Archives du mot-clé solidarité avec les sans-papiers

[Berlin] La lutte des réfugiés de l’école Gerhart-Hauptmann reprend suite à une nouvelle menace d’expulsion

Mise-à-jour 30/10/2014:,  

L’expulsion prévue ce vendredi 31/10/2014 a été annulée, les autorités préférant pousser les réfugiés à accepter la solution de relogement qui leur ont proposé (et ce, juste après les avoir bernés une énième fois et annoncé leur expulsion dans la presse…). La mairie mise sur le fait de négocier la paix sociale. Car une expulsion signifierait beaucoup d’agitation dans la ville (et la mairie de Kreuzberg n’a pas oublié les attaques et sabotages qui avait riposté à l’occupation policière du quartier et à la tentative d’expulsion du squat durant l’été dernier. Il semblerait donc que les appels à la résistance et la volonté des 45 occupants restants de rester unis, solidaires et de résister physiquement en cas d’expulsion ait fait reculer les politiques locaux.

D’autres infos à suivre

ohlaustay***********************************************************************

Ce jeudi 30 octobre 2014, un article d’Indymedia Linksunten évoque la volonté des autorités locales de Berlin d’expulser les migrants de l’école occupée Gerhart-Hauptmann située Ohlauer Strasse. Les flics ont annoncé ce même jour d’ériger une « zone à risque » autour de l’école à partir de 6h du matin. L’expulsion serait prévue pour le vendredi 31 octobre 2014.

La veille, de nombreuses forces policières ont pris d’assaut le quartier de Kreuzberg en vue de l’expulsion.

Sans surprise, le dialogue avec le pouvoir initié par une partie des occupants ayant échoué  – en l’occurrence un accord signé il y a plusieurs mois pour un relogement des demandeurs d’asile dans certaines conditions (rester ensemble par exemple) qui a été rompu récemment – a pu une nouvelle fois montrer à tous qu’il n’y rien à demander à l’Etat et ses représentants. En échange (donc en guise de foutage de gueule), la municipalité leur a proposé un bon d’hébergement d’un mois en auberge de jeunesse).

Des appels à actions décentralisées, à se tenir informer et se rendre sur place pour enrayer l’expulsion ont été lancés.

Sans attendre, on apprend que le bureau des verts du quartier de Treptow a été attaqué dans la nuit du 28 au 29 octobre 2014. Le communiqué explique ses bris de vitres par rapport aux décisions des gouvernants locaux (et en l’occurrence de la maire de Kreuzberg, Monika Hermann, du parti des verts) d’expulser les 45 réfugiés qui occupent l’école de la rue Ohlauer à l’Oranienplatz et ceux du Görlitzer Park. Quelques extraits:

« Ceci est un avertissement aux gouvernants et leurs partis de garder leurs mains loin de l’école.

Chaque expulsion a son coût ! Faisons-le grimper !

Allons devant l’école et montrons-nous solidaires ! […]

Pour une vie auto-déterminée !

Vous ne pouvez pas expulser un mouvement ! »

Dans la nuit de mercredi à jeudi 30 octobre, 160 réfugiés et solidaires ont manifesté, exprimant leur détermination à rester dans cette école, et donc à appeler à la résistance pendant l’expulsion. Un concert de soutien aux réfugiés a clôturé la soirée.

Voir toutes les infos sur la lutte des réfugiés de la rue Ohlauer et actions solidaires durant l’été 2014 à Berlin et partout à travers le pays.

[Grèce] Les fascistes ont des noms et des adresses (14-24 octobre 2014)

Athènes : attaque incendiaire contre un commerce fasciste

Au petit matin du 24 octobre 2014, nous avons attaqué le bar “Bristol”, situé rue Davaki à Ambelokipi, avec un engin incendiaire. Cette entreprise appartient à Christos Zervas, un membre de l’aube dorée connu et candidat aux dernières élections municipales, en plus d’être un lieu fréquenté par les députés de l’aube dorée et autre racaille fasciste.

Nous dédions cette action à la mémoire de Pavlos Fyssas, Shehzad Luqman et les innombrables migrants qui ont été victimes de violence de l’Etat qui se manifeste aux frontières maritimes et terrestres.

Nous continuons la lutte antifasciste dans les rues et les places, et n’attendez rien de “l’anti-fascisme” étatique et ses partisans; au contraire, ils sont nos ennemis.

Nous n’oublions pas les personnes en captivité et poursuivies de la lutte. Les arrestations préventives, les persécutions et les tortures ne resteront pas sans réponse.

bristol-cafe-e1414407939746

********************************************************************

Athènes : médecin nazi défoncé à Neos Kosmos

Dans la matinée du 23 octobre 2014, les camarades ont rendu une visite au cabinet médical du nazi Athena Mataraga, située au 16, rue Kasomouli à Neos Kosmos. Mataraga, un membre actif de l’aube dorée, était également un candidat figurant sur le scrutin de l’organisation nazie au cours des dernières élections de l’Association médicale d’Athènes.

