Archives du mot-clé solidarité avec les grévistes

[Québec] Une belle grève !

Une grève interminable pour une entreprise lavalloise

Mapei. Ce nom d’entreprise ne vous dit fort probablement rien. Pourtant, 110 employés de cette usine de produits adhésifs lavalloise sont en grève depuis maintenant 10 mois. Les négociations sont au point mort depuis le mois de décembre, puisque les deux parties ne s’entendent pas sur la question des hausses salariales.

Le président du syndicat des employés de Mapei, Éric Caron, est exaspéré: «Est-ce qu’on peut s’asseoir et trouver un terrain d’entente qui n’est pas exagéré pour pouvoir régler ce conflit là? Un moment donné, il faut que ça se règle». En grève depuis le 4 mai 2012, il accuse son employeur d’être de mauvaise foi dans les négociations, et même, d’avoir utilisé des briseurs de grève.

La directrice des ressources humaines du Canada pour Mapei, Lysianne Bruneau, réfute ses allégations. Elle estime que l’entreprise a présenté des offres convenables lors des négociations et accuse le syndicat de ne pas vouloir montrer l’offre aux employés: «On veut qu’un vote se tienne sur nos propositions pour que les employés se prononcent».

Le syndicat demande des hausses salariales de 3% par année pendant trois ans. Dans l’impasse, les deux parties se retrouvent maintenant devant la Commission des relations de travail pour régler certains litiges, ce qui ne garantie en rien le règlement du conflit.

Leur presse – La Presse Canadienne (Jasmin Lavoie), 06/03/213 à 19h35

[Journal] Sortie de L’Epine Noire n° III (février 2013) : « le spectre du chômage justifie une volonté délibérée de flicage »

En ce début d’année 2013, François Hollande, le président de la République, a ouvert plusieurs fronts.

Tout d’abord, il y a le front intérieur, celui de la « bataille pour l’emploi ». Or, il s’ avère que le pouvoir socialo-écologiste a une nouvelle fois démontré qu’il ne pouvait pas tenir une de ses promesses électorales, enrayer la montée du chômage pour des milliers de travailleurs. Les sidérurgistes d’Arcelor-Mittal, les ouvriers de l’automobile comme ceux de PSA à Aulnay-sous-Bois, ceux de Goodyear d’Amiens-Nord ou ceux de Pétroplus ne se font guère d’illusions : ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes, les dynamiques de luttes convergentes qui se nouent et les échos certains au sein de la société. Le ministre de la Police, à savoir Manuel Valls, ne s’y trompe pas lorsqu’il se dit inquiet des risques d’« implosions ou explosions sociales », affirme qu’« on ne peut pas casser l’outil de travail » et qu’il arbore des dispositifs policiers autour des usines occupées.

Comme le rappe le groupe La Rumeur :

« […] le spectre du chômage justifie une volonté délibérée de flicage ».

Parallèlement, il y a tout un battage médiatique (favorisé par une étrange lenteur à légiférer, même si le projet vient d’être adopté par l’Assemblée) sur la question de l’élargissement du mariage aux couples homosexuels, qui met en lumière la volonté du gouvernement de masquer les luttes en cours par un sujet, certes, sérieux en matière d’« égalité formelle des droits » mais très réformiste au regard de l’histoire des mouvements gays et lesbiens. Cela a eu pour effet de redonner du crédit aux politiques en caricaturant la dualité, rassurante, des camps politiques au Parlement comme dans la rue, gauche/droite, conservatisme/modernité, régression/progrès, croyant/athée, etc.

Puis il y a un second front, extérieur celui-là, ouvert un certain 11 janvier au nord du Mali (ou « Sahélistan »), et qui prouve une fois encore que la gauche de gouvernement souhaitait montrer aux États-Unis que la Fraaaance (!) ne peut se contenter d’être un gendarme régional en continuant d’assumer son impérialisme et son néocolonialisme en Afrique, mais qu’elle est une grande puissance. C’est comme donner un avertissement pour faire peur à tous les gens qui luttent partout, en particulier aux mouvements révolutionnaires de Tunisie et d’Égypte.

