de la ville. « Ici, j’ai dû casser le panneau soudé par la mousse et il faut ensuite procéder à un nettoyage délicat des mécanismes internes ».

Un coût de 20.000 euros

Aucune revendication n’était parvenue à la mairie, hier après-midi. « Ce n’est pas le fait d’un groupe de noctambules en goguette », estime Éric Berroche, adjoint délégué aux transports, à la circulation et au stationnement. « C’est une opération organisée, pour laquelle il a fallu du monde et des moyens », dénonce-t-il en pestant contre les auteurs de ces sabotages inédits. « Il arrive parfois que quelques appareils soient abîmés mais il s’est toujours agi de vandalisme ponctuel, sans commune mesure avec l’ampleur de ce que nous venons de connaître ».Un acte qui a un coût. « Le préjudice est estimé à 20.000 euros de réparation et de manque à gagner (pièces de rechange, mobilisation des agents, pertes de recettes) », précise l’élu. « C’est inadmissible, rien ne justifie la casse des biens, qu’ils soient publics ou privés ». Une plainte devait être déposée, hier, au commissariat.

Retour à la normale aujourd’hui

Dès mercredi, une dizaine d’agents techniques a été mobilisée pour remettre le matériel en état de marche. Hier, selon la mairie, la police municipale devait être indulgente vis-à-vis des automobilistes dans l’impossibilité de payer leur stationnement. Tous les appareils devraient être à nouveau opérationnels cet après-midi.

Leur presse – letélégramme.fr (Alain Le Bloas), 17/01/2014 à 07h21

[Suisse] Se réapproprier la vie nocturne : plus de 90 arrestations lors de la manif sauvage à Winterthur – Soirée du 21 septembre

Manifestation: 11 blessés et 93 arrestations

Des participants à un rassemblement non autorisé en faveur de la culture ont été blessés samedi soir à Winterthour* lors de heurts avec la police.

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Plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies aux alentours de 21h00 à la place de la gare, pour ensuite danser à travers la ville écrivent les polices municipale de Winterthur et cantonale de Zurich dans un communiqué transmis dimanche matin tôt.

La police s’est fait attaquer par les manifestants après avoir sécurisé la place de la gare, puis a fait usage de balles en caoutchouc et de lances à eau. Elle a aussi arrêté de nombreux manifestants. Les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliers de francs, selon la police municipale et la police cantonale zurichoise.

L’initiative baptisée «StandortFUCKtor» a été relayée sur Facebook et par des flyers. Elle dénonce le manque d’espace pour faire la fête dans les villes, et la logique du profit.

400 personnes

Quelque 400 personnes s’étaient réunies autour de la gare vers 21h00. Le groupe voulait défiler en dansant à travers la ville à l’instar des manifestations qui ont eu lieu cet été à Berne et à Aarau. La police était présente avec un gros dispositif.

Dès les premiers engins pyrotechniques, la police a encerclé les manifestants et leur a demandé de quitter la place. La situation a alors dégénéré: attaques au laser, lancers de pierres et autres objets, a déclaré Fritz Lehmann, commandant de la police municipale de Winterthour lors d’une conférence de presse dimanche. La police a répliqué par des balles en caoutchouc, des lances à eau et des gaz au poivre.

Sur les 93 personnes interpellées, 33 viennent de Winterthour et 52 du canton de Zurich. Parmi elles figuraient quatre mineurs et neuf sans domicile fixe. Huit personnes font l’objet d’une plainte pour menace contre fonctionnaire, violation de la loi sur les stupéfiants, infraction à l’interdiction de porter une cagoule et trouble à l’ordre public. Trois personnes interpellées ont été remises au Ministère public.

Lasers, marteaux, tenailles

Quatre des onze blessés sont des membres des forces de l’ordre. Tous ont pu quitter l’hôpital. La police a saisi divers objets, dont des couteaux, des sprays au poivre, des blocs de béton, des lasers, des marteaux et tenailles.

Ce matériel montre clairement qu’il n’était pas question d’une manifestation pacifique, a déclaré la cheffe de la sécurité de la ville, Barbara Günthard-Maier. Les participants étaient préparés à une confrontation. «Winterthour n’accepte pas ce type de comportement», a-t-elle ajouté.

Selon elle, la police est intervenue avec retenue et a agi de manière professionnelle. La ville avait averti que la gare n’était pas l’endroit approprié pour cette manifestation. Mais elle est prête à discuter et trouver des solutions avec des personnes qui agissent de bonne foi.

A Berne, la manifestation qui avait réuni 10’000 personnes s’était terminée dans le chaos avec des dégâts estimés à plusieurs centaines de milliers de francs (voir ici et, NdCNE). A Aarau, le rassemblement s’était déroulé dans le calme.

