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[Grèce] Mort pour avoir fraudé le bus: cortèges émeutiers aux funérailles à Peristeri (Athènes) – 16 août 2013

En Grèce, la mort d’un étudiant devient un symbole de la lutte contre l’austerité

En marge des funérailles d’un étudiant, mort après une dispute avec un contrôleur de bus, une manifestation a été durement réprimée par la police, ce vendredi soir à Athènes. Le jeune homme a succombé à ses blessures après avoir été violemment exclu d’un bus car il refusait d’acheter un ticket. Il est déjà devenu un symbole de la lutte contre l’austerité, en Grèce. 

Sa mort a déjà fait des vagues en Grèce. Ils sont nombreux à y voir le symbole d’une population écrasée par le chômage, la pauvreté et un trop plein d’austerité. 

Mort pour 1,20 euros 

Mardi, le jeune étudiant grec Thanassis Kanouatis se blesse mortellement à la tête, en tombant d’un bus qui traversait un quartier d’Athènes.

Si les procureurs grecs n’ont pas encore établi les raisons du décès, pour l’opposition politique, elles ne font aucun doute : « Kanouatis est mort parce qu’il n’avait pas de ticket, qui coûte 1,20 euros« . C’est ce qu’a déclaré le parti de gauche, Syriza, dans un communiqué. 

« Cela met en lumière, de la manière la plus tragique, la situation désespérée dans laquelle le plan de sauvetage a plongé la majeure partie de la société grecque » (Syriza)

D’après des témoins, l’étudiant se serait battu avec le contrôleur. Les avocats de la famille affirment qu’il a pu être poussé hors du véhicule durant l’altercation. La compagnie de transports a une différente version : Thanassis Kanouatis aurait actionné le système de freinage d’urgence pour sauter du bus.

Un symbole de la détresse grecque

Rapidement, l’opposition a fait le lien avec la situation des transports publics grecs. En effet, depuis quelques mois, les contrôles se sont intensifiés. Des mesures visant à réduire les déficits et à augmenter les recettes des compagnies de transports publics.

Les blogueurs et les médias dénoncent aussi les primes reçues par les contrôleurs, qui touchent la moitié de l’amende (qui s’élève à 72 euros) sous forme de commissions.

Résultat, ne pas acheter son ticket devient un signe de protestation à la cure d’austerité à laquelle est poussée le pays, et un symbole de résistance face aux mesures imposées de la « troïka« . 

Funérailles : des manifestants réprimés

Les funérailles de Thanatiss Kanouatis ont eu lieu ce vendredi soir. Un millier de jeunes grecs s’est déplacé, afin de commémorer sa mort et de protester contre les mesures drastiques du gouvernement en place. La marche a eu lieu dans le quartier de Peristeri, là où le jeune homme a été mortellement blessé, alors qu’une manifestation y avait déjà eu lieu hier. 

Cette manifestation prônant la désobéissance civile a été durement réprimée. Les protestants ont entonné des chants anti-gouvernement (« Je ne paierai pas!« ), ont mis le feu à des poubelles et ont jeté des pierres aux policiers. Ces derniers ont répondu en lançant des grenades et du gaz au poivre. 

Photo 'Twitter'

Photo ‘Twitter’

Quatre personnes ont été embarquées par la police. Aucune blessure n’est à déplorer. La police a décidé de suspendre temporairement les lignes de bus dans le quartier de Peristeri, de peur que d’autres bus soient attaqués, et a fermé deux stations de métro.

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photo ‘twitter’

 Plus tôt dans l’après-midi, des manifestants avaient en effet arrêté un bus pour écrire « Meurtriers » sur les vitres. En réaction, le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglu, a indiqué que la mort du jeune étudiant grec serait soumise à une enquête. Il a également demandé au parti d’opposition Syriza à ne pas s’engager dans le populisme. 

Leur presse – FranceInfo.fr (Lucas Roxo), 16/08/2013 à 18h47

D’autres photos prises de demotix.com (Kostis Ntantamis), 16/08/2013:

Bus attaqué lors d ela manif à Peristeri

Bus attaqué et tagué « Meurtriers » lors de la manif à Peristeri (Athènes)

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tag sur un magasin: "Mort à 18 ans - Vengeance"

tag sur un magasin: « Mort à 18 ans – Vengeance »

[Brésil] Occupations de bâtiments d’Etat et émeute aux abords du palais gouvernemental à Rio de Janeiro

Les manifestations contre le pouvoir se poursuivent au Brésil.

