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Qui sont les terroristes ?

Qui sont les terroristes ?

Les conditions de vie toujours plus insupportables qui nous sont imposées reposent sur la peur. Peur de ne pas avoir de boulot et de ne pas arriver à boucler les fins de mois. Peur de la police, peur de la prison. Parce qu’au fond, la matraque et son acceptation est ce qui garantit les rapports sociaux.

Dans ce monde à l’envers, le terrorisme ce n’est pas contraindre des milliards d’êtres humains à survivre dans des conditions inacceptables, ce n’est pas empoisonner la terre. Ce n’est pas continuer une recherche scientifique et technologique qui soumet toujours plus nos vies, pénètre nos corps et modifie la nature de façon irréversible. Ce n’est pas enfermer et déporter des êtres humains parce qu’ils sont dépourvus du petit bout de papier adéquat. Ce n’est pas nous tuer et mutiler au travail pour que les patrons s’enrichissent à l’infini. Ce n’est pas même bombarder des populations entières. Tout cela, ils l’appellent économie, civilisation, démocratie, progrès, ordre public.

La politique est en réalité l’art de travestir les faits en changeant les mots. Leur « guerre au terrorisme » à l’échelle planétaire n’est qu’une arme de propagande pour légitimer toute agression militaire à l’extérieur et toute répression des rebelles à l’intérieur.

Dans un effet miroir, l’Etat voudrait tous nous obliger à être le reflet de sa sale gueule autoritaire. Des amitiés, des affinités et le partage d’une même idée de liberté deviennent une « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Des liens tissés dans les luttes deviennent une « mouvance anarcho-autonome ». Un fumigène devient une bombe.

Et pourtant, s’organiser n’est pas nécessairement constituer une Organisation, tout comme une grève n’est pas une prise d’otage. L’attaque contre une banque, une prison, un Pôle Emploi, une permanence électorale, un centre de rétention, le sabotage de la circulation des trains ou des machines dans une usine, ne sont pas du « terrorisme ». Un abîme sépare ceux qui s’insurgent pour se libérer, et ceux qui frappent dans le tas pour défendre, consolider ou conquérir le pouvoir, c’est-à-dire les Etats et leurs concurrents, les patrons, leurs mercenaires et leurs laboratoires de mort.

Dans cette guerre sociale qui se déroule au travail comme dans la rue, de jour comme de nuit, l’ennemi est tout individu qui fait obstacle à la marche radieuse du capital.

Que chacun, de la manière qu’il estime la plus adéquate, s’oppose au terrorisme d’Etat et au totalitarisme démocratique. Nous ne subirons pas cette déclaration de guerre en baissant la tête.

Que crève le meilleur des mondes !

[Texte d’une affiche trouvée sur les murs de plusieurs villes en avril 2008]

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Terrorisme d’Etat: un aperçu de la nouvelle loi anti-« terroriste » en cours d’adoption

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a présenté mercredi 9 juillet en Conseil des ministres un projet de loi « renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme« . Le 22 juillet, les députés ont adopté en Commission des lois et à l’unanimité (UMP/PS) le projet en le durcissant avec plusieurs amendements. Il passera selon la procédure d’urgence à l’Assemblée Nationale et au Sénat (18 articles) pour être soumis au vote le 18 septembre prochain.

Lire la suite de l’article

[Besançon] Solidarité No TAV – 10 mai 2014

Besançon, 10 mai 2014

Tôt dans la matinée, quelques slogans et pochoirs contre la grande vitesse ont été tagués dans le centre-ville et à proximité du passage de la gare Viotte TGV, qui est en plein processus de rénovation et donc d’aseptisation. Cette petit action a été faite en complicité avec les quatre compagnon-nes No TAV incarcéré-es en Italie pour l’attaque du chantier de la grande vitesse Lyon-Turin – dont le procès s’ouvre le 22 mai prochain à Turin – et en solidarité avec celles et ceux qui luttent dans la Val Susa et qui ont manifesté ce même jour dans les rues de Turin contre leur projet dévastateur.

Liberté  pour Chiara, Claudio, Niccolo, Mattia et tous les prisonniers !

"Etat terroriste" [tr.de l'italien]

« Etat terroriste » [tr.de l’italien]

"tous libres" [tr.de l'italien]

« tous libres » [tr.de l’italien]

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Sur les murs de l'église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Sur le mur de l’église de la Madeleine, dans le quartier Battant

Transmis par mail, 11/05/2014

[Marseille] Blocage d’un péage en solidarité avec les quatre No TAV arrêté-e-s le 9 décembre dernier – 22 décembre 2013

Dimanche 22 Décembre, on s’est bougé à une quinzaine de personnes pour aller lever les barrières du péage souterrain du Prado à Marseille, en solidarité aux compagnon-ne-s italien-ne-s incarcéré-e-s depuis le 9 Décembre à Turin en Italie sous accusation de terrorisme pour une attaque du chantier du TAV en Val de Susa en Mai dernier.

