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[Projet d’aéroport de NDdL] Lettre envoyée aux entreprises spécialisées en ingénierie écologique

Depuis plusieurs jours, des entreprises spécialisées en ingénierie écologique reçoivent par courriels et par la poste cette étrange lettre de menace à propos de l’appel d’offre relatif au suivi des mesures compensatoires.

Monsieur Alain Michelin,
Président de l’association « Du bordel pour l’Ouest »
Siège social : ZAD, bocage de Notre-Dame-des-Landes.

                                      A l’adresse des chefs d’entreprises dans le secteur de l’ingénierie écologique


Objet : Avertissement relatif à l’appel d’offre (n° 14-134622) concernant le « suivi des mesures compensatoires relatives à la restauration des fonctions liées aux zones humides ».

Madame, Monsieur,

Vous êtes susceptibles de répondre à un appel d’offre concernant le suivi des mesures compensatoires pour la déserte routière du futur Aéroport Grand Ouest. Le maitre d’ouvrage du barreau routier censé relier les 4 voies Nantes-St-Nazaire et Nantes-Rennes, est la DREAL. Le prestataire désigné commencera le travail à partir du 5 décembre 2014 pour une durée de 36 mois.

Si nous vous faisons parvenir ce courrier, c’est dans la louable intention de vous mettre en garde des risques encourus par l’entreprise qui décrochera ce marché. Vous ignorez peut-être les pertes dont les autres entreprises liées à ce projet furent précédemment l’objet. Celles qui ont travaillé sur le terrain, à la ZAD, furent confrontées à de multiples interruptions de travail, dégradations, harcèlements téléphoniques.

Les pertes et dégâts matériels infligés sont à anticiper car ils ont de graves conséquences économiques et ne se limitent pas au périmètre de la ZAD. Chaque local, siège social, où qu’il soit, est une cible potentielle. Sans parler de la mise à mal de l’image de marque des entreprises concernées. Certaines ont renoncé à leur contrat. Les travaux sur place sont au point mort.

Nous tenions donc avant le 5 décembre 2014, à avertir toute entreprise susceptible de répondre à l’appel d’offre de certains précédents notables qui sont lourds de conséquences. Nous joignions à ce courrier deux documents que nous vous invitons à lire très attentivement :

Le premier est intitulé « Rappel des incidents, sabotages, délits et perturbations dont diverses entreprises liées au projet d’aéroport ont fait l’objet ». C’est une liste qui recense les incidents par rapport aux sous-traitant sur le terrain. Le secteur de l’ingénierie écologique est en première ligne. Cette liste est non exhaustive bien sûr, elle ne répertorie pas les attaques contre Vinci ou le parti socialiste*, le dossier complet est consultable sur la ZAD sous forme de bottin que nous tenons à votre entière disposition.

Le second intitulé « Démarches à suivre pour les interventions sur le terrain », a été dérobé à Aquabio. L’arsenal de procédures préventives qui y sont décrites n’a en rien empêché ces derniers d’essuyer de multiples incidents jusqu’à renoncer au contrat.

Par ailleurs, vous n’êtes pas sans savoir que le mouvement d’opposition au projet d’aéroport a lancé une audacieuse campagne intitulée : « Adopte un sous-traitant ». Si vous décrochez l’appel d’offre n°14-134622, vous ferez sans doute vous aussi l’objet d’un « suivi » qu’il vous faudra compenser financièrement. Par conséquent, nous ne saurions trop vous conseiller de réfléchir à deux fois avant de répondre à cet appel d’offre, l’intégrité de votre entreprise pourrait en être gravement affectée, ainsi que celle de votre assureur.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’assurance de notre considération tenace.

                                                         Alain Michelin, Président de l’association Du Bordel pour l’Ouest

Annexe I : « Rappel des incidents, sabotages, délits et perturbations dont diverses entreprises liées au projet d’aéroport ont fait l’objet »


Exercice 2009-2010

Les interventions sur le terrain sont, déjà à l’époque, très compliquées. Forages perturbés : en
janvier 2009, une bonne centaine de personnes empêche la foreuse d’effectuer les premiers sondages. En avril 2009, une nouvelle action d’entrave aux forages est menée, avec « vol de terre », « bris de matériel ». Les opposants ont dispersé et mélangé les échantillons de terre prélevés par la foreuse. Les interventions des géomètres sont également perturbées : harcèlement, vol de matériel, arrachage de bornes et piquets. Idem pour les fouilles archéologiques. La société de géomètres CPA fait l’objet d’une visite nocturne.

Exercice 2011

Le travail de biotope sur le terrain gravement entravé : interruptions, salariés forcés à partir, dégradations, pneus crevés, tags, vol de matériel et de documents, harcèlement. Les études sont au final rendues impossibles par la destruction systématique des outils de mesure laissés sur place.

† 18 avril 2011 à Rezé : envahissement des locaux de biotope.

† Mai 2011 : Forages sur le site de la « future » tour de contrôle. Routes barrées, champs barricadés, 80 vaches et une centaine de personnes font barrage.

† Juin 2011 : Visite chez Fondasol. Ouest France du 7 juin nous explique : «Dans les locaux de Fondasol, trois camions et trois engins de forage ont été vandalisés : serrures bouchées à la colle, manettes tordues, etc. Impossible, dans ces conditions, d’intervenir pour RTE. Le Réseau de transport d’électricité a mandaté Fondasol pour l’expertise des sols, à Notre-Dame-des-Landes, pour, à terme, adapter les installations électriques à l’arrivée du nouvel aéroport. Une enquête est en cours. » Suite à cette action l’entreprise Fondasol renonce au contrat.

