Archives du mot-clé solidarité

[Etats-Unis] Sabotage ferroviaire en solidarité avec les résistants du Grand Jury – Oregon, nuit du 1er au 2 mai 2013

SabotageTard dans la nuit du 1er mai, nous avons saboté une ligne ferroviaire dans l’Oregon centrale pour interrompre le flux de marchandises. Le Capital dépend plus que jamais de la métropole, du flux constant de produits, de services, de capitaux, d’informations et toute interruption de ce flux est une petite victoire. Nous avons fait cette action en solidarité avec tous ceux qui font face aux enquêtes, à l’emprisonnement et à la répression dans le Nord-Ouest.

Comme nous devenons plus dangereux, le danger l’est aussi bien pour nous, mais nous n’allons pas battre en retraite devant ceux qui veulent nous contrôler. Nous avons fait cette action en connaissant très bien l’ampleur de la répression politique dans le Nord-Ouest du Pacifique actuellement. Non pas parce que nous voulons montrer notre refus de nous soumettre ou notre rage  à l’État; à eux, nous n’avons rien à leur dire. Nous avons agi parce que notre amour pour nos compagnons dépasse de loin notre peur de la répression, et parce que l’amour est une action, pas un sentiment.

Cette action a été rapide et facile. En utilisant du fil de cuivre avec les extrémités dénudées, nous avons enveloppé les deux extrémités du fil autour du rail et enterré la section du milieu. Cela envoie un signal parasite lorsqu’il y a un train sur les rails, ce qui retarde tout autre mouvement jusqu’à ce que le blocage soit désactivé.

En solidarité avec ceux qui résistent au grand jury, ceux qui sont sous le coup d’enquête, et ceux qui, face aux médias et  aux enquêtes de police massives, arrivent quand même à apporter un peu de destruction dans les rues de Seattle.

De AnarchistNews, 02/05/2013 à 21h04 – En collaboration avec Contra-info

[Italie] Brèves d’attaques vengeresses – Turin & Naples, mars 2013

Turin – 21 mars 2013

Pendant la nuit, un incendie criminel a visé la porte d’entrée de Geo Studio Servizi, une société d’architectes qui collabore avec la construction du train à grande vitesse (TAV) dans le Val de Suse.

Turin – 14 Mars

Pendant la nuit, trois banques ont été attaquées à coups de marteau. Les fenêtres ont été cassées et le DAB a été endommagé. Des slogans ont été peints sur les murs disant « Basta sfratti » (« arrêt des expulsions ») et « Pagherete tutto » (Vous payerez pour tout »). Selon la police, cette attaque pourrait être une vengeance suite à l’arrestation de trois camarades lors d’une action anti-expulsion.

basta-sfratti

Naples – 4 mars

INCENDIO A 'CITTA' DELLA SCIENZA' A NAPOLIPendant la nuit, la Cité des Sciences à Naples a été réduite en cendres. Cette institution est bien connue, même au-delà des frontières nationales et se composait d’un incubateur d’entreprises et un centre de formation pour promouvoir la «citoyenneté scientifique». En quelques heures, ce monument de la recherche technologique a été détruit. Selon les journaux il s’agirait d’un incendie criminel.

Turin – 2 mars

Pendant la nuit, le feu a été mis à une cabine électrique qui fournit de l’électricité pour l’Office de l’immigration dans le corso Verona. Certains disent que cette attaque pourrait être liée aux révoltes récentes dans le centre de détention pour immigrés de Turin.

Nouvelles traduites de la presse italienne par 325, 02/04/2013

 

[Italie] Brèves d’attaques vengeresses – Turin & Naples, mars 2013

Turin – 21 mars 2013

Pendant la nuit, un incendie criminel a visé la porte d’entrée de Geo Studio Servizi, une société d’architectes qui collabore avec la construction du train à grande vitesse (TAV) dans le Val de Suse.

Turin – 14 Mars

Pendant la nuit, trois banques ont été attaquées à coups de marteau. Les fenêtres ont été cassées et le DAB a été endommagé. Des slogans ont été peints sur les murs disant « Basta sfratti » (« arrêt des expulsions ») et « Pagherete tutto » (Vous payerez pour tout »). Selon la police, cette attaque pourrait être une vengeance suite à l’arrestation de trois camarades lors d’une action anti-expulsion.

