Archives du mot-clé solidarité internationale

[Toulouse] Pour un avortement libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions – 1er février 2014 à 14h00 square charles de gaulle

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions

Samedi 1er février à 14h

Départ du Square Charles de Gaulle (derrière la place du Capitole) à TOULOUSE

Apportez vos pancartes, vos cintres et vos aiguilles à tricoter !

ivgLe gouvernement espagnol s’apprête à faire voter une loi interdisant l’avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants du lieu où aura lieu l’avortement. La loi actuelle requiert l’avis d’un seul médecin qui peut être celui qui pratiquera l’avortement jusqu’à 14 semaines, et l’avis d’un psychiatre jusqu’à 22 semaines.

Ceci est inacceptable, une fois de plus on légifère sur le ventre des femmes. Nous sommes solidaires de nos camarades d’Espagne car nous pensons que les femmes doivent pouvoir disposer seules de leurs corps. Nous exigeons le retrait de ce projet de loi aux conséquences désastreuses ; seules les femmes qui en auront les moyens pourront se payer un avortement, les autres seront condamnées à avorter par leurs propres moyens ou à garder le produit d’une grossesse non désirée avec les conséquences sanitaires, psychologiques, économiques que l’on sait.

Ce projet de loi aura aussi un retentissement sur les femmes en France car la loi ne permet d’avorter que dans un délai de 12 semaines. Les femmes ayant dépassé ce délai ne pourront plus aller avorter en Espagne comme c’est le cas actuellement.

Même si en France l’avortement est toujours autorisé, son accès est de plus en plus difficile du fait des choix politiques en matière de santé, de la complexité de la procédure et de l’existence d’un délai. Nous pensons qu’au delà de la nécessaire solidarité avec nos camarades d’Espagne, nous devons nous battre ici aussi. Nous ne voulons plus que nos vies soient régies par des experts, des lois ou qui que ce soit. Nous entendons disposer de nos corps comme nous le voulons.

Appel à manifester le samedi 1er février à 14h, départ du square Charles-de-Gaulle (derrière le Capitole) pour un avortement libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions.

Des associations et des féministes solidaires réunies en Assemblée Générale

Transmis par mail, 29 janvier 2014

[Solidarité avec la révolte à Burgos] Emeute à Madrid et tags sur le consulat d’Espagne à Bordeaux

Une manifestation dégénère en scènes d’émeutes à Madrid

Une manifestation organisée à Madrid en soutien au mouvement de protestation contre un projet de transformation urbaine à Burgos a dégénéré en violences mercredi soir, et 11 personnes ont été arrêtées* et 11 autres blessées, ont rapporté la police et les services d’urgence espagnols.

Les émeutiers ont lancé des fumigènes et des chaises de café et incendié des poubelles dans le centre de la capitale à l’issue d’une marche qui avait commencé à la Puerta del Sol et a pris fin non loin du siège du Parti populaire (droite, au pouvoir).

C’était l’une des 46 manifestations organisées mercredi dans les villes d’Espagne contre le projet, financé par l’Etat, qui provoque la colère à Burgos.

Ce projet, qui concerne le quartier de Gamonal dans cette ville du nord de l’Espagne, vise à transformer une rue en boulevard bordé d’arbres, ce qui supprimera les places de parking en surface au profit d’un parking souterrain payant.

Leur presse – Reuters, 15/01/2014

Espagne : des milliers de manifestants contre un projet à Burgos, incidents à Madrid

MADRID – Des rassemblements ont eu lieu mercredi dans plusieurs villes d’Espagne, émaillés d’incidents à Madrid, pour soutenir des habitants de Burgos, dans le nord du pays, qui dénoncent depuis plusieurs jours un projet jugé inutile et coûteux en temps de crise.

Cette poussée de mécontentement a débuté vendredi par un rassemblement qui a dégénéré en incidents et heurts entre manifestants et forces de l’ordre à Burgos, ville réputée tranquille, où du mobilier urbain a également été détruit.

Mercredi, pour le sixième jour consécutif, des milliers de personnes ont manifesté pour exiger le retrait définitif d’un projet d’aménagement d’une grande artère du quartier de Gamonal de Burgos et la remise en liberté des trois jeunes placés en détention provisoire. Cette fois, la manifestation a eu lieu dans le calme, contrairement aux jours précédents où des incidents avaient éclaté et où une quarantaine de personnes avaient été interpellées.