C’est ce même pouvoir qui travaille ici, dans la ville « bonhomme », où les laborantins changent de tête. À la préfecture : Élisabeth Borne. Une ancienne jospinette aux manettes dans la région, spécialiste des dossiers de grands projets d’aménagement capitaliste du territoire. Vous voyez le dièse? Cœur d’Agglo, LGV Tours-Bordeaux, LGV Poitiers-Limoges, etc. Ne vous en faites pas, quand il faudra empêcher toute manifestation hostile au contrôle social, elle en sera.

Pendant ce temps-là, des travailleurs se mettent en grève, se battent, luttent comme ils peuvent soit pour sauver leur emploi, soit pour avoir des augmentations de salaire, ou bien encore pour réclamer des indemnités de licenciement comme le font les ex-ouvrières de l’usine saint-savinoise d’Aubade. Ces réactions de travailleurs (ou pas), qu’elles soient plus ou moins populaires, nous font plaisir, même si elles n’annoncent, bien évidemment, pas la fin imminente du rapport social capitaliste ; ce sont sans doute des voies qui aiguisent les lames de la critique, et comme le dit le vieil adage : « Qui ne tente rien n’a rien ».

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Le blog de l’Epine Noire

Contact: epinenoire (at) riseup (point) net

[Belgique] Les métallos d’Arcelor Mittal affrontent la police à Namur – 29 janvier 2013

Les autorités accueillent les métallos à coups d’autopompes

Tel que décidé hier en Assemblée Générale des travailleurs, une manifestation devait se dérouler aujourd’hui à Namur jusqu’au siège du Parlement wallon dans le cadre des actions opposées à la fermeture de la sidérurgie liégeoise. Plusieurs milliers de manifestants – des métallos très essentiellement, accompagnés de cheminots, d’étudiants,… – étaient présents, et ont dû faire face à une répression policière totalement injustifiée.

 Un photo-reportage de cette manif

Source: Indymedia Bruxelles, 29 janvier 2013

Manifestants et policiers s’affrontent violemment à Namur

Des affrontements, plus violents que vendredi dernier à Bruxelles, ont eu lieu mardi en fin de matinée entre les policiers et des manifestants d’ArcelorMittal, à une centaine de mètres de l’Elysette, à Jambes. Selon la police, 1.200 personnes, au maximum, ont participé à la manifestation. Les travailleurs sont remontés dans les cars et ont quitté la capitale wallonne peu avant 14h00.

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Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le périmètre de sécurité placé autour de l’Elysette.

Vitres brisées et policiers blessés

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Les manifestants ont répliqué en lançant de nombreux pavés en direction des forces de l’ordre, qui ont également été contraintes de recourir à deux auto-pompes pour maintenir les travailleurs à distance. Des métallos ont ensuite essayé, sans succès, de forcer le barrage établi.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants, ainsi que des policiers, ont été légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés. Les travailleurs d’ArcelorMittal ont ensuite été refoulés, à grands coups d’auto-pompe, par les forces de l’ordre qui ont demandé des renforts.

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« Quelques minutes de courage »

Les manifestants demandaient aux mandataires wallons « quelques minutes de courage politique pour interdire à d’autres terroristes industriels d’agir de la sorte », pouvait-on lire sur des calicots.

La rencontre entre la délégation syndicale et le ministre-président wallon Rudy Demotte ainsi que les ministres Marcourt, Antoine et Nollet, est également terminée.

Les travailleurs entendent « maintenir une pression maximum sur le monde politique afin de sauver la sidérurgie liégeoise », après que Mittal eut annoncé, jeudi dernier, son intention de ne maintenir dans le bassin liégeois que 5 lignes à froid sur 12, une décision qui devrait coûter quelque 1.300 emplois.