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Des relais professionnels du pouvoir – 20min.ch (ATS), 22/09/2013 à 15h18 (màj)

Une vidéo de la soirée visible ici

Note:

*Wintherthur est une ville située à 27 km au nord-est de Zürich

[Brésil] Infos sur les manifs et la révolte en cours

Note sur les manifestations et révoltes au Brésil

Au cours des dernières semaines de grandes manifestations se sont répandues dans les rues, avenues et autoroutes de plusieurs villes du Brésil. Discutables, manipulatrices et policières, les nouvelles divulguées par les mass médias ne coïncident pas avec les faits, actions et motivations observées dans les rues. Écrit collectivement dans le cadre du Réseau Anticapitaliste et non Partisan d’Information Politique (RAAIP), le récit qui suit nous présente une perspective informative et libertaire de ces manifestations. Cet effort de communication autonome a comme objectif d’informer des individus et organisations libertaires d’autres pays, de faire en sorte que soit connu publiquement certains antécédents de ces manifestations, l’indignation collective face à la violence étatique, la manipulation médiatique des faits, et la lutte des peuples contre l’injustice sociale et l’exploitation au Brésil.

Rio, 11/07/2013

Rio, 11/07/2013

Contexte

Au cours des dernières années les élites brésiliennes ont fait la promotion d’une série d’actions pour consolider le passage en force de leur projet de capitalisme/étatisme national. En ayant comme référence les politiques de développement de pays comme la Chine et l’Afrique du Sud, à travers des coopératives public-privées, l’État fait la promotion de différents programmes d’accélération de la croissance (PACs) en accord avec l’Initiative pour l’Intégration de l’Infrastructure Régionale Sud Américaine (IIRSA). Pour mener à bien ce programme ils déboisent des zones de forêt chaque fois plus grandes, ils construisent des barrages sur des grands fleuves pour générer l’énergie pour des zones industrielles grâce à des grosses centrales hydroélectriques. La construction d’infrastructures pour la promotion de l’industrialisation lourde se fait une fois de plus au détriment des populations dans le besoin et des peuples indigènes expulsés de leurs territoires. Les transports de passagers et de marchandises au Brésil dépendent en grande partie des combustibles fossiles qui sont chaque fois plus chers. Tous les ans les prix des aliments augmentent. Les politiques de production du biodiesel promues par le gouvernement mènent le pays à une crise alimentaire sans précédent. Chaque fois plus de terres cultivables utilisés pour l’alimentaire sont destinées à la production de biocombustibles. Dans beaucoup de villes, capitalistes et étatistes profitent de la hausse des combustibles pour surtaxer annuellement les transports publics qu’ils contrôlent. Ces trois dernières années la spéculation immobilière a aussi connu une augmentation jusqu’à 150% dans les prix de location et terrains urbains. Comme résultat, un pourcentage chaque fois plus significatif de la population ne peut pas faire face aux dépenses basiques.

Les cas de corruption sont extrêmement courants au Brésil. Les gouvernants augmentent leurs salaires et bénéfices arrivant à dépasser jusqu’à dix fois le salaire minimum qui est de 650 reals (équivalent à 220€).

Cela fait plus d’une décennie que les mass médias ont commencé à faire de la propagande autour de l’idée de la Coupe du Monde au Brésil comme source de grands bénéfices pour toute la population. Dans le discours diffusé, la coupe serait la meilleure manière de “relancer  l’économie, créer des emplois et stimuler le tourisme “. Dans la pratique, rien au delà de la réalité. La Coupe du Monde a servi de fusion pour le développement des politiques de contrôle, de distraction des masses et d’ingénierie sociale. Des milliers de familles sont expulsées de leurs maisons pour laisser place aux travaux d’infrastructures de la coupe qui se réduisent a des politiques de gentrification et de spéculation immobilière. Dans ce contexte des lois ont été approuvées, comme la PL 728/2011, qui établit l’état d’exception durant la Coupe, créant des corps spéciaux pour protéger les intérêts de la FIFA et de la CBF, criminalisant et persécutant les mouvements sociaux et dissidences politiques, définissant comme terroriste n’importe quelle manifestation publique d’indignation ou de mécontentement.