Cinq voies ouvertes, tract ci-joint, banderoles « Contre la LGV – No Tav », « Trop c’est trop », « Péage prix libre ».

Au bout de 10 minutes, le tunnel qui traverse Marseille et le péage seront fermés par les salariés, nous faisant partir plus tôt que prévu mais avec la satisfaction du bloquage d’un axe important de la ville.

Forza a tutti e tutte, Claudio, Chiara, Mattia et Niccolo liberi! Tutti liberi!

Le tract distribué:

Péage gratuit en solidarité aux compagnons et compagnonnes anarchistes accusé de terrorisme pour une attaque contre le chantier du TAV (train à grande vitesse) en Vallée de Susa en Italie.

Pensé depuis 1991, un projet de nouvelle liaison ferroviaire prévoit de creuser le plus long tunnel d’Europe (53 km) pour faire franchir les Alpes à 40 millions de tonnes de marchandises par an, et pour faire gagner 45 minutes aux voyageurs entre Lyon et Turin. Annoncée pour 2023, cette autoroute ferroviaire coûtera au moins 25 milliards d’euros. Elle implique, en plus du tunnel international, le creusement de tunnels sous les massifs de Belledonne et de Chartreuse, et la construction de 200 km de voies nouvelles en France. En Italie, le projet appelé TAV (« treno alta velocità ») se heurte à une résistance déterminée des habitant.es de la Val Susa (les « NO TAV » et le mouvement qui en découle). Là-bas, c’est retranchées derrière des escadrons de flics et de militaires que tentent de se mettre à l’oeuvre les foreuses sur le site de la Maddalena.

Dans la nuit du 13 au 14 mai dernier, une trentaine d’anonymes no tav a attaqué le chantier de la Grande Vitesse en Val Susa, endommageant des équipements. Une action rapide et précise qui avait démontré, une fois de plus, que le camp retranché de la Maddalena n’est pas inviolable, en faisant flotter de nouveau le doux vent de la délivrance. Aujourd’hui, 9 décembre, la police politique, sur ordre des parquets de Turin et Milan, a incarcéré quatre compagnons pour « attentat à finalité de terrorisme », accusés d’avoir pris part à l’action de mai. Nous nous fichons de savoir si Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio ont participé ou non à l’action contre le chantier de Chiomonte. Ce que nous savons c’est qu’à l’annonce de l’attaque nous avons exulté comme tant d’autres, dans la Vallée et pas seulement. Ce que nous savons c’est que le terroriste est celui qui affame, exploite, dévaste et bombarde et certainement pas celui qui s’oppose au massacre environnemental, qui se bat pour un monde sans profit et sans pouvoir. Ce que nous savons c’est que ces arrestations n’arrêteront pas la lutte contre la grande vitesse et le système qu’elle incorpore et défend. Dans et autour du mouvement no tav est née et s’est diffusée une solidarité qui a toujours su répondre aux manœuvres répressives (chaque fois préparées par la machine de guerre médiatique), généralisant ses propres raisons et ses propres pratiques.

Ni innocents, ni coupables. Troupes d’occupations, politiciens et journalistes : les terroristes c’est vous !

Liberté pour Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio !

Repris d’Indymedia Nantes, 24 décembre 2013

[Italie/No TAV] Nouvelles des quatre compagnons incarcérés et quelques actions solidaires

Des nouvelles des arrêté-e-s No Tav du 9 décembre 2013.

Claudio et Niccolò sont en cellule ensemble. Mattia est en face, désormais en cellule avec une personne arrêtée pendant les émeutes a piazza Castello pendant les journées de blocage de la ville (Turin). Ils sont dans le bloc D, première section. Un section spéciale, protégée. Leur régime prévoit la cellule fermée 24h/24, deux heures de promenade et aucun rapport avec les autres détenus. De 18h à 20h ils ont la « socialisation » tous les trois ensemble (c’est-à-dire qu’ils sont tous les trois enfermés dans une même cellule, ndt).

Chiara est à l’isolement. Cellule fermée. Promenade toute seule. Pas de socialisation.

Le courrier est censuré, retard de cinq ou six jours.

Les parloirs ont été autorisés à tou-te-s ceux/celles qui l’ont demandé, famille et compagnon-ne-s.

N’ENVOYEZ PAS DE TIMBRES, ILS NE LEURS SONT PAS REMIS.

Ils vont bien. Ils ont entendu les saluts et le rassemblement.

Ils sont particulièrement enthousiastes par le bruit et le nombre de voix et de cris lors du rassemblement de samedi.