A Rio de Janeiro ce lundi 12 août, une manifestation est partie de Candelária (centre) en direction du palais Guanabara, à Laranjeiras (au sud de la ville). Plusieurs centaines de manifestant.e.s ont tenté d’occuper le palais gouvernemental, dans lequel bureaucrates syndicaux et ministres de l’éducation discutaient. Après la réunion, quelques protestataires ont affirmé qu’ils resteraient à occuper le siège du gouvernement, ce qui a amené à l’expulsion immédiate par les forces anti-émeute. Les enseignant .e.s, tout en se disant pacifistes, ont dénoncé la brutalité policière lors de cette action.

A l’extérieur du bâtiment, la situation est devenue incontrôlable: les barrières de sécurité ont volé et les flics de la PM ont immédiatement attaqué la foule par des tir de gaz lacrymogènes, de balles en caoutchouc. Les manifestant.e.s ont répondu par des jets de pierres et des cocktails molotov; des barricades enflammées ont été montées aux abords du palais. Un flic anti-émeute et un journaliste ont été blessés; Deux personnes ont été arrêtées. 

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Mac Do mis à sac - Rio de Janeiro, soirée du 12/08

Mac Do mis à sac – Rio de Janeiro, soirée du 12/08

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protesto_cabral_fernando-frazao_ABr-300x198Jeudi 8 août dernier, toujours à Rio, environ un millier de manifestant.e.s ont pris la rue en direction de l’ALERJ (Assemblée Législative de l’Etat de Rio de Janeiro) pour exiger le départ immédiat du gouverneur Sergio Cabral (accusé dans plusieurs affaires de corruption) aux cris de « Cabral dégage » [« Fora Cabral »].

Une vingtaine de manifestant.e.s ont occupé les salles du conseil municipal en pleine réunion, qui ont tout de suite été suspendues et reportées à une date ultérieure. Devant le bâtiment administratif, les flics ont fait usage de gaz au poivre pour empêcher davantage de personnes de pénétrer à l’intérieur du bâtiment.

Plus tard dans la soirée, des encapuchés du black bloc ont envahi une banque et jeté des pierres sur les bâtiments de la société d’hommes d’affaires EBX (Eike Batista‘s holding company).

Dans les environs, l’Hôtel Windsor Astoria a dû fermer ses portes.

Par ailleurs, des marches ont lieu régulièrement depuis près de 3 semaines pour Amarildo de Souza, maçon et habitant de la favela ‘Rocinha’ de Rio. Cet homme de 42 ans, habitant de la plus grande favela de la ville, a disparu dans la nuit du 14 juillet 2013 après avoir été arrêté par la police. Les manifestant.e.s défilent avec des banderoles disant ‘Qui a tué Amarildo?’ [« Quem Matou Amarildo? »]

Repris librement de leur presse – riotimesonline.com & globo.com

Voir des récits depuis les rues de Porto Alegre

[Belgique] Un contrôle de la STIB plus long que prévu – Bruxelles (Molenbeek), 11 juillet 2013

Un contrôle de titres de transport a failli virer à l’émeute à Beekkant  !

Pendant une demi-heure, plus aucun métro ne s’est arrêté ce jeudi au sein de la station de Beekkant*.

En cause  ? Un contrôle de titres de transport a bien failli virer à l’émeute peu avant 17 h.

Au préalable, un jeune s’était fait pincer alors qu’il avait utilisé le titre de transport de l’un de ses amis. Lequel se l’est  vu comme à l’accoutumée saisir par les contrôleurs de la Stib**…

Résultat  ? Une cinquantaine de « curieux » se sont aussitôt massés autour de la dizaine de contrôleurs et la police locale de la zone Ouest a dû être appelée en renfort.

Sept individus, dont une mère de famille, ont été interpellés dans la foulée avant que le calme revienne.

« Une personne qui utilise un titre de transport qui ne lui appartient pas encourt une amende de 380 euros. Ce titre de transport est alors automatiquement saisi et son propriétaire peut obtenir, moyennant 10 euros, un duplicata dans l’une de nos boutiques », explique Françoise Ledune, porte-parole de la Stib. « Dans certains cas extrêmes, si l’infraction se répète régulièrement, on peut refuser de délivrer ledit duplicata. »

Leur presse bourgeoise – DHnet.be, 12/07/2013 à 12h27

Note:

*: quartier de Molenbeek-St-Jean au nord-ouest de Bruxelles

**: Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles

[Brésil] La lutte gagne les favelas (24 – 26 juin 2013)

Un policier et huit civils tués dans une favela

Des affrontements sanglants ont fait neuf victimes dans une favela de Rio de Janeiro, au Brésil.