† 16 juillet 2011, à Meze près de Sète (34), le siège social de l’entreprise Biotope a eu ses serrures engluées et sa façade taguée « vinci bétonne, biotope cautionne, stop l’éco-labo ». Dans la même rue, le pas de porte d’un des patrons fondateurs de cette boite d’études environnementales portait l’inscription « on t’a trouvé ! ».

† Nuit du 18 au 19 juillet 2011, en Loire atlantique, Biotope, entreprise chargée d’effectuer des relevés biologiques sur la zone concernée par le projet d’aéroport de Notre Dame Des Landes, et FIT conseil, agence immobilière sous-traitant les procédures de rachat des dernières maisons invendues sur la zone, ont été attaquées. Tags, pneus des voitures de fonction crevés, serrures collées..

† Suite à ces attaques répétées, le président de Biotope, confesse à Presse Océan dans un article daté du 21 novembre 2013 : « l’agence a déjà été victime en 2011 d’une flambée d’intimidation. Des militants avaient pénétré dans nos locaux, volé quelques dossiers et versé du purin. J’avais même reçu à mon domicile un cercueil contenant de vieux ossements. A chaque fois, on a porté plainte. Mais ça n’avait pas été élucidé. » »

† En octobre 2011, lors de travaux de fouilles, les gendarmes et les techniciens de l’INRAP tombent nez à nez avec une bombe factice. Une « mauvaise surprise » commente Ouest France.

Exercice 2012- 2013

† Mai 2012 : Sabotage sur un chantier de la 4 voies, lié au projet de barreau routier.

† Mars 2013 : Des poteaux électriques de déviation de ligne installés dans le cadre du projet de barreau routier sont détruits. Les travaux sont complètement interrompus depuis.

† Printemps 2013 : Des mares de compensation sont rebouchées sur la zone.

† Juin 2013 : Campagne de forages relative au suivi du respect de la loi sur l’eau est gravement perturbée : harcèlement des employés, sabotage systématique des piézomètres. Un site de forage fût barricadé, du fumier épandu sur la parcelle à forer. Les forages sont suspendus.

† Novembre 2013 : Les locaux de biotope Nantes sont cambriolés. Presse Océan du 21 novembre 2013 précise qu’il s’agit d’un « acte de vandalisme dont le coût financier est encore difficile à estimer. « On nous a dérobé des dossiers, des ordinateurs, des disques durs, des éléments de sauvegarde, notre serveur local, détruit du matériel scientifique… », énumère Frédéric Melki (Président de Biopote). « En matériel, cela se chiffre à des dizaines de milliers d’euros. Pour les contenus, nous sommes en train de fouiller nos sauvegardes, pour estimer la perte réelle du travail perdu. » » Et le président de Biopote de poursuivre qu’il attribue ce cambriolage au mouvement de lutte contre l’aéroport « à cause de tags retrouvés dans les bureaux : « des jeux de mot de mauvais goût, comme ‘ZAD te faire foutre ». » Et de conclure : « Ce cambriolage est une vraie perte, et plombe le moral des salariés qui voient disparaître des jours ou des mois de travail. »

Exercice provisoire 2014

† 16 mai 2014 : L’entreprise Chupin espaces verts, en charge de la mise en oeuvre des mesures compensatoires, a vu son dépôt tagué et ses espaces verts dégradés.

† 26 mai 2014 : Un groupe de naturalistes de la société Aquabio (sous contrat avec Vinci) ont été surpris. Il leur a été vivement conseillé de partir, ce qu’ils ont fait, à pied… Leur matériel a été volé. Suite à cet évènement nous avons reçu le mail suivant de la société aquabio pour nous expliquer qu’en « s’en prenant à nos collègues et à notre matériel, les opposants au projet se trompent de cible ». Il n’empêche qu’ils avaient frappés juste : « AQUABIO décide d’annuler toute intervention liée à ce projet d’aéroport. »

† 5 décembre 2014 : votre entreprise fait l’objet d’une visite nocturne ?

Annexe II : Document interne Aquabio cf. PDF ci-joint…

Publié sur Indymedia Nantes, 20/10/2014 à 19h53

NdCNE:

*Une chronologie non exhaustive d’actions directes contre l’aéroport du Grand Ouest entre le 16 octobre et le 30 novembre 2012 est disponible au format PDF.

[Affiche/Besançon] Contre la rénovation urbaine et ce qui va avec

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Contre la rénovation urbaine et ce qui va avec

La ville de Besançon est en voie d’aseptisation et d’embourgeoisement, où les pauvres se font dégager pas seulement par les bleus et autres CRS, mais par les urbanistes, promoteurs, architectes et commerçants qui viennent mettre en application leurs projets qui n’ont pour but que de laisser place à l’argent et à ceux qui en ont.