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Leur presse – 7sur7.be (Annabel Claix avec belga.be), 29/01/2013 à 12h16

Quelques vidéos des affrontements:

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Sg57S_KBE5A]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=SA2ogX9FDfc]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=xcWQLYz3Zd0]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=6lLNnrTEmz8]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=260iHU3w4to]

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=5Fw-9OD2PPg]

[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

[vimeo http://vimeo.com/58377987]

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

[vimeo http://vimeo.com/58396849]

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

[vimeo http://vimeo.com/58289127]

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

[Ouvriers de PSA Aulnay en lutte] Les jaunes travaillent, les chaînes de production toujours bloquées – 28 & 29 janvier 2013

PSA : Aulnay de nouveau bloquée par la grève

L’usine Peugeot Citroën d’Aulnay, à l’arrêt depuis dix jours et à peine rouverte sous surveillance, est déjà bloquée par les grévistes.

Les grévistes de l'usine PSA d'Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Les grévistes de l’usine PSA d’Aulnay ne démobilisent pas et ont même arrêté la production ce matin alors que la chaîne avait redémarré.

Alors que 200 cadres sont venus en renfort pour la réouverture de l’usine d’Aulnay ce matin lundi, la chaîne de production a été rapidement bloquée par les grévistes. La direction annonce 180 grévistes, contre 400 selon la CGT, sur les 2 800 salariés de cette usine qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un plan de restructuration prévoyant la suppression de 8 000 emplois auxquels s’ajouteront 1 500 départs naturels non remplacés. La grève avait déjà paralysé l’usine du 16 au 18 janvier. Elle a ensuite été fermée toute la semaine dernière, sur décision de la direction en raison d’une avarie électrique, mais surtout parce que les « conditions de sécurité » n’étaient « pas remplies ».

Au moment de la reprise du travail, les grévistes – en habits de ville – se sont rassemblés dans l’atelier montage derrière une banderole clamant « Non à la fermeture de PSA Aulnay ! » Un cordon de sécurité les séparait d’une vingtaine de cadres extérieurs déployés en « observateurs » par la direction. Ils ont ensuite voté d’un seul homme la grève. Sur les lignes, par petites grappes, des salariés, majoritairement intérimaires, attendaient que la ligne fabriquant laCitroën C3 se mette en marche, en vain.

« Il y a énormément d’absentéisme. Dans le seul atelier du montage, il y a entre 110 et 130 absents contre 50 un jour habituel, ce qui explique pourquoi on a du mal à tourner », a fait valoir une porte-parole de la direction. « Il y a des salariés qui n’ont pas eu envie de venir. Ils ont choisi cette solution pour ne pas casser la grève », a pour sa part jugé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT, qui avait appelé à la grève le 16 janvier, dénonçant « les pressions de la direction » qui a renforcé la présence de vigiles à l’entrée de l’usine et appelé « plus de 200 cadres » d’autres sites en renfort. La direction avait promis, dans une lettre envoyée aux salariés, de les « protéger » quand ils reprendraient le travail ce lundi matin après 10 jours d’arrêt. Auparavant, elle avait dénoncé des « dégradations » de la part des grévistes et des « intimidations » sur des non-grévistes.

Noyau dur

Les cadres arrivés en renfort devaient « faire respecter le droit de grève et faire en sorte que la liberté du travail soit respectée » afin de « rassurer » les salariés et que « chacun puisse se comporter librement », a résumé le directeur du site, Laurent Vergely. « Parmi les grévistes, il y a un noyau dur qui a tendance à jouer avec les limites du droit », a-t-il affirmé. « On veut nous faire passer pour des casseurs, des terroristes, vous trouvez ça normal ? » s’est ensuite indigné l’un d’eux auprès de l’AFP.

Alors que ces équipes d’encadrement supplémentaires gagnaient leur atelier vers 6 heures, ils se sont fait siffler, huer et interpeller par des grévistes qui distribuaient des tracts aux portillons d’entrée dans l’usine, gardés par de nombreux vigiles. « Vous êtes en train de casser la grève, vous n’avez pas honte de ce que vous faites ! » leur a crié un gréviste. « Mercenaires ! » Les grévistes ont fait le tour de l’atelier pour convaincre les non-grévistes de rejoindre le mouvement, tandis que des clameurs et des battements de tambour résonnaient.