Le maire de Burgos Javier Lacalle a pour l’heure annoncé la suspension des travaux.

A Valladolid (nord), ils étaient environ un millier à manifester sous le slogan Solidarité avec Gamonal, exigeant la remise en liberté des personnes en détention provisoire.

A Madrid, environ 500 personnes, dont des jeunes portant des cagoules et des capuches, ont défilé dans le centre de la capitale. Arrivés non loin du siège du Parti populaire (droite au pouvoir), la police anti-émeute a établi un barrage et a chargé à coups de matraque les manifestants dont certains avaient lancé des projectiles contre les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP.

La police anti-émeute a ensuite poursuivi des groupes de jeunes dans plusieurs rues du centre-ville où des manifestants ont incendié des poubelles et détruit du mobilier urbain.

Onze personnes ont été interpellées* et dix autres ont été blessées dont cinq policiers et cinq manifestants, a indiqué la police.

Parmi les interpellés figure un pompier, selon la police, qui n’a donné aucun motif. Selon la presse, il aurait eu un différend avec des policiers alors qu’il tentait d’éteindre un feu de conteneur-poubelle.

Les manifestants dénoncent un projet inutile alors que les habitants de Burgos sont frappés comme le reste du pays par la crise précipitée par l’explosion de la bulle immobilière en 2008, un chômage record de quasi 26% et les coupes budgétaires. Ils réclament le financement de services publics comme des crèches plutôt que de nouveaux projets immobiliers.

Le maire socialiste de Ségovie, Pedro Arahuetes, a dénoncé mercredi un projet de huit millions d’euros, voulu par la présidence du PP de Castille-La Manche, de construction d’un palais des Congrès à Ségovie, s’interrogeant sur la nécessité de violences comme à Burgos pour que les opposants au projet qui préfèrent des investissements dans la santé ou autres services publics soient entendus.

Leur presse – AFP, 16/01/2014 à 00h53

Note du blog:

*la presse espagnole parle de 14 interpellations au total.

Vers 20h, 500 personnes sont à la puerta del sol en direction de la Gran Via et du siège du PP. La manif spontanée, dans laquelle se trouve de nombreuses personnes masquées, bloquent la circulation à la Plaza del Callao. Au niveau de la rue de Gênes, les flics antiémeute bloquent l’accès à la manif (car le siège du PP est tout proche) et les manifestant.e.s répliquent à coups de pétards, mobilier urbain, barrières de sécurité et tout ce qui leur tombe sous la main. S’en suit une charge policière et une chasse aux émeutier-es dans les rues de Madrid, où entre autre une banque se fait défoncer rue Alcala. 

Madrid, après 21h mercredi 15 janvier 2014

Madrid, après 21h mercredi 15 janvier 2014

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La solidarité n’a pas de frontières….

Le consulat d’Espagne à Bordeaux a été tagué

Les faits ont été découverts ce mardi. Le consulat d’Espagne, situé 1, rue Notre-Dame à Bordeaux, a été la cible et le support de tags. Des inscriptions en espagnol, réalisées à la peinture noire recouvraient les façades.

Ces inscriptions concernent l’aménagement d’une rue de Burgos dans le nord de l’Espagne. Ce projet mobilise depuis vendredi des milliers d’habitants qui protestent contre des dépenses jugées superflues en temps de crise.

En raison tant du caractère international et diplomatique que de la sensibilité des faits, c’est la direction interrégionale de la police de Bordeaux qui a été saisie. La piste terroriste n’est pas privilégiée par l’enquête en cours.

Leur presse – sudouest.fr, 15/01/2014 à 17h45

[Vienne] Attaque solidaire avec les cinq de Barcelone – 20 décembre 2013

Dans le cadre de la semaine de solidarité internationale avec les cinq anarchistes emprisonné.e.s à Barcelone, nous avons attaqué l’ambassade d’Espagne avec des oeufs de peinture dans la nuit du 20 décembre 2013.

La solidarité révolutionnaire dépasse les murs et les frontières !

Liberté pour tous les prisonniers !