Ce qui a été renvoyé au collègue du Dr Mengele était un petit pourcentage de la violence que les salauds de sa bande exercent sur les migrants, les travailleurs et les combattants.

Les vers seront extraits un par un de leurs trous. Rien ne restera sans réponse.

Antifascisme militant dans chaque quartier

mataraga-beaten-e1414408433458

************************************************************************

Athènes : fasciste fracassé à Exarchia

Lundi après-midi 20 octobre 2014, un fasciste a été repéré et fracassé dans le secteur d’Exarchia. La crapule molle qui se fait appeler Ioannis Kaptsis (originaire de l’île de Syros) portait un tee-shirt ‘Pit Bull Hellas’ avec un sac. Les reçus des achats de la zone d’Exarchia (c’est probablement un résident) ont été trouvés sur lui, ainsi que des contacts avec d’infâmes fascistes (Lagos, par exemple) et d’autres saloperies à l’esprit similaire (par exemple Giorgios Dorée, Maria Dorée) dans son téléphone portable.

Ni à Exarchia ni nulle part. Ecrasons les fascistes dans chaque quartier.

PS. Nous le remercions pour le don généreux de son argent qui nous permettra de renouveler le permis de séjour d’un camarade migrant.

******************************************************************

Thessalonique, Grèce : Bombe dans la maison d’un nazi d’Aube Dorée

Dans la nuit du mardi 14 octobre 2014, nous avons placé un engin explosif dans le bâtiment dans lequel habite le membre d’Aube Dorée Stathis Valakos, au 28 de la rue Lahana (2ème étage), à Thessalonique. Ce fasciste a été candidat au conseil avec Aube Grecque, liste liée à Aube Dorée lors des dernières élections municipales. Les ordures du genre de Stathis Valakos n’auront nulle part où se cacher. Nous les trouverons et les traiterons comme elles le méritent.

PS.1: Ne ne nous fions pas, et ne nous basons pas sur un prétendu “combat” de l’Etat contre le fascisme. Au contraire, nous le considérons comme quelque chose auquel nous sommes hostile. Le fascisme se combat par la présence permanente dans les rues, et les fascistes par des visites continues chez eux, dans leurs locaux et à d’autres moments de leur quotidien.

PS.2: Le visage de ce type peut se trouver avec une simple recherche sur Internet.

En mémoire de Shehzad Luqman et Pavlos Fyssas.

Nous rendons un peu de la force que nous donnent celles et ceux qui continuent la lutte à l’intérieur et à l’extérieur des murs.

Groupe de rue pour la diffusion de l’action directe

Publications traduites par contrainfo.

[Calais/Paris et ses environs] Week-end en solidarité avec les migrants – 5, 6 et 7 septembre 2014

29 août 2014. Dans la nuit entre jeudi 28 et vendredi 29, trois flics de la PAF ont arrêtés une quinzaine de migrants qui tentaient de monter dans un camion pour franchir la frontière et aller en Angleterre. L’un d’entre-eux a réussi à prendre la fuite et est revenu quelques minutes plus tard, avec cinq autres personnes, équipé d’un fusil et a menacé les flics. Il a de nouveau réussi à prendre la fuite après.

D’après la presse.

____________________________________________________________________________

On en profite pour relayer un des appels au Weekend de résistance anti-fasciste à Calais, les 5, 6 et 7 septembre 2014.

NP2C_AppelAntifa0709Depuis 1 an, un petit groupe de jeunes militants néo-nazis calaisiens s’est organisé et cherche à faire parler d’eux. Leur nom : “Sauvons Calais”. Leur coup le plus médiatique : la publication par la presse locale des photos des tatouages à la gloire du IIIème Reich portés par leur leader Kevin Reche (insigne SS, croix celtique et autres joyeusetés).

L’activité principale de “Sauvons Calais” est la désinformation concernant les migrants (accusés de tous les maux de la ville) et le matraquage permanent des mensonges politiques du Front National (plusieurs membre du “collectif” y sont d’ailleurs directement affiliés).
Mais depuis l’affaire du squat de Coulogne, un pas a été franchi. “Sauvons Calais” s’en prend désormais physiquement aux migrants et aux militants qui les soutiennent quotidiennement : agressions de migrants et de camarades no-borders, attaque d’espaces de solidarité, menaces sur des militants associatifs…

L’action des pantins de Sauvons Calais s’articule et soutien la politique anti-migrants menée par la mairie UMP et les rafles racistes orchestrées par le gouvernement “socialiste”.