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Le Mouvement un Pas Libre 

Les manifestations qui ont lieu en ce moment ont basé leur organisation sur des appels émis par le Mouvement un Pas Libre (MPL). Le MPL s’organise dans un réseau de jeunes militant-e-s, beaucoup d’entre elleux lié-e-s au mouvement étudiant non institutionnel. Depuis les débuts de la décennie 2000, le MPL a appelé à des manifestations face aux augmentations annuels du prix du transport public dans les grandes villes. Sa principale revendication est la fin du coût du transport public pour les chôm-eurs/euses et les étudiant-e-s. À la différence des autres années où les manifestations organisées par le MPL rassemblaient quelques milliers de personnes, les manifestations contre l’augmentation du prix du ticket en mars 2013 ont vu une rapide et massive adhésion de dizaines de milliers de personnes. Les premières manifs organisées à Porto Alegre ont subi une forte répression policière, mais début avril illes ont obtenu l’annulation de l’augmentation du ticket qui avait eu lieu des semaines avant. Après que ces information soient divulguées par les réseaux sociaux et les médias d’autres manifestations ont eu lieu dans d’autres villes. Avec une adhésion massive, différentes revendications se sont rajoutés aux demandes du MPL. Ces nouvelles demandes étaient exposées par les manifestant-e-s au travers de pancartes, d’affiches et de cris dans les rues. Pendant que certain-e-s remettaient en question le système capitaliste dans son ensemble, d’autre s’opposaient à la Coupe et à ses conséquences. Des gens manifestaient leur mécontentement contre la couverture faite par les médias de masse. Des groupes demandaient au gouvernement des améliorations dans les services étatiques d’éducation, de santé, de sécurité. Il y en a aussi qui manifestaient contre la corruption, en reprenant des symboles des “caras-pintadas“, mouvement nationaliste adolescent largement diffusé par les médias au début des années 90 et qui sont descendus dans les rue pour dénoncer le président d’alors, Fernando Collor. À plusieurs occasions des visions politiques profondément conservatrices ont manifesté leur présence. Ben que encore totalement pacifiques, les premières manifestations ont été durement réprimées par les appareils répressifs de l’État. Des centaines de personnes ont été blessées par l’usage d’armes non létales, beaucoup ont été arrêtées et frappées.

Brazil Soccer Confed Cup Protests

Couverture médiatique, autocensure et distorsion.

Face à la grande adhésion de manifestant-e-s, les médias de masse, qui durant des années ont ignoré le Mouvement Pas Libre, ont été obligés de changer la focalisation de leur couvertures. Toutefois les intentions étaient claires, les couverture journalistes étaient faites pour manipuler, diviser et pacifier les manifestations. Les postures pacifiques collaboratives avec l’appareil répressif ont commencé à être alors systématiquement louangées par les journalistes qui les associaient aux expressions esthétiques d’ordre nationaliste. Des personnalités de l’époque de la dictature ont été ressorties au milieu des manifs. Les remises en questions systématiques et les critiques sur la couverture médiatique ont été oubliées. D’une manière extrêmement tendancieuse les médias incitaient la population à assumer une posture pacifique et nationaliste comme la forme la plus correcte d’agir dans les manifs. En même temps des manifestants plus indignés qui ont adopté des tactiques de protestation considérées comme plus agressives ont été dépeints comme une minorité de vandales, violents et anarchistes, diabolisés, poursuivis et criminalisés plusieurs fois par les médias de masse qui incitaient les forces répressives à répondre de manière violente. À Porto Alegre ce genre de comportement a provoqué une grande indignation qui a conduit les manifestations vers les installations du groupe de communication RBS, devant lesquelles, par deux fois, les manifestant-e-s se sont affronté-e-s avec les flics.

Beaucoup de photos de couverture des manifestations ont été prises à travers les caméras de surveillance de circulation des villes, ou de derrière les appareils répressifs. Dans de nombreuses prisons de plusieurs villes il y a eu d’innombrables cas de tortures sur des jeunes, adolescent-e-s et personnes âgées qui ont été rapportées sur internet, tout juste divulgués par les journaux et la télé en terme de chiffre, mais sans aucun approfondissement.

Nous avons vu dans les médias des reportages absurdes d’auto-censure et de distorsion des faits : trois manifestants qui se cachaient des troupes de choc derrière un kiosque qui, sans s’en rendre compte, ont fini encerclés. Au moment exacte où ils ont été frappés devant une caméra de la chaine nationale, la chaine TVCOM, du groupe RBS, a décidé de changer de caméra pour montrer des images de manifestations pacifiques qui avaient lieu à d’autres points de la ville. Dans un autre épisode qui a eu lieu à Belo Horizonte, un manifestant avec la tête ouverte, entouré par une dizaine de flics qui le frappent, a été filmé par un journaliste qui en premier plan affirme que le blessé est en train d’être « secouru » par la police.

Répression, provocation et violence.