Traduit de linksunten, 21 décembre 2013 à 20h38

[Paris] Magasin ‘Bouygues’ attaqué en solidarité avec les cinq arrêté-e-s de Barcelone – 13 décembre 2013

[Paris] La solidarité c’est l’attaque !

Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2013, le magasin Bouygues [constructeur de prisons] de la rue Lepic (Paris 18eme) a eu sa vitrine défoncée et sa porte éventrée.

Le 13 novembre dernier, cinq compagnons/nes ont été arrêtés/es à Barcelone, accusés/es d’attaques anarchistes contre des églises. Cette attaque pour exprimer notre solidarité avec ces compagnons/nes, dont deux sont en prison. Force et courage à eux/elles !

Nous en profitons pour envoyer un clin d’oeil complice aux compagnons accusés du double braquage de Velvendo-Kozani (en Grèce).

La solidarité, c’est l’attaque !

Source: indymedia nantes, 14 décembre 2013 à 20h17

[Chili] Les encapuchados affrontent la police lors d’une énième manif étudiante – Santiago, 26 juin 2013

Chili : des casseurs affrontent la police avant une manifestation étudiante

Quelque 100 000 étudiants sont descendus dans les rues de Santiago pour réclamer la gratuité scolaire, appuyés par les syndicats d’enseignants, de débardeurs et de mineurs, qui ont décrété une journée de grève nationale.

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Avant le début de la manifestation et pendant la durée de celle-ci, des protestataires cagoulés ont semé le désordre dans les rues de Santiago.

Les manifestants ont lancé des cocktails Molotov en direction d’un commissariat de police, ils ont également jeté des pierres sur des voitures, vandalisé un restaurant et érigé des barricades à l’aide de chaises et de pneus incendiés, provoquant d’importants bouchons de circulation sur certaines artères de la capitale chilienne pendant l’heure de pointe matinale.

Au moins 102 personnes ont été arrêtées et quatre policiers blessés. 

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En conférence de presse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Andrés Chadwick, a dénoncé les comportements violents des casseurs, qui sont, selon lui, « des criminels et des extrémistes » et non des étudiants.

Le président de la Fédération étudiante de l’Université du Chili, Andres Fielbaum, a déclaré qu’il sympathisait avec les victimes de la violence, « parce qu’il n’y a aucune façon de justifier ce type d’affrontements. »

Après deux ans de protestations, la Confédération des étudiants du Chili (Confech) réclame une réforme du système d’éducation et une meilleure redistribution des richesses, notamment à travers la nationalisation des ressources naturelles.

Les Chiliens sont appelés aux urnes dimanche pour des élections primaires au cours desquelles ils devront choisir les candidats de deux coalitions pour l’élection présidentielle du 17 novembre. L’éducation devrait être un enjeu majeur lors du scrutin présidentiel.

Leur presse de l’ordre – Radio Canada & AP, 26/06/2013 à 16h44

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[Besançon] Quelques attaques solidaires – Juin 2013

Besançon : Quelques attaques en solidarité – juin 2013

Dans la nuit du 13 au 14 juin 2013, une cinquante de sucettes publicitaires ont été explosées, une camionette ‘Eurovia’ s’est fait crevée ses 4 pneus, une dizaine d’engins de chantier ont vu leurs vitres sautées… Quelques nuit plus tard, un pavé a fracassé la façade vitrée des escrocs assureurs de la ‘Matmut’ située au croisement de la rue de la Mouillère et de la rue Fontaine Argent.

Ces petits gestes vont directement en solidarité avec les militant.e.s anti-G8 réprimé.e.s à Londres le 11 juin dernier durant ‘le carnaval contre le capitalisme’.

Une pensée également avec les insurgé.e.s de Turquie et du Brésil

Contre la terreur d’Etat et les ravages du capital

Pour l'(A)narchie !

Source: Indymedia Nantes, 22 juin 2013

[Londres/Stop G8] Précisions sur le déroulement du carnaval anticapitaliste – 11 juin 2013

StopG8 a organisé un « carnaval contre le capitalisme » dans le West End de Londres mardi 11 Juin, afin de mener divers actions contre plusieurs entreprises mortifères à l’approche du Sommet du G8. ( **)

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Le carnaval est allé de l’avant malgré l’extrême violence des forces de l’ordre. La police a encerclé le Centre de convergence StopG8 (occupation légale) situé à Beak Street vers 10h, puis a défoncé les portes plus tard dans la matinée. (Une vidéo montre l’intrusion des flics dans le centre de convergence)

Lors des manifestations débutées à 12h à Oxford Circus, la police est violemment intervenue puis a arrêté de nombreu.x.ses manifestant.e.s.