Pour leur écrire :

Chiara Zenobi

Niccolò Blasi

Claudio Alberto

Mattia Zanotti

c.c. via Maria Adelaide Aglietta

35 10151 Torino

ITALIA

Quelques actions de solidarité :

Giulianova (Teramo), 11 décembre 2013 : dans la nuit, le siège du parti démocrate recouvert de tags en solidarité avec les No Tav arrêtés. Sur les murs et les vitrines du local on pouvait lire : «Les terroristes c’est vous», «No Tav» et «Mattia, Claudio, Nicco et Chiara Libres». De la peinture a également été répandue sur les serrures du local.

Piacenza, 13 décembre 2013 : dans la nuit, le siège des chasseurs alpins (militaires) a été recouvert de tags en solidarité avec les incarcérés.

Trento, 13 décembre 2013 : une trentaine de compagnons a bloqué pendant vingt minutes le Frecciargento (train à grande vitesse italien). La banderole déployée sur les rails disait «La lutte No Tav ne s’arrête pas. Liberté pour Chiara, Mattia, Nicco et Claudio». Pendant le blocage interventions et distribution de tracts.

Turin, 14 décembre 2013 : grand rassemblement devant la prison. Environ 300 personnes sont venues exprimer pendant plusieurs heures leur solidarité à Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio, à grand renfort de slogans, pétards et feux d’artifice. Les 25 camionnettes de flics présentes les ont empêchées de s’approcher et le rassemblement s’est terminé par une manifestation aux alentours de la prison que les compagnon-ne-s emprisonné-e-s ont tout de même entendu.

Val Susa, 15 décembre 2013 : rassemblement puis manifestation d’environ 300 personnes dans la petite ville de Bussoleno. De nombreuses personnes sont intervenues au micro pour exprimer leur solidarité à Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio.

Toulouse (France), 17 décembre 2013 : blocage du péage de l’autoroute Toulouse/Paris (A620) en solidarité avec les arrêtés du 9 décembre. Mort à l’État qui affame, qui détruit, qui tue. Chiara, Claudio, Mattia , Niccolò, libre tout de suite, de nouveau à nos côtés dans la rue, sur les sentiers de la vallée et ailleurs. À eux va tout notre soutien.

Padoue, 18 décembre 2013 : dans la nuit, le siège du parti démocrate de Padoue a été recouvert de tags : « les terroristes c’est vous, liberté pour les No Tav »

susa

Reçu par mail, 20 décembre 2013

[Chili] Des nouvelles au sujet de la mort de Sebastian et de la situation de ses deux compagnons

Des nouvelles au sujet de la mort de Sebastian et de la situation de ses deux compagnons

Le 11 décembre vers 09:30 du matin un groupe décide d’exproprier une succursale bancaire à Pudahuel (Santiago). Le compagnon anarchiste Sebastián rentre dans la banque et au moment de dégainer le pistolet automatique qu’il porte sur lui, et tandis qu’il crie pour annoncer le braquage, il est abattu par le garde de sécurité.

Ce misérable garde se trouve en fait avoir un entraînement militaire et a travaillé comme mercenaire en Irak et dans les forces d’occupation de Haïti pour finalement faire un remplacement dans cette succursale bancaire. Protéger les vendeurs de misère est devenu son travail.

Nous nous souvenons avec tendresse, amour  et combat du compagnon Angry (Sebastián).

À la suite une chanson du compagnon :

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Des nouvelles de la situation d’Alfonso et Hermes

Le compa Hermès Gonzalez

Le compa Hermès Gonzalez

À la suite du braquage où le compagnon Sebastian Oversluij a été abattu  la répression s’est déchaînée aux alentours de la banque attaquée.

À quelques pâtés de maison, avec l’aide de témoins, la police du 26° commissariat aurait identifié deux des participant du braquage. Ils ont ainsi arrêté les anarchistes Alfonso Alvial Sánchez (27 ans)  et Hermes González Henríquez (25 ans), qui avaient sur eux des gants, des perruques et chacun un revolver.

Après avoir été amenés au commissariat ils sont passés devant la presse en criant des slogans en souvenir du compagnon anarchiste tombé en combat.

Le compagnon Alphonso

Le compagnon Alphonso

Finalement le 12 décembre ils ont été inculpés de “vol avec intimidation” et de “port illégal d’arme”. Bien que le bureau du procureur voulait rallonger la mise en détention de 3 jours avant de les inculper afin de pouvoir faire une enquête sur des “liens avec des anarchistes” ou des “liens avec le Caso Bombas”, le tribunal a refusé cette demande en les inculpant le jeudi, et donnant au procureur Luis Pablo Cortés un délai de 90 jours pour l’enquête.