Un policier d’élite et huit civils ont été tués dans des affrontements dans la favela Nova Holanda, près de l’aéroport international de Rio de Janeiro, entre lundi soir et mardi matin, selon un nouveau bilan de la police.

«Cinq suspects, trois habitants et le policier d’élite sont morts au total», a déclaré à l’AFP une porte-parole de la police militaire.

Au moins neuf personnes ont été blessées et neuf autres interpellées mardi, dont le principal suspect d’avoir tué le policier. Des armes et de la drogue (marijuana et cocaïne) ont été saisies également.

Le policier du Bataillon d’opération spéciales (BOPE) et un des habitants ont été tués par balles lundi soir, quand cette unité est intervenue contre des délinquants qui braquaient des automobilistes bloqués par une manifestation.

«Outre les cinq suspects tués, deux habitants blessés sont morts à l’hôpital», a précisé la porte-parole policière.

Renfort envoyé

L’opération policière a commencé avec 100 hommes du BOPE, ce bataillon aux hommes vêtus de noirs et dont le symbole est une tête de mort, rendu célèbre par le film «Troupe d’élite», ainsi que des agents du Bataillon d’action soutenus par un blindé et des équipes de la Force nationale.

Mais un renfort de 300 hommes a été dépêché après que des habitants ont tenté de bloquer mardi après-midi l’Avenida Brasil, une des principales voies d’accès à la ville. Ils protestaient contre la violence de la police mais ont été dispersés avec des gaz lacrymogènes.

Pendant les affrontements de lundi soir, un habitant de 41 ans, Eraldo Santos da Silva a été tué, touché à la tête, ainsi que le sergent Ednelson Jeronimo dos Santos, 42 ans, depuis 17 dans le BOPE. Quatorze suspects avaient été interpellés dont cinq mineurs.

Protestations historiques

Le Brésil est parcouru par une vague de protestations sociales historiques, marquées par de nombreuses manifestations dans tout le pays.

Après les manifestations massives de la semaine dernière, les protestataires mènent des actions plus limitées qui bloquent les accès d’importantes rocades provoquant des embouteillages monstres.

Les descentes de délinquants venus des favelas pour braquer les automobilistes paralysés dans les embouteillages sont fréquentes au Brésil.

Leur presse – 20min.ch (AFP), 25/06/2013 à 21h51

Les manifestations continuent au Brésil malgré les propositions de la présidente

Des manifestants brésiliens sont de nouveau descendus dans les rues des quartiers populaires de la banlieue de Sao Paulo, mardi, afin de demander de meilleurs services d’éducation, de transport et de santé, après que la présidente Dilma Rousseff eut proposé une série de mesures pour réformer le système politique brésilien.

Selon la police, environ 500 personnes ont bloqué des rues pendant plusieurs heures mardi lors de manifestations pacifiques dans les districts de Capao Redondo et Campo Limpo, en banlieue de Sao Paulo.

Pendant ce temps, la police de Rio de Janeiro recherchait un émeutier qui a tué un policier après une manifestation lundi. La police affirme que huit personnes, dont le policier, ont été tuées dans la favela de Nova Holanda lors d’un affrontement avec des émeutiers qui ont dévalisé des magasins et volé des passants.

« Nous pensons que les gens qui sont les plus intéressés par les demandes qui sont faites dans les manifestations des derniers jours sont ceux qui vivent dans ce genre de favelas », a déclaré Guilherme Boulos, l’un des leaders des manifestations de mardi.

La grogne continue

Pour l’instant, les manifestants brésiliens ne semblent pas apaisés par les propositions de la présidente Rousseff, qui a appelé le Congrès à organiser un référendum sur des réformes politiques.

Des milliers de Brésiliens manifestent dans des dizaines de villes du pays depuis plus d’une semaine, avec une série de revendications qui vont de l’amélioration des services publics à la limitation des dépenses engagées pour la Coupe du monde de soccer de 2014 et les Jeux olympiques de 2016.

Environ 100 000 manifestants sont attendus mercredi dans la ville de Belo Horizonte, avant un match Brésil-Uruguay en demi-finales de la Coupe des confédérations.

Les autorités municipales ont décrété une journée de congé à Belo Horizonte et s’attendent à des affrontements avec les manifestants.

À Porto Alegre, le président de l’association des propriétaires de magasins, Ronaldo Sielichow, a demandé un renforcement de la sécurité après les pillages des derniers jours dans la ville, en marge des manifestations.