La rénovation urbaine passe avant tout par la construction du tramway prévu pour 2014, qui a été menée durant ces dernières années par l’entreprise Eurovia, filiale de Vinci: on peut y voir une modification de l’espace urbain avec une architecture qui ne laisse aucune place aux rencontres, à l’occupation de la voie publique, avec une surveillance et un contrôle qui s’accentuent par la multiplication des caméras, par les nombreux spots d’éclairage tout le long du trajet du tramway ayant pour but de diminuer les zones franches… La mise en place des puces électroniques pour chaque carte d’abonnement au réseau de transport en commun ‘Ginko’ fait aussi partie du contrôle sur nos vies et en l’occurrence sur nos déplacements.

La gentrification est bien sûr aussi le fait des commerçants, toujours prêts à faire dégager « zonards », SDF ou autres indésirables qui s’attarderaient sur la voie publique: nombre d’entre eux foutent des produits nocifs sur leur marche et terrasse  et appellent les flics. 

En matière de logements, les promoteurs immobiliers se partagent la part du gâteau. L’entreprise Eiffage, qui est aussi connue pour construire des taules, spécule entre autre
sur la construction du centre commercial et de ces lofts luxueux de la place Pasteur. En effet y est prévu ce gigantesque parking souterrain pour riches et consommateurs qui débouchera sur la rue claude pouillet. Autant dire que cette rue occupée jusqu’à présent par les fêtard-e-s devra faire place nette aux habitant-es friqué-es et à leurs véhicules. On peut également parler de la construction des logements de la rue Proudhon (côté rue Bersot), qui sont construits par l’entreprise immobilière SMCI à des prix exhorbitants au mètre carré, soit plus de 3000 euros.

Dans le quartier Battant, les promoteurs profitent de l’arrivée du tramway pour augmenter les loyers. Par ailleurs, un supermarché pour riches ‘Casino Shop’ est actuellement en construction au 6, rue de la Madeleine…

La ville reste avant tout un instrument des puissants pour canaliser les révoltes contre ce monde. Cependant on peut tous agir directe-ment contre cette ville carcérale que le pouvoir tente de nous imposer: par des tags, par le sabotage et la destruction des multiples tentacules de la domination capitaliste et étatique qui s’offrent à nous.
Ne pas se résigner, ne pas fuir ce carcan dans lequel nous sommes embourbés mais attaquer ces projets en mettant en avant que c’est le fruit pourri du même processus: celui d’une gigantesque ville-prison en construction.

Tant qu’ils spéculeront sur nos vi(ll)es,
Qu’ils se méfient de nos mauvaises intentions

Collée un peu partout dans Besançon

[Ronchamp, 70] Destructions à la chapelle ‘Notre-Dame-du-Haut’ – 17 janvier 2014

Ronchamp : la chapelle « Le Corbusier » vandalisée

La chapelle Notre-Dame-du-Haut, réalisée par l’architecte Le Corbusier*, a été vandalisée. Un vitrail a été brisé, et un tronc de quête arraché.

Un vitrail détruit, un tronc de quête arraché et une tentative d’effraction de la boutique et de la bibliothèque : ce sont les dégâts constatés sur la chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp. Une religieuse du monastère proche de la chapelle a donné l’alerte, vendredi vers 19h30.

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Les gendarmes ont lancé un appel à témoins pour retrouver les auteurs des dégradations. Selon les premiers éléments de l’enquête, ils auraient brisé le vitrail pour entrer à l’intérieur de la chapelle et emporter le tronc de quête. Celui-ci ne contenait pas d’argent. Le tronc avait été refait depuis peu, après une précédente intrusion.

Vitrail signé Le Corbusier

Le vitrail brisé était signé de la main de Le Corbusier. Selon le constat établi par le service des monuments historiques, il est définitivement perdu. Dès lundi, un spécialiste des vitraux doit se rendre sur place. Il va tenter de récupérer, dans les débris de verre, la signature de Le Corbusier. Avant de refaire un nouveau vitrail, le plus  proche possible de l’original.

Imaginée par l’architecte franco-suisse, la chapelle est inscrite aux monuments historiques depuis 1967. L’intrusion de vendredi est la troisième subie par la chapelle, en quelques années.

Leur presse locale – Fr3 Franche-Comté (Raoul Advocat) avec AFP, 19/01/2014 à 10h35

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vue d'ensemble

vue d’ensemble

Note du blog:

* cet immonde bâtiment fut reconstruit par l’architecte et urbaniste Le Corbusier en 1950 suite aux bombardements de 1944, sur demande de l’archevêque de Besançon.

Outre cette merde religieuse, Le Corbusier a été à la conception de centres d’affaires, de ces habitats collectifs (que l’on connaît aujourd’hui) dans lesquels les occupant-e-s sont cloîtré-es entre les commerces, les écoles, les garderies et autres institutions de contrôle social. Cette sombre merde au service de l’existant urbain capitaliste durant le XXè sc. a aussi pu connaître ses heures de gloire sous le régime de Vichy, avec lequel il a activement collaboré. Il serait également l’auteur de cette phrase dans une lettre adressée à sa mère en octobre 1940: « S’il est sérieux dans ses déclarations, Hitler peut couronner sa vie par une oeuvre grandiose: l’aménagement de l’Europe ». Donc un type à mettre définitivement dans les poubelles de l’histoire.

[Montréal, Québec] Contre la gentrification du quartier Hochelaga

Depuis leurs médias (via SabotageMedia) nous apprenons que, dans la nuit du 7 août dernier, la mascotte de Zone HoMa – un événement culturel yuppie qui s’inscrit dans la gentrification du quartier Hochelaga – a été vandalisée avec de la peinture rouge et “culture de bourge” y a aussi été inscrit.