Les personnes présentes dans l’immeuble de Beak street ont rapporté que les policiers ont utilisé des tasers, des gaz lacrymos, des chiens, et frappé des gens non armés avec leurs boucliers et leurs matraques alors qu’ils avaient leurs mains en l’air ou posées sur leurs têtes. Nous savons qu’au moins deux personnes ont reçu de graves blessures à la tête, et plusieurs autres ont été battus. Au moins 30 personnes auraient été arrêtées durant l’opération d’expulsion du lieu.

« J’ai pu entendre des tasers être utilisés sans interruption pendant au moins une minute », a déclaré un témoin, «Je n’ai jamais rien entendu de semblable dans ma vie. »

Un porte-parole du StopG8 a déclaré:

«La police prétend avoir attaqué Beak street parce qu’elle soupçonnait qu’il y ait des armes dans le bâtiment. En fait, les seules armes étaient les pistolets Taser, matraques, boucliers, produits chimiques, poings et chiens de la police ».

Malgré la répression du début de journée, les actions anticapitalistes ont bien eu lieu: jugeant la situation peu favorable pour deux lieux de rassemblement et qu’il valait mieux rassembler les forces, le rendez-vous fixé à Piccadilly Circus à midi a été annulé.

Vers midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Oxford Circus, puis sont parties en cortège en direction de Piccadilly Circus, où la foule rassemblée était encore plus importante vers 13h: des affrontements avec la police ont éclaté suite à une arrestation violente;  ces affrontements sont restés sporadiques alors que plusieurs groupes d’anti-G8 se déplaçaient vers l’ouest londonien.

Une équipe de journalistes des médias mainstream a reçu quelques projectiles de la part du Black Bloc.

Les flics, présents en masse, ont harcelé les manifestantes durant l’ensemble de la journée en les suivant étroitement durant leur marche et en les provoquant;  ils ont entre autre repousser violemment la batucada sur le trottoir.

Les flics ont pourchassé les anti-G8 dans les rues adjacentes et les autorités londoniennes ont dit avoir procédé à 57 arrestations sur l’ensemble de cette journée anti-G8.

Des actions ont eu lieu devant les bureaux du leader mondial pollueur BP et devant les filiales de la multinationale d’armement Lockheed Martin (comme celle située en bas de la Regent street).

La police protège les locaux de BP

La police protège les locaux de BP

A 17h30 était organisée une fête de rue à  Piccadilly Circus: plusieurs centaines de personnes y ont pris part sous haute surveillance policière. Malheureusement, des flics en civil ont pu se mêler à la foule, histoire de collecter quelques infos…

La 'streetparty' surveillée par un hélico de la police

La ‘streetparty’ surveillée par un hélico de la police

Vers 19h, la foule s’est ensuite rendue devant le poste de police de Charing Cross pour soutenir les camarades emprisonné.e.s. Le rassemblement s’est fait entendre avec des bruits de casseroles et divers instruments:

solidarity protest at charing x police station

solidarity protest at charing x police station

Pour des détails complets sur les protestations StopG8 en cours

Pour plus d’informations sur le réseau StopG8 : https://network23.org/stopg8/

StopG8 est un réseau d’individus… il n’y a pas de porte-parole officiel, et personne ne représente le groupe.

Contact[email protected]

Vigiles de sécurité devant le centre de convergence une fois expulsée - début de soirée du 11/06

Vigiles de sécurité devant le centre de Beak street une fois expulsée – début de soirée du 11/06

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Sources:

  1. http://www.indymedia.org.uk/en/2013/06/510395.html
  2. https://network23.org/stopg8/2013/06/11/stopg8-statement-on-protests-and-police-violence-11-june/

[Grande-Bretagne/Stop G8] Au moins 57 arrestations lors du ‘carnaval anticapitaliste’ – Londres, 11 juin 2013

La police londonienne arrête 57 manifestants anti-G8

Londres est en proie à des manifestations contre le sommet des huit pays les plus industrialisés qui aura lieu les 17 et 18 juin en Irlande du Nord. La police a déjà arrêté 57 personnes.