Dilma Rousseff a déclaré lundi aux gouverneurs et aux maires du pays que son gouvernement allouerait 23 milliards de dollars américains pour de nouveaux projets dans les transports publics, mais elle n’a pas donné de détails sur ces projets.

Quatre leaders d’un mouvement qui milite en faveur de la gratuité des transports en commun et qui a lancé les manifestations ont déclaré que la présidente ne leur avait rien proposé de concret lors de leur rencontre avec elle, lundi.

Mme Rousseff a déclaré que son gouvernement se concentrerait sur cinq priorités : la responsabilité fiscale et le contrôle de l’inflation, les réformes politiques, les services de santé, les transports publics et l’éducation.

Mayara Longo Vivian, l’une des chefs de file du mouvement pour la gratuité des transports, a déclaré que « la lutte continuerait » malgré les promesses de la présidente. Le mouvement milite depuis 2006 pour l’élimination des frais dans les transports en commun.

« S’ils ont de l’argent pour construire des stades, alors ils ont de l’argent pour la gratuité » des transports, a-t-elle dit, en référence aux millions de dollars que le Brésil dépense pour organiser la Coupe du monde de soccer.

Les syndicats se joignent au mouvement

Les principales centrales syndicales du pays ont annoncé mardi une journée de grève prévue le 11 juillet. C’est la première fois que les syndicats appellent leurs membres à une action en appui au mouvement de contestations qui perdure depuis deux semaines.

« Nous voulons exprimer nos critiques envers la politique économique du gouvernement et manifester contre l’inflation », a déclaré le président de Força Sindical, Paulo Pereira da Silva.

Leur presse – RadioCanada (AP & AFP), 26/06/2013

Brésil : Encore des mobilisations et des affrontements

Samedi, plus de 60.0000 personnes manifestaient à Belo Horizonte (sud-est), où se jouait le match Japon-Mexique en scandant « la Coupe pour qui ? ». La police a commencé à tirer des gaz lacrymogènes quand des manifestants ont voulu franchir les périmètres de sécurité autour du stade et ont jeté des pierres sur les policiers. Quinze personnes ont été blessées, dont quatre policiers, et deux manifestants tombés d’un viaduc qui sont dans un état grave, selon la police. A Salvador de Bahia (nord-est) où se disputait le match Brésil-Italie, 200 personnes ont manifesté. D’autres manifestations avaient lieu dans au moins 12 villes du pays, dont Brasilia, la capitale, et la mégalopole Sao Paulo.

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Source: secoursrouge.org, 23 juin 2013

Affrontements près d’un stade au Brésil

BELO HORIZONTE, Brésil – Des dizaines de milliers de manifestants brésiliens qui tentaient de marcher vers un stade où se déroulait un match de la Coupe des confédérations ont affronté la police mercredi, qui a répliqué en tirant des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

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Les manifestants antigouvernementaux, qui dénoncent notamment les milliards de dollars investis dans les préparatifs de la Coupe du monde de soccer en 2014, ont récupéré des grenades de gaz lacrymogène et les ont renvoyées vers les policiers.

Un grand nuage de gaz a recouvert la foule à environ deux kilomètres du stade où le Brésil affrontait l’Uruguay en demi-finale de la Coupe des confédérations, à Belo Horizonte.

La police a érigé un périmètre de deux kilomètres autour du stade, une mesure habituelle lors des tournois internationaux. Des policiers à cheval et des unités anti-émeute gardaient une autre barrière de sécurité à environ un kilomètre du stade.

«Les manifestants ont déclenché l’affrontement quand ils ont tenté de franchir la barrière extérieure, a déclaré un responsable de la police, le capitaine Flavio Almeida. Nous n’avons pas eu d’autre choix que de répondre.»

Environ 50 000 manifestants s’étaient rassemblés plus tôt sur une place centrale de Belo Horizonte.

«Nous n’avons pas besoin de la coupe du monde, a affirmé Leonardo Fabri, un manifestant âgé de 19 ans. Nous avons besoin d’éducation, de meilleurs services de santé et d’une police plus humaine.»

Ailleurs au Brésil, la situation semblait plus calme que dans les jours précédents, en partie parce que le Congrès a abandonné un projet de loi qui a été l’une des causes des manifestations nationales. Des manifestations pacifiques ont été signalées dans la capitale, Brasilia, et à Recife, dans le nord-est du pays.