Selon le bureau du procureur il y aurait deux fugitifs à la suite de l’expropriation de la banque, et les armes trouvées sur les détenus et le compagnon mort sont analysées, et selon le proc les revolvers auraient été volés à des gardes de sécurité au cours de différents braquage en janvier et mars 2013.

Actuellement les anti-autoritaires Hermes et Alfonso se trouvent à la section de sécurité maximale de la Prison de Hautes Sécurité.

Liberté pour tous les prisonnier-e-s révolutionnaires et anarchistes !

Traduit de l’espagnol (Publicación Refractario) par Camotazo, 16 décembre 2013

[Mexique] Infos sur les détenu-e-s du 1er septembre 2013 à Mexico

Le 1er septembre a eu lieu une grande manifestation à Mexico contre les politiques répressives du gouvernement mexicain d’Enrique Peña Nieto, alors que ce dernier présentait le premier rapport de son gouvernement et que les profs sont en grève contre la Réforme de l’éducation.

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Durant la manifestation, les différents cortèges ont été encerclés, certains gazés et harcelés par la police de la ville de Mexico, envoyée par son maire Miguel Ángel Mancera du PRD (Parti Révolutionnaire Démocratique), et par la police fédérale.

Il y a eu 22 arrestations, 5 personnes ont été immédiatement libérées, les 17 autres ont été mises à disposition du Ministère Public et donc détenues. Parmi ces 17 personnes, plusieurs font partie des Médias Indépendants adhérents à la Sixième Déclaration de la jungle Lacandone, et membres du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité. Elles couvraient les évènements et documentaient les violations aux droits humains perpétrés par les différents corps policiers présents.

Actuellement, elles ont, tous et toutes, été libéré-e-s à l’exception de Jesse Alejandro Montaño, qui est toujours en prison car il n’a pas encore été possible de payer son amende.

Certain-e-s sont sorti-e-s libres, d’autres sous caution qui devront donc affronter un procès plus tard.

Concernant Jesse, un compte bancaire est mis à disposition par la Croix Noire Anarchiste de Mexico pour aider au paiement de l’amende : pour la thune, voir ici

À bas les murs de toutes les prisons !
Liberté pour Jesse Alejandro !

Par les trois passants

Sources:

  1. La Jornada
  2. Croix Noire Anarchiste de Mexico 
  3. Réseau contre la Répression et pour la Solidarité.

VIDEO: 1er septembre 2013, lors de la manifestation convoquée par la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education (CNTE) de nombreuses arrestations arbitraires ont eu lieu parmi lesquelles plusieurs journalistes indépendants tel Gustavo Ruiz, photographe et collaborateur de l’agence Subversiones d’où nous proviennent ces images.

http://subversiones.org/

 

Voir la vidéo

Voir des nouvelles des nouvelles des prisonniers adhérents à la Sexta de l’EZLN (Août-Septembre)

[Mexico] Emeute lors de la manif en mémoire des compagnon.nes assassiné.e.s par les fascistes le 10 juin 1971

Ce 10 juin 2013 s’est tenue une manifestation en mémoire des compagnon.ne.s et étudiant.e. assassiné.e.s par le groupe paramilitaire fasciste du ‘Corpus Christi’ le 10/06/1971 (appelé « Massacre de Halconazo« ) Ce massacre fasciste avait pour but de mettre fin au mouvement étudiant de 1971.

De nombreux groupes anti-autoritaires et anarchistes étaient présents lors de cette marche; des édifices publics ont été attaqués à la peinture et des vitres ont sauté, dont celles du commissariat de la PRI nationale.

Plusieurs journaflics ont également été attaqués, dont certains se sont fait dépouillés de leur matériel.

Les affrontements avec la police ont duré pendant plus de deux heures. 22 personnes ont été arrêtées pour avoir attaqué la police ‘avec des pierres, bâtons et cocktails molotov‘, a rapporté le ministère de la Sécurité publique du District fédéral (SSPDF).

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VOIR LA VIDEO

VOIR LA VIDEO

Un appel international à la solidarité avec les compagnon.ne.s arrêté.e.s a également été lancé.

Résumé traduit à partir de leur presse – aztecanoticias.com.mx (10/06/2013) via WarOnSociety et MaterialAnarquista

[Oaxaca, Mexique] Mots d’Erika Sebastián pour la liberté de son père, Alvaro Sebastián.

OAXACA: Mots d’Erika Sebastián, lors du rassemblement pour la liberté de son père, Alvaro Sebastián.

mitin alvaroMots d’Erika Sebastián Luis – fille d’Alvaro Sebastián Ramirez, prisonnier de Loxicha, Oaxaca – lors du rassemblement pour la liberté d’Alvaro et celle des prisonniers de Loxicha- convoqué par le Réseau contre la Répression et pour la Solidarité le 18 juin 2013 à Mexico.

