Archives du mot-clé Saint-Denis

[Saint-Denis, 93] Attaque du centre de recrutement de l’armée

Dans la nuit du 26 au 27 octobre, nous avons fracassé les vitres du centre de recrutement* de l’armée, rue Gabriel Péri.

Tous les pouvoirs sont assassins. Nous ne ferons pas leurs guerres, nous ne les laisserons pas en paix.

Guerre sociale pour la liberté !

des déserteurs belliqueux

* Le plus important d’Ile-de-France en terme de recrues.

Publié sur indymedia nantes,

[Saint-Denis, 93] Soirée de solidarité avec l’Attiéké samedi 28 juin 2014

Ce samedi 28 juin à partir de 20h, soirée de solidarité avec le centre social auto-organisé l’Attiéké à St-Denis. Pour commencer à récolter des fonds pour les frais judiciaires qui ne vont pas manquer de tomber.

Deux jours plus tard, lundi 30 juin (suite à l’audience du 16 au tribunal d’instance de St-Denis) nous aurons une réponse du greffe décisive pour la suite du lieu et de la lutte. Ni la mairie, ni la préfecture, ni les flics, ni les patrons du BTP, ni les promoteurs immobiliers, ni les dealers de sommeil n’auront la tristesse dans nos yeux. Ce seront donc tours de magie, slam vénère, Attiéké all star’s band (chââbi t’as vu), scène ouverte. Bouffe à prix libre, etc.

Au 31 bld Marcel Sembat à St-Denis bien sûr, métro Porte de Paris ou gare de St-Denis (train H et RER).

ATTIEKE, NOUS PAS BOUGER

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ProgAtt2Reçu par mail, 26/06/2014

[Paname et sa banlieue] Triple attaque contre la justice en solidarité – 20 février 2014

Marteaux solidaires.

Dans la nuit du 19 au 20 février, les maisons de la justice et du droit rue des boucheries (Saint-denis), rue Bernard et mazoyer (Aubervilliers) et rue du Buisson Saint-Louis (Paris 10è) ont été attaquées. À chaque fois toutes les vitres ont été défoncées. Rue du Buisson Saint-Louis, un tag « Nique la justice » a été inscrit sur la façade.

Parce que de façon générale, la justice nous pourrit la vie au quotidien et aussi parce que la semaine précédente, une révolte était matée au Cra de Vincennes (deux retenus incarcérés) et que lundi 17, deux compagnons étaient envoyés en taule pour avoir exprimé leur solidarité devant les murs du Cra. Parce que nous pensons qu’aucune attaque de la justice ne doit rester sans réponse.

Liberté!

Source

NdCNE:

Les deux compagnons qui avaient été emprisonnés suite à l’action solidaire devant le centre de rétention ont été libérés hier, mardi 25 février 2014 (Voir ici)

[Ile de la Réunion] Barrages incendiaires, pillages et affrontements avec les flics à St-Denis

La Réunion : nuit de violences entre des jeunes et la police

Des incidents opposant des groupes de jeunes aux forces de l’ordre ont éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi à la Réunion, au Port et au Chaudron à Saint-Denis, où un commerce a été pillé et des véhicules incendiés.

Voir la vidéo

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Au Port (ouest de l’île), les incidents se sont produits dans la foulée des manifestations des collégiens et lycéens ayant entraîné dans l’après-midi l’intervention de la police pour lever des barrages routiers, installés par des jeunes, aux abords d’un lycée.

Le commissariat du Port a toutefois refusé de faire de relation entre le mouvement des élèves dénonçant la chaleur dans les salles de et les violences de la nuit.

Véhicules incendiés et tentatives de pillages

Pendant une bonne partie de la nuit, les policiers de la CDI (Compagnie départementale d’intervention) ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser des petits groupes de jeunes qui avaient installé plusieurs barrages, à l’aide de poubelles incendiées et de pierres. Dans le quartier de la Rivière des Galets, une soixantaine de jeunes ont arrêté un camion chargé du marquage de la chaussée et y ont mis le feu. Ils ont également tenté de piller des commerces. Deux jeunes ont été interpellés.