Police officers form a cordon after raiding a building used as a base for demonstrators protesting against the upcoming G8 summit in central London

La police est intervenue par la force mardi à Londres dans deux bâtiments occupés par des anticapitalistes lors des premières manifestations contre le prochain sommet du G8. Les opérations se sont soldées par l’arrestation de 57 personnes.

Scotland Yard avait déployé quelque 1200 policiers mardi dans la capitale britannique à l’occasion de cette première journée de manifestations anti-G8.

Une centaine de policiers anti-émeute sont intervenus dans un commissariat désaffecté de Beak Street, dans le quartier de Soho au coeur de Londres, sur lequel les manifestants avaient déployé une banderole «Et si on écrasait le G8?». Sur des images diffusées à la télévision, on voit des policiers en tenue de rappel maîtriser, sur le toit du bâtiment, un jeune homme qui tente de s’enfuir.

La police a agi «après avoir reçu des informations selon lesquelles des individus à cette adresse disposaient d’armes et avaient l’intention de causer des dommages et de provoquer des troubles», a précisé Scotland Yard.

Carnaval anticapitalisme

La police est également intervenue dans un second bâtiment inoccupé du centre de Londres, sur Norton Folgate, où étaient rassemblées une vingtaine de personnes. Trois d’entre elles ont été interpellées pour dommages à la propriété.

Quelque 150 manifestants ont aussi défilé dans la capitale dans le cadre d’un «Carnaval anticapitalisme» organisé par le groupe «StopG8». Ils ont été stoppés par la police à proximité du magasin de luxe Fortnum & Mason, qui avait été endommagé en 2011 lors de manifestations contre les coupes budgétaires.

Le rassemblement a donné lieu à quelques échauffourées entre manifestants et les policiers, a constaté un photographe de l’AFP.

«Pas de frontière, pas de prison, pas de capitalisme», pouvait-on lire sur une pancarte brandie par des manifestants au visage dissimulé derrière des foulards.

Sommet en Irlande du Nord

Les manifestations pacifiques sont «vitales dans une société démocratique, à condition qu’elles se fassent dans le cadre de la loi», a déclaré une porte-parole du ministère de l’Intérieur. Mais en cas de «comportement violent ou menaçant» de la part des manifestants, «la police a le pouvoir d’agir», a-t-elle ajouté pour justifier l’action de Scotland Yard.

Les dirigeants des huit pays les plus industrialisés, dont les présidents américain Barack Obama et russe Vladimir Poutine, doivent se rassembler les 17 et 18 juin à Lough Erne en Irlande du Nord.

La sécurité a été renforcée à l’approche de ce sommet en Irlande du Nord, où plus de 3500 policiers ont été envoyés pour l’occasion. Une zone d’exclusion aérienne a été décrétée sur une partie de la province britannique pendant ce sommet et des drones seront utilisés pour surveiller le territoire.

Police officers form a cordon after raiding a building used as a base for demonstrators protesting against the upcoming G8 summit in central London A protester demonstrating against the upcoming G8 summit tries to evade a police officer in central London Protesters, demonstrating against the upcoming G8 summit, scuffle with police in central London Carnival Against Capitalism protest in London Carnival Against Capitalism protest in London Stop G8 protests take place in London Police officers detain a protester demonstrating against the upcoming G8 summit in central London A woman lies injured after police scuffled with demonstrators protesting against the upcoming G8 summit in central London Britain G8 Protest

Police-officers-clash-with-protesters-demonstrating-against-the-upcoming-G8-summit-1946530 Police officers form a cordon after raiding a building used as a base for demonstrators protesting against the upcoming G8 summit in central London Police-officers-clash-with-protesters-demonstrating-against-the-upcoming-G8-summit-1946531 Police-officers-clash-with-protesters-demonstrating-against-the-upcoming-G8-summit-1946532 Riot-police-hold-off-protesters-in-Golden-Square-1946554 A-protester-is-detained-on-Oxford-Street-1946561

Leur presse – LeMatin.ch (AFP & ATS) / photos: agences, 12/06/2013 à 10h52

Deux vidéos montrant les violences policières et l’expulsion du centre social ‘StopG8′ sur Beak Street lors de cette première journée d’action anti-G8 du 11 juin 2013:

VOIR LA VIDEO

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[Turquie] Les supporters de trois grands clubs de foot manifestent ensemble à Istanbul

Turquie : Les supporters des trois grandes équipes de foot manifestent ensemble à Istanbul

Le 8 Juin, à Istanbul, le groupe Çarşı s’est réuni vers 19 heures dans le quartier de Beşiktaş et est parti vers la place Taksim.