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Naples – 4 mars

INCENDIO A 'CITTA' DELLA SCIENZA' A NAPOLIPendant la nuit, la Cité des Sciences à Naples a été réduite en cendres. Cette institution est bien connue, même au-delà des frontières nationales et se composait d’un incubateur d’entreprises et un centre de formation pour promouvoir la «citoyenneté scientifique». En quelques heures, ce monument de la recherche technologique a été détruit. Selon les journaux il s’agirait d’un incendie criminel.

Turin – 2 mars

Pendant la nuit, le feu a été mis à une cabine électrique qui fournit de l’électricité pour l’Office de l’immigration dans le corso Verona. Certains disent que cette attaque pourrait être liée aux révoltes récentes dans le centre de détention pour immigrés de Turin.

Nouvelles traduites de la presse italienne par 325, 02/04/2013

 

[Métallos d’ArcelorMittal en lutte] Emeute à Strasbourg – 6 février 2013

Dégradations, interpellations, gaz lacrymogènes : les « Arcelor » ont manifesté dans une ambiance tendue à Strasbourg

Une manifestation de salariés d’ArcelorMittal venus de France, de Belgique et du Luxembourg s’est déroulée mercredi dans une atmosphère tendue aux abords du Parlement européen de Strasbourg, où la police a fait usage de gaz lacrymogènes.

arcelorStras3

dégradations, interpellations, une personne blessée

Des centaines de salariés des sites européens d’ArcelorMittal ont réclamé mercredi dans une atmosphère tendue à Strasbourg le soutien des députés européens, au moment où le géant mondial de l’acier annonçait des pertes colossales. La police, qui avait interdit des voies d’accès aux abords du Parlement européen, a fait plusieurs fois usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants tentant de forcer le passage, dont une poignée lançaient des pierres et des bouteilles.

arcelorStrasLes abris en verre de plusieurs arrêts de tramway et de bus, ainsi que des panneaux de signalisation ont été dégradés. Trois manifestants ont été interpellés et un journaliste de l’AFP a été témoin de l’évacuation d’un autre sur une civière, un salarié belge blessé selon ses collègues par les forces de l’ordre. Les métallos avaient convergé depuis des sites d’ArcelorMittal de Florange et Gandrange (Moselle), Schifflange (Luxembourg) et Liège (est de la Belgique). Ces derniers devaient fournir le gros des troupes, les syndicats belges ayant annoncé plus de 1.200 personnes parties de Liège, mais de nombreux cars ont été arrêtés selon eux sur le trajet par les forces de l’ordre.; Casques sur la tête, les salariés de Florange arboraient une banderole intersyndicale portant l’inscription: « L’acier lorrain vivra », et des autocollants: « Touche pas à mon usine ».

manif5_1« L’industrie sidérurgique est en train d’être massacrée par un prédateur, Mittal. La question que nous voulons poser aux députés européens, c’est: +combien de dizaines de milliers d’emplois supprimés faudra-t-il encore avant que l’Europe bouge?+ », a déclaré à Edouard Martin, de la CFDT de Florange, avant de rencontrer des députés. Pour son collègue belge Jean-Luc Rader, secrétaire régional du syndicat belge FGTB Métal, les parlementaires doivent comprendre « qu’il y a un problème avec l’industrie en Europe ».

Communiqué de la préfecture du Bas-Rhin

arcelorStras4Une manifestation non déclarée a été organisée ce jour devant le Parlement Européen, à l’initiative de syndicats de sidérurgistes belges. Suite aux informations fournies faisant état de risques de violences à l’image de celles intervenues en Belgique le 29 janvier dernier, et afin de prévenir des actions violentes contre le Parlement Européen et d’autres administrations publiques, il a été décidé, sur réquisition du Procureur de la République de Strasbourg, de procéder à la fouille systématique et préventive des autocars en provenance de Liège. 23 autocars ont donc été interceptés et fouillés.

arcelorStras5Ont été saisis :

  • un dispositif de brise tympans et 12 pastilles d’explosifs
  • 2 bonbonnes de gaz
  • 1 grenade artisanale à billes
  • 40 kg de boulons de grosse taille et de ferraille coupante
  • 66 fumigènes
  • 147 pétards de types K2 à K4 (interdits à la vente et à l’usage sauf par des artificiers professionnels)
  • des pots de peinture et de nombreuses ampoules remplies de peinture.

Arrivés sur le site du Parlement, le millier de manifestants présents se sont opposés immédiatement aux forces de l’ordre en protection qui ont été la cible de quelques éléments particulièrement violents et déterminés à blesser et à casser. Les forces de l’ordre ont été exposées pendant plusieurs heures aux jets de projectiles divers et d’éléments de mobilier urbain. Douze gendarmes et policiers ont été blessés par ces projectiles.