Au Chaudron, quartier populaire à la périphérie de Saint-Denis (nord), une cinquantaine de policiers est intervenue pour démanteler des barrages enflammés installés par des jeunes, essuyant des jets de pierres. Un bar a été pillé, une voiture a été incendiée ainsi qu’un container sur le parking d’une grande surface précise Réunion 1ère. La directrice départementale de la sécurité publique Pierette Gunther-Saes s’est rendue sur place.

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Le calme est revenu vers 1 h du matin. «Ils ont volé des cigarettes et ont tout cassé. Ce n’est pas la première fois», a témoigné le patron du commerce sur Réunion 1ère radio.

En février 2012: plusieurs nuits de violences

En février 2012, le Port et le quartier du Chaudron avaient connu plusieurs nuits de violences, en marge de manifestations contre la vie chère et le prix des carburants. L’an dernier, en février, la commune du Port avait été le théâtre de nombreux incidents entre des jeunes réclamant des emplois et la police. Une mairie annexe avait été incendiée.

Le du Syndicat réunionnais des exploitants des stations service (SRESS) Gérard Lebon a exclu tout lien entre les incidents de la nuit et la grève illimitée des stations service commencée jeudi. «Il y a toujours des personnes malveillantes qui saisissent des opportunités pour agir» a-t-il dit à la radio.

Leur presse – LeParisien.fr, 31/01/2014 à 08h14

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La Réunion: nouveaux affrontements au Chaudron, 5 jeunes en garde à vue

Saint-Denis de la Réunion (France) (AFP) – De nouveaux affrontements entre forces de l’ordre et bandes de jeunes se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi à La Réunion, principalement dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis où 5 jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue.

A Saint-Benoît (est) quelques jeunes ont tenté, en début de nuit, de bloquer un rond-point mais ont été très vite délogés par l’intervention des gendarmes. Au Port (ouest), des feux de poubelles ont été constatés mais, contrairement à la veille, « il n’y pas eu d’affrontement avec les forces de l’ordre « , a déclaré à l’AFP le directeur de cabinet du préfet, Loïc Obled.

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Au Chaudron, un quartier de Saint-Denis, en revanche, « les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises dans la nuit pour dégager des barrages routiers et faire cesser des jets de pierres », a-t-il poursuivi, indiquant que 5 personnes ont été placées en garde à vue. Ces heurts n’ont pas fait de blessés « ni chez les policiers, ni chez les auteurs de troubles, et pas de dégâts majeurs », a précisé M. Obled. La veille, un bar PMU avait été pillé au Chaudron et un conteneur d’une grande surface incendié.

« Ce sont des gamins de 12-14 ans qui s’amusent à jeter des pierres, à jeter des bouteilles sur les voitures, sur les gendarmes. On a été obligé de fermer« , a raconté Caroline, la patronne d’un snack sur Radio Free Dom.

« Ce sont des violences urbaines, spontanées. Aucune revendication ne nous est parvenue, ni sur le terrain, ni à la préfecture« , a déclaré M. Obled, soulignant que la préfecture « travaillait avec la mairie pour mettre en place un dispositif préventif et pré-positionner des forces de l’ordre ».

Depuis deux jours, « la présence des policiers et des gendarmes mobiles sur les zones sensibles au Port et à Saint-Denis a été renforcée », a-t-il souligné.

Ces violences interviennent à la même époque que les années précédentes où des émeutes s’étaient produites au Chaudron et au Port. En février 2012, plusieurs magasins avaient été pillés au Chaudron, suite à des manifestations contre la vie chère commencées au Port. Les violences avaient ensuite gagné toute l’île.

En février 2013, une mairie annexe avait été incendiée et une station service vandalisée au Port par des jeunes réclamant des contrats aidés après plusieurs nuits de violences.

Le climat social est tendu actuellement à La Réunion, l’île étant confrontée à la grève illimitée des gérants de stations service depuis jeudi et à des manifestations quasi-quotidiennes des lycéens et collégiens réclamant un changement du calendrier scolaire.

Leur presse – AFP, 02/02/2014

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Violences urbaines : Un policier « sérieusement blessé »

Alors que le département connaît depuis plusieurs jours des épisodes de violences à Saint-Denis et au Port, on apprend aujourd’hui qu’un policier a été grièvement blessé la nuit dernière.