Comme toujours, le système se déchaîne contre les plus pauvres et les plus précaires. A Calais, les migrants servent de bouc-émissaires. Pourtant les responsables du chômage et de la misère qui touchent la ville sont connus : les financiers, les spéculateurs, les banquiers, les patrons et les grands propriétaires sévissent en toute impunité. Ils s’enrichissent toujours plus. Le FN, le PS et l’UMP servent directement leurs intérêts.
Ce sont les mêmes qui sont les responsables des guerres et de l’extrême précarité que fuient les migrants.
Mais ratonner de pauvres gens qui vivent dans la rue est plus simple et mieux vu que de s’en prendre aux racines du mal, à ceux qui détiennent les richesses et qui contrôlent l’État et sa police.

Le 7 septembre, “Sauvons Calais” appelle à une manifestation contre l’immigration. Manifestation à laquelle est conviée une partie du gratin pourri de l’extrême droite radicale française, des personnages réputées pour leurs sorties racistes, homophobes, antisémites… Parmi les heureux élus : Benedetti (tremblote œuvre française), Roudier (sénile identitaire) et Joly (poupon nazi picard).

Dimanche 7 septembre, l’Action Antifasciste NP2C appelle à se rassembler massivement pour barrer la route aux néo-nazis, s’opposer aux politiques racistes menées par le PS, l’UMP et le FN et exprimer notre solidarité avec les migrants.

RDV 13 h place d’arme !

Repris de sanspapiersnifrontières
_____________________________________________________________________________
Trois Soudanais arrêtés à gare du nord et en route pour l’Angleterre via Calais, sont enfermés au centre de rétention de Vincennes et vont être expulsés vers Khartoum ce samedi 6 septembre 2014. L’ambassade du Soudan semble leur avoir délivré un laissez-passer indispensable pour pouvoir les expulser.

APPEL à envoyer des fax, mail à l’ambassade du Soudan (11, rue Alfred Dehodencq, 75016 Paris)
Téléphone local : (01) 4225.5571
international : +33.1.4225.5571
Fax local : (01) 4563.6673
international : +33.1.4563.6673

APPEL à se rendre à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle le 6 septembre 2 heures avant le départ, pour parler aux passagers du vol afin qu’ils parlent au commandant pour empêcher cette expulsion.

Vol prévu pour deux d’entre eux à 11heures, présence à l’aéroport 9 heures
(11h Paris Charles de Gaulle – 18h25 Doha, vol QROO4 vers Doha puis Khartoum)

Et pour le troisième présence à l’aéroport 20h 30 Vol QR0038 départ à 22h30 vers Doha

APPEL à inonder la boite fax et mail de la compagnie qui collabore à ces expulsions et à saboter les infrastructures existantes / attaquables (page web, agences, bureaux, boîtes aux lettres …)

Agence de Paris

Qatar Airways

24/26 Place de la Madeleine (Entrée au 7 Rue Vignon)

+33 1 70 95 05 80

Appel à harceler le ministre de l’intérieur Cazeneuve et ses copains

P.-S.

Ministère de l’Intérieur :
Cabinet du ministre,
Téléphone : 01 49 27 49 27 (standard, demander le Cabinet), Fax : 01 40 07 13 90 (Directeur de Cabinet)
E-mail : bernard.cazeneuve@interieur.gouv.fr
Secrétaire général : Michel LALANDE michel.lalande@interieur.gouv.fr
Directeur de cabinet : Thierry MORVAN : eric.morvan@interieur.gouv.fr et Pierre-Antoine MOLINA : pierre-antoine.molina@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet : Gabriel KUNDE : gabriel.kunde@interieur.gouv.fr et sec.chefcab@interieur.gouv.fr
Conseiller Immigration : Raphael SODINI : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
Directrice de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité à la direction générale des étrangers en France : Muriel NGUYEN : muriel.nguyen@interieur.gouv.fr
Directeur général des étrangers en France : Benoit BROCART benoit.brocart@interieur.gouv.fr
Directeur général de la sécurité intérieur (DGSI) : Patrick CALVAR patrick.calvar@interieur.gouv.fr

repris de paris-luttes, 31/08/2014

[Allemagne] Feu et flammes pour Berlin – 28 août 2014

S-bahn_kaputtJeudi 28 août vers 4h00 du matin à Berlin, un sabotage incendiaire a paralysé une partie du réseau de la S-bahn, principalement le secteur sud-est de la ville. Un conduit de câbles entre Ostkreuz et Treptower Park (qui est situé à quelques pas de la Gürtelstraße) a été incendié à l’aide d’un mélange d’essence commercialisé et de deux détonateurs à retardement. Les dégâts sont sérieux (5 lignes sont à l’arrêt) et l’entreprise a annoncé mener des travaux jusqu’à dimanche 31 août 2014 afin de rétablir le traffic entre le sud-est et le centre-ville. Les liaisons avec l’aéroport de Schönefeld n’ont pas été épargnées. 