Compagnonnes et compagnons du Réseau contre la Répression et pour la Solidarité, présent-es ici aujourd’hui, dans ce rassemblement devant les bureaux de la représentation du gouvernement d’Oaxaca dans la ville de Mexico.

Je voudrais vous remercier pour votre solidarité et pour votre courage, vous qui vous élevez contre les attaques que nous avons subies de la part du mauvais gouvernement, et qui se sont accrues ces derniers jours. Onze jours ont passé depuis qu’Alvaro Sebastián Ramírez et les six prisonniers de Loxicha ont été extraits de leur cellule n°22 de la prison centrale d’Oaxaca, lieu où ils ont vécu pendant seize longues années au cours desquelles ils ont lutté pour rendre vivable un endroit conçu pour la mort.

Depuis le jeudi 6 juin 2013 à onze heures du soir, date à laquelle nous avons appris le transfert de nos prisonniers, jusqu’à aujourd’hui, mardi 18 juin, 276 heures d’incertitude sont passées et nous ne savons toujours rien sur le sort de nos compagnons. L’insensibilité est la principale caractéristique des marionnettes qui gouvernent notre pays, et qui exhibent fièrement leurs plans de sécurité, leurs prisons, leur abus de pouvoir.

Encore une fois, après onze ans, nous avons tout abandonné , le travail, les champs, les animaux, la maison, la famille. Encore une fois, comme il y a seize ans, nous crions pour la liberté de nos prisonniers loxichas. Encore une fois, nous avons installé un piquet de protestation au centre-ville d’Oaxaca, afin de rompre le cercle de silence et de mensonges que nous imposent ceux de là-haut. Encore une fois, la digne rage est ce qui nous maintient debout, résistant et luttant .

Comme est-ce possible d’accuser une personne de lésions qualifiées, de privation illégale de liberté, de vol, de dommage à un tiers, de recel d’armes, de terrorisme, de conspiration, d’association délictueuse, alors que finalement toutes ces accusations sont dénuées de tout fondement ?

Dès le début, Alvaro Sebastián Ramírez et les autres prisonniers de Loxicha ont été accusés de ces délits. Seize années de lutte juridique ont passé, dans des conditions inégales, désavantageuses, sans argent pour payer les frais d’avocats. Malgré tout cela, il a été démontré que les compagnons prisonniers ne sont pas responsables des délits attribués, et ils ont été acquittés de neuf parmi les onze délits. Actuellement Alvaro Sebastián Ramírez est maintenu enfermé pour des actions qui ne constituent en aucune façon un délit. Les raisons pour lesquelles il est enfermé se situent hors la loi.

Pourquoi reçoit-il ce traitement ? Parce qu’il est indigène ? Ou parce qu’il est un dissident politique ? Parce qu’il est un militant qui se bat pour l’autonomie des peuples indigènes ? Ou parce qu’il est accusé de faire partie d’un groupe armé rebelle ? Ou pour tout ceci ? Pourquoi les Loxichas ont-ils passé seize ans incarcérés injustement, si leur lutte a toujours été en désavantage et les accusations contre eux sans fondement ?

La réponse est une : pour mettre en oeuvre la consigne de l’État Mexicain, traduire dans les faits la promesse du génocidaire Ernesto Zedillo Ponce de León d’agir avec toute la force de l’Etat.

La responsabilité historique des crimes contre l’humanité commis contre les habitants de la région de Loxicha retombe sur Gabino Cué Monteagudo, Diódoro Carrasco Altamirano et Ernesto Zedillo Ponce de León. Après seize ans, ils continuent d’assigner la condition de terroristes à un groupe d’indigènes qui seront bientôt depuis dix-sept ans en prison, accusés par l’État Mexicain d’appartenir à l’Armée Populaire Révolutionnaire.

Cette stratégie obéit aux plans de sécurité imposés par les agences états-uniennes de sécurité et d’intelligence, dans lesquels entre implicitement la construction de centres d’extermination désignés expressément pour contenir tous types de dissidence opposées au régime dominant.

Nous exigeons la liberté immédiate et inconditionnelle d’Alvaro Sebastián Ramírez et des autres prisonniers de Loxicha !

Nous exigeons que Gabino Cué Monteagudo se montre et s’explique sur les raisons de ce transfert, s’il y en a !

Nous exigeons des trois niveaux du mauvais gouvernement qu’ils cessent la criminalisation de la lutte et de la protestation sociale !

Liberté pour Agustín Luna Valencia!

Liberté pour Eleuterio Hernández García!

Liberté pour Fortino Enríquez Hernández!

Liberté pour Justino Hernández José!

Liberté pour Abraham García Ramírez!

Liberté pour Zacarías Pascual García López!

Liberté pour Alvaro Sebastián Ramírez!

Liberté à toutes et à tous les prisonnier-e-s politiques et de conscience !