« C’est nous qui fabriquons la voiture la plus vendue dans le groupe (la C3, NDLR) et après tu nous dis elle coule ta boîte, eh bien, qu’elle coule ! » a argumenté un gréviste auprès d’un cadre venu en renfort de Poissy (Yvelines). « Viens, camarade, tu es l’un des seuls embauchés à ne pas faire grève. Fais comme nous, on va au vestiaire enlever ton bleu de travail », a dit une gréviste à un salarié, qui croisait les bras, secouant la tête en signe de refus.

 Leur presse – LePoint.fr (AFP), 28/01/2013 à 10h19

Lundi 28 janvier, malgré les vigiles, les provocations, et des centaines de cadres venus d’autres sites, la grève a repris à PSA Aulnay, et la production a été paralysée toute la journée.

[vimeo http://vimeo.com/58377987]

Ci-dessous une vidéo de l’AFP sur la reprise de la grève lors de l’assemblée générale qui a eu lieu lundi matin:

[vimeo http://vimeo.com/58396849]

Action des ouvriers en grève à la gare du nord (25/01/2013):

[vimeo http://vimeo.com/58289127]

Source: CGT PSA Aulnay

PSA : l’usine d’Aulnay toujours en grève

Le mouvement de grève se poursuit ce mardi à l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, alors qu’une réunion de négociations a débuté à 8h30 à Paris, au siège du constructeur automobile. 

La production est à l’arrêt complet selon les syndicats CGT et Sud (dans le mouvement avec la CFDT locale). Les grévistes vont manifester en fin de matinée devant le siège du constructeur, avenue de la Grande Armée à Paris. C’est là que se tient une séance de négociations autour des mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit 8000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay).

Plusieurs centaines d’entre eux ont ensuite rejoint des manifestants du magasin Virgin et de Sanofi sur les Champs-Elysées. Pierre Laurent, numéro un du PCF, Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Olivier Besancenot (NPA) sont venus apporter leur soutien.

Les salariés grévistes devaient ensuite se rassembler devant le ministère du Travail, avec les salariés d’autres entreprises comme Goodyear (dont l’usine d’Amiens est elle aussi sous la menace de suppressions de postes).

Leur presse – Le Parisien.fr (GWENAEL BOURDON), 29/01/2013 à 15h03

[Belgique] Les travailleurs d’ArcelorMittal tentent de péter le barrage dressé autour de la résidence du premier ministre et affrontent la police – Bruxelles, 25 janvier 2013

Jets de pavés sur les forces de l’ordre, la petite ceinture rouverte

La situation devenait de plus en plus tendue vendredi midi à Bruxelles près du Lambermont, où travailleurs d’ArcelorMittal et policiers se font face autour d’un barrage dressé afin d’empêcher l’accès à la résidence du Premier ministre. Les manifestants jettent des pavés en direction des forces de l’ordre, qui font usage de spray au poivre et d’autopompes.

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La police a dressé un barrage afin d’empêcher l’accès des manifestants à la résidence du Premier ministre et manifestants et policiers se font face dans une ambiance plus que tendue. Les manifestants viennent de déserter la petite ceinture, bloquée pendant une dizaine de minutes à hauteur de la rue Belliard.

Plusieurs manifestants ont tenté de franchir le barrage, sans succès, et peu avant midi la situation dégénérait quelque peu, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre. Les deux autopompes de la police ont été actionnées.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale », a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles », a-t-il insisté.

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Leur presse – 7sur7.be (belga.be), 25/01/2013 à 12h13

Bruxelles: des travailleurs d’ArcelorMittal se heurtent à la police

Environ 500 travailleurs et représentants syndicaux d’ArcelorMittal se sont rendus ce vendredi à Bruxelles afin de mettre la pression sur le gouvernement fédéral qui tient une réunion de crise avec des représentants du gouvernement wallon. Les manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre.

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Entre 400 et 500 travailleurs d’ArcelorMittal se sont rendus à Bruxelles à bord de sept cars et de plusieurs voitures. Rue de la Loi, à proximité de la résidence du Premier ministre où se tient une réunion de crise, certains manifestants ont tenté de franchir les barrages mis en place par les forces de l’ordre. Les policiers ont répliqué avec les autopompes. Les manifestants ont extrait des pavés et la situation a commencé à dégénérer, avec des jets de boules de neige, de pétards, de pavés et de bouteilles en direction des forces de l’ordre, qui ont fait usage de spray au poivre.