La chambre basse du Congrès a voté mardi par une écrasante majorité en faveur de l’abandon d’une mesure qui aurait limité les pouvoirs d’enquête des procureurs fédéraux. Les opposants estimaient que ce projet de loi aurait rendues plus difficiles les enquêtes sur la corruption impliquant des responsables politiques.

Le Congrès a également approuvé un projet de loi qui prévoit de consacrer 75 pour cent des redevances sur le pétrole à l’éducation et 25 pour cent aux services de santé.

 Leur presse – AP (Tales Azzoni), 26/6/2013 à 18h47

 Dans les premières heures de la matinée de ce jeudi (27/06), les autorités ont confirmé que l’étudiant Douglas Henrique Oliveira, 21 ans, qui est tombé du viaduc Jose Alencar durant les affrontements de mercredi à Belo Horizonte, a succombé à ses blessures et est décédé à l’hôpital de Pronto-Socorro João XXIII. Il a été transporté par les pompiers avec de multiples fractures et d’un traumatisme crânien et a subi une intervention chirurgicale, mais n’a pas survécu. ‘L’accident’ s’est produit dans l’après-midi, alors qu’un groupe de manifestants a attaqué des soldats qui étaient dans la zone de sécurité du stade où s’affrontaient le Brésil et l’Uruguay pour la coupe de confédération.

Outre Douglas, Daniel de Oliveira Martins, 28 ans, est également tombé du viaduc dans la bagarre, mais a été sauvé et souffre de blessures moins graves, sans risque de décès.

de jornalacidade.com.br, 27/06/2013

La manifestation à Brasilia, qui a débuté pacifiquement mercredi (26/06) a terminé avec au moins 34 détenus – 30 adultes et 4 mineurs, selon la police militaire.

Des manifestants ont saccagé les barrières de sécurité qui étaient autour du Congrès national: à cela, la police a riposté avec des gaz lacrymogènes, spray au poivre et a dispersé la foule – au moins 24 personnes ont été détenues à l’Esplanade, a indiqué la police.

Avec la dispersion de la police, des manifestants sont arrivés au centre commercial Patio Brasil, Aile Sud, et ont tenté de l’envahir et ont brisé au moins une fenêtre. La Police Militaire a arrêté plus de 10 personnes pour des actes de vandalisme au centre commercial.

de tribunahoje.com, 26/06/2013 à 23h32

A Recife ce mercredi (26/06), 500 personnes sont descendues dans la rue. 6 personnes (dont 3 mineurs) manifestantEs ont été arrêtés pour ‘jets de pierres et d’engins pyrotechniques’, ‘vandalisme’, ‘vol & pillages’ et ‘agression sur un fonctionnaire de police’

de g1.globo.com, 27/06/2013 à 20h39

Traduit partiellement de la presse brésilienne, 27 juin 2013

[Brésil] Protestations contre la hausse des tarifs de transports à Goiânia (mai 2013)

A Goiânia (Brésil), les étudiant.e.s sont en lutte depuis début mai contre la hausse du prix des tickets de bus. Mercredi 22 mai 2013, la CMTC (Companhia Metropolitana de Transportes Coletivos) de Goiâna  a augmenté de 11% le prix du ticket de bus, le faisant passé de 2.70 à 3R$.

Mercredi 8 mai 2013, environ 200 étudiant.e.s ont déambulé en cortège dans le centre-ville contre cette hausse des tarifs prévue et annoncée. Certain.e.s manifestant.e.s ont décidé de bloquer la circulation en plaçant des pneus enflammés au milieu des routes.

Le 21 mai 2013, plus de 200 étudiant.e.s ont de nouveau pris la rue, bloquant le trafic des bus en installant des pneus en feu sur les voies. D’après la police, certain.e.s étudiant.e.s ont lancé des cocktails molotov sur la police.

Mardi 28 mai 2013, la manif contre la hausse des tarifs de transport a rapidement viré à l’émeute: les manifestant.e.s ont incendié une banque (qui a malheureusement été sauvée des flammes par les pompiers), crâmé des poubelles, des pneus, des véhicules… Au total, 18 véhicules ont été vandalisés, dont trois bus.

Parti vers 18h du campus universitaire en direction du centre-ville, le cortège de la manif s’est montré offensif: de nombreux protestataires ont attaqué les flics avec des bâtons, pavés et cocktails molotov. La soirée s’est terminée en affrontements avec la police, qui a répondu par des gaz lacrymo et canons à eau.

Au total, 24 personnes ont été arrêtées (6 mineurs et 18 adultes) pour « vandalisme, incendies criminels et émeute »: tou.te.s ont été libéré.e.s durant la nuit de mardi à mercredi.