¡Vive le réseau contre la répression et pour la solidarité ! ¡Vive la Sixième Déclaration de la Forêt lacandone! ¡Vive l’Armée Zapatiste de Libération Nationale !

Ville d’Oaxaca, juin 2013.

Source

Traduit par Les trois passants et Valérie

Plus d’infos sur Alvaro Sebastián Ramírez et des autres prisonniers de Loxicha

[Oaxaca, Mexique] Depuis l’Europe : Solidarité avec Álvaro Sebastián Ramírez et les six prisonniers de Loxicha

Depuis l’Europe : Solidarité avec Álvaro Sebastián Ramírez et les six prisonniers de Loxicha, Oaxaca. À Álvaro Sebastián Ramírez ;

À la Voix des Xiches en prison ;

Au Réseau contre la Répression et pour la Solidarité ;

À la Sexta ;

Aux médias alternatifs.

17 juin, 2013.

c3a1lvaro-sebastic3a1n-ramc3adrez-vertical-700Par ce communiqué, nous, collectifs et organisations signataires, nous déclarons solidaires de notre compagnon adhérent à la Sexta et membre actif de l’organisation des prisonniers « La Voix des Xiches en prison », Álvaro Sebastián Ramírez, et dénonçons la façon dont Alvaro et les six autres prisonniers de Loxicha ont été extraits arbitrairement et sans préavis de la prison centrale de l’Etat d’Oaxaca, le 7 juin dernier à l’aube.

Cet abus s’ajoute aux violations systématiques qu’Alvaro Sebastian et les autres prisonniers Loxichas ont subies pendant seize ans d’enfermement. Non seulement leurs droits humains ont été piétinés, mais au niveau juridique leurs cas ont été retardés et bloqués. Une fois de plus, nous sommes témoins des intimidations et des humiliations qu’ils subissent à cause de leur engagement et de leur tentative pour s’organiser et élever la voix face à tant d’arbitraire et de mépris de la part des autorités carcérales.

Nous savons que le transfert a été fait de manière complètement arbitraire mais, à ce moment précis, nous ignorons si les compagnons se trouvent en bonne santé ou s’ils ont effectivement été transférés à la prison N°13 (CEFERESO No.13)* de Miahuatlán, Oaxaca. En effet, les autorités n’ont pas donné l’information nécessaire concernant leur sort, leurs familles n’ont pas pu leur rendre visite, ni parler avec eux.

Cette situation nous préoccupe énormément car aujourd’hui, les prisonniers de Loxicha doivent être considérés comme disparus. Nous sommes également très inquiets car si les compagnons se trouvent bien au CEFERESO No.13, il est probable qu’ils ont été torturés ; selon diverses sources, il est connu que les personnes qui rentrent dans cette prison sont tabassées dès leur arrivée, subissent des traitements cruels et dégradants et peuvent même en certains cas recevoir des menaces de mort.

Depuis l’Europe, nous nous joignons aux exigences des fils et des filles des prisonniers de Loxicha : information publique sur le transfert et l’arrivée à la prison No.13 de Miahuatlán, Oaxaca ; certitude qu’ils se trouvent en bonne santé physique et psychologique ; autorisation pour les familles de leur rendre visite et de constater ainsi leur état de détention et de santé.

Nous exigeons leur transfert immédiat à la prison qu’ils occupaient auparavant, pour que leurs familles puissent continuer à leur rendre visite et donner suite au traitement juridique de leurs cas. Dans le même temps, nous rendons responsables le gouverneur de l’État d’Oaxaca, Gabino Cué Monteagudo, et le président mexicain, Enrique Peña Nieto, de tout ce qui pourrait arriver à nos compagnons.

Aux compagnons Álvaro Sebastián Ramírez, Abraham García Ramírez, Agustín Luna Valencia, Eleuterio Hernández García, Fortino Enríquez Hernández et Justino Hernández José, nous envoyons notre entière solidarité en espérant qu’ils se trouvent en bonne santé.

Depuis nos espaces de lutte, nous sommes en train de diffuser largement cette information et nous restons attentifs aux faits. Liberté immédiate et inconditionnelle pour les prisonniers de Loxicha !

Attentivement :

Les trois passants, France; CGT, État espagnol; Secrétariat international de la CNT, France; Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques CSIA-Nitassinan, France; Groupe de soutien à Leonard Peltier (LPSG-France); Corsica Internaziunalista (Corsica); Comitato Chiapas « Maribel » – Bergamo, Italie; Centro de Documentación sobre Zapatismo, CEDOZ, État espagnol; Associazione Ya Basta! Milano; Gruppe B.A.S.T.A., Münster, Allemagne; Caracol Solidario, France; Nodo Solidale – Italie et Mexique; Association Espoir Chiapas, France.