Face à la cruauté de la police un nombre chaque fois plus grand de manifestant-e-s ont fini par rendre les attaques contre les appareils répressifs, ainsi que sur les structures étatiques et capitalistes comme les vitrines de banque et de chaines de grands magasins qui ont été détruites. Des bâtiments publics ont été occupés et des autoroutes ont été bloquées. Un nombre chaque fois plus grand de policiers infiltrés ont agi comme des agents provocateurs durant les manifestations et pour la première fois des petits commerces ont été attaqués et des manifestants ont été agressés. On a aussi vu dans les rues des groupes fascistes se faisant passer pour des non encarté-e-s, chassant les « casseu-ses/rs » et partisan-e-s dans les rues et essayant de faire de la propagande publiquement au travers de postures politiquement correctes comme ramasser les poubelles et ramasser les conteneurs renversés par d’autres manifestant-e-s. Comme résultat de la manipulation des grands médias de communication, beaucoup des dit-e-s « pacifistes » ont assumé des postures chaque fois plus évidentes, dénonçant et persécutant les dit-e-s « manifestant-e-s violent-e-s ». De nombreuses personnes ont aussi adhéré à l’esthétique nationaliste dans différentes villes. Les manifestations sont devenues plus courantes, dans de nombreux cas ressemblant à des soulèvements et révoltes. Les avenues centrales des grandes villes comme São Paulo et Rio de Janeiro sont devenues des scènes d’affrontement généralisés entre la police et les manifestant-e-s, avec la première utilisant jusqu’à des armes à feu contre ces derniers. De nombreuses personnes ont été frappées et il y a eu des arrestations absurdes et arbitraires, comme c’est le cas des détentions pour avoir sur soi du vinaigre, car cette substance est utilisé contre les effets des gaz lacrymogènes. À Pernambuco, nord-ouest brésilien, la première manifestation a été complètement pacifiée. Des attaques sur des banques, églises et monuments publics ont été durement réprimées par la foule nationaliste qui chantait l’hymne et avait le visage peint avec le drapeau brésilien. À la suite il y a eu des dénonciations et des poursuites dans l’intention de collaborer avec le travail de la police. Il y a encore des attitudes répressives dans les secteurs marginaux qui adhèrent aux manifestations. Des groupes de manifestants applaudissent devant les actions de la police et demandent l’exécution des adolescent-e-s dans la rue pour avoir effectué des vols au cours des manifestations.

Sao Paulo

Sao Paulo

Brazil Soccer Confed Cup Protests Photo Gallery

Accusations de conspiration et préparatifs pour un coup. 

Devant la résistance des manifestant-e-s s’affrontant dans les rues, et dans certains cas, vainquant les appareils répressifs, compte tenu aussi de la présence de symboles anarchistes sur des drapeaux et des tags faits au cours des manifestations, et aussi grâce à la présence d’organisations libertaires qui participent au Mouvement Paso Libre, les gouvernants et militaires ont soulevé l’hypothèse de l’existence d’une conspiration anarchiste internationale qui veut abattre le pouvoir. Par des conjectures sans fondements publiées dans les journaux, les libertaires ont fini par être sous le coup d’une enquête de l’agence d’intelligence brésilienne des forces policières. Des militants du MPL ont été menacés de mort durant les manifestations. Un espace culturel de la Fédération Anarchiste Gáucha a été envahi par la police sans aucun mandat. Des livres et d’autres matériaux ont été perquisitionnés, le matériel pour peindre les banderoles et affiches a été considéré comme « matériel pour la confection de cocktails molotov ». Une carte qui identifie les organes de sécurité a été posée par la police pour simuler une imminente attaque anarchiste contre L’État. Le gouvernement a aussi soulevé l’hypothèse d’une conspiration d’extrême droite impliquant des secteurs de la police militaire et des grands médias, dans l’intention de semer le chaos dans les rues des villes, afin de pouvoir justifier une intervention ou un coup d’état militaire. Cette hypothèse ne semble pas être complètement fantaisiste, dans certaines villes les effectifs militaires sont chaque fois plus présents. Un général de haut rang s’est déjà prononcé en faveur d’un nouveau coup d’état.

Articulation

Dès lors, nous invitions les groupes et individus en affinité avec les idées libertaires à faire un effort collectif pour propager ces informations au travers de campagnes informatives sur les évènements en relation avec l’autoritarisme au Brésil. C’est aussi important que la Coupe du Monde au Brésil ne puisse pas se réaliser, pour que cet événement ne serve pas d’excuse pour la mise en place d’un état policier d’exception. Nous appelons à combattre les discours nationalistes qui jusqu’à maintenant sont propagés par les médias de masse brésiliens, et qui selon tout vraisemblance préparent le terrain pour un nouveau coup d’état de la droite.

RAAIP – Réseau Anticapitaliste et Sans Parti d’Information Politique.

en portugais

Source: Contra Info, 18 juillet 2013

Les manifestations continuent au Brésil… Dans la soirée du 17 juillet, plus de 1.000 personnes ont défilé dans la zone sud de Rio de Janeiro afin de dégager le maire de la ville Sérgio Cabral, qui trempe dans de nombreuses affaires de corruption.

La manif, qui a débuté vers 20h, a déambulé avec pancartes et slogans pour demander la démission du maire. La déambulation dans le quartier de Leblon  est restée pacifique jusqu’à sa fin, vers 22h30. C’est un quart d’heure plus tard que les affrontements ont débuté.

Selon la version de leur presse, des manifestants ont commencé à caillasser la police, qui a répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes. Un bar populaire du quartier a été touché par une bombe lacrymo lancée par la PM.

Un groupe de manifestants de la commune de Rocinha (sud de Rio) qui manifestaient contre ‘la mort d’un habitant’ aurait rejoint le groupe. Tard dans la nuit, la situation dans les quartiers de Leblon et Ipanema est devenue incontrôlable: pillages de magasins, destructions de banques, de panneaux publicitaires et de signalisation… des barricades ont été montées à travers les rues..