« Cette nuit, un policier a été sérieusement blessé alors qu’il tentait de repousser un groupe d’individus armés de projectiles« , indique la préfecture sans préciser le lieu où l’agression s’est produite.

Certes la situation était moins tendue que jeudi ou vendredi soir, mais des groupes de jeunes ont pourtant cherché l’affrontement avec les forces de l’ordre hier.

Le préfet de La Réunion « condamne fermement les violences et appelle à un retour au calme« . Un dispositif de sécurité « sera à nouveau renforcé pour les heures et les jours à venir, en lien avec les Parquets de Saint-Denis et de Saint-Pierre« , souligne la préfecture.

Leur presse – zinfos974.com, 02/02/2014 à 14h18

Blocages incendiaires de plusieurs lycées… 12/13 novembre 2013

Certain-e-s, lycéen-ne-s ou pas, ne lâchent pas l’affaire.

Ce matin le blocus du lycée Paul Éluard à Saint-Denis a tourné à l’émeute. Le portail a été incendié, le système d’ouverture de la porte est hors d’usage. Le lycée puis les pompiers ont été copieusement caillassés avec pierres et bouteilles.

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Toujours à Saint-Denis, le lycée Suger a aussi été bloqué :

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Blocage avec poubelles enflammées à Aubervilliers la semaine dernière :

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ainsi qu’au lycée Newton à Clichy (92).

Aujourd’hui encore (12/11/2013, NdCNE), à Nantes des lycéen-ne-s des établissements Monge et Michelet ont bloqué le lycée Michelet. Ils ont perturbé les cours et mis le feu à deux poubelles à l’entrée du lycée et ont lancé quelques cailloux aux forces de l’ordre.

d’après la presse et des tweets (repris de sanspapiersnifrontieres.noblogs.org, 12 novembre 2013)

Mise-à-jour 13/11/2013 à 12h37:

Tentative de blocage et incendie au lycée Le Corbusier d’Aubervilliers – 13 novembre:

D’après la presse, la matinée de mercredi a été plutôt enflammée au lycée ‘Le Corbusier’  d’Aubervilliers (93): des poubelles ont été incendiées et il y a eu plusieurs jets de cocktails molotov; un véhicule d’un prof est partie en fumée sur le parking réservé. « Un groupe de jeunes extérieurs au lycée a tenté de bloquer l’entrée de l’établissement par des feux de poubelles et des jets de projectiles », a indiqué le rectorat de Créteil. Deux personnes ont été interpellées.

A Rennes, les manifs contre les rafles continuent… Et certaines ont vu émergé quelques expropriations dans plusieurs commerces de la ville… (voir ici)

[La Réunion] Pillages et émeutes s’étendent partout sur l’île – Nuit des 19 et 20 février 2013

Soirée mouvementée sur Saint-Benoît

Si seuls quelques feux de poubelles sont à déplorer avenue Rico Carpaye au Port et dans le quartier du Moufia à Saint-Denis, Saint-Benoît a connu quelques mouvements dans la soirée d’hier.

Les militaires du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) et deux escadrons de gendarmes mobiles se sont déployés en nombre pour épauler leurs collègues de la compagnie de Saint-Benoît pour faire face à des jeunes gens particulièrement belliqueux dans le quartier Labourdonnais.

Vers 21 heures, plusieurs jeunes cagoulés ont constitué une barricade à l’aide de chariots et de divers objets et y ont mis le feu. Au total, ce sont 80 gendarmes qui ont bouclé le quartier et chargé les émeutiers. Deux hommes ont été interpellés. Ils auraient caillassé un véhicule de gendarmerie et briser ses vitres. Ils étaient hier soir en garde à vue.

Vers 23 heures, les choses étaient rentrées dans l’ordre. Les gendarmes sont néanmoins restés sur place, de manière dissuasive pour préserver l’ordre public

Leur presse – Clicanoo.re, 22/02/2013 à 10h55

Violences à la Réunion: les contrats aidés mettent le feu aux poudres

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION — Reflet de la crise économique aiguë que traverse la Réunion, la revendication de contrats aidés, à l’origine des deux nuits de violences dans la commune du Port (ouest), placent en première ligne les maires de l’île, accusés de les utiliser à des fins électoralistes.