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

Emeute lors de la soirée du 28/05/2013 à Goiânia (Brésil)

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La régie de transport a annoncé également avoir été touchée par une grève de 2 jours au début du mois, lancée par les chauffeurs qui exigeaient une augmentation de salaires. Ce qu’ils ont obtenu.

Résumé à partir de leur presse – g1.globo.com (mai 2013) via contribution

[Besançon] Augmentation du prix des tickets de bus: les contrôleurs en font les frais

BESANÇON : LA GROGNE MONTE

Infractions, incivilités, baisse de fréquentation, le réseau de transport bisontin peine à faire face aux difficultés. Une situation compliquée ressentie au quotidien sur le terrain.

À première vue, la situation n’est pas alarmante. Les chiffres, d’ailleurs, ne sont pas choquants. Baisse de fréquentation de 3 % entre mars 2012 et mars 2013. En hausse ces dernières années, les infractions ont pour l’instant baissé sur le premier trimestre de 2013, passant officiellement de 1.815 à 1.341. Une augmentation sensible est à noter : celle des demandes d’abonnement « demandeur d’emploi ».

Pourtant, Sébastien Brunetta est formel. Sur le terrain, le ton et l’ambiance ont changé. « On a surtout constaté des changements de comportements, notamment vis-à-vis des contrôleurs. Et on s’aperçoit qu’il y a des comportements de fraude inhabituels », explique le secrétaire du comité d’entreprise, syndiqué CFDT. Dans son viseur, l’augmentation, à la rentrée de l’abonnement Diabolo pour les écoliers, collégiens et lycéens. 165 euros pour le premier enfant et 110 pour les suivants, contre 99 et 59 euros l’année précédente. « Pour une famille de trois enfants, l’augmentation est considérable », relève le syndicaliste. Les mineurs sont donc de plus en plus nombreux à ne pas présenter de titres de transports en règle.

« Une nouvelle population »

« On constate en effet une nouvelle population dans les infractions. Désormais, on trouve des retraités, au faible pouvoir d’achat qui ne prennent plus qu’un ticket de bus pour aller faire leur course et l’utilisent à l’aller ou au retour », témoigne Florence Almarcha depuis le service des contentieux.

Autre réalité, la difficulté à faire face aux embouteillages liés aux travaux du tramway. « Il y a de plus en plus de retard », témoigne un contrôleur préférant rester anonyme. « Et ils le savent, regardez, c’est marqué là ». L’homme pointe en effet du doigt un communiqué de Ginko à l’attention des usagers : « Les horaires ne sont donnés qu’à titre indicatif. Les conducteurs s’efforcent de les respecter mais sont soumis aux aléas de la circulation ». Des difficultés probablement pas facilitées par la suppression de 147 départs de bus depuis la rentrée.

Mélangez le tout, ajoutez un soupçon de tensions sociales, et vous comprenez le quotidien des travailleurs sur le terrain : « Avant, on pouvait cibler », explique Laid, huit années à son actif en tant que contrôleur. « Aujourd’hui, les infractions et les incivilités sont partout. De jour comme de nuit ». Entendez par là qu’ils n’ont plus besoin de contrôler du côté de Planoise ou Clairs-Soleils pour ressentir ce « stress », de plus en plus présent au quotidien. « On est content quand les contrôles se passent bien et qu’on ne constate pas d’infraction. On n’est pas là pour faire du chiffre », témoigne un autre de ses collègues.

Même si tous les trois ont subi des agressions ces derniers mois, entraînant une incapacité totale de travail, ils n’accablent pas leurs agresseurs : « On est humains, et on voit bien qu’on est confronté à la misère… » Ils ne sont pas là pour se plaindre. Ils dressent juste un triste constat.

Leur presse locale – L’estrepugnant (Boris Massaini), 04/05/2013 à 05h00

[Belgique] Un fraudeur exemplaire – Liège, 13 mars 2013

Pris sans ticket dans le bus, il tabasse les contrôleurs à Liège: il trouvait le prix du billet trop élevé…

Mercredi vers 17h30, un bus s’est immobilisé devant le poste de police de la rue Natalis, à Liège. Des agents ont remarqué une agitation peu habituelle à l’intérieur du véhicule. Et pour cause, Khalifa (22 ans), un voyageur, pris sans ticket a tabassé plusieurs contrôleurs. Il trouvait que le prix était trop élevé… 

Il était aux alentours de 17h30 lorsque le bus s’est immobilisé devant le poste de police de la rue Natalis, à Liège. Des agents de police présents dans le bâtiment ont remarqué une agitation peu habituelle à l’intérieur. En effet, un individu était occupé à frapper des contrôleurs. Les policiers sont intervenus et ont heureusement réussi à calmer le malfrat.