'Jolène la Licorne', mascotte de 'Zone HoMa' et symbole de la gentrification du quartier populaire d'Hochelaga de Montréal

‘Jolène la Licorne’, mascotte de ‘Zone HoMa’ et symbole de la gentrification du quartier populaire d’Hochelaga de Montréal

Ci-dessous un article de leur presse datant du 09/05/2013 à propos de la gentrification du quartier populaire Hochelaga de Montréal:

L’embourgeoisement de « HoMa » vu par ses résidents

Deux façades de commerces éclaboussées de peinture jaune ont provoqué l’incompréhension autour de la petite place Valois, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, un secteur qui abrite maintenant plusieurs projets de nouveaux condominiums.

Commerces vandalisés sur la place Valois dans la nuit du 2 mai dernier.  Photo :  Radio-Canada

Commerces vandalisés sur la place Valois dans la nuit du 2 mai dernier. Photo : Radio-Canada

Les commerçants visés par le vandalisme se sont faits discrets depuis l’incident. Mais plusieurs de leurs clients ont été choqués. Certains d’entre eux l’associent au malaise qui s’installe entre les nouveaux propriétaires et les anciens résidents du quartier. Plusieurs évoquent même un clivage entre riches et pauvres. Les pauvres se sentent plus pauvres et les nouveaux résidents ne se sentent pas toujours les bienvenus.

Même l’acronyme qui désigne maintenant Hochelaga-Maisonneuve, « HoMa », est insultant aux yeux des anciens résidents du quartier.

Pression sur les loyers

Les groupes d’aide aux locataires et les comités-logement s’inquiètent de la hausse des loyers dans Hochelaga-Maisonneuve, même si les données sur le logement du dernier recensement en 2011 ne sont pas encore disponibles. Les chambreurs paient autour de 400 $ pour une simple chambre. Il faudra attendre les nouvelles données pour connaître l’ampleur de la hausse depuis cinq ans et quels effets a pu avoir la spéculation dans un quartier où la proportion de locataires est très élevée.

Guillaume Dostaler, de l’Entraide-Logement Hochelaga-Maisonneuve, ne pense pas pour autant qu’on puisse parler de tension ou de confrontation des classes.

« Il ne faut pas généraliser. L’arrivée de nouvelles familles dans le quartier est positive, mais à partir du moment où les moins bien nantis écopent, il y a un problème. L’équilibre est fragile. »

Une chose est sûre, selon les données traitées par la Ville de Montréal, Hochelaga-Maisonneuve arrive deuxième au rang des mises en chantier résidentielles entre 2007 et 2012, avec 9,4 % des mises en chantier à Montréal, deuxième arrondissement juste derrière Ville-Marie (13,4 %).

Le porte-parole des commerçants de la rue Ontario, Donald Guy, souligne de son côté que ce sont des commerces bien implantés, vendant des produits locaux, qui ont été visés. Il constate aussi que le nombre de « tags » anarchistes et anticapitalistes a beaucoup augmenté depuis un an dans le quartier. « C’est peut-être l’oeuvre d’une minorité, mais on les voit beaucoup », s’inquiète celui qui préside la Société de développement commercial Hochelaga-Maisonneuve.

Leur presse bourgeoise – RadioCanada.ca (Anne-Louise Despatie), 09/05/2013 à 03h54

[Toulouse] Récit de brutalité policière nocturne à ‘Arnaud Bernard’ – 22 juin 2013

Voici l’histoire de X., tabassé par la police ou la banalité de la férocité de l’Etat.

 Toulouse, juillet 2013

fpaLe quartier Arnaud Bernard est le dernier quartier populaire du centre-ville de Toulouse. Situé entre le quartier d’affaires (Compans Cafferelli) et la luxueuse Mairie du Capitole, nourri de l’immigration populaire nord africaine, ce quartier ne correspond pas aux perspectives du grand projet de métropole européenne.  “On sent bien qu’on fait tâche”, c’est le sentiment partagé par tous ceux qui fréquentent cette place et lui donnent son caractère populaire. Le quartier est donc visé comme priorité en matière de rénovation urbaine par les politiques, les entreprises et les médias locaux. Cette rénovation urbaine est basée sur des déplacements de population – les plus en galère – pour laisser place à des quartiers bourgeois, c’est bien une guerre aux pauvres: harcèlement  policier, chasse aux “gibiers” sans papiers, destruction culturelle du quartier, programme de vidéo-surveillance massif, droit de décision de la mairie sur l’installation des commerces au nom de “la mixité”… Arnaud Bernard est ainsi désigné comme “zone criminogène” par la préfecture, ce qui autorise la police à y contrôler qui elle veut, quand elle veut en utilisant les méthodes qu‘elle veut. Sur cette place, les classes populaires en général, les Noirs et les Arabes en particulier, ont pour lot quotidien rafles, extorsions, chantages et brutalisations de la part de la police.