Cette attaque a été revendiquée par des groupes autonomes contre la politique raciste menée envers les réfugiés, qui luttent actuellement pour obtenir le droit de séjour, et qui attendent que soient examinées leurs demandes d’asile par les autorités. Le communiqué dénonce l’existant raciste et son acceptation par la population berlinoise, préoccupée par son propre confort et qui se fout du sort des milliers de personnes qui tentent de fuir la guerre/la misère et traversent les frontières de l’Europe au péril de leurs vies. 

Le communiqué se termine par « Henkel*, Kolat* et leurs laquais devraient être conscients que leur acte a des conséquences, leur politique prive les gens d’une vie sûre, leurs mensonges et leur propagande de cupidité et de haine sont acceptés sans objection, cette société et ses représentants en économie et en politique sont vulnérables chaque jour et chaque seconde ». 

Note:

* Deux gouvernants de la ville de Berlin: Henkel (CDU) est sénateur à l’intérieur; Kolat est un social-démocrate du SPD.

[Paris/Banlieue] Parloir sauvage au CRA de Vincennes – 27 août 2014

Vendredi 29 août 2014.

À l’appel de la CSP75, ce sont cette fois-ci 150 personnes, sans papiers et quelques solidaires, qui sont allées en manifestation de la station de RER Joinville-le-pont au centre de rétention de Vincennes. Sur place un important dispositif policier était présent (la manifestation était annoncée et déposée) et a maintenue tout le monde dans l’allée, route du fort de gravelle, loin des bâtiments où sont enfermés les gens.

Un appel a été passé à l’intérieur du centre un peu avant l’arrivée de la manifestation.Centre de rétention de Vincennes, bâtiment 3

« C’est dur vous savez ici car on est privé de liberté. C’est un délit d’être étranger et pas régulier mais beaucoup d’entre nous font des démarches pour régulariser leur situation, les gens qui sont là depuis longtemps et ceux viennent d’arriver. Ici on est des cas tous différents mais on cohabite bien ensemble, il n’y a pas de problème, pas de violences entre nous. C’est mieux quand c’est comme ça. On subit de la barbarie alors qu’on essaie que de vivre ou même survivre. Ici on subit des humiliations mais on n’a pas le choix c’est comme un éléphant contre une fourmi, les policiers nous le font bien comprendre. Donc on est obligé de faire ce qu’on nous demande. »

Je lui explique qu’il va y avoir une manifestation cet après-midi pour protester contre la mort d’Abdelak et pour la fermeture de centres de rétention et que toutes les personnes qui y sont enfermées soient libérées. Je lui dis que peut être nous n’arriverons pas à nous approcher du centre car la police nous en empêchera mais que j’espère qu’ils arriveront à nous entendre.

« Ah oui la police on peut leur faire confiance pour ça. C’est bien qu’il y ait une manifestation. Déjà avant-hier (mercredi) j’étais en train de dormir l’après-midi et je me suis réveillé on entendait « Liberté ! Liberté ! ». J’ai essayé de voir qui il y avait dehors mais on ne voyait rien car il y a une forêt qui cache. En tout cas merci et bonne chance. »

Mercredi 27 août 2014. Un poignée de personnes solidaires se sont rendues sous les murs du centre de rétention pour un parloir sauvage. Des cris ont été échangés pendant quelques minutes avec les retenus.

___________________________________________________________________

26 août 2014. Au centre de rétention de Vincennes la grève de la faim a pris fin ce matin. On a appris un peu tard que dans un des trois bâtiments plusieurs retenus ont cassé du mobilier après avoir appris la mort de Abdelhak.

Collage à Paris :

collaGoradiaPanam

Graffiti à Toulouse:

Fresk_Goradia_Toulouse

_____________________________________________________________________________________

Dimanche 24 août 2014, centre de rétention de Vincennes

Les retenus du bâtiment 1 du centre de rétention de Vincennes sont en grève de la faim depuis vendredi suite au décès de l’un des leurs, mort asphyxié dans un fourgon de la PAF alors qu’il était conduit à l’aéroport pour être expulsé.

“On est toujours en grève de la faim. Le commandant n’est pas revenu nous voir depuis vendredi. La nuit a été calme. Mais les policiers continuent de nous provoquer. Ils veulent qu’on mange et ils nous cherchent, ils veulent qu’on craque. D’habitude il y a 2 policiers dans les parties communes, là ils sont 5 ou 6…” “On continue la grève de la faim. Il n’y a pas de changements. Les policiers essaient de nous convaincre de manger. Dès la première tentative d’expulsion, les policiers avaient scotché Abdelhak. Ils lui avaient scotché les jambes et menotté les mains dans le dos. C’est pas normal! Ils l’ont amené comme ça dans l’avion et c’est le commandant de bord qui a refusé de le prendre, parce qu’il était complètement ligoté. On ne demande rien pour nous. On ne veut pas que ça se reproduise. C’est pas normal. On est des êtres humains. Il y a des policiers qui nous traitent comme des chiens. ”