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Une réunion est prévue à 12h30 entre les représentants syndicaux et les gouvernements fédéral et wallon. « On veut le maintien de l’ensemble de l’activité sidérurgique à Liège, le chaud et le froid, sinon ce sera une catastrophe sociale« , a indiqué David Camerini, président de la délégation CSC. « Nous voulons des actes concrets, et plus des paroles« , a-t-il insisté.

Au lendemain de l’annonce par la direction d’ArcelorMittal de fermer la moitié de la phase à froid à Liège, l’heure est à la mobilisation. Dès jeudi, les syndicats ont mis sur pied un plan d’action. Ils n’acceptent pas la fermeture de sept lignes à froid sur douze et la perte de 1300 emplois. Des assemblées générales sont prévues lundi. Jusque là, tous les sites de production à Liège sont en grève.

Les autorités se réunissent

Elio Di Rupo, les principaux ministres du gouvernement fédéral, et plusieurs ministres du gouvernement wallon se sont retrouvé peu après 11 heures avec comme objectif de coordonner leur politique et examiner les possibilités d’action.

Plusieurs options sont sur la table : nationaliser le site, comme le demandent les syndicats ;  renoncer à la sidérurgie et investir dans d’autres domaines d’avenir ; ou trouver un repreneur privé, et s’il le faut l’aider à relancer les sites abandonnés par Mittal. C’est là le scénario envisagé par le gouvernement wallon. Mais il y a un problème de taille à cette option : le géant de l’acier a, jusqu’ici, toujours refusé de vendre les outils qu’il ferme.

« Notre devoir, c’est d’être à la manœuvre pour limiter au maximum la casse« , a déclaré le ministre-président wallon Rudy Demotte à son arrivée au Lambermont. « Nous sommes prêts à tout envisager dans la mesure de nos moyens et en tout cas à accompagner un plan industriel« , a-t-il ajouté.

« La piste privilégiée, c’est effectivement celle d’un repreneur disposant d’un plan industriel« , a de son côté répété le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt. Selon ce dernier, des contacts informels ont déjà eu lieu et ils vont se multiplier dans les jours et les semaines à venir. « Nous nous donnons 2 mois pour trouver un partenaire, car cela ne sert à rien de faire traîner la situation« , a-t-il poursuivi.

« Nous allons devoir être très fermes« , a pour sa part affirmé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders en qualifiant Lakshmi Mittal d »homme qui ne tient pas sa parole« .

Pour la FGTB, il faut « réquisitionner » les usines fermées

Pour le secrétaire général de la FGTB wallonne, par contre, ce n’est pas un obstacle. Thierry Bodson incite même le gouvernement régional à « réquisitionner » les usines fermées : « En France, il y a eu encore très récemment un département qui a réquisitionné une entreprise que le propriétaire voulait fermer. Ils ont réquisitionné l’entreprise pendant seulement 3-4 heures, le temps de pouvoir la revendre à un acquéreur qui s’était manifesté et aujourd’hui, l’activité a repris. Cela signifie qu’au niveau même des règles européennes, il est apparemment possible de pouvoir envisager ce genre de chose. Bien entendu, si demain il y a un repreneur privé sérieux et autre qui se présente, il faut voir soit si le public vend l’entièreté de ses participations soit une partie de ses participations au privé qui se présenterait. Mais le portage public doit permettre surtout, durant une période qui peut être de plusieurs mois, de garantir l’activité et de faire en sorte qu’il y ait une attractivité pour les repreneurs potentiels ».

En attendant, le décompte est funeste dans le bassin sidérurgique liégeois : 800 emplois supprimés dans le chaud, et à présent 1300 dans le froid et sans doute plus de 6000 emplois indirects menacés.

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Leur presse – RTBF, 25/01/2013 à 12h57

[PSA Aulnay] Grève et sabotage – 22 janvier 2013

PSA : la CGT accusée de «sabotage» à Aulnay-sous-Bois

Le site est à l’arrêt depuis la semaine dernière. La CGT avait appelé à la grève de mercredi à vendredi. Depuis, l’usine est restée fermée en raison d’avaries matérielles. La direction dénonce des actes de «sabotage».