Dans la nuit du 22 juin 2013, la place s’anime et la fête échauffe les esprits des flics qui regardent et encadrent de loin, n’osant pas s’attaquer à autant de monde mais cherchant quelques proies à ramener au poste: des Mises A Disposition (MAD), c’est-à-dire des bons points pour leurs carrières. Au fil de la soirée, le quartier se vide peu à peu. Au milieu de la nuit, vers 3h du matin, un groupe d’amis dont X. fait partie, composé en grande partie de basanés et ayant tous en commun les traits du style vestimentaire populaire, tentent de calmer une altercation dans la rue.  Surgissent des hommes  qui selon les témoins surveillaient la scène depuis un moment. L’un d’eux saisit par la gorge le plus basané du groupe: Y., le colle contre le mur en l’insultant, lui confisquant en plus ses papiers. Y. n’a jamais pu récupérer son titre de séjour. Cette technique policière porte un préjudice terrible et semble bien banalisée dans ce quartier comme dans tant d’autres.

Rien n’indiquait alors qu’il s’agissait de policiers. Les récits des témoins l’assurent : ces hommes étaient habillés en civil  (jeans, baskets, sweat…), ne portaient pas de brassard « police » et ne se sont à aucun moment signalés comme tels. Le groupe d’amis saisit qu’il sagit de la police lorsque trois de ces hommes se jettent sur X. Ils le clouent au sol (il fait 1m70 et 70 kg), frappant ainsi une première fois sa tête contre le bitume et lui mettent les menottes dans le dos. Ecrasé au niveau de la poitrine par le poids de trois policiers, il semble s’étouffer. Effrayés par la brutalisation  des policiers et entendant les suffocations de X., ses amis tentent de calmer les policiers. Ils se font insulter (“faites la taire cette connasse!”…) et taper à coups de matraque. Les nombreux hématomes qu ils portent et la cheville foulée de Z, l’une d’entre elles.eux en témoignent.

À chaque fois que X. tente de faire savoir qu il s’asphyxie, les policiers renforcent la compression.

Au bout de quelques minutes, X. semble KO, toujours maintenu au sol sur le ventre, visage à terre et menotté dans le dos, il est relevé par la chaîne des pinces par un policier.  Le policier applique ainsi toute la force nécessaire pour relever ces 70 kg en tirant sur les menottes, elles-mêmes serrées au maximum. La douleur est telle que les hurlements de X.  effraient la foule qui assiste à la scène. Son poignet gauche se fracture à deux endroits différents et des contusions restent toujours visibles à l’emplacement des menottes. Le policier le traîne sur une dizaine de mètres en direction de leur voiture. Au moment de le faire entrer sur la banquette arrière, il envoie cogner sa tête contre la carrosserie avant de l’y jeter. Direction le commissariat,  en attendant, dans la voiture, X. reçoit insultes et claques de la part des policiers. Même procédé au moment de sortir de la voiture, un policier le tire de toute force par la chaîne des menottes, son poignet est déjà fracturé, puis lui cogne la tête contre la carrosserie.  Toujours menotté au dos, il le pousse de dos et par derrière à l intérieur du commissariat. Au passage d’un couloir, un policier place sa main derrière la nuque de X. et projette sa tête contre le mur. Il est fait de même par un agent de police  pour ouvrir une lourde porte battante, on y envoie la tête de X s’éclater contre la paroie. Puis il est jeté au sol, sur le carrelage d’un couloir, face contre terre. Une fois encore sa tête frappe le sol.

X. est laissé là, probablement une heure. À de nombreuses reprises, il hurle de douleur, supplie que quelqu’un lui desserre les menottes ne serait-ce que d’un cran. Il reçoit comme réponse des insultes et du mépris.

Il entend par la suite les policiers faire des remarques sur lui en consultant son dossier. X. est engagé dans la CREA (Campagne pour la Réquisition, l’Entraide et l’Autogestion) ainsi que dans les luttes contre les violences policières. Reconnu comme tel par les policiers, il reçoit des coups de pieds dans les côtes.

Nous savons à quel point la police sert à écraser toute forme de lutte.

Plusieurs fois, il suffoque et se relâche complètement pour arriver à respirer. Aucun policier en  civil ou en uniforme, ni gradé ni auxiliaire, ne cherche à savoir s’il est vivant ou mort, ne s’inquiète de sa situation de santé, ne le relève ou ne l’assied sur un banc. C’est l’ensemble des policiers de ce commissariat qui s’est alors rendu coupable de non-assistance à personne en danger. L’absence de réaction de chacun des fonctionnaires de cette institution face à cette scène démontre bien que ces méthodes sont banalisées et normalisées. Plusieurs policiers ont passé X. à tabac, tous les policiers d’un commissariat l’ont laissé proche de l’agonie, l’Etat en est pleinement  responsable.

Au bout de plusieurs heures, un policier finit par relever X. en empoignant de nouveau la chaîne des menottes, il hurle encore, son poignet le faisant atrocement souffrir.

Finalement, une équipe de jour composée de nationaux en uniforme l’embarque vers l’hôpital. Il est admis à 6h14 aux urgences selon son « bulletin de situation » délivré par le CHU de Purpan. Ces policiers le refilent à des infirmier.e.s.

Durant cette nuit au commissariat, à aucun moment ne lui fut signifié de garde-à-vue, ni proposé d’avocat ni de médecin. Bien sûr, il n’a pas été auditionné car il aurait été bien évidemment impossible de l‘interroger dans cet état devant une caméra et un avocat. Aux alentours de 10h, X. apprend des policiers qui l’ont amené à l’hôpital qu’il était jusqu’à présent en garde-à-vue alors même qu’ils lui signifient que cette dernière est “terminée”. Ces policiers le laissent alors à l’hôpital sans aucun document attestant ni son arrestation ni son passage au commissariat.