Afin de préserver et de protéger les institutions publiques environnantes et de maintenir les manifestants à distance du centre ville et des populations qui auraient été exposées aux agissements d’une minorité d’individus violents, les forces de l’ordre ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes et quatre tirs de flash ball. Deux blessés ont été recensés chez les manifestants, l’un à l’abdomen, l’autre au visage.

De nombreux éléments de mobilier urbain ont été détruits dans le quartier du Wacken. Plusieurs individus ont été interpellés et des procédures judiciaires ont été rédigées.

Leur presse – France3 Alsace (M.C. avec AFP), 06/02/2013 à 20h54

France: quatorze blessés dans les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre à Strasbourg

Douze gendarmes français et deux manifestants ont été blessés mercredi lors des affrontements entre les forces de l’ordre et les métallos rassemblés devant le Parlement européen à Strasbourg, selon le premier bilan établi par la préfecture du département du Bas-Rhin.

Venus de Belgique, du Luxembourg et de France, quelque 1500 métallos d’Arcelor Mittal, numéro un mondial de l’acier, ont manifesté mercredi après-midi devant le Parlement européen pour protester contre la fermeture d’usines et la stratégie du groupe sidérurgique.

A peine les manifestants arrivés à proximité du Parlement européen, des incidents se sont produits entre les métallos et les forces de l’ordre, présentes pour sécuriser les accès aux institutions européennes en faisant barrage aux manifestants.

En réaction aux jets de projectiles divers contre les forces de l’ordre pendant plusieurs heures d’un face-à-face, ces dernières ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

Selon un communiqué de la préfecture publié dans la soirée, « de nombreux éléments de mobilier urbain ont été détruits dans le quartier du Wacken », où se situe le siège du Parlement européen, et « plusieurs individus ont été interpellés ».

Les autorités du département ont indiqué qu’il s’agit d' »une manifestation non déclarée », qui « a été organisée à l’initiative de syndicats de sidérurgistes belges ».

Selon le bilan officiel, 40 kg de boulons de grosse taille et de ferraille coupante, des bonbonnes de gaz, des pétards K2 et K4 (interdits à la vente et à l’usage sauf par des artificiers professionnels) ont été saisis dans les autocars des manifestants belges contrôlés par les forces de l’ordre françaises sur le trajet de Strasbourg.

Leur presse – french.peopledaily.com (Xinhua), 07/02/2013

Seize blessés, quatorze du côté des forces de l’ordre, deux du côté des manifestants : c’est le bilan des échauffourées qui ont éclaté ce mercredi après-midi à proximité du parlement européen à Strasbourg. Environ 1500 salariés d’ArcelorMittal étaient venus de Belgique, de France et du Luxembourg pour manifester leur mécontentement et défendre l’avenir de la sidérurgie en Europe.

des-echauffourees-ont-eclate-entre-les-metallos-et-les-forces-de-l-ordre-photo-jean-marc-loos arcelorStras6 arcelorStras7 arcelorStras8 arcelorStras9 arcelorStras10 arcelorStras11Leur presse locale – L’Alsace.fr (Photos Jean-Marc Loos), 06/02/2013 à 19h16

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=G-RqerxQOUY]

Tous les articles liés à la lutte des métallos d’Arcelor

[Grèce] Appel à la solidarité antifasciste internationale – Athènes, 19 janvier 2013

Un appel à la solidarité internationale

Nous appelons les antifascistes qui ont été alertés par la montée d’Aube Dorée et des néo-nazis et ceux qui sont dans la solidarité avec le peuple grec. Notre appel à la solidarité internationale est aujourd’hui devenu celui pour un mouvement international antifasciste.

Des manifestations devant les ambassades et consulats grecs sont maintenant organisés à Londres (Royaume-Uni), Dublin et Derry (Irlande), Barcelone et Ossona (Catalunya), Lyon (France), Tampere (Finlande), Chicago et New York (États-Unis) et des nouvelles d’initiatives dans d’autres pays sont reluisantes.

Nous demandons plus de manifestations en solidarité avec le mouvement antifasciste grec, qui se prépare à une grande manifestation de force sur la place Syntagma, le 19 Janvier. Ce n’est pas seulement une affaire internationale, il fait partie d’un effort concerté visant à construire un mouvement qui va cibler le fascisme et le racisme en hausse en Europe et dans le monde entier.