Traduit par les trois passants

Correction : Valérie et Val

Centre Fédéral de Réadaptation Sociale (Cefereso n°13). Considéré par les autorités comme une prison de « moyenne sécurité ». Construit par le gouvernement fédéral de Gabino Cué Monteagudo et surveillé de près par le Secrétaire de la sécurité publique, Manuel Mondragón y Kalb, ce centre sera géré par l’initiative privée et accueillera 2 500 prisonniers condamnés pour des délits d’ordre fédéral. Selon des témoignages, tous les prisonniers transférés dans ce centre sont maltraités, tabassés avec des coups dans l’estomac ou les testicules… Dans la présentation officielle de ce centre, il est signalé que les visites aux prisonniers ne seront pas présentielles mais se feront par vidéoconférences.

Source (en espagnol)

Plus d’infos sur: libérons-les

[Oaxaca, Mexique] Bulletin de presse sur les prisonniers de Loxicha

OAXACA: Bulletin de presse sur les prisonniers de Loxicha.

dondeestaNous qui écrivons ce communiqué : Tony Luna Enríquez, Lizbethi Luna Enríquez, José García et Erika Sebastián Luis, sommes les fils et les filles des prisonniers de Loxicha, Agustín Luna Valencia, Abraham Gacía Ramírez et Alvaro Sebastián Ramírez.

Nous dénonçons les faits suivants.

Le 7 juin 2013 à 2h30, les six prisonniers de Loxicha, Oaxaca ont été sortis de la prison Centrale de l’Etat d’Oaxaca. À ce jour, nous ne savons pas avec exactitude si les prisonniers se trouvent effectivement au CEFERESO No. 13* à Mengolí de Morelos, Miahuatlán, ce dont nous avons été informés publiquement par le responsable du Secrétariat de sécurité publique d’Oaxaca, Marco Tulio López Escamilla, le vendredi 7 juin.

Aucun d’entre nous n’a pu établir de communication directe avec les prisonniers. De plus, certains parmi nous se sont rendus personnellement au CEFERESO No 13, mais l’accès nous a été refusé et nous n’avons pas encore reçu d’information concernant la situation de nos parents. L’argument qui nous a été donné est que cette information est confidentielle.

Depuis le jeudi 6 juin au soir, nous avons sollicité plus d’informations sur le transfert de nos parents. Nous avons demandé où ils avaient été transférés et pourquoi ils avaient été sortis précipitamment et sans aucune notification. Mais nous n’avons pas eu de réponse à nos questions. Le lendemain matin nous nous sommes rendus à la direction de la prison centrale (où les prisonniers étaient incarcérés précédemment) et nous avons posé les mêmes questions à leur sujet. Les autorités nous ont montré une liste qui confirmait le transfert des six prisonniers de Loxicha, mais elles n’ont en aucun cas clarifié leur destination. Elles nous ont simplement dit qu’ils étaient probablement transférés à la prison fédérale de Miahuatlán, mais que cette information n’était pas de leur ressort.

Cela fait déjà 84 heures que nous ne savons pas avec précision où se trouvent nos parents, et nous sommes inquiets pour leur état physique et psychologique.

Nous rendons le gouvernement de l’État et le gouvernement fédéral responsables des violations aux droits humains que subissent nos parents et nos familles.

Nous informons que nous installerons un piquet de protestation et une table d’information devant le palais du Gouvernement afin de dénoncer les faits suivants :

  • Nos prisonniers ont été transférés sans notification et sans qu’eux-mêmes et leurs familles n’aient été informés.
  • À tout moment on nous a refusé l’accès à l’information sur la situation de nos prisonniers.
  • Il nous a été refusé l’entrée à la prison –CEFERESO No. 13.
  • Nous n’avons pas d’information sur l’endroit exact où se trouvent nos parents.
  • Nous sommes inquiets de ne rien savoir sur leur état physique et psychologique.
  • Le manque d’information et l’impossibilité de communiquer avec eux sans savoir où ils se trouvent véritablement constituent pour nous, les familles, un dommage économique, physique et psychologique.

Nous exigeons dans le même temps :

  1. Que l’on nous laisse visiter immédiatement nos prisonniers afin de vérifier l’état dans lequel ils se trouvent;
  2. Qu’ils soient transférés dans une prison d’État ou dans la ville d’Oaxaca ;
  3. La liberté immédiate et inconditionnelle des prisonniers de Loxicha.