Plus tard, vers 01h30, environ 100 manifestants se sont rassemblés à côté de la maison du ministre de la sécurité, José Mariano Beltrame, et ont dispersé rapidement par les flics du ‘Bataillon de choc’, qui ont utilisé flashball et canons à eau. Les manifestants ont ensuite occupé une avenue de la ville.

Au total, au moins 16 personnes ont été arrêtées et 7 policiers ont été blessés selon la police. Par contre, on ne connaît pas le nombre de manifestants blessés.

Traduit de l’anglais librement de leur presse – riotimesonline.com, 18/07/2013

Une banque explosée

Une banque explosée

Une vidéo des affrontements (via @worldwideriot):

Voir la vidéo sur Youtube

Voir la vidéo sur Youtube

 

[Belgique] Un contrôle de la STIB plus long que prévu – Bruxelles (Molenbeek), 11 juillet 2013

Un contrôle de titres de transport a failli virer à l’émeute à Beekkant  !

Pendant une demi-heure, plus aucun métro ne s’est arrêté ce jeudi au sein de la station de Beekkant*.

En cause  ? Un contrôle de titres de transport a bien failli virer à l’émeute peu avant 17 h.

Au préalable, un jeune s’était fait pincer alors qu’il avait utilisé le titre de transport de l’un de ses amis. Lequel se l’est  vu comme à l’accoutumée saisir par les contrôleurs de la Stib**…

Résultat  ? Une cinquantaine de « curieux » se sont aussitôt massés autour de la dizaine de contrôleurs et la police locale de la zone Ouest a dû être appelée en renfort.

Sept individus, dont une mère de famille, ont été interpellés dans la foulée avant que le calme revienne.

« Une personne qui utilise un titre de transport qui ne lui appartient pas encourt une amende de 380 euros. Ce titre de transport est alors automatiquement saisi et son propriétaire peut obtenir, moyennant 10 euros, un duplicata dans l’une de nos boutiques », explique Françoise Ledune, porte-parole de la Stib. « Dans certains cas extrêmes, si l’infraction se répète régulièrement, on peut refuser de délivrer ledit duplicata. »

Leur presse bourgeoise – DHnet.be, 12/07/2013 à 12h27

Note:

*: quartier de Molenbeek-St-Jean au nord-ouest de Bruxelles

**: Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles

[Chili] Journée de blocages routiers et de désordres incendiaires à Santiago – 11 juillet 2013

Chili: grève et manifestations à l’appel des syndicats et étudiants

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans les rues de Santiago du Chili pour réclamer de meilleures conditions de travail, dans le cadre d’une mobilisation nationale à quatre mois de l’élection présidentielle.2975023_641d513fd74b35f6aaaad05636161df62d9b3c8c_640x280

Des barricades incendiées et des blocages de sites miniers ont marqué le début d’une journée de grève convoquée par le principal syndicat du pays, soutenu par de nombreux secteurs, comme les étudiants.

Les revendications portent notamment sur une réforme du code du travail, une amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois contre 380 actuellement) et un remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs.

A l’appel de la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants, une dizaine de barrages ont été dressés jeudi matin sur divers accès à Santiago, provoquant des embouteillages à l’heure de pointe, selon la police.

« De l’avis du gouvernement, les raisons aujourd’hui pour faire grève dans le pays sont inexistantes », a déclaré pour sa part dans une conférence de presse, le ministre de l’Intérieur, Andrés Chadwick.

Il a précisé qu’à la mi-journée 26 personnes avaient été interpellées pour des désordres.

Selon l’Association nationale des employés des impôts, 90% des fonctionnaires syndiqués dans cette branche ont observé le mouvement de grève.

Au petit jour, aux abords de la Gare centrale, un groupe s’en est pris à un autobus qui a été incendié après en avoir fait descendre les passagers. De nombreuses forces de l’ordre ont été déployées dans la capitale.

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Les accès aux principaux sites miniers de la compagnie publique Codelco, plus important producteur de cuivre au monde, ont également été bloqués, selon les syndicats des travailleurs du cuivre.

Sur son compte Twitter, l’entreprise a assuré que « malgré des problèmes d’accès, tous les sites travaillent normalement », à part un, où le premier quart a été retardé.

Cette nouvelle journée de manifestations intervient à quatre mois de l’élection présidentielle du 17 novembre, dans un climat de mobilisations récurrentes du secteur étudiant en faveur d’un système éducatif gratuit et de qualité en replacement de l’actuel, cher et inégalitaire, hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

L’appel à la grève nationale a été relayé également par les employés du fisc, de l’état civil, des crèches, des douanes ou encore de l’aviation civile.
L’aéroport de Santiago fonctionnait toutefois normalement jeudi matin, et les majorités des commerces de la capitale étaient ouverts.

Leur presse – LeParisien.fr (AFP), 11/07/2013 à 21h42

Selon la presse chilienne,

  • Entre 30.000 (selon la police) et 150.000 personnes  (syndicats) ont pris les rues à Santiago,
  • 37 personnes ont été arrêtées sur l’ensemble de cette journée,
  • 6 policiers ont été blessées dont un a une grave fracture au pied,
  • 12 foyers d’incendies ont été recensés par les autorités.