Nous vous demandons:

  1. De nous contacter et nous donner les détails de vos activités sur la journée, grâce à facebook, twitter ou par courriel: [email protected]
  2. Pour nous envoyer des photos et des vidéos de soutien, affiches, en indiquant votre solidarité.
  3. Pour nous envoyer des déclarations de soutien qui seront lues à partir de la plate-forme le jour de la manif et concert à la place Syntagma.
  4. De prendre des photos de vos événements/actions de solidarité et de nous les envoyer, afin de faire connaître la taille et l’ampleur de notre mouvement.

Dans le cas où les gens se déplacent à Athènes pour se joindre à nous pour la journée, nous serions reconnaissants si vous pouviez nous contacter. Nous ne pouvons pas fournir de facilités, nous sommes déjà débordés de l’activité, mais il y aura une réunion informelle des invités internationaux, le vendredi soir, la veille de la manif. Et nous voulons que la présence internationale soit aussi organisée que possible à la manifestation elle-même.

Si vous avez d’autres idées sur la façon d’aider, n’hésitez pas à nous contacter afin de coordonner nos activités. Le mouvement antifasciste grec est à la tête d’une grande confrontation avec ce qui semble être le soulèvement le plus dangereux de l’extrême-droite néo-nazie depuis des décennies. Nous demandons à nos amis de se lever et de se compter pour le 19 Janvier.

En toute solidarité,

Le comité d’organisation du « 19 Janvier – Athènes ville antifasciste »

Traduit de l’anglais (AthensAntifa19jan, 9 janvier 2013) par un camarade (transmis par mail, 14/01/2013)

Ci-dessous la liste des ambassades et consulats grecs partout en France:

A Paris :

A Ajaccio:

  • Consulat honoraire - Adresse : Rue du Docteur Petrolacci 20130 Garges; Tél : 04.95.21.91.37; Fax : 04.95.26.43.60

A Bordeaux:

A Cherbourg:

  • Consulat honoraire – Adresse : 104, rue Emmanuel Liais B.P.629 50106 Cherbourg Cedex; Tél :  02.33.10.02.02; Fax : 02.33.10.02.03

A Grenoble:

Au Havre:

  • Consulat honoraire – Adresse: 28, rue du Général de Gaulle 76310 Sainte-Adresse; Tél :  02.35.46.28.92 ; Fax : 02.35.46.73.16

A Lille:

A Lyon:

  • Consulat honoraire – Adresse: 7, rue Barreme 69006 Lyon; Tél :  04.78.89.46.69  /  04.78.89.22.50; Fax : 04.78.93.37.17

A Nantes:

A St-Etienne:

  • Consulat honoraire – Adresse: 15, rue de la Paix 42000 Saint-Etienne; Tél: 04.77.32.41.66; Fax : 04.77.41.47.17

A Strasbourg:

  • Consulat honoraire – Adresse: 49 avenue des Vosges 67000 Strasbourg; Tél: 03.88.35.40.24; Fax : 03.88.25.05.24

A Marseille:

A Nice:

  • Consulat général honoraire – Adresse: 2, avenue Desambrois 06000 Nice; Tél : 04.93.85.41.40/04.93.37.85.69; Fax : 09.51.00.60.49

A Calais:

  • Vice-Consulat honoraire – Adresse: 12 boulevard des alliés – B.P 817 62225 Calais Cédex; Tél :  03.21.97.27.00; Fax : 03.21.97.41.59

[Algérie] Emeute suite à une vague d’expulsion de squats à Oran : des centaines de familles à la rue – 7 janvier 2013

squatteurs du centre-ville

Affrontements et interpellations à Oran

Scènes de siège, hier matin, au centre-ville d’Oran avec des dizaines de fourgons de police, des brigades antiémeutes qui, dès l’aurore, ont bouclé plusieurs quartiers pour procéder à l’expulsion de squats.

Pas moins de 8 immeubles désaffectés, répartis dans la rue Cavaignac, à Saint-Pierre ou encore dans la rue Ghandi près du marché de la Bastille, ont été ainsi ciblés afin de procéder à l’expulsion et l’évacuation de squats qui perduraient depuis plusieurs semaines. Les précédents occupants de ces bâtisses avaient été relogés dans le cadre de l’opération de lutte contre l’habitat précaire et le vieux bâti, laissant derrière eux les lieux vides et les accès aux immeubles condamnés.