Ils ont également accroché cette banderole sur le Centre Culturel ‘Atatürk’, à Taksim (Optik, illustré sur la banderole, est celui qui a crée ‘Çarşı’ et a donné aux supporters du club sportif de Beşiktaş une perspective politique). Le groupe ‘Çarşı’ a été très courageux et efficace lors des affrontements, et reçoit un soutien énorme de la population.

Gezi, Istanbul

Gezi, Istanbul

Ces vidéos 1, 2 à partir des mêmes manifs montrent les gens d’Istanbul unis (Beşiktaş, Fenerbahçe et Galatasaray) se déplaçant aux côtés du groupe Çarşı vers le parc Gezi. Les manifestants chantent “lance-là, lance-là, allume ta lacrymogène, laisse tomber ta matraque, enlève ton casque, puis nous verrons qui est le plus fort“, “Gouvernement, démission“, “Tayyip, démission“, “Saute, saute, Tayyip est celui qui ne saute pas “,” Résiste, parc Gezi” et d’autres slogans le long du chemin.

Besiktas

VOIR LA VIDEO (Taksim 21 00 - Istanbul United Meşale Beşiktaş Çarşı amp Fenerbahçe amp Galatasaray)

VOIR LA VIDEO (Taksim 21 00 – Istanbul United Meşale Beşiktaş Çarşı amp Fenerbahçe amp Galatasaray)

Pour des mises à jour sur les émeutes à travers tout le pays : gezipark.nadir.org (en plusieurs langues, dont en français, Ndlr) et occupygezipics (la plupart des photos comprennent des descriptions en anglais en cliquant sur ‘+’).

Il y a également un journal de Gezi Park, et une radio qui transmet en direct en turc.

rue Istiklal

rue Istiklal (Istanbul)

Des enfants qui répondent à la question “Que s’est-il passé à Istanbul et en Turquie récemment ?”

Des enfants qui répondent à la question “Que s’est-il passé à Istanbul et en Turquie récemment ?”

“Révolte”, graffiti dans le quartier d’Ilion, Athènes (Grèce)

“Révolte”, graffiti dans le quartier d’Ilion, Athènes (Grèce)

Banderole dans la ville d’Argostoli sur l’île de Céphalonie (Grèce) “Insurrection contre l’État et le capitalisme partout – Solidarité avec le peuple turc”.

Banderole dans la ville d’Argostoli sur l’île de Céphalonie (Grèce) “Insurrection contre l’État et le capitalisme partout – Solidarité avec le peuple turc”.

Vieux château à Patras (Grèce)

Vieux château à Patras (Grèce)

Traduit en collaboration avec Contra-info, 11 juin 2013

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Manifestations en Turquie: «Les supporters de foot sont habitués aux affrontements avec la police»

TURQUIE – Le chercheur à l’université de Galatasaray Jean-François Polo revient sur la participation des supporters de football dans les manifestations à Istanbul…

Place Taksim, les maillots des «Aigles» du Besiktas côtoient ceux des «Canaris» de Fenerbahçe et des «Lions» de Galatasaray. Laissant leur rivalité historique au vestiaire, les supporters des trois clubs de football d’Istanbul se sont unis dans la protestation contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Mais pour Jean-François Polo, enseignant-chercheur à l’université de Galatasaray, l’union sacrée pourrait ne pas résister à la politisation du mouvement.

Quel est le rôle des supporters de foot dans les manifestations à Istanbul?

Ils ont un savoir-faire en matière de mobilisation, de contestation voire d’affrontements avec la police. Ils ont joué un rôle important au début du mouvement, quand la résistance s’est organisée. Ils étaient à l’avant-garde car ils sont habitués aux affrontements avec les forces de police. Ils sont capables d’aller au plus proche des camions, de s’organiser, et ils ont l’équipement qu’il faut.