Samedi 23 août 2014. COMMUNIQUÉ DES GRÉVISTES DE LA FAIM DU CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES

Jeudi 21 août 2014, Abdelhak Goradia est décédé alors qu’il était conduit par les flics à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle pour être expulsé vers l’Algérie. Il avait réussi à refuser une première fois son expulsion le 16 août dernier. Selon la version policière, c’est dans le fourgon en arrivant à l’aéroport qu’il aurait eu « une crise cardiaque ». Les flics ont même parlé d’une mort naturelle. Or, l’autopsie a révélé qu’il était décédé par asphyxie. Ce n’est pas la première fois qu’une personne décède lors de son expulsion. Plusieurs sans papiers sont en effet morts assassinés par la PAF comme Ricardo Barrientos en décembre 2002 ou Mariame Getu Hagos en janvier 2003.

Les retenus du bâtiment 1 de Vincennes se sont mis en grève de la faim dès qu’ils ont appris la mort de leur camarade. Ils ont rédigé un communiqué que nous reproduisons ci dessous même si nous ne partageons pas tout son contenu. Nous voulons apporter notre solidarité, aussi minime soit-elle, en relayant la paroles et les initiatives de ceux qui ont choisi de ne pas laisser sans réaction et colère la mort de leur compagnon d’infortune et sont entrés en lutte. La grève de la faim est un moyen souvent utilisé par les retenus mais elle affaiblie le corps dans un moment où la force est nécessaire pour résister, résister à la police, résister à l’expulsion, résister à la violence. C’est un moyen qui peut, souhaitons le et encourageons le, mener à d’autres, comme en 2008. Les formes d’action sont multiples et il faut remettre ça dans son contexte : un lieu d’enfermement, ou personne ne se connaît et ne partage autre chose que la situation d’être enfermé par l’État. Pour l’instant… Ce moment mènera sûrement à des discussions et à d’autres initiatives. Cela dépend aussi du relai et du soutien que l’on y apporte.

Sur les points du communiqué, nous rappelons seulement que pour nous rien n’est aménageable, qu’un jour passé en prison est un jour de trop et que nous pensons que la justice sera toujours là pour enfermer et opprimer les pauvres et celles/ceux qui refusent de se taire. Liberté pour toutes et tous. Solidarité avec la lutte des retenus.

“Nous, retenus du bâtiment 1 du CRA de Vincennes, demandons: – que des journalistes puissent venir voir les conditions de vie dans le centre – que les acteurs des violences envers M. Goradia soient punis, car ils l’ont tabassé à mort. – que la durée de rétention soit réduite à 20 jours car il y a trop de violences. Ce n’est pas la peine, 45 jours, ça ne sert à rien – que la nourriture soit améliorée. On mange très mal alors qu’on n’a pas demandé à être ici. – Une partie de la police est très agressive verbalement et fait des provocations. Ils vont jusqu’à dire des insultes dans le micro. Ils hurlent et font des gestes obscènes. On ne négociera pas. On continuera la grève de la faim tant que nos revendications ne seront pas satisfaites”

_______________________________________________________________

[Paris/Banlieue] Suite à la mort de Abdelhak Goradia lors d’une expulsion et grève de la faim au CRA de Vincennes

Jeudi 21 août 2014 à 21h, Abdelhak Goradia est décédé alors qu’il était conduit par les flics à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle pour être expulsé vers l’Algérie. Il avait réussi à refuser une première fois son expulsion le 16 août dernier. Selon la version policière, c’est dans le fourgon en arrivant à l’aéroport qu’il serait décédé d’« une crise cardiaque ». Comme toutes les personnes mortes entre les mains des flics ! [edit : finalement, il serait mort par asphyxie et régurgitation]

AttentionAuFeuA 19h, Abdelhak Goradia se portait parfaitement bien et 2 heures plus tard, il était mort… Circonstances plus que troubles.  Il y a 6 ans, le 21 juin 2008, au CRA de Vincennes, Salem Souli décédait lui aussi d’ « une crise cardiaque » selon la police. En réalité, M. Souli, qui était asthmatique, n’avait pas reçu les soins dont il avait besoin. Le lendemain, les retenus s’étaient révoltés et le CRA de Vincennes était parti en fumée.

Les frontières tuent : des milliers de personnes sont mortes en traversant la méditerranée, d’autres décèdent lors de leur expulsion : on se souvient de Semira Adamu étouffée avec un coussin par les flics en Belgique en 1998 ou encore en 2010 de Jimmy Mubenga tué par des agents de sécurité dans l’avion qui devait l’expulser de Londres à Luanda. En France, plusieurs sans papiers sont morts assassinés par la PAF comme Ricardo Barrientos en décembre 2002 ou Mariame Getu Hagos en janvier 2003.