Les Fils et les filles des prisonniers politiques et de conscience de la région Loxicha d’Oaxaca

*Sur une surface de 117 hectares dans un petit village d’à peine 180 habitants et avec une inversion totale de 5 mille milliards de pesos a été inauguré, en mai 2013, le Centre Fédéral de Réadaptation Sociale (Cefereso) dans l’Etat d’Oaxaca, municipalité de Mengolí de Morelos, Miahuatlán. Considéré par les autorités comme une prison de « moyenne sécurité » le Cefereso No.13 comporte un système avancé de sécurité et une équipe de surveillance de pointe. Construit par le gouvernement fédéral de Gabino Cué Monteagudo et surveillé de près par le Secrétaire de la sécurité publique, Manuel Mondragón y Kalb, ce centre sera géré par l’initiative privée et accueillera 2 500 prisonniers condamnés pour des délits d’ordre fédéral.

Différentes sources signalent les traitements dégradants, les tortures, les tabassages, les coups, les menaces et même un cas d’assassinat dans le nouveau centre fédéral de réadaptation sociale de Mengoli de Morelos, Miahuatlán, Oaxaca. Selon des témoignages, tous les prisonniers transférés dans ce centre sont maltraités, tabassés avec des coups dans l’estomac ou les testicules, et giflés jusqu’à ce qu’ils prononcent les consignes que les matons leur font crier de force.

Les familles ont signalé les nombreuses difficultés pour voir leurs prisonniers et leur parler. Dans la présentation officielle de ce centre, il est signalé que les visites aux prisonniers ne seront pas présentielles mais se feront par vidéoconférences.

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Nous partageons avec vous une lettre qu’Alvaro Sebastian nous a fait parvenir lors de la semaine de solidarité avec les prisonniers politiques, qui a eu lieu à Paris du 14 au 21 avril 2013.

Prison Centrale de Oaxaca, Mexique 17 avril 2013

Aux compagnons et compagnes d’Europa Zapatista et des peuples du monde.

Aux Prisonniers et Prisonnières Politiques dans les prisons partout dans le monde.

Aux Participants à la journée internationale de solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques.

Je suis Alvaro Sebastian, Ramirez Prisonnier Politique et de Conscience de la Région LOXICHA dans l’état d’Oaxaca au Mexique.

Depuis cette prison je salue et j’embrasse fraternellement chaque compa de la Sexta, chaque prisonnier et prisonnière politique qui est actuellement en train de résister à l’intérieur des prisons parce que pour le capitalisme néolibéral, nous représentons un danger pour son développement.

Dans la société marchande totalitaire dans laquelle nous vivons actuellement, les prisons sont remplies d’hommes et de femmes d’EN BAS, humbles et simples comme le sont les paysans, les indigènes, nos voisins, les jeunes des quartiers oubliés, les précaires, les travailleuses sexuelles, les employés en lutte, ceux qui protestent etc.

Les véritables délinquants, eux, sont libres : ils sont au gouvernement, ce sont ceux d’EN HAUT. Pour eux il n’y a pas de châtiment : ces corrompus, ces criminels, ces assassins, ces violeurs et tous les acteurs du crime organisé, la loi les protège.

Mais à nous, les peuples d’en bas qui nous organisons et qui luttons inlassablement pour améliorer un tant soit peu nos conditions de vie au niveau de la santé, de l’éducation, du logement, du travail, de l’alimentation, de la culture, de la justice entre autres, à nous ils fabriquent des délits graves pour nous enfermer injustement et durant des temps infinis, et lorsque c’est possible ils essaient de nous assassiner à l’intérieur de la prison.

Je vous remercie beaucoup et je vous félicite, je suis très enthousiasmé par le grand effort que chacun et chacune d’entre vous a fait pour réaliser cette journée internationale de solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques qui sont en train de résister dans les prisons partout dans le monde. C’est un moyen pour que nos voix sortent publiquement à la lumière et pour que les hommes et femmes, au coeur bon, des peuples du monde, sachent que le capitalisme néolibéral nous détient dans ses centres d’extermination, parce qu’il considère que nous sommes un danger pour lui et pour l’exploitation et le pillage des peuples d’EN BAS. Vive les compas de la Sexta de Europa Zapatista ! Vive les participants à la journée internationale de Solidarité avec les prisonniers et prisonnières politiques partout dans le monde !!

Alvaro Sebastian Ramirez Prisonnier politique et de conscience de la région Loxicha.

Traduit par Les trois passants, Caracol Solidario et Valérie

Pour plus d’infos:

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Sources:

  1. http://lavozdelosxiches.blogspot.fr/
  2. http://www.eluniversal.com.mx/notas/923006.html
  3. http://www.noticiasnet.mx/portal/oaxaca/155045-denuncian-golpes-vejaciones-un-homicidio-mengoli
  4. http://educaoaxaca.org/la-minuta/929-las-nuevas-c%C3%A1rceles-violan-derechos-humanos-de-presos-y-sus-familias.html
  5. http://www.noticiasnet.mx/portal/oaxaca/155398-trasladan-loxichas-al-cefereso-miahuatlan

Transmis par mail, 15/06/2013