L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, touchée par une grève depuis la semaine dernière à l’appel de la CGT, restera fermée ce mardi. En cause: une décision de la direction qui dit avoir découvert un «nouveau sabotage» empêchant la reprise de la production. L’usine, paralysée de mercredi à vendredi dernier par une grève, était déjà restée portes closes lundi en raison d’une avarie électrique d’origine indéterminée à l’atelier peinture qui nécessitait un changement de pièce, selon la direction.

«La pièce a été reçue et est en cours de montage mais, lors des tests de redémarrage qui ont eu lieu hier après-midi et ce matin, un nouveau sabotage a été découvert au ferrage: trois câbles ont été sectionnés dans une armoire électrique, ce qui empêche la reprise de l’activité cet après-midi», a indiqué la direction à l’AFP, produisant une photo à l’appui.

Des accusations que dément le syndicat. «L’usine nous est interdite depuis vendredi après-midi. Cela fait quatre jours que nous n’y sommes pas allés. La direction parle de sabotage et de dégradations, les salariés ne peuvent en être responsables», a rétorqué le délégué CGT, Jean-Pierre Mercier. «C’est de la propagande pour salir les grévistes, des mensonges et des calomnies, des accusations que je démens formellement», a-t-il ajouté, jugeant qu’il s’agissait en réalité d’un «lock-out» pour «désorganiser la grève».

Les grévistes feraient «régner la terreur»

Le directeur industriel de PSA Peugeot-Citroën, Denis Martin, avait dénoncé les «méthodes totalement inacceptables» de certains grévistes de l’usine, qui sont responsables, selon lui, «de nombreuses dégradations» dans les locaux et font «régner la terreur». «Il y a beaucoup de pression (…) jusqu’à des menaces de mort» contre les non-grévistes, avait-il indiqué, dénonçant «des manières de casseurs» et affirmant qu’ils sont «loin de représenter une majorité» des 3000 salariés de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.

Les dégradations constatées en des points isolés du site ne sont pas jugées catastrophiques. Lundi, les services de maintenance devaient encore intervenir pour préparer le site à la reprise de la production.

Les dégradations constatées en des points isolés du site ne sont pas jugées catastrophiques. Lundi, les services de maintenance devaient encore intervenir pour préparer le site à la reprise de la production.

Selon la direction, le nombre de grévistes oscille entre 150 et 220, alors que la CGT avait compté 500 à 600 grévistes mercredi. Les grévistes comptaient organiser mardi dans la matinée une opération de collage d’affiches chez des concessionnaires Peugeot et Citroën de Sevran, toujours en Seine-Saint-Denis.

Dans l'atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

Dans l’atelier du ferrage, des graffitis ont été peints. Un trait habituel des grèves.

A l'atelier de logistique, le chahut de certains grévistes a créé un semblant de chaos.

A l’atelier de logistique, le chahut de certains grévistes a créé un semblant de chaos.

Leur presse – Le Figaro (AFP) & LeMonde.fr (photos), 22/01/2013

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[Lutte à l’usine de PSA d’Aulnay] Les ouvriers investissent le site PSA de St-Ouen «Il y a une pression très forte dans les ateliers de la part des salariés grévistes», de nombreux actes d’incivilité»

PSA: «La grève continuera tant que nos forces nous porteront»

AUTOMOBILE – Près de 170 salariés ont pénétré ce vendredi matin dans l’enceinte du site du groupe à Saint-Ouen…

Des salariés de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois lors d'une action le 18 janvier 2013 dans une usine du groupe à Saint-Ouen THOMAS SAMSON AFP.COM

Des salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois lors d’une action le 18 janvier 2013 dans une usine du groupe à Saint-Ouen THOMAS SAMSON AFP.COM

Ils ne lâcheront rien. Pour protester contre la fermeture de leur usine, près de 170 salariés PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en grève depuis mercredi, ont pénétré ce vendredi matin dans un autre site du groupe à Saint-Ouen, au cri d’«Aulnay, Saint-Ouen, même combat!»