Arrêt des expulsions !
Régularisation de tous les sans-papiers !
Liberté de circulation et d’installation !

_________________________________________________________________________________

DEPUIS LE CENTRE DE RÉTENTION DE VINCENNES Vendredi 22 août 2014

« Vers 18h, les flics ont dit à Abdelhak qu’il devait aller voir l’infirmière. En fait, c’était faux. Il est sorti de sa chambre, ils l’ont emmené à l’accueil et lui ont mis les menottes. A l’accueil, on entendait des bruits étranges, des bruits bizarres. Les gens qui étaient aux visites [au-dessus de l’accueil] ont tout entendu. Les flics lui ont mis une cagoule, un masque sur la tête. Les flics savaient qu’il allait refuser. Lors de la première expulsion ils lui avaient dit « Vous allez devant le juge ». En fait, ils l’ont emmené à l’aéroport.‌ Il n’était pas d’accord, il a protesté et ils l’ont ramené au centre.

Hier, toute la nuit, on l’a attendu parce qu’on savait qu’il allait refuser. Son cousin a téléphoné, il était inquiet. Et puis ce matin, il nous a rappelés et il nous a dit qu’il était mort. Du coup, on fait la grève de la faim. »

«On est stressé parce qu’Abdelhak est mort. Son nom n’était pas affiché sur le tableau des expulsions. Il l’on appelé quand on était en train de faire la prière vers 18h. Dès qu’on a fini, il est descendu soi-disant parce qu’il avait une visite. Dans un local de l’accueil, les flics l’ont frappé.‌ Ils lui ont mis un casque, des menottes aux poignets et lui ont entravé les jambes. Les flics savaient qu’il allait refuser, alors ils ont fait la force avec lui. Ils avaient tenter de l’expulser une première fois le quatrième jour après son arrivée.

Il ne savait pas comment ça se passait. Il est parti tout seul, dans une petite voitrure voir le juge et pas dans une camionnette comme habituellement. Déjà les flics l’avaient menotté aux jambes et aux poignets, il a refusé l’expulsion. Dès la première fois, ils ont fait la force, ils avaient la rage contre lui. Ils font n’importe quoi avec nous ! Même ses affaires sont encore ici, son portefeuille, sa veste…

J’arrive pas à dormir, je stresse. Il dormait sur un matelas par terre, à coté de moi, je voyais sa tête. Et maintenant son matelas est vide, ça me stresse. On était décidé à tout brûler. J’ai vu la dame de l’ASSFAM et j’ai pleuré. On a décidé de faire la grève de la faim.»

FLICS PORCS ASSASSINS

Repris de sans papiers ni frontieres

[Würzburg, Allemagne] Contre les frontières et les expulsions !

En cette nuit aujourd’hui (22 au 23 août 2014, NdT), nous nous sommes rendus au centre d’hébergement pour demandeurs d’asile (officiellement: « centre de rapatriement central ») à Würzburg, séparé, entre autres, par une clôture de barbelés sécurisés à un endroit et avons donc réussi à faire un grand trou à travers. En plus de cela nous avons apporté des panneaux avec des slogans tels que « Ni frontière, Ni nation – Stop aux expulsions » et « surmontons les frontières« .

Avec cette action, nous voulons exprimer notre solidarité avec tous les réfugiés du monde entier, et de faire comprendre aux autorités allemandes qu’en tout temps elles devront s’attendre à une réaction adéquate de notre part, si elles persévèrent dans leur politique dégueulasse et restrictive concernant les réfugiés.

Un trou dans une clôture si représentative est seulement un petit acte symbolique exprimant que des personnes se soucient que des frontières, lesquelles produisent et reproduisent les rapports de domination, soient omniprésentes dans nos vies. Ces frontières apparaissent sous la forme de Frontex, les contrôles de flics racistes socialement et spatialement distincts des camps de réfugiés, les expulsions, mais aussi sous la forme de surveillance, de prestation coercitive, le pouvoir et les relations de propriété injustes, ainsi que la sélection en vies utiles et inutiles.

Notre action est dirigée contre toutes ces conditions insupportables, qui cherchent à contrôler nos vies au quotidien.

Pour plus de trous dans les clôtures ! Jusqu’à ce qu’elles disparaissent complètement !

wurzburg1 wurzburg2

"Aucune personne est illégale" & "surmontons les frontières"

« Aucune personne est illégale » & « surmontons les frontières »

wurzburg4

Traduit de l’allemand de linksunten, 23/08/2014 à 05h34

[Pays-Bas] Visite au domicile de deux patrons de boîtes qui collaborent à la machine à enfermer et à expulser

Slogans et peinture sur les maisons des dirigeants de G4S et de KLM

La nuit dernière (du 12 au 13 juillet 2014), nous, « Les Visiteurs », avons peint des slogans et jeté de la peinture sur les maisons de Hans Duijst (Nieuw-Loosdrechtsedijk 47 à Loosdrecht), directeur général de G4S Europe de l’Ouest, et Erik Swelheim (Haringvlietstraat 37 à Amsterdam), directeur financier de KLM.