Cela n’a pas empêché des dizaines de familles et de célibataires d’investir ces vieux immeubles et s’y installer contre l’avis des autorités, faisant naître du même coup un véritable sentiment d’insécurité, sans compter l’insalubrité qui s’en dégageait, comme dénoncée par certains riverains.

À la rue Ghandi, les familles installées ont résisté et refusé de répondre aux injonctions des forces de l’ordre allant même jusqu’à faire barrage de leur corps, surtout les femmes, espérant faire reculer les policiers et les empêcher de pénétrer à l’intérieur.

Ces derniers essuyèrent des jets de pierres et de bouteilles à partir des fenêtres et des toits.

La présence d’enfants sur place a rendu l’opération difficile, notamment lorsqu’il a fallu les évacuer et les séparer des adultes au moment où l’ordre d’investir les lieux a été donné pour éviter qu’ils ne soient pris au milieu des bousculades et des jets de pierres.

Huit personnes, dont une femme, avons-nous appris, ont été interpellées et arrêtées sur place. Sur un autre front de cette opération, au quartier Saint-Pierre et à Cavaignac, des squatteurs ont menacé de mettre le feu aux lieux et de se suicider. Là aussi, ce sont des jets de pierres qui ont accueilli les brigades antiémeutes alors que des véhicules de particuliers ont été endommagés, a-t-on appris auprès des premiers témoins de la scène. Aux abords des rues, comme à la place Hoche, les camions de la Protection civile attendaient prêts à intervenir en cas d’accident et les camions dépêchés par l’APC ont servi à évacuer les biens des occupants ce qui a été fait, non sans mal, en fin de matinée.

En tout, ce sont plus d’une centaine de familles qui ont été ainsi expulsées, par la force, hier matin, dont certaines sont originaires d’Afrique subsaharienne. Si majoritairement, ces squats ont été opérés dans l’illégalité la plus totale à Cavaignac et Saint-Pierre, certains expulsés ont affirmé avoir “acheté les logements”, avant de s’y installer, ce qui dénote d’un possible trafic tournant autour de ces immeubles désaffectés. Chose qui a déjà été dénoncée à maintes reprises à Oran, avec l’existence de réseaux de “marchand de sommeil à l’algérienne” alimentés par la crise du logement.

En fin de journée, d’autres squats se trouvant dans plusieurs vieux quartiers devaient être aussi évacués, soit en tout plus d’une trentaine d’immeubles recensés pour le seul centre-ville d’Oran.

 Leur presse de rentiers – Liberté Algérie.com (D.Loukil), 08/01/2013 à 09h50

Centre-ville : l’expulsion de squatteurs d’immeubles tourne à l’affrontement

Une opération d’expulsion des squatteurs d’une trentaine d’immeubles désaffectés du centre-ville a été menée, hier matin. Le centre-ville d’Oran a été barricadé par les services de sécurité avant que des affrontements n’éclatent.

oran_1360772_465x348pL’opération d’expulsion a été menée sous la présidence du chef de la daïra d’Oran, M.Bouchemma. Huit immeubles au secteur urbain El Emir ont été les premiers touchés par l’expulsion de leurs occupants. Si dans les ruelles de la rue Cavaignac cette opération s’est déroulée sans incidents, à la rue Mahatma Ghandi, elle a tourné aux affrontements entre squatteurs et éléments de l’ordre public. Les squatteurs ont commencé par dresser un bouclier composé d’enfants et de femmes pour interdire aux policiers d’investir les immeubles et de les déloger. Cependant, quand ils ont constaté que les policiers ont réussi à évacuer les enfants, ils se sont mis à leur lancer des pierres et des bouteilles de bière. On a aussi noté des tentatives de suicide parmi les squatteurs qui ont vite été maîtrisés.

Les policiers ont cerné les squatteurs et ont arrêté les plus déchaînés d’entre eux. «07 personnes dont une femme ont été embarquées», apprend-on de source sécuritaire. Les arrestations ont dissuadé les squatteurs de poursuivre les affrontements avec les policiers, l’opération s’est poursuivie. Dans l’après-midi, ce sont 14 autres immeubles du quartier de Sid El-Houari qui seront évacués. Les immeubles dans la même situation le seront également. «35 immeubles désaffectés sont squattés à travers les vieux quartiers de la commune d’Oran», dira le chef de la daïra, précisant : «ils seront tous évacués.»  Il s’agit d’immeubles désaffectés, leurs premiers occupants ont été relogés dans le cadre de la lutte contre l’habitat précaire.