Véhicules incendiés lors de violences dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Véhicules incendiés lors de violences dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

De Saint-Benoît (est) à Saint-Pierre (sud) en passant par Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Louis, des communes de la Réunion sont confrontées depuis le début du mois de février à des accès de colère de petits groupes de jeunes qui barrent les routes pour réclamer l’attribution de contrats aidés. Ces événements ont réveillé chez bon nombre de Réunionnais le spectre des émeutes de février 2012 contre la vie chère qui se sont étendues comme une traînée de poudre à toute l’île pendant une semaine après un barrage de route. Des dizaines de commerces avaient été pillés.

Lundi, la situation a dégénéré en fin de soirée au Port après une charge de forces de l’ordre pour lever un barrage sur un axe routier vital entre le nord et l’ouest, entraînant des affrontements pendant la nuit avec les jeunes.

Barricades en feu dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Barricades en feu dans la nuit du 19 au 20 février 2013 au Port à La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Après une journée de calme mardi, les violences ont repris de plus belle dans la nuit de mardi à mercredi. La mairie annexe de la Rivière des Galets a été à moitié détruite par un incendie, selon les pompiers.

« C’est scandaleux et inqualifiable », s’est plaint le maire du Port, Jean-Yves Langenier, qui s’est rendu sur place au lever du jour en compagnie de la sous-préfet de Saint-Paul. « Ils détruisent notre outil de travail », a renchéri une employée de mairie, en pleurs, traduisant le sentiment partagé par une large partie de la population du quartier.

Interrogé mardi soir sur la chaîne Réunion 1ère, le ministre des Outre-mer Victorin Lurel a appelé les jeunes à se montrer « raisonnables », indiquant que « l’Etat a fait son travail » en attribuant « 9.000 contrats aidés et 7.000 emplois d’avenir à la Réunion ».

Face au taux de chômage record de l’île – 30% en moyenne, atteignant près de 60% chez les jeunes -, les contrats aidés non marchands, d’une durée de six mois, constituent souvent le seul espoir d’occuper un emploi.

Fin 2012, 8.000 entreprises de l’île ne pouvaient plus payer leurs charges sociales et fiscales, représentant 1,2 milliard d’euros de dettes, selon la préfecture. Les Réunionnais se tournent ainsi de plus en plus vers les collectivités publiques, mais nombre de maires se plaignent de ne pas disposer des moyens suffisants pour répondre à la demande.

« Comment croire que 5.000 emplois d’avenir suffiront à contenter les 23.000 jeunes recherchant du travail », s’est plaint le sénateur-maire de Saint-Pierre, Michel Fontaine (UMP). « L’Etat finance 75% des emplois d’avenir mais les 25% qui restent sont à notre charge. Si on les distribue, ça ferait exploser notre budget », a-t-il ajouté.

« A Saint-Denis, nous avons fait l’effort nécessaire en investissant 2 millions d’euros pour attribuer 300 contrats d’avenir. Nous sommes prêts à les prendre sur d’autres postes », affirme le maire PS de Saint-Denis, Gilbert Annette, contestant les critiques de maires de droite.

Bon nombre de Réunionnais renvoient toutefois les deux camps dos à dos en accusant les maires d’utiliser les contrats aidés à des fins clientélistes.

« Pendant des années ils ont entretenu leur électorat avec des contrats et aujourd’hui ils disent qu’ils ne peuvent rien », a déploré une jeune femme sur les ondes de Radio Free Dom, reprenant une accusation récurrente sur l’île concernant l’attribution de ces contrats.

Pour tenter d’échapper à ces critiques, certains maires de l’île ont annoncé leur décision de confier à Pôle emploi la sélection des candidats à un contrat.