G4S

Nous rejetons le rôle que G4S joue dans la rétention et l’expulsion des migrants dans plusieurs pays. Aux Pays-Bas ce rôle est presque terminé, en raison de coupes dans les budgets gouvernementaux. Cependant, dans d’autres pays, y compris au Royaume-Uni et en Australie, G4S est toujours responsable de la gestion des prisons et/ou des expulsions de migrants. Juste à la fin de mai dernier dans un centre de rétention au large des côtes d’Australie en Papouasie-Nouvelle-Guinée, les gardiens de G4S ont attaqué des migrants emprisonnés, tuant l’un d’entre eux.

Nous méprisons aussi G4S en raison de son rôle dans l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan et du fait qu’il fournit des services et des équipements de sécurité pour les prisons israéliennes, les checkpoints, le mur de l’apartheid, de la police et de l’armée israélienne.

Nous tenons KLM pour responsable de sa complicité dans les expulsions des migrants, qui se produisent de façon très régulière. L’entreprise affirme qu’elle fait exactement ce que le gouvernement veut, mais ce n’est pas une excuse. KLM a reçu des demandes pendant des années et des années pour mettre fin à cela, mais refuse de montrer des signes de comportement humain et éthique. Nous refusons de continuer à simplement demander. Nous méprisons aussi KLM à cause de son transport de singes qui ont été enlevés de leur habitat naturel pour les laboratoires de vivisection et à cause de ses contributions à la pollution et au changement climatique.

Nous allons continuer à lutter pour un monde sans frontières et pour en finir avec le système capitaliste qui ruine le monde et maintient des milliards de personnes en proie à la pauvreté, la faim, la guerre, l’oppression et l’exploitation.

Ni Nations ni frontières – Vive l’anarchie !

Traduit de l’anglais d’indymedia nl

[Calais] Appel à soutien et défense du squat de l’Impasse des Salines

Venez à Calais maintenant : expulsions imminentes du nouveau squat et de la jungle !

Ce jeudi 24 juillet, le tribunal a rendu son verdict à propos du nouveau squat Impasse des Salines : les habitant.e.s de la maison ont 10 jours pour quitter la maison avant l’expulsion...Les autorités et la police ont 10 jours pour trouver une stratégie pour expulser ce squat et nous avons 10 jours pour organiser la défense de cet endroit et répondre à cette attaque !

Les habitant.e.s de cette maison ont, pour le moment, décidé d’y rester même lorsque la police viendra les expulser. Ils ont décidé de résister et nous demande de les aider dans cet optique. Il y a maintenant plus de 100 personnes qui dorment dans cet espace et plus de 300 qui viennent chaque jour pour une tasse de thé, un repas collectif, des cours de français, des jeux de carte, et pour avoir accès à des conditions d’hygiènes basiques (toilettes, douches, et eau).

La jungle à proximité de l’usine Tioxide où les différentes communautés ont reconstruit des campements après les précédentes expulsions, est aussi menacée d’une expulsion imminente. Plus de 300 personnes essaient d’y vivre et subissent un harcèlement policier quotidien (coups et blessures, gaz, contrôles d’identité).

Nous sommes actuellement très peu nombreux sur le terrain en ce moment, quelques un.e.s d’entre nous vont partir dans les prochains jours et nous avons beaucoup de travail…Tout ce qui avait été reconstruit après les dernières expulsions est menacé à nouveau !

Un nouvel espace plein de potentiel existe maintenant et c’est le moment de se battre pour qu’il vive ! Nous avons besoin de tous les coups de main et de toutes les énergies disponibles pour organiser sa défense !

La répression de ces trois derniers mois a déjà causé trop de dégâts, arrêtons-les !

L’appel en anglais ici

______________________________________________________________________________

Bienvenue au squat Impasse des Salines

Besoin de films pour les projections
Besoin d’activités, musiques, danses, chants
Besoin d’ateliers sur les droits en Angleterre, Allemagne et ailleurs
Besoin de cuisiniers
Besoins d’idées

Besoin de monde !!!!

Donc bienvenue au squat impasse des Salines, c’est tranquille au moins jusqu’au 6 août et sans doute plus.

Venez avec nous construire le rapport de force et obtenir pour nos amis un lieu de vie hors d’atteinte des harcèlements et violences policières.

Venez construire ce lieu avec nous !

C’est maintenant que nous avons besoin de vous ici.