En fait, l’individu, Khalifa (22 ans), et sa compagne sont montés dans le bus sans acheter de ticket parce qu’ils estimaient que le prix était trop élevé. Mais à hauteur des Chiroux, trois contrôleurs sont montés à bord du véhicule. Ils ont donc demandé les tickets de Khalifa et sa compagne et ceux-ci ont présenté un ticket périmé. Le contrôleur leur a donc demandé leurs papiers d’identité, mais ils ne les avaient pas.

C’est à ce moment-là que la situation a dégénéré. Khalifa a voulu filer vers l’avant du bus, mais il s’est retrouvé face à un autre contrôleur, qu’il a menacé. Un troisième lui a demandé de se calmer et Khalifa lui a craché au visage, avant de lui assener plusieurs coups.

Le chauffeur du bus qui assistait impuissant à la scène a dirigé son bus vers la rue Natalis en espérant que des policiers remarqueraient le problème. Et c’est exactement ce qui s’est déroulé. Khalifa a été interpellé et privé de liberté mais a nié avoir porté des coups aux deux hommes. Quant aux deux contrôleurs, ils ont écopé de 2 et 9 jours d’incapacité de travail.

Leur presse – Sudinfo.be (D.M), 14/03/2013 à 13h22

[Suisse] Feu sur les keufs et les contrôleurs du tram – Zürich, 2 février 2013

L’homme qui a tiré sur des policiers et des contrôleurs à Zurich a été arrêté

L’homme soupçonné d’avoir tiré plusieurs coups de feu en direction de policiers et de contrôleurs des transports publics samedi matin a été arrêté dans la soirée à Regensdorf (ZH) . Personne n’a été blessé.

Une fusillade s’est produite samedi matin à Zurich. Un homme qui n’avait apparemment pas de billet de tram a tiré plusieurs coups de feu en direction de policiers et de contrôleurs, sans faire de blessé.

L’auteur présumé, un Autrichien de 47 ans, a été arrêté en début de soirée. La fusillade a eu lieu vers 7h30 dans le quartier de Seebach, au nord de Zurich. Lorsque les contrôleurs ont constaté que le resquilleur présumé n’avait pas non plus de papiers d’identité, ils ont appelé la police à l’aide, a indiqué cette dernière dans un communiqué.

Quand l’homme a vu les agents arriver, il a immédiatement pris la fuite. Les policiers l’ont alors pris en chasse. Le fugitif s’est ensuite retourné et a commencé à tirer avec une arme de poing en direction des agents. Ceux-ci ont pu se mettre à l’abri et n’ont pas été touchés. Un bus qui était stationné à un arrêt a toutefois été atteint par un projectile.

Longue fuite

Le tireur a poursuivi sa fuite en direction du Katzensee. La police a alors lancé une grande opération de recherches. Peu de temps après, une patrouille a repéré un homme suspect et a voulu le contrôler. L’homme a alors tiré plusieurs fois en direction des policiers et a de nouveau pu s’échapper.

Peu après 9h00, une retraitée habitant dans le quartier a annoncé avoir été agressée à son domicile et menacée au moyen d’une arme par un inconnu. L’homme a dérobé le vélo de la retraitée pour s’enfuir. La police cantonale a rapidement soupçonné un Autrichien de 47 ans connu de ses services et domicilié dans la région de Zurich.

Au terme d’une longue battue, des agents ont finalement reconnu le fugitif à 19h15 à un arrêt de bus de Regensdorf (ZH), à environ 6 kilomètres du lieu de la fusillade, et l’ont arrêté. Personne n’a été blessé. L’homme n’avait pas son arme sur lui, a indiqué à l’ats un porte-parole de la police, qui ignore où le suspect a passé la journée. Les circonstances et les motifs de la fusillade font actuellement l’objet d’une enquête.

Leur presse – RTS.ch, 02/02/2013 à 20h42

[Marseille] Un TGV bloqué par des torches d’alertes sur la voie: « On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes » – 2 février 2013

Des jeunes forcent un TGV à s’arrêter à Marseille, sans pouvoir monter à bord

MARSEILLE – « On est en plein Far West »: plusieurs dizaines de jeunes ont contraint un TGV à s’arrêter sur les voies samedi à Marseille, en utilisant des torches d’alerte de la SNCF, et ont tenté de monter à bord avant de s’enfuir à l’arrivée de la police, qui a pu interpeller dix d’entre eux.