«Ce sont des immeubles jugés en péril dont on a bloqué les accès suite au relogement de leurs occupants mais des squatteurs ont trouvé le moyen d’y revenir mettant leur vie et celle de leurs enfants en danger», dira le chef de la daïra. A la rue Mahatma Ghandi, les riverains ont salué l’intervention de la police et de la daïra. Le même soulagement a été noté chez les habitants de la rue Thiers au quartier de Saint Pierre. L’immeuble évacué était occupé par des Subsahariens. Ces derniers ont déclaré avoir acheté les logements qu’ils occupent. C’est d’ailleurs le cas de toutes les familles évacuées.

Certaines ont déclaré avoir acquis à hauteur de 20 millions leur logement en ruine. Ces familles espéraient bénéficier d’un nouveau logement, or les temps ont changé et tels procédés ne peuvent que nuire à ceux qui en usent. Elles sont malheureusement des dizaines de familles qui se font prendre au piège de l’arnaque. «Chaque immeuble abritait une moyenne de 20 familles», a déclaré le secrétaire général de la commune d’Oran, M. Fakha Benoumer. Il a ajouté : «Ces squatteurs devront revenir d’où ils viennent, nous avons mis à leur disposition des camions pour le transport de leurs effets». La commune d’Oran a mis les moyens humains et matériels nécessaires pour l’opération d’expulsion d’hier. Ce sont les agents de la commune qui ont assuré la démolition des immeubles évacués, cette fois-ci de manière à ce que nul ne puisse y retourner.

 Leur presse – El Watan (Hafida Benarmas), 08/01/2013 à 10h00

[Italie] Brèves de révoltes et d’évasions du nouvel an 2013

28 décembre à Turin

Dans l’après midi, quelques détenus du centre de Turin ont incendié des matelas. La nuit précédente, il y eut également beaucoup de désordre dans le centre, de puissants cris distinctement perceptibles par les habitants des environs. Un détenu est monté sur le toit d’une section.

Nouvel an à Bologne

Encore une révolte au CIE de Bologne via Mattei, le soir du nouvel an aussi : quatre retenus ont tenté de s’évader mais leur action a été bloquée par la police. Deux ont été arrêtés alors qu’ils avaient déjà escaladé les grilles. C’est arrivé vers une heure et le calme est revenu vers 2h30. Il y aussi eu des lancés de projectiles contre la police.

Nouvel an à Turin

Profitant du désordre de la fin d’année une quarantaines de solidaires ont manifesté devant le centre de Turin, à l’aide de pétards, bombe carta, fumigènes et tambours. A l’intérieur du centre les détenus ont répondu  vivement, à tel point que la police fut contrainte d’intervenir.

Nouvel an à Gradisca

31 décembre à haute tension au CIE de Gradisca. Une grosse révolte à éclaté dans le centre la nuit de la saint-sylvestre. L’émeute à eu pour protagonistes près de 20 détenus, dont 7 ont réussi à s’évader.
Il n’y a malheureusement pas eu de blessés chez les flics malgré les nombreux objets lancés. Visiblement l’action avait été organisée dans les moindres détails par les détenus.
L’alarme s’est déclenchée vers 20h30 lorsque qu’un groupe de détenus ont réussi a sortir de leurs chambres et à se faire la belle.

Apparemment ils l’ont fait sans résistance de la part des matons, en effet, les retenus s’étaient procurés les clefs des portes qui séparent la cafétéria de l’entrepôt. Les autres portes ont été forcées à coups de pied. Une fois dans l’entrepôt les révoltés se sont armés de gros cadenas et d’extincteurs. D’autres s’étaient préparés à l’émeute depuis des jours. Ils avaient rempli de pierres et de sable des bouteilles en plastique pour les lancer sur les flics. Une fois dans la cour la tension à atteint son paroxysme. Policiers, militaires et carabinieri qui surveillent l’extérieur ont été visés par des objets lancés par les retenus. Certains ont vidé les extincteurs sur les flics. Deux flics de la garde des finances ont été emmenés aux urgences pour intoxication.

Profitant du bordel 7 détenus ont réussi à escalader le dernier mur d’enceinte et à disparaître, sans laisser de traces, dans la nature avoisinante. Mais la tension a persisté, et il a fallu encore plusieurs heures pour mater la révolte. Le syndicat de flics/matons qui officie dans le centre à déclaré que c’était le règne de l’anarchie.