Les «ultras» du Besiktas ont été parmi les plus actifs et sont connus pour leurs tendances anarchistes. Quel est l’enjeu politique pour eux?

Ce groupe de supporters revendique clairement une identité de gauche anticapitaliste, ils sont notamment contre la marchandisation du sport. Ils représentent une gauche populaire voire populiste. Ils sont donc réactifs et critiques à l’égard du gouvernement actuel qui renforce une forme de néolibéralisme. Il y a une dimension sociale dans leurs prises de position, ils peuvent dénoncer le chômage, les atteintes à l’environnement, la création des grands centres commerciaux et donc le projet de Gezi, mais ils ne sont pas homogènes politiquement. On peut certainement trouver des militants kémalistes, mais c’est avant tout un positionnement sociétal plus que politique.

L’union sacrée entre les trois clubs est-elle une réalité?

Même si on a célébré les retrouvailles entre les supporters du Besiktas, du Fenerbahce et de Galatasaray, les UltrAslan de Galatasaray ont déclaré aujourd’hui qu’ils prenaient leur distance avec le mouvement car ils veulent rester en dehors de la politisation de la manifestation. Ils ont ainsi voulu marquer leur distance avec l’engagement politique du Besiktas.

Leur presse – 20Minutes.fr (Propos recueillis par Audrey Chauvet), 10/06/2013 à 16h34

Mardi 11 juin, 10h10 ([Istanbul occupée] In Tarlabaşı one TOMA is on fire)

Source: JuraLib, 11 juin 2013

Voir des infos sur la journée de lundi 10 juin 2013 à Ankara et à Istanbul

[Bangladesh/Colère ouvrière dans l’industrie textile] Blocage des flux de marchandises et affrontements avec la police – Ashulia, 20 mai 2013

Bangladesh: heurts lors d’une manifestation de milliers d’ouvriers du textile

La police au Bangladesh a tiré lundi des balles en caoutchouc pour disperser des milliers d’ouvriers du textile en colère réclamant des hausses salariales, sur fond de débat sur leurs conditions de travail après la mort de 1.127 employés dans l’effondrement d’un immeuble près de Dacca.

La police affirme être intervenue après que des ouvriers ont bloqué l’accès à une autoroute dans la zone industrielle d’Ashulia, à la périphérie de la capitale, où sont basées des centaines d’usines de confection travaillant pour des groupes occidentaux comme l’américain Walmart ou le français Carrefour.

Ces usines avaient fermé quelques jours la semaine dernière pour cause de violence d’ouvriers. Elles ont rouvert vendredi, l’Association bangladaise des fabricants et exportateurs de textile (BGMEA) ayant dit avoir obtenu la garantie du gouvernement que les usines bénéficieront de « la plus grande sécurité ».

Depuis l’effondrement d’un immeuble du secteur textile le 24 avril, qui a fait 1.127 morts, les ouvriers, parfois payés 38 dollars (30 euros) par mois, ont presque quotidiennement débrayé pour réclamer des hausses de salaire et l’exécution du propriétaire de l’immeuble.

« Ils demandaient de meilleurs salaires. Nous avons tiré des balles en caoutchouc et fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser car ils sont devenus violents et ont occupé une route », a déclaré à l’AFP le chef de la police d’Ashulia, Badrul Alam.

Selon lui, environ 20.000 ouvriers ont pris part à la manifestation. Selon le chef de la police du district, Mustafizur Rahman, ils étaient 12.000.

La chaîne privée de télévision, Ekattor, a indiqué que 50 personnes avaient été blessées dans les heurts entre la police et les ouvriers.

Le minimum salarial mensuel avait été fixé à 38 dollars en novembre 2010, un traitement récemment qualifié de « travail d’esclave » par le pape François. Les syndicats réclament que les salaires mensuels de base soient portés à environ 100 dollars (77 euros).

Le Bangladesh est le deuxième exportateur au monde de vêtements en raison de la modicité des salaires et d’une main-d’oeuvre abondante. Ce secteur-clé de l’économie représentait l’an dernier 80% des exportations du pays.

Leur presse – ElWatan (AFP), 20/05/2013 à 08h30