Démonstration de force

Ils ont quitté le site peu avant 12h escortés par les forces de l’ordre. Avant de remonter dans leurs cars, une brève altercation a éclaté entre des policiers et une demi-douzaine de manifestants, qui reprochaient à un policier en civil de les filmer.

«L’objectif de cette manifestation, c’est de faire une démonstration de force et de nous adresser à nos camarades de Saint-Ouen pour discuter des attaques que le groupe subit aujourd’hui», a expliqué Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du site d’Aulnay, dont le syndicat est à l’origine de cette action avec le syndicat Sud. «Les gars de Saint-Ouen savent que leur usine [qui comporte des ateliers de ferrage et d’emboutissage] peut fermer du jour au lendemain», a-t-il ajouté.

«Vous ce sera après!»

«Toutes ces choses vont vous arriver dans la gueule, comme ça nous arrive à nous! Nous c’est maintenant, vous ce sera après!» leur a lancé Salah Keltoumi, responsable syndical CGT. Selon un ouvrier de Saint-Ouen, «une trentaine» d’employés ont rejoint les manifestants d’Aulnay dans l’usine, sur les 300 présents à ce moment-là sur le site, qui emploie environ 700 personnes. «On aimerait bien que les gens de chez nous suivent. Ils sont solidaires, mais ils ne veulent pas se mouiller», a expliqué cet ouvrier, qui souhaite rester anonyme.

L’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014, est touchée depuis mercredi par un mouvement de grève, qui se poursuivait vendredi, paralysant la production, selon les syndicats et la direction du site.

«De nombreux actes d’incivilité»

«Il y a une pression très forte dans les ateliers de la part des salariés grévistes», «de nombreux actes d’incivilité», a assuré à une porte-parole de la direction, qui n’était pas en mesure de communiquer le nombre de grévistes. «La grève continuera tant que nos forces nous porteront, c’est-à-dire le plus loin possible», a commenté de son côté Jean-Pierre Mercier Mercier.

Et ce malgré l’annonce par PSA jeudi de mesures d’accompagnement financier de son plan de restructuration sur le site, ainsi que sur celui de Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondant à au moins deux ans de salaire pour les salariés concernés soit en moyenne entre 60.000 euros pour un ouvrier ayant vingt ans d’ancienneté et 45.000 euros en moyenne pour un opérateur. Ces salariés bénéficieront, en outre, d’aides pour retrouver un emploi. Sur les 3.000 salariés d’Aulnay, les 1.300 qui bénéficieront d’une mobilité interne vers le site de Poissy (Yvelines) toucheront une prime de mobilité de 40.000 euros.

Selon Denis Martin, le directeur industriel du groupe, la réindustrialisation du site d’Aulnay, qui doit fermer en 2014 est très avancée, avec 700 offres fermes d’emploi. Au total, 1.250 propositions d’emplois ont été identifiées à Aulnay, d’après ses calculs. A Rennes, sur les 1.400 postes supprimés, soit le quart des effectifs, une centaine d’offres d’emploi ont été recensées pour l’instant.

 Leur presse – 20 Minutes.fr (M.B. avec AFP), 18/01/2013 à 17h01

[Ouvriers de PSA en lutte] Contre les 11000 suppressions de postes, la destruction plutôt que la négociation – Poissy, 12 décembre 2012

En colère, des salariés de PSA manifestent sur le site de Poissy

 PSA – Les 1 500 suppressions de postes annoncées mardi leur restent en travers de la gorge. Des salariés de PSA Peugeot-Citroën ont pénétré, mercredi 12 décembre, dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines), renversant « pots de fleurs et tableaux d’affichage ». Selon un salarié de PSA sous couvert de l’anonymat, des manifestants ont « détruit des ordinateurs et des tableaux », et « tout broyé sur leur passage ».

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Au total, entre « 300 à 400 personnes » travaillant pour PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se sont rendus devant le site de Poissy en milieu de journée. Ils ont fait brûler des pneus, rapportent des délégués CGT, syndicat qui appelait à la mobilisation.