Traduit librement de macerie par Sans Papiers Ni Frontières, 3 janvier 2013

[Ouvriers de PSA en lutte] Contre les 11000 suppressions de postes, la destruction plutôt que la négociation – Poissy, 12 décembre 2012

En colère, des salariés de PSA manifestent sur le site de Poissy

 PSA – Les 1 500 suppressions de postes annoncées mardi leur restent en travers de la gorge. Des salariés de PSA Peugeot-Citroën ont pénétré, mercredi 12 décembre, dans le pôle tertiaire du constructeur à Poissy (Yvelines), renversant « pots de fleurs et tableaux d’affichage ». Selon un salarié de PSA sous couvert de l’anonymat, des manifestants ont « détruit des ordinateurs et des tableaux », et « tout broyé sur leur passage ».

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Au total, entre « 300 à 400 personnes » travaillant pour PSA Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) se sont rendus devant le site de Poissy en milieu de journée. Ils ont fait brûler des pneus, rapportent des délégués CGT, syndicat qui appelait à la mobilisation.

« C’est un mouvement de colère des salariés », a déclaré Philippe Julien, de la CGT Aulnay. « La réelle casse, c’est celle de l’emploi : après 8 000 suppressions de postes, la direction en rajoute 1 500″, a renchéri Jacques Salfati, délégué CGT.

Une réunion sur le plan social reportée

« La direction et les cinq autres organisations syndicales dénoncent ces agissements qui sont le fait d’une minorité non représentative de l’ensemble des salariés », a immédiatement réagi un porte-parole de PSA.

Une réunion de négociation sur le plan social, prévue mercredi à 13 heures sur le site de Poissy, a été suspendue et reportée au 20 décembre, « le dialogue social ne pouvant se tenir sous la contrainte ».

Leur presse -Francetv info avec AFP, 12/12/2012 à 17h29

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Des salariés de PSA manifestent à Poissy

Plusieurs dizaines de salariés de PSA Peugeot Citroën ont pénétré mercredi 12 décembre dans des bâtiments administratifs du constructeur à Poissy (Yvelines) et causé des dégâts matériels, au lendemain de l’annonce d’une réduction d’effectifs supplémentaire au sein du groupe d’ici à 2014.

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Les incidents se sont produits à la mi-journée en marge d’un rassemblement organisé par la CGT à l’occasion des négociations sur le plan social lancé en juillet par PSA. La réunion a du coup été annulée et reportée au 20 décembre.

« La colère légitime des salariés s’est exprimée », a déclaré Jean-Pierre Mercier, délégué de la CGT du site d’Aulnay-sous-Bois. « La casse, c’est une direction qui continue de mentir devant les syndicats, le gouvernement, la France entière, qui refuse de négocier sérieusement et qui continue d’organiser des réunions qui ne mènent à rien. » Selon la direction, une minorité de salariés ont forcé les portes du site et provoqué des dégradations dans les locaux.

« QUE LE DIALOGUE SE POURSUIVE »

« La direction dénonce ces agissements qui sont le fait d’une minorité non représentative de l’ensemble des salariés, le dialogue social est en place et dans ce contexte nous ne pouvons accepter ces casses, ces agissements, ces voies de fait, qui sont tout a fait répréhensibles » a déclaré Denis Martin, directeur industriel de PSA, sur i-TELE. Il a ajouté que le groupe avait l’intention de porterplainte.

Interrogé sur le sujet, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a prôné le dialogue social. « Il faut surtout que le dialogue au sein de l’entreprise, la négociation qui avait commencé puisse se poursuivre, c’est l’intérêt de tous », a dit le premier ministre sur BFMTV en marge d’un déplacement à Casablanca, au Maroc. « Il est important que les partenaires sociaux au sein du groupe, au sein de l’entreprise, puissent faire leur travail jusqu’au bout. »

PSA Peugeot Citroën a annoncé mardi soir aux syndicats que l’effectif du groupe en France pourrait être réduit d’ici à la mi-2014 de 1 500 emplois supplémentaires, estimation maximale des départs en retraite ou démissions non remplacés au sein du groupe. Ce total viendrait s’ajouter aux 8 000 suppressions de poste du plan social, que les syndicats ont refusé mardi d’entériner.

Leur presse – Le Monde.fr (avec Reuters), 13/12/01 à 07h37

[Tours] Non à l’expulsion de Thanks for the future ! Rassemblement le 13/12/2012 devant le tribunal d’instance à 09h30

NON A L’EXPULSION DE THANKS FOR THE FUTURE

SOLIDARITE !