En début de matinée vers 7h00, des petits groupes d’encapuchados ont provoqué des perturbations dans plusieurs secteurs de la capitale, monté des barricades de pneus enflammés à travers les rues, ce qui a bloqué le trafic. Un bus a également été incendié.

Pris de latercera.com & noticias.terra.cl, 11/07/2013

Quelques photos de cette journée de lutte:

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Photos prises de noticias.terra.cl, 11/07/2013

[Partout au Brésil cet été?] Nique le Mondial de foot et la hausse des transports : le parlement attaqué à Rio – 17 juin 2013

La colère des Brésiliens prend de l’ampleur

Des dizaines de milliers de Brésiliens ont manifesté lundi dans tout le pays contre la hausse des tarifs des transports publics et les dépenses engagées pour l’organisation du Mondial 2014 de football. 

À Rio de Janeiro, de violents affrontements ont éclaté dans la soirée entre un groupe de manifestants et la police. Quelque 100 000 manifestants selon les chiffres de la police, pour la plupart des jeunes, ont d’abord défilé pacifiquement.

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La manifestation a dégénéré à la nuit tombée. Un groupe de quelques dizaines de manifestants a pris d’assaut le parlement de l’État de Rio, tandis que le gros de la manifestation restait pacifiquement massé devant le Théâtre municipal. Vingt policiers et sept manifestants ont été blessés.

Les policiers ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.  Les manifestants se sont dispersés au cours de la nuit.

A Sao Paulo,  plus de 60 000 manifestants ont défilé sans incident. Dans la soirée, l’immense avenue Paulista était bloquée dans les deux sens par une foule impressionnante, selon les témoins.

À Belo Horizonte, la police a tiré des gaz lacrymogènes contre les manifestants pour les empêcher de s’approcher du stade où se jouait un match de la Coupe des Confédérations qui se déroule jusqu’au 30 juin.

Les villes de Brasilia, Porte Alegre et Curitiba ont également été le théâtre de manifestations, les plus importantes à survenir au pays depuis une vingtaine d’années.

Selon le quotidien O Globo, des mobilisations sont prévues dans 44 villes du pays d’ici jeudi.

Ras-le-bol

Le mouvement de protestation a débuté la semaine dernière lors de l’annonce de l’augmentation des tarifs d’autobus. Les doléances des manifestants ont pris de l’ampleur lorsque des affrontements ont été réprimés dans la violence par les policiers à Sao Paulo. Des douzaines de personnes ont été blessées.

Depuis, les manifestants dénoncent non seulement la hausse des tarifs des transports mais aussi les problèmes de sécurité, de santé et l’ampleur des investissements publics dans les événements sportifs majeurs comme la Coupe du monde de soccer.

Le mouvement ne se revendique d’aucune organisation politique ou syndicale.

Cette flambée de révolte surgit alors que le Brésil traverse une période économique délicate marquée par une faible croissance et une hausse de l’inflation.

La président brésilienne, Dilma Roussef, a toutefois tenté de calmer la grogne en affirmant que les manifestations pacifiques étaient « légitimes et propres à la démocratie. »

Leur presse – radio-canada.ca (agences AFP/Reuters), 18/06/2013 à 01h41

Au Brésil, manifestations contre la vie chère à l’approche du Mondial

Des dizaines de milliers de Brésiliens ont manifesté lundi dans tout le Brésil, notamment à Rio de Janeiro où de violents affrontements ont éclaté dans la soirée entre un groupe de manifestants et la police.

Jets de cocktails molotov ou de noix de coco contre les policiers ripostant par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, policier roué de coups au sol, voiture retournée et incendiée, magasins pillés : le centre de Rio a été le théâtre de scènes de guérilla urbaine.

Quelque 100 000 manifestants selon les derniers chiffres de la police, la plupart des jeunes, ont d’abord défilé pacifiquement pour protester contre la hausse des tarifs des transports publics et les dépenses engagées pour l’organisation du Mondial-2014 de football.

C’est à la nuit tombée que la manifestation a dégénéré. Un groupe de quelques dizaines de manifestants violents a pris d’assaut le parlement de l’Etat de Rio, tandis que le gros de la manifestation restait pacifiquement massé devant le Théâtre municipal. Cinq policiers ont été blessés selon un communiqué.

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Leur presse – LeMonde.fr, 18/06/2013

Une autre vidéo montrant l’attaque du parlement: 

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[Paris/Flics Porcs Assassins] Le crâne fracturé suite à un contrôle – M° Châtelet, nuit du 9 au 10 juin 2013

Paris : un homme dans le coma après un contrôle de police au métro Châtelet

Un individu de 24 ans est ce matin entre la vie et la mort, après une chute dans un escalier de la station de métro Châtelet, à Paris (1er), dans la nuit de dimanche à lundi, peu après 0h30. Hospitalisé à l’Hôtel Dieu, l’homme souffre de multiples fractures du crâne. 