« C’est un mouvement de colère des salariés », a déclaré Philippe Julien, de la CGT Aulnay. « La réelle casse, c’est celle de l’emploi : après 8 000 suppressions de postes, la direction en rajoute 1 500″, a renchéri Jacques Salfati, délégué CGT.

Une réunion sur le plan social reportée

« La direction et les cinq autres organisations syndicales dénoncent ces agissements qui sont le fait d’une minorité non représentative de l’ensemble des salariés », a immédiatement réagi un porte-parole de PSA.

Une réunion de négociation sur le plan social, prévue mercredi à 13 heures sur le site de Poissy, a été suspendue et reportée au 20 décembre, « le dialogue social ne pouvant se tenir sous la contrainte ».

Leur presse -Francetv info avec AFP, 12/12/2012 à 17h29

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Des salariés de PSA manifestent à Poissy

Plusieurs dizaines de salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi 12 décembre dans des bâtiments administratifs du constructeur à Poissy (Yvelines) et causé des dégâts matériels, au lendemain de l’annonce d’une réduction d’effectifs supplémentaire au sein du groupe d’ici à 2014.

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Les incidents se sont produits à la mi-journée en marge d’un rassemblement organisé par la CGT à l’occasion des négociations sur le plan social lancé en juillet par PSA. La réunion a du coup été annulée et reportée au 20 décembre.

« La colère légitime des salariés s’est exprimée », a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT du site d’Aulnay-sous-Bois. « La casse, c’est une direction qui continue de mentir devant les syndicats, le gouvernement, la France entière, qui refuse de négocier sérieusement et qui continue d’organiser des réunions qui ne mènent à rien. » Selon la direction, une minorité de salariés ont forcé les portes du site et provoqué des dégradations dans les locaux.

« QUE LE DIALOGUE SE POURSUIVE »

« La direction dénonce ces agissements qui sont le fait d’une minorité non représentative de l’ensemble des salariés, le dialogue social est en place et dans ce contexte nous ne pouvons accepter ces casses, ces agissements, ces voies de fait, qui sont tout a fait répréhensibles » a déclaré Denis Martin, directeur industriel de PSA, sur i-TELE. Il a ajouté que le groupe avait l’intention de porterplainte.

Interrogé sur le sujet, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a prôné le dialogue social. « Il faut surtout que le dialogue au sein de l’entreprise, la négociation qui avait commencé puisse se poursuivre, c’est l’intérêt de tous », a dit le premier ministre sur BFMTV en marge d’un déplacement à Casablanca, au Maroc. « Il est important que les partenaires sociaux au sein du groupe, au sein de l’entreprise, puissent faire leur travail jusqu’au bout. »

PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi soir aux syndicats que l’effectif du groupe en France pourrait être réduit d’ici à la mi-2014 de 1 500 emplois supplémentaires, estimation maximale des départs en retraite ou démissions non remplacés au sein du groupe. Ce total viendrait s’ajouter aux 8 000 suppressions de poste du plan social, que les syndicats ont refusé mardi d’entériner.

Leur presse – Le Monde.fr (avec Reuters), 13/12/01 à 07h37

[Doubs] Les salarié.e.s de la CAF en lutte contre la direction

Grève à la Caisse d’Allocations Familiales du Doubs

La CAF du Doubs reçoit sur rendez-vous. Exclusivement, à partir de janvier 2013. Les employés de Besançon et de Montbéliard refusent cette règle. Ils sont en grève.

Offrir un meilleur service aux allocataires. C’est l’objectif avancé par la Caisse d’allocations familliales du Doubs. Le moyen choisi : un passage obligatoire par internet pour prendre rendez-vous avec un technicien conseil.

Pour les syndicats SUD, CGT et CFDT, il s’agit d’une dégradation de la qualité du service. Ils appellent donc à la grève. Parmi les revendications : pas d’obligation de prise de rendez-vous, le maintien du service courrier, le refus des heures supplémentaires obligatoires du dimanche et l’embauche de salariés précaires. 

Leur presse régionale – Fr3 Franche-Comté (Raoul Advocat), 03/12/2012