X. est par la suite opéré par l’équipe du service de traumatologie qui certifie et décrit les lésions suivantes: fracture trans-scapho-péri-lunaire au niveau de son poignet gauche, contusion de la cheville droite, traumatisme facial avec hématome de l’hémi-face droite, oedème péri-orbitaire, et plaie quasi-transfixiante de la lèvre inférieure. Il lui est également certifié que ses lésions entraînent une incapacité temporaire totale de 60 jours, une incapacité provisoire partielle de 8 jours, et cela “sous réserve de complications”.

Après trois jours passés à l’hôpital, le 24 juin, à sa sortie, X. se rend au service de la médecine légale. Le médecin légiste découvre qu’il a aussi le tympan percé et atteste d’une longue liste de traumastismes et de blessures (voir en fin de texte):
Ces traumatismes physiques, les séquelles psychologiques et leurs souvenirs perdureront longtemps après les faits.

Cette histoire n’est pas celle de “brebis galeuses” au sein de la police ou de quelques “mauvais” policiers  mais bel et bien de l’institution policière. Il n’y a pas “d’accidents” ni de “bavures”. Ce sont les méthodes habituelles d’intervention et de gestion des interpellés par la police dans ce quartier, méthodes qui ont été appliquées sans retenue sur X. Ce sont les techniques normales de chasse et d’écrasement des pauvres menées par la police toute l’année dans tous les quartiers populaires de France et en particulier dans ceux qu’elle doit nettoyer pour faire la place aux bourgeois. Par la suite et dans la même logique, le 17 juillet 2013, à l’endroit exact où X. avait été arrêté un mois auparavant, de nombreux policiers parmi lesquels des équipes de la BAC et des CRS venus en renfort ont employé lacrymogènes et flashball pour disperser des habitants  révoltés suite à une descente de police devant la salle de prière musulmane de la rue de l’Hirondelle, en plein Ramadan.

X. a eu beaucoup de chance malgré tout : il n’a pas été tué, contrairement à tant d’autres hommes généralement plus “bazanés”. Pour les 6 premiers mois de l’année 2012, pas moins de 12 vies avaient été volées par la police, principalement des pauvres, des Noirs et des Arabes. X. n’a pas succombé à une clef d’étranglement comme Hakim Ajimi tué à Grasse en 2008, menotté et écrasé par la BAC. X. n’est pas mort suite aux coups des policiers comme Ali Ziri à Argenteuil. Il n’a pas pris une balle policière dans le dos comme Amine Bentounsi à Meaux, Il n’a pas été mortellement blessé dans un véhicule de police comme Liamine Dieng à Paris, ni tazé, gazé et tabassé comme Mahamadou Marega à Colombes. A la différence de Yassin Aibeche, Lahoucine Aït Omghar, Zyed Benna, Mohammed Ben Maamar, Wissam El Yamni, Jamal Ghermaoui, El Mahjoub Gmili, Nabil Mabtoul, Youcef Mahdi, Sofiane Mostefaoui, Lakhamy Samoura, Tina Sebaa, Moushin Sehhouli, Abou Bakari Tandia, Bouna Traoré et tant d’autres X. est en vie et se remet progressivement de ses blessures. Que toutes celles et ceux, tué.e.s par la police et la prison reposent en paix. Solidarité complète avec les luttes des familles et des proches pour la dignité, la justice et la vérité.

Au vu de la façon dont ils et elles sont traitées, nous savons qu’il n ‘y a rien à gagner du côté de l’institution judiciaire. Nous pensons aussi à Trayvon Martin, à sa famille et à ses proches aux Etats-Unis. Ici comme là-bas, nous faison face aux mêmes systèmes. L’immense majorité des procès, de longues et exténuantes batailles menées par les familles des personnes agressées et/ou tuées par la police, n’aboutissent qu’à des non-lieux pour les forces de l’ordre, les confortant ainsi dans leurs méthodes d’actions et leur férocité.
Nous savons par avance que nous ne gagnerons rien en portant plainte contre les policiers qui ont tabassé X. mais nous voulons démasquer et dénoncer publiquement le fonctionnement de la police dans nos quartiers populaires, entre autres à Arnaud Bernard. En solidarité avec celles et ceux qui, privés de papiers et/ou enchainés par leurs conditions ne peuvent faire entendre leurs voix et traîner en justice ceux qui les agressent, les harcèlent et les humilient continuellement. Nous avons décidé de porter plainte car ce récit est celui du quotidien ici. Pour ne pas laisser le silence et les médias recouvrir les violences policières, pour faire entendre nos voix.
Solidarité avec toutes les insoumissions quotidiennes, toutes les résistances et les révoltes face à la police, ici et partout !

Des proches, des ami.e.s et des camarades de X., Y. et Z.,
des membres de la CREA, des gens d’Arnaud Bernard et des personnes solidaires.