La scène, filmée par un assaillant et des passagers, s’est déroulée peu après 14H00, alors que le train, parti de Paris, venait de quitter la gare Saint-Charles à Marseille vers Hyères (Var) et Nice, avec environ 150 personnes dans deux rames.

Des torches allumées sur les voies forcent alors le conducteur à stopper le TGV à hauteur de la cité Air Bel dans le 11e arrondissement (est), classée en Zone de sécurité prioritaire.

« Ces torches à flamme rouge sont des outils de sécurité que l’on utilise ordinairement pour signaler un gros problème et dans ce cas les conducteurs ont pour consigne de s’arrêter« , a expliqué une porte-parole de la direction régionale de la SNCF.

La police est alertée immédiatement et les forces de l’ordre essuient des jets de pierre à leur arrivée sur les lieux, avant que les assaillants ne s’enfuient dans la cité.

« On a recueilli très rapidement des témoignages de passagers, qui nous ont permis d’aller repérer des individus et de les interpeller« , a raconté Martine Coudert, directrice départementale adjointe de la Sécurité publique dans les Bouches-du-Rhône.

Dix suspects, âgés de 15 à 20 ans pour la plupart, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la Sûreté pour « entrave à la circulation des trains, dégradations volontaires et vol« , a-t-elle ajouté, précisant qu’aucune arme à feu n’avait été signalée par les témoins et que la police n’en avait pas aperçu sur les films qu’elle a pu visionner.

Aucun des jeunes n’est entré dans une voiture de passagers, dont les portes étaient verrouillées. Certains ont cependant réussi à pénétrer dans un local technique du train pour y prendre des fumigènes, dont l’un a légèrement brûlé une vitre du TGV, seule dégradation notable.

Reparti vers 16H00 en direction de Toulon, le train est arrivé à Nice avec deux heures de retard vers 18H30.

« Ils ont commencé à taper sur le train pour s’amuser, ils voulaient voir s’ils étaient capables d’arrêter un train, ils rigolaient et se prenaient en photo« , a raconté à l’arrivée Saaida, une étudiante de 19 ans qui voyageait avec sa mère. « Ensuite ils ont essayé de monter dans le train, les gens commençaient à paniquer et puis la police est arrivée« , a-t-elle ajouté.

« Bien sûr on a eu peur, on a eu de la chance qu’ils n’arrivent pas à entrer« , a renchéri la mère.

« On est revenu à l’époque de l’attaque des diligences, on est en plein Far West… Nous avons déjà eu à Marseille des attaques de trains de marchandises dans les quartiers Nord, et des agressions régulières sur les contrôleurs, maintenant on a franchi un cran supplémentaire dans le sud de la ville avec cette attaque hors normes« , a estimé David-Olivier Reverdy, du syndicat de policiers Alliance.

En juillet 2011, une vingtaine de jeunes avaient contraint à l’arrêt un TER dans le nord de Marseille en plaçant chariots, poutres et parpaings sur la voie, afin d’immobiliser un train de fret. Plusieurs wagons avaient été ouverts et des cartons de produits de grande consommation avaient été volés.

En 2008, du matériel informatique, mais aussi des coussins de marque PlayBoy, avaient été dérobés lors d’attaques de trains de marchandises dans le même secteur.

 Leur presse – Express.fr (AFP), 02/02/2012 à 20h21

[Suisse] Le dépôt à trams Escherwyss en flammes: un tramway et trois véhicules incendiés – Zürich, nuit du 1er au 2 janvier 2013

Trois autos et un tram détruits par le feu

Mercredi matin, trois voitures et d’un tram ont été la proie des flammes dans le dépôt Escherwyss à Zurich. Les pompiers ont pu maîtriser l’incendie.

Les flammes se sont emparées des autos et du tram Cobra, mercredi matin vers 3h.

Les flammes se sont emparées des autos et du tram Cobra, mercredi matin vers 3h.

Mercredi vers 3h, un lecteur a signalé un incendie qui s’était déclaré dans le dépôt à trams Escherwyss à Zurich. Trois autos ainsi qu’un tram Cobra étaient en feu. «Je me suis arrêté et j’ai immédiatement alerté les pompiers», raconte-t-il.

Rapidement sur place, les hommes du feu on pu maîtriser les flammes. Selon la police municipale, les causes de l’incendie ne sont pas encore connues.

Leur presse – 20 Minutes Online, 02/01/2013 à 10h25