Une voiture brûle devant les forces anti-émeutes au Port, sur l'île de La réunion, le 19 février 2013 (AFP, Richard Bouhet)

Une voiture brûle devant les forces anti-émeutes au Port, sur l’île de La réunion, le 19 février 2013 (AFP, Richard Bouhet)

Un manifestant interpellé le 19 février 2013 au Port dans l'île de La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Un manifestant interpellé le 19 février 2013 au Port dans l’île de La Réunion (AFP, Richard Bouhet)

Leur presse – AFP (Idriss ISSA), 20/02/2013

Des émeutiers face à la justice

 Ce jeudi est marqué par les procédures judiciaires engagées contre des émeutiers interpellés lors des échauffourées qui ont secoué le Port lundi 18 et mardi 19 mars. Les jeunes gardés à vue ont tous été relâchés.

Ce matin, un individu a été jugé en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Champ Fleuri à Saint-Denis. La matinée a également été marqué par une convocation avec placement sous contrôle judiciaire.   

Cet après-midi, un mineur doit être déféré au parquet du tribunal correctionnel. La journée s’annonce donc chargée sur le plan judiciaire, conséquence direct des échauffourées qui ont secoué le quartier de la Rivière des Galets les nuits du 18 et 19 février. 

Au total, les forces de l’ordre ont procédé à une trentaine d’interpellations lors des échauffourées qui ont éclaté dans le quartier de la Rivière des Galets, deux nuits d’affilée.Une dizaine d’individus ont d’ores et déjà été relâchés car les charges retenues étaient insuffisantes.

« Quand le parquet estime que les charges ne sont pas suffisantes, les personnes sont remises dehors avec un ferme rappel à la loi et si on les retrouve sur les barricades ou entravant la circulation, elles risquent très fortement d’avoir des ennuis judiciaires » explique le substitut du Procureur François Marie-Cornu.   

Certains individus ont été interpellés pour avoir érigé des barrages ou barricades d’autres pour des faits de vols et de pillage. Une vingtaine de personnes sont toujours en garde à vue à l’heure actuelle.

Leur presse – L’info.re, 21/02/2013 à 16h09

[Saint-Denis] Des sans-papiers occupent une église pour exiger leur régularisation et exprimer leur solidarité avec les grévistes de la faim de Lille – 9 janvier 2013

Saint-Denis : des sans-papiers occupent une église

Les manifestants demandaient notamment leur régularisation.

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Plusieurs dizaines de sans-papiers ont occupé mercredi 9 janvier l’église de l’Estrée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), demandant leur régularisation et exprimant leur solidarité avec les grévistes de la faim de Lille.

Arrivés vers 9h, ils ont quitté les lieux vers 18h30, a indiqué le curé Jean Jannin, responsable de cinq paroisses de Saint-Denis et de l’Ile-Saint-Denis.

Les manifestants avaient accroché une banderole « Non aux expulsions des sans-papiers », sur le parvis de l’édifice situé en centre ville. « On dénonce le mauvais traitement des dossiers des sans-papiers : les durées d’attente des dossiers excessivement longues, la qualité d’accueil, les refus de dossiers », a expliqué Hicham Hassanine, délégué de la Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers.

Certains ont distribué des tracts dénonçant la circulaire Valls sur les nouveaux critères de régularisation. « Toutes les personnes qui ont moins de cinq ans de présence en France n’ont aucun droit. Pour les travailleurs sans papiers, cette circulaire demande huit fiches de paye sur les 24 derniers mois et un contrat de travail. Autrement dit elle reconnaît le travail clandestin », s’est indigné Marguerite Rollinde, vice-présidente de l’association de soutien de la Coordination.

« Une démarche normale »

Dans un communiqué, le maire de Saint-Denis, Didier Paillard (PCF), juge que la « régularisation des travailleurs et habitants sans papiers » serait « une mesure concrète et d’intérêt général pour les quartiers populaires ».

Le mouvement, soutenu également par de nombreuses associations et quelques partis politiques ainsi que l’église, s’est transformé en une opération coup de poing. Les responsables écclésiastiques avaient déjà écarté tout recours à la police ou à la préfecture pour évacuer les occupants.

« On les connaît bien, ils nous connaissent. Ca se fait dans le dialogue, avec la Coordination, d’autant plus que nous soutenons leur mouvement depuis longtemps », avait expliqué le curé Jannin, alors que le vicaire de la paroisse de l’Estrée, Thierry Geisler, « trouve leur démarche normale sur le fond ».