Selon les premiers éléments de l’enquête, il est passé par dessus les tourniquets du métro sans payer son titre de transport, avant de prendre la fuite et de jeter un couteau lorsqu’une patrouille de police a voulu le contrôler.

A deux reprises, les policiers ont voulu le ceinturer. L’individu se serait rebellé, entrainant l’un des agents dans sa chute. L’un des policiers a alors fait l’usage d’un taser pour le maîtriser.

Une enquête a été ouverte, confiée à l’IGS, l’inspection générale des services.

Leur presse de l’ordre – LeParisien.fr (Nicolas Jacquard), 10/06/2013 à 08h41

Paris : un homme blessé lors d’un contrôle de police au métro Châtelet

Stéphane D., 24 ans, a passé ce lundi en début de matinée un scanner à l’Hôtel Dieu, à Paris, où il avait été hospitalisé dans la nuit à la suite d’une chute lors d’un contrôle de police. Le jeune homme souffre de multiples fractures du crâne. Alors que son pronostic vital était réservé jusqu’en début de matinée, il a repris conscience.

Le drame s’est noué peu après 0h30, à la station de métro Châtelet. Une course poursuite avec une patrouille de police de la brigade des réseaux ferrés s’est soldée par la chute de Stéphane D. dans un escalier, et par l’usage d’un pistolet électrique Taser pour le maîtriser.

Selon les premiers éléments de l’enquête, et alors que l’Inspection générale des services (IGS) a été saisie, Stéphane D. entre dans le métro sans titre de transport, en enjambant le tourniquet. Apercevant alors des agents en faction, il fait demi-tour, et se débarrasse dans une poubelle d’un objet brillant qui s’avèrera être un couteau. Les policiers décident de le contrôler, mais l’individu prend la fuite. Celle-ci va durer de longues minutes. Commencée à l’entrée du métro, elle s’achèvera au niveau de l’escalier roulant donnant sur les quais du RER A..

A plusieurs reprises, les policiers tentent de maîtriser le fuyard. L’un des agents, notamment, parvient à le ceinturer deux fois. C’est à ce moment-là que les deux hommes seraient tombés dans l’escalier. Le policier impliqué a lui-même été légèrement blessé. Son collègue a utilisé un pistolet  Taser pour immobiliser Stéphane D.

Connu pour des affaires de stupéfiants

S’il dit attendre les résultats de l’enquête en cours, Fabien Vanhemelryck, secrétaire national Paris du syndicat de police Alliance, soutient «les fonctionnaires impliqués» «Il sont sereins, rapporte le syndicaliste, et les nombreuses caméras de vidéo-surveillance disséminées dans la station ne devraient pas manquer de confirmer leur version des faits.»

Les bandes, saisies par l’IGS, vont être rapidement décortiquées. Pour Fabien Vanhemelryck, il faut aussi voir le contexte : «Le quartier sensible des Halles, au milieu de la nuit.» Ensuite, rappelle-t-il, «tout a été fait pour stopper le fuyard, mais dans ce genre de situation, plus il s’approche des quais, plus la situation est potentiellement dangereuse.»

Selon nos informations, Stéphane D. était connu des services de police, notamment pour des faits de violences et au moins une infraction à la législation sur les stupéfiants.

Leur presse bleu-marine – LeParisien.fr (Nicolas Jacquard), 10/06/2013 à 11h26 (màj)

[Brésil] Protestations contre la hausse des tarifs de transports à Goiânia (mai 2013)

A Goiânia (Brésil), les étudiant.e.s sont en lutte depuis début mai contre la hausse du prix des tickets de bus. Mercredi 22 mai 2013, la CMTC (Companhia Metropolitana de Transportes Coletivos) de Goiâna  a augmenté de 11% le prix du ticket de bus, le faisant passé de 2.70 à 3R$.

Mercredi 8 mai 2013, environ 200 étudiant.e.s ont déambulé en cortège dans le centre-ville contre cette hausse des tarifs prévue et annoncée. Certain.e.s manifestant.e.s ont décidé de bloquer la circulation en plaçant des pneus enflammés au milieu des routes.

Le 21 mai 2013, plus de 200 étudiant.e.s ont de nouveau pris la rue, bloquant le trafic des bus en installant des pneus en feu sur les voies. D’après la police, certain.e.s étudiant.e.s ont lancé des cocktails molotov sur la police.

Mardi 28 mai 2013, la manif contre la hausse des tarifs de transport a rapidement viré à l’émeute: les manifestant.e.s ont incendié une banque (qui a malheureusement été sauvée des flammes par les pompiers), crâmé des poubelles, des pneus, des véhicules… Au total, 18 véhicules ont été vandalisés, dont trois bus.

Parti vers 18h du campus universitaire en direction du centre-ville, le cortège de la manif s’est montré offensif: de nombreux protestataires ont attaqué les flics avec des bâtons, pavés et cocktails molotov. La soirée s’est terminée en affrontements avec la police, qui a répondu par des gaz lacrymo et canons à eau.