Liste des blessures subies par X et établies par la médecine légale de Toulouse le 24 juin 2013:

*extrémité céphalique :

  • région temporale droite : lésion ecchymotique érythémateuse ovalaire de 3 cm de diamètre,
  • sur la paupière inférieure et supérieure de l’oeil droit : visualisation d’hématome violacé, débutant à l’angle interne et se terminant à l’angle externe avec présence d’une hémorragie sous-conjonctivale dans le quadrant externe de l’oeil droit,
  • pommette gauche : plaque parcheminée horizontale, rectangulaire, mesurant 5 cm de long x 1,5 cm de haut,
  • oreille gauche, sur l’ensemble du cartillage de l’oreille et sur la face postérieure de celle-ci : visualisation de multiples lésions à type d’hématomes violacés,
  • une perforation du tympan gauche,
  • au cuir chevelu, en région occipitale gauche : lésion ecchymotique érythémateuse de 5 cm de diamètre,
  • lèvre branche supérieure droite de l’extrémité distale : visualisation d’une plaie oblique vers le bas et la gauche sur laquelle sont positionnés des points de suture.
  • A noter une contusion de l’ensemble de cette lèvre.

*membre supérieur gauche :

  • le patient présente le bras en immobilisation par une attelle thermoformée antérieure
  • visualisation d’un pansement sur la face dorsale du poignet et de l’extrémité inférieure de l’avant-bras que nous ne retirons pas pour les besoins de l’examen
  • présence d’un oedème diffus sur l’ensemble de la main.

*membre supérieur droit :

  • en regard de la face dorsale du poignet : un liseré érosif, croûteux, linéaire de 8 cm de long,
  • sur la face dorsale de la main, en regard des têtes des articulations des IVème, IIème et IIIème rayons de la main : visualisation de lésions croûteuses infracentimétriques. Ces mêmes lésions sont présentes en regard des articulations  interphalangiennes proximales des IIème, IIIème, IVème et Vème rayons.

*région dorsale :

  • en région lombaire gauche, à 15 cm de la ligne médiane : importante plaque érythémateuse avec des érosions croûteuses punctiformes s’étendant sur une zone de 10 cm de diamètre, compatibles avec un mécanisme de production par griffure.

*membre inférieur droit :

  • présence d’un volumineux hématome en regard de la maléole interne et externe, visualisation d’un hématomeérythémateux débutant au-dessus du talon et s’étendant jusqu’au tiers moyen de la face latérale latéro-externe du pied.

  • sur le sur le tiers distal de la face externe de la jambe droite : volumineux empattement avec présence d’un hématome verdâtre oblique vers le bas et la gauche, mesurant 15 cm de long X 5 cm de haut, la marche est réalisée avec des douleurs à l’appui. Le pied peut être posé en totalité.

Source: CREA Toulouse, 24 juillet 2013

[Brive-la-Gaillarde] Nique les uniformes et le chantier de ‘rénovation urbaine’ – Quartier des Chapélies, nuit du 16 au 17 juillet 2013

Brive : une cinquantaine de personnes s’affrontent, des policiers pris à partie

Mardi, entre 21 heures et 21 h 30, des violences éclatent dans le quartier des Chapélies. « Il y a eu plusieurs scènes que je considère comme graves », a indiqué le procureur de la République, Jean-Pierre Laffite. Durant la nuit et jusqu’à hier matin, une cinquantaine de personnes, réparties en deux groupes, se sont affrontées, sans qu’il ait été possible de les identifier.

Au total, les forces de l’ordre sont intervenues cinq fois dans le quartier, entre mardi soir et mercredi matin. Entre 1 heure et 2 heures du matin, les policiers de la Bac ont été pris à partie. « Deux voitures ont été entourées et menacées. Les policiers ont dû sortir des véhicules et faire usage des armes non léthales pour disperser les personnes », a poursuivi le parquet. Les véhicules de police auraient été la cible de projectiles divers. Au moins trois véhicules particuliers ont également été dégradés.

Appel à témoins

Un engin a par ailleurs été détruit dans un incendie sur le chantier de rénovation urbaine. Le montant exact des dégâts n’a pas été établi, mais il pourrait se situer entre 230.000 et 250.000 euros. Les pompiers sont intervenus sous la protection des forces de police et de gendarmerie.

Si aucune interpellation n’a eu lieu, divers objets, considérés comme des « armes par destination » et une barre de fer, ont été saisis. « Quels que soient les responsables, j’ai demandé à ce qu’il y ait des enquêtes au sujet de tous les faits qui ont été commis », a insisté le procureur, qui déplore le peu d’informations en provenance des habitants du quartier. 

Leur presse de l’ordre – LaMontagne.fr, 18/07/2013 à 07h37

Brive : une rixe entre militaires du 126ème R.I de Brive et habitants du quartier des Chapélies

Dans la nuit de mardi à mercredi soir, le quartier des Chapélies à Brive a été le terrain d’un affrontement qui impliquerait des militaires du 126ème régiment d’infanterie et des habitants du quartiers. Des véhicules de chantiers et de particuliers ont été détruits, la police est intervenue. 

 Selon des témoignages de particuliers recueillis par Laetitia Théodore et Jean-Christophe Nicolas de France 3 Corrèze, l’affaire a commencé lundi 15 juillet, lorsque trois jeunes du quartier de la Chapelies sont allés se rafraîchir dans la piscine privée d’une résidence de Brive.

Priés de quitter les lieux par un habitant de la résidence, par ailleurs militaire du 126ème, les trois jeunes refusent et la discussion s’envenime. Finalement, le militaire aurait été passé à tabac.