En anglais ici

[Münster, Allemagne] Le bureau d’immigration attaqué suite à une expulsion – 23 juillet 2014

KeinMenschIstIlegalDans la nuit du 23 juillet 2014, nous avons jeté des oeufs de peinture sur les autorités de l’immigration à Münster. Notre attaque symbolique sur cette institution, fondée sur le contact raciste quotidien avec des personnes qui n’ont pas la nationalité allemande, les expulsions quotidiennes et le contrôle social exercés par cette institution. Nous trouvons particulièrement cynique la publicité « Münster c’est hospitalier », tandis que les indésirables sont expulsés. Juste un jour avant notre action une famille iranienne a été arrêtée et expulsée en plein milieu de la nuit du bureau de l’immigration et des flics.

Salutations de solidarité aux militant-es d’Osnabrück qui ont déjà pu éviter plusieurs expulsions ! Vous êtes super  !

Le problème se nomme racisme ! Empêchons les expulsions! Aucun être humain n’est illégal !

ANTIFA ACTION MS

[Berlin] « La Longue Nuit de la Rigaerstrasse » (week-end des 14 et 15 juin 2014)

La nuit a été enflammée; éclairée avec nos désirs collectifs pour la liberté, contre la société carcérale et le monde d’autorité.

Rigaer94La Longue nuit de la Rigaerstrasse a été une célébration vibrante de notre force en tant qu’anti-autoritaires, individus auto-organisées, de collectifs et de projets ainsi que d’une démonstration de notre résistance à la logique de l’autorité.

Entre le 14 et le 15 juin, la longue nuit de la Rigaerstrasse a animé les rues de Friedrichshain à Berlin, dans les environs de la Rigaerstrasse. Pendant la journée, il y a eu divers ateliers et activités organisés par des projets anti-autoritaires locaux, incluant: Rigaer 94, Liebig 34, Fischladen, Rigaer 78, Schreiner et Convoy, et dans la soirée des concerts et spectacles D.I.Y (Do It Yourself) ont eu lieu. La Rigaerstrasse s’est remplie de gens qui parlaient, dansaient, et s’amusaient et il y avait un bonne ambiance dans la rue. Notre fête a atteint son apogée uniquement dans la soirée, puisque dans une autre partie de la ville (à Kreuzberg), un ancien foyer d’étudiants a été squatté par des réfugiés et d’autres personnes*, une autre raison de se réjouir.

Puis vers 22h30 un certain nombre de camions de flics se sont invités à notre fête. Alors que l’ambiance était bonne jusqu’à présent, et comme ils ont garé leurs camionnettes dans notre rue, ils étaient un spectacle affreux, investissant notre espace. Leur présence indésirable et répressive n’était pas acceptable pour nous. À peu près au même moment, des nouvelles nous sont parvenues que le bâtiment nouvellement squatté à Kreuzberg avait été expulsé, avec un réfugié frappé par les flics – une réalité quotidienne commune pour de nombreux migrants sans-papiers.

Les flics qui ont envahi notre quartier sont ainsi devenus des cibles d’ajustement pour le feu qui a alors rempli l’air, comme des barricades ont été érigées et incendiées entre Rigaer 94 et Liebig 34. D’une certaine manière les pavés se sont levés de leur lieu de repos habituel de nos rues, et se sont retrouvés à dégringoler sur les têtes de ces fonctionnaires répressifs de l’Etat**. Pendant ces moments d’attaques joyeuses, les flics n’ont pas réussi à rétablir immédiatement le contrôle de la situation et plus tard, en vengeance contre cette transgression, ont violemment attaqué les gens.

Ils ont frappé violemment les personnes (y compris à l’aide de tactiques de point de pression), ont arrêté 3 personnes*** et érigé des phares de détresse en masse dans la rue. Tout au long de la nuit des petits affrontements avec les flics ont continué le long de la Rigaerstrasse devant quelques-uns des projets. La nuit a été longue, et avec le feu dans nos ventres et la rébellion dans nos cœurs, nous avons combattu la police avec la même joie que lorsque nous avons dansé.

Pour un monde libre et en solidarité avec tous ceux qui résistent à l’étreinte mortelle de l’autorité.

RigaerStrasse

Traduit de l’anglais de linksunten

Notes de traduction:

* Il s’agit d’un autre squat que celui de la rue Ohlauer, cette ancienne école à Kreuzberg occupée depuis plusieurs années par des réfugiés en lutte et des solidaires. Voir toutes les infos sur les dernières semaines de lutte ici et

** La presse allemande fait état de 26 flics blessés pour le week-end.

*** Dans un autre compte-rendu, des anarcha-féministes du Liebig 34 parlent de 14 compagnon-nes arrêté-es, en incluant les affrontements sporadiques de la soirée de dimanche 15 juin. Le texte en allemand ici