A Tours, il existe un lieu où l’utopie est créatrice, où des hommes et des femmes essayent tous les jours d’inventer de nouvelles formes de vie sociale en rupture avec la société capitaliste. Ils essayent de rompre avec la domination, le sexisme, l’homophobie, le racisme, la xénophobie, le salariat et toutes formes d’exploitation… THANKS FOR THE FUTURE est un lieu (244 avenue Auguste Chevalier 37000 Tours) où les avenirs possibles s’imaginent, se construisent, se partagent, se confrontent à la réalité ambiante. C’est un squat politique où la vie et les luttes s’épanouissent pour contribuer à construire dès maintenant un autre futur.

C’est bien cela qui dérange ! Comment dans notre bonne démocratie représentative, il y a des individus qui luttent pour en finir avec cette société de plus en plus inégalitaire, où la misère devient le lot quotidien de plus en plus de monde ! C’est bien connu, les polichiens, de droite comme de gôche, veulent notre bonheur malgré nous ! On refuse un nouvel aéroport, une future ligne de chemin de fer dans les Alpes, le nucléaire… : on est des arriérés qui veulent retourner à la bougie et aux voitures à cheval. Voilà à quoi se réduit le débat dans cette démocratie. Elle est un des outils aux mains des capitalistes pour assouvir leur soif de profits, de pouvoir. Celle-ci renforce la domination de classe de la bourgeoisie. La société capitaliste va droit dans le mur. Peut lui importe, pourvu qu’elle maintient et renforce son hégémonie de classe. L’Etat est là pour condamner et emprisonner lorsqu’on sort des limites que le pouvoir veut nous imposer. THANKS FOR THE FUTURE nous permet au contraire d’épancher notre SOIF D’UTOPIES. Il fait partie de ces multiples grains de sable qui constituent la constellation révolutionnaire.

C’est bien pour cela que la mairie de Tours veut expulser nos camarades de THANKS FOR THE FUTURE. Elle a plusieurs instruments de choc. La SEMIVIT, office d’HLM à sa botte, a demandé l’expulsion des locaux occupés par THANKS FOR THE FUTURE. Il y a tout lieu de penser que la balance de la justice penchera selon la volonté de la mairie. Rien d’étonnant, face à l’ennemi commun les tenants du pouvoir et leurs valets serrent les rangs!

Par contre, le fait qu’une association d’artistes ait fait le choix politique de participer à l’expulsion de THANKS FOR THE FUTURE à de quoi surprendre. Le président de cette association a signé au moins deux mains courantes au commissariat de Tours pour se plaindre de problèmes de voisinage. Des personnes, membres de cette association, affichant publiquement leur solidarité envers THANKS FOR THE FUTURE, en ont été exclues. Les fils électriques alimentant la maison de THANKS FOR THE FUTURE ont été volontairement coupés. L’art soumis au pouvoir ! Boris doit cracher dans sa tombe.

Le 13 décembre, nos camarades sont convoqués devant le tribunal d’instance de Tours. Les juges décideront ou pas de l’expulsion de THANKS FOR THE FUTURE.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE TRIBUNAL D’INSTANCE DE TOURS LE 13 DÉCEMBRE A 9 H 30 RUE EDOUARD VAILLANT.

La lutte contre la société capitaliste se construit tous les jours avec notre solidarité envers les utopistes créateurs en rupture avec la société bourgeoise.

Tours, le 4/12/2012 SOIF D’UTOPIES – 06 31 56 17 56 – [email protected]

Reçu par mail, le 04 décembre 2012 (Reseau RESISTONS ENSEMBLE)

[Doubs] Les salarié.e.s de la CAF en lutte contre la direction

Grève à la Caisse d’Allocations Familiales du Doubs

La CAF du Doubs reçoit sur rendez-vous. Exclusivement, à partir de janvier 2013. Les employés de Besançon et de Montbéliard refusent cette règle. Ils sont en grève.

Offrir un meilleur service aux allocataires. C’est l’objectif avancé par la Caisse d’allocations familliales du Doubs. Le moyen choisi : un passage obligatoire par internet pour prendre rendez-vous avec un technicien conseil.

Pour les syndicats SUD, CGT et CFDT, il s’agit d’une dégradation de la qualité du service. Ils appellent donc à la grève. Parmi les revendications : pas d’obligation de prise de rendez-vous, le maintien du service courrier, le refus des heures supplémentaires obligatoires du dimanche et l’embauche de salariés précaires. 

Leur presse régionale – Fr3 Franche-Comté (Raoul Advocat), 03/12/2012