Leur presse – Nouvel Obs.com (AFP), 09/01/2013 à 22h21

[Saint-Denis] Manifestation contre le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine : le 12 décembre 2012 à 19h00

mercredi 12 décembre 2012 à 19h Manifestation contre le Forum Européen pour la Sécurité Urbaine

Elu.e.s et expert.e.s du monde entier se réunissent pour partager les expériences et les innovations en matière de sécurité et de contrôle des populations sur les territoires. Manifestons pour s’opposer à l’idéologie sécuritaire, la stigmatisation et la destruction des quartiers, les crimes et les violences policières.

RV mercredi 12 décembre à 19h, devant la basilique de Saint-Denis (métro 13, Basilique de Saint-Denis).

« Du 12 au 14 décembre prochain se tiendra à Saint-Denis le Forum Européen sur la Sécurité Urbaine. Ce think tank d’institutions et de collectivités européennes sévit depuis 20 ans et regroupe élu.e.s et expert.e.s du monde entier pour partager les expériences et les innovations en matière de sécurité et de contrôle des populations sur les territoires, uniformisant ainsi les pratiques policières à l’échelle internationale.

Voici le lien pour vous faire une idée de leur pouvoir de nuisance : http://efus.eu/fr/

Cette année, ce sont les villes d’Aubervilliers et de Saint-Denis qui invitent ! Nous ne souhaitons pas leur laisser l’espace et la parole libres sans réagir. Nous appelons donc à une grande manifestation le mercredi 12 décembre, pour s’opposer à l’idéologie sécuritaire, la stigmatisation et la destruction des quartiers, les crimes et les violences policières. Point de rassemblement à 19h, devant la basilique de Saint-Denis (métro 13, Basilique de Saint-Denis). Toute joyeuseté sonore bienvenue! ».

Réseau RESISTONS ENSEMBLE

Reçu par mail, 30 novembre 2012

[Saint-Denis] L’Etat ne rendra pas justice, ne soyons pas complices ! Soirée en mémoire à Zyed et Bouna, tués par les flics il y a 7 ans

Le 27 octobre 2005, Bouna et Zyed meurent électrocutés alors qu’ils fuient un contrôle de police. Des émeutes embrasent Clichy-sous-Bois puis d’autres quartiers en France. L’État met en place un couvre-feu, des méthodes dignes d’un État colonial se multiplient sans que la majorité de la population extérieure à ces quartiers ne réagisse à la répression qui se déchaîne. Contre une population stigmatisée et humiliée quotidiennement. Les magistrats jugent plus sévèrement les « fauteurs de troubles » de ces quartiers plutôt que les auteurs de violences étatiques complices d’un système qui creuse les inégalités et dresse les individus les uns contre les autres.

Le jugement des policiers est continuellement reporté tandis que des jeunes sont incarcerés sans preuve….

Cinq ans plus tard, en octobre 2010, deux policiers étaient renvoyés par les juges d’instruction chargés de l’enquête devant le tribunal correctionnel pour «non assistance à personne en danger», mais le parquet de Bobigny fait appel. Suivant les réquisitions du parquet, qui estime que les deux policiers n’avaient pas eu connaissance de la réalité du danger, la Cour d’Appel de Paris a prononcé un non-lieu en avril 2011. La famille avait alors fait appel du non-lieu. L’examen du non-lieu devant un tribunal correctionnel de la région parisienne aura finalement lieu le 3 octobre 2012.

Il sera justement question, dans le débat de la Cour de Cassation, de l’égalité de traitement de la police envers les personnes. La question de la différence de traitement entre ceux qu’ils jugent comme suspects et envers qui ils sont menaçants et ceux à qui ils font peur, qui ne sont pas perçus comme une menace et qu’ils ne menacent jamais. Iront-ils jusqu’à admettre qu’ils ont le droit de risquer la vie ou de donner la mort aux personnes qu’ils jugent suspectes? La justice admettrait donc que la police jouit d’un permis de tuer certaines populations, celle de ces quartiers écrasés par la domination raciale et économique ?