Deuxième épisode : l’expédition punitive

Le lendemain, mardi 16 juillet au soir, une cinquantaine de militaires se seraient rendus au quartier de la Chapelie, en empruntant différentes routes. Certains des habitants du quartiers auraient alors pris la fuite, parfois pour revenir avec des moyens de défense.

Une grande bagarre aurait alors éclaté entre les jeunes du quartier et les militaires, interrompue par l’arrivée, selon les témoignages, de deux véhicules de police. Les militaires seraient alors partis, en abîmant des véhicules de particuliers. Certains habitants s’en seraient quant à eux pris à des véhicules de chantier. 

Engins de chantier partis en fumée

Engins de chantier partis en fumée

Pour l’instant, ni la police ni le parquet n’ont voulu s’exprimer à ce sujet.

Leur presse – France3 Limousin (Alice Robinet), 18/07/2013 à 18h15

[Belfort] Plusieurs engins de chantier incendiés dans le quartier des ‘Résidences’

BELFORT : QUATRE PELLETEUSES INCENDIÉES EN SIX JOURS

C’est une série qui fait grimper en flèche le montant des préjudices.

Dans la nuit de mardi à mercredi, une pelleteuse, qui intervenait sur la fuite d’eau du samedi précédent a été incendiée boulevard Kennedy à Belfort.

Dans la nuit de vendredi à samedi, à 1 h 30, c’est rue de Londres qu’un engin similaire a été brûlé.

La série s’est poursuivie durant la nuit de samedi à dimanche, toujours sur le quartier des Résidences. À 2 h 15, les pompiers sont à nouveau intervenus rue de Londres pour un feu de tractopelle. Une demi-heure plus tard, c’est rue de Madrid qu’une pelleteuse a été volontairement incendiée.

L’engin se trouvait devant le pôle Liberté et travaillait sur le chantier Optymo.

En moins de six jours, ce sont au total quatre pelleteuses, stationnées dans un secteur géographiquement limité, qui ont fait les frais des délinquants.

L’engin se trouvait sur le chantier Optymo, face au pôle Liberté. Photo Xavier GORAU

L’engin se trouvait sur le chantier Optymo, face au pôle Liberté.

Leur presse urbaniste – L’Est Répugnant (I.P.), 17/06/2013 à 05h30

[Besançon] « Tant qu’il y aura des couilles en or, il y aura des lames en acier » – Samedi 15 juin 2013

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Bisontins, bisontines,

Habitant.e.s de cette planète ou d’ailleurs !

Vous en avez assez de patauger dans la boue de ces travaux pharaoniques réalisés avec votre argent pour assurer les profits de Bouygues et de ses amis ?

Vous êtes fatigués de vous tuer à la tâche dans des boulots abrutissants et mal payés quand d’autres sont au chômage et s’enfoncent dans la misère?

Vous ne supportez plus l’arrogance de cette classe dirigeante capable de détruire la planète et la vie de ses habitants pour assouvir ses plaisirs ridicules et son désir de domination ?

Et bien… vous avez de la chance ! Car ce samedi 15 juin à partir de 16 heures place de la Révolution à Besançon, tout cela est terminé !

Ce samedi, Carnaval va passer par là et tout renverser !

Les riches deviendront misérables !

Les puissants pointeront au chômage pour pouvoir bouffer !

Les intello-médiatiques useront leurs cordes vocales pour vendre des poissons à la criée !

Ce samedi, la ville est à nous !

Ce samedi, elle est belle et accueillante !

Elle est gratuite !

C’est le moment d’en profiter !

C’est le moment de venir nous rejoindre à partir de 16 heures, place de la révolution (à faire), costumés ou non, avec vos casseroles et autres instruments, pour fêter carnaval et souffler avec lui un vent nouveau de liberté sur la ville endormie.

affiche carnaval 3 -orange

Mailing-list, 5 juin 2013

[Limoges/La ZAD est partout] Expulsion violente du 19 bis rue de la Corderie (07/05/2013) – Solidarité avec les 6 ‘Camille’ poursuivi.e.s !

La Limozad a été expulsée avec violence du 19 bis rue de la Corderie ce matin. Six Camilles sont appelés à comparaître devant le TGI mercredi. Quatre d’entre eux sont en GAV.

Réunion ce 8 mai, à 20h00 au Jardin de l’Evêché devant la Grande Fontaine

[Posté le 07/05 dans les commentaires de l’article Limoges sème sa ZAD dimanche 14 avril 2013]

Expulsion violente du collectif ZAD 87 ce matin à Limoges

Les altermondialistes qui occupaient illégalement un terrain boulevard de la Corderie à Limoges ont été évacués manu militari par les forces de l’ordre ce matin.

zad871

Vive altercation entre quelques militants de ZAD 87, un mouvement contre l’accaparement des zones et des terres agricoles, et les policiers.

Ces derniers  ont tenté d’empêcher notre journaliste de filmer la scène.

Après l’interpellation de militants, une pelleteuse a déblayé le terrain. Selon les forces de police, plusieurs agents auraient été blessés lors de cette expulsion.

Le tribunal de grande instance de Limoges avait ordonné lundi l’évacuation des 13 personnes de ZAD 87 qui occupaient depuis la mi-avril le 19 bis boulevard de la Corderie, terrain appartenant au conseil régional du Limousin.

Voir la vidéo de Fr3 Limousin

Leur presse bétonneuse – Fr3 Limousin (Martial Codet-Boisse), 07/05/2013 à 12h28