Au total, 24 personnes ont été arrêtées (6 mineurs et 18 adultes) pour « vandalisme, incendies criminels et émeute »: tou.te.s ont été libéré.e.s durant la nuit de mardi à mercredi.

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

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La régie de transport a annoncé également avoir été touchée par une grève de 2 jours au début du mois, lancée par les chauffeurs qui exigeaient une augmentation de salaires. Ce qu’ils ont obtenu.

Résumé à partir de leur presse – g1.globo.com (mai 2013) via contribution

[Besançon] Augmentation du prix des tickets de bus: les contrôleurs en font les frais

BESANÇON : LA GROGNE MONTE

Infractions, incivilités, baisse de fréquentation, le réseau de transport bisontin peine à faire face aux difficultés. Une situation compliquée ressentie au quotidien sur le terrain.

À première vue, la situation n’est pas alarmante. Les chiffres, d’ailleurs, ne sont pas choquants. Baisse de fréquentation de 3 % entre mars 2012 et mars 2013. En hausse ces dernières années, les infractions ont pour l’instant baissé sur le premier trimestre de 2013, passant officiellement de 1.815 à 1.341. Une augmentation sensible est à noter : celle des demandes d’abonnement « demandeur d’emploi ».

Pourtant, Sébastien Brunetta est formel. Sur le terrain, le ton et l’ambiance ont changé. « On a surtout constaté des changements de comportements, notamment vis-à-vis des contrôleurs. Et on s’aperçoit qu’il y a des comportements de fraude inhabituels », explique le secrétaire du comité d’entreprise, syndiqué CFDT. Dans son viseur, l’augmentation, à la rentrée de l’abonnement Diabolo pour les écoliers, collégiens et lycéens. 165 euros pour le premier enfant et 110 pour les suivants, contre 99 et 59 euros l’année précédente. « Pour une famille de trois enfants, l’augmentation est considérable », relève le syndicaliste. Les mineurs sont donc de plus en plus nombreux à ne pas présenter de titres de transports en règle.

« Une nouvelle population »

« On constate en effet une nouvelle population dans les infractions. Désormais, on trouve des retraités, au faible pouvoir d’achat qui ne prennent plus qu’un ticket de bus pour aller faire leur course et l’utilisent à l’aller ou au retour », témoigne Florence Almarcha depuis le service des contentieux.

Autre réalité, la difficulté à faire face aux embouteillages liés aux travaux du tramway. « Il y a de plus en plus de retard », témoigne un contrôleur préférant rester anonyme. « Et ils le savent, regardez, c’est marqué là ». L’homme pointe en effet du doigt un communiqué de Ginko à l’attention des usagers : « Les horaires ne sont donnés qu’à titre indicatif. Les conducteurs s’efforcent de les respecter mais sont soumis aux aléas de la circulation ». Des difficultés probablement pas facilitées par la suppression de 147 départs de bus depuis la rentrée.

Mélangez le tout, ajoutez un soupçon de tensions sociales, et vous comprenez le quotidien des travailleurs sur le terrain : « Avant, on pouvait cibler », explique Laid, huit années à son actif en tant que contrôleur. « Aujourd’hui, les infractions et les incivilités sont partout. De jour comme de nuit ». Entendez par là qu’ils n’ont plus besoin de contrôler du côté de Planoise ou Clairs-Soleils pour ressentir ce « stress », de plus en plus présent au quotidien. « On est content quand les contrôles se passent bien et qu’on ne constate pas d’infraction. On n’est pas là pour faire du chiffre », témoigne un autre de ses collègues.

Même si tous les trois ont subi des agressions ces derniers mois, entraînant une incapacité totale de travail, ils n’accablent pas leurs agresseurs : « On est humains, et on voit bien qu’on est confronté à la misère… » Ils ne sont pas là pour se plaindre. Ils dressent juste un triste constat.

Leur presse locale – L’estrepugnant (Boris Massaini), 04/05/2013 à 05h00

[Belgique] Attaques incendiaires en marge de la manif contre l’austérité du jeudi 21 février dernier – Bruxelles, février 2013

Banque flambée – Quelques jours avant la manif’ des travailleurs contre l’austérité et la crise [21/02/2013, Ndlr], vers 23h, des inconnus ont mis le feu à coups de cocktails Molotov à une agence bancaire BNP Paribas à Schaerbeek. Il n’y aura certes personne pour pleurer le sort d’une banque partie en fumée. Les rouages du capitalisme sont vulnérables.

Le Mistercash n’est plus… – Quelques jours après la manif’ contre l’austérité, dans la station métro Yser, à Bruxelles, des inconnus ont fait exploser un distributeur de billets à l’aide d’une grenade. La meilleure chose à faire avec tous ces machines qui crachent ce que ce monde valorise le plus, les billets de banque, c’est de les piller ou de les saccager. Ou les deux, si possible.

Extrait de Hors Service, n°34, 5 mars 2013, Bruxelles