Bouna et Zyed ne sont pas morts pour rien, comme ils n’ont pas été tués pour rien

Les morts impliquant la police sont loin d’être accidentelles. L’action de la police engendre des morts car ses fonctionnaires sont formés à la haine de ceux qu’on leur présente comme des sous-hommes, mais aussi car la police est nécessaire au maintien d’un ordre social violent et inégal.

Le souvenir de Bouna et Zyed, comme celui de toutes les autres victimes de la police, est gravé dans le corps et la tête de beaucoup d’entre nous. Ils tuent nos frères, ne les laissons pas enterrer leur mémoire. Notre devoir est de ne pas taire la souffrance engendrée par leurs agissements. De trouver des moyens de combattre leurs violences et surtout de ne pas laisser dans l’oubli ceux qu’ils aimeraient « morts pour rien ».

Cette année encore rendons hommage à Bouna et Zyed, à tous les autres tués par ou à cause de la police et aux frères enfermées pour rien ou pour une révolte légitime.

Réunissons nous le 27 octobre pour commémorer les révoltes de 2005, rendre hommage à Bouna et Zyed et à toutes les victimes de la police

Depuis plus de 2 ans le collectif « Vies Volées» se consacre à réunir les familles des personnes tuées par la police afin de se soutenir mutuellement. Il s’agit de recenser ensemble les victimes et de rétablir la vérité sur les meurtres commis par la police ainsi que de coordonner avec d’autres collectifs des actions tendant à donner de la visibilité au combat des familles pour la Vérité et la Justice.

RDV le 27 octobre au 6 b / 10 quai de seine 93200 Saint-Denis

Rejoignez-nous : Pour rendre hommage à votre façon ( vidéo, sons, graffs etc… ) /Afin de rompre l’isolement des familles victimes de la police /Afin de dénoncer l’impunité accordée par la Justice aux policiers auteurs de crimes /Pour la reconnaissance publique des crimes commis par la police et passés sous silence depuis des décennies / Pour rétablir la vérité sur ces « homicides volontaires en bande organisée par des personnes dépositaires de l’autorité publique »

Contactez-nous pour des hommages et des initiatives de soutien aux familles et aux victimes: [email protected]

Plus d’infoshttp://atouteslesvictimes.samizdat.net/

L’affiche de la soirée:

[Saint-Denis 97400] Un fast-food Quick attaqué et une station service pillée suite à une tentative d’expropriation de bouffe – Soirée du 4 octobre 2012

Vandalisme au Chaudron : le Quick et la station-service touchés

SAINT-DENIS

Hier soir, vers 19h30, une vingtaine de jeunes cagoulés ont débarqué au niveau du Quick du Chaudron avec l’intention de repartir les bras chargés de nourriture, sans forcément payer… Mais les employés présents ont heureusement eu le temps de tout fermer. Les malfrats ont quand même détérioré les vitres du Drive ainsi qu’un panneau d’affichage. « Ils semblaient avoir à peine quinze ans, témoigne Philippe Lariche, le patron du fast-food. Pour moi l’objectif, c’était pas voler, mais bien casser pour casser ! Je me demande si je ne vais pas fermer pour m’installer ailleurs… »

Le gérant du Quick songe à s’installer ailleurs

La bande cagoulée et gantée s’est ensuite dirigée vers la station-service Marni, basé le long du boulevard du Chaudron. Le commerce était encore ouvert. L’équipée est donc entrée sans difficulté et c’est tranquillement qu’ils se sont servis. « Ils ont pris des boissons, des bonbons, après nous avoir crié de ne pas bouger, raconte Seendra, la fille du gérant. Nous étions trois à la station. On allait fermer à 20h ». Les jeunes ont ensuite fait mine de repartir avant de revenir, mais les employés ont eu le temps cette fois de baisser les rideaux métalliques. Ces jeunes seraient partis du mail du Chaudron à en croire l’employé de la station-service Engen basé rue Roger Payet. Ils sont passés devant chez nous, vers 19h20, raconte un pompiste. Je pense qu’ils ne sont pas venus chez nous parce qu’on avait beaucoup de clients à ce moment-là. Si le préjudice est au final peu important, l’histoire fait en tout cas froid dans le dos. Une enquête a été ouverte par la police.

Leur presse – Clicanoo.re (H.A.), 05/10/